Péninsules de Reykjanes (Islande): Déclin de la sismicité // Reykjanes Peninsula (Iceland): Seismicity has decreased

La Péninsule de Reykjanes n’apparaît plus dans l’actualité volcanique depuis quelque temps. Cela signifie qu’il ne se passe rien de spécial. La sismicité intense enregistrée au cours des dernières semaines a diminué et est maintenant revenue à un niveau normal pour cette partie de l’Islande. Simple pause ou arrêt définitif ? Personne ne peut répondre à cette question. L’activité sismique passée a été la plus intense jamais enregistrée dans la région depuis le début de l’instrumentation numérique en 1991
Personne ne connaît vraiment la cause de cette hausse de la sismicité. Comme on pouvait le lire à l’époque sur le site web de l’Icelandic Met Office (IMO), « davantage de recherches sont nécessaires pour comprendre dans sa globalité l’activité dans la Péninsule de Reykjanes ».
Depuis le début de l’année 2020, plus de 6000 séismes ont été enregistrés sur la péninsule. Les volcanologues islandais pensent que l’intrusion magmatique est l’explication la plus probable de l’activité sismique observée au nord de Grindavík. La raison qui pousse les scientifiques à cette conclusion est le soulèvement du sol juste à l’ouest du Mont Thorbjorn, avec une déformation de plusieurs centimètres par jour, notamment entre janvier et mars 2020. Le Conseil Scientifique Islandais a expliqué que ce soulèvement était probablement provoqué par une intrusion magmatique horizontale qui était également responsable de la sismicité.

En ce qui concerne les émissions de gaz, seule une augmentation de CO2 a été enregistrée dans des grottes de la région. Cela ne semble pas suffisant pour expliquer une intrusion magmatique qui s’accompagne en général de l’émission d’autres gaz.
La modélisation montre que des fissures peuvent s’ouvrir dans la couche supérieure de la croûte terrestre, à 1-2 km de profondeur, en raison des contraintes induites par le soulèvement proprement dit. Cependant,  cette interprétation des événements est incertaine ; il semble toutefois qu’un processus sous-jacent soit à l’origine de l’activité sismique et de déformation sur une zone aussi étendue en si peu de temps.
La difficulté à comprendre les causes de la sismicité et de l’inflation du sol vient du fait que la Péninsule et la Dorsale de Reykjanes se trouvent à la frontière de plaques tectoniques, situation compliquée par la présence de systèmes volcaniques dans cette même zone.

Deux principaux scénarios ont été définis par les scientifiques islandais:.
1) Si l’inflation est due à l’accumulation de magma, le phénomène peut cesser rapidement sans autre activité. C’est peut-être ce qui se passe ces jours-ci.

L’accumulation de magma peut aussi conduire à une intrusion magmatique, avec ou sans éruption.
2) Si l’inflation n’est pas causée par l’accumulation de magma, elle peut être liée à l’activité tectonique et conduire à des séismes plus importants (jusqu’à M6.0).
Quelles que soient les causes et leurs conséquences, les autorités islandaises ont décrété un état de vigilance. Des réunions scientifiques régulières sont organisées et la population est tenue informée.
Source: IMO.

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The Reykjanes Peninsula is no longer mentioned in the volcanic news these days. This means nothing special is happening. The intense seismicity recorded during the past weeks has declined and has now gone back to background levels. Is it just a pause our the definitive end of the seismicity? Nobody is able to answer this question. It was the most intense activity ever recorded in the region since the beginning of digital monitoring in 1991

Nobody is quite sure of the cause of the increase in seismicity. As the Icelandic Met Office (IMO) put it one day, “more research is needed to decipher the on-going activity at the Reykjanes Peninsula as a whole.”

From the beginning of 2020, over 6000 earthquakes have been recorded on the Reykjanes Peninsula. Icelandic volcanologists think magmatic intrusion is the most likely explanation for the earthquake activity north of Grindavík. The reason that pushes scientists to think so is the uplift that was observed just west of Mt. Thorbjorn, with ground deformation of several centimetres per day, especially between January and March  2020.The Scientific Advisory Board explained that the uplift was probably triggered by a horizontal magma intrusion which was also responsible for the seismicity.

As far as gas emissions are concerned, an increase in CO2 was recorded in several caves of the region, but this is not sufficient to account for a magma intrusion which is usually accompanied by the emission of other gasas.  .

Modelling shows that fissures can open in the uppermost layer of the crust, at 1-2 km, because of the tensional stress induced by the uplift itself. However, the interpretation of the events is uncertain, but there are indications that a common underlying process is the cause of the activation of such a widespread area in such a short timeframe.

The difficulty to understand the causes both of the seismicity and the ground inflation comes from the fact that the Reykjanes peninsula and the Reykjanes ridge are composed of plate boundaries, with volcanic systems lying right across the boundaries.  .

Two major possible scenarios have been defined by Icelandixc scientists: .

1) If the inflation is due to magma accumulation, the phenomenon may cease soon without further activity. This is perhaps what is happening these days.

Magma accumulation may lead to a magma intrusion, with or without an ereuption.

2) If the inflation is not caused by magma accumulation, it may be linked to tectonic activity and lead to larger earthquakes (up to M6.0).

Whatever the causes and their consequences, Icelandic authorities have declared a state of uncertainty. Regulatr scientific meetings are being held and the population is kept informed.

Source: IMO.

Source : IMO

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde.

Des explosions phréatiques sont toujours observées sur le Rincón de la Vieja (Costa Rica). Elles produisent généralement des panaches de vapeur et de gaz qui s’élèvent à 300-500 m au-dessus du cratère.
Source: OVSICORI.

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Des explosions stromboliennes dans le cratère Mackenney du Pacaya (Guatemala) projettent des matériaux jusqu’à une centaine de mètres de hauteur. La sismicité a augmenté dans la soirée du 27 avril 2020 et la coulée de lave déjà observée sur le flanc SO a atteint une distance d’environ 400 mètres. Les observations d’une zone linéaire d’où s’échappait de la fumée ont révélé qu’il s’agissait en fait d’un incendie de végétation.
Source: INSIVUMEH.

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Le Fuego (Guatemala) reste très actif. Des coulées de lave ont été observées dans les ravines Ceniza (SSO) et Seca (ouest) au cours de la semaine écoulée. La partie principale de la coulée de lave dans la ravine Ceniza avait une longueur de 200 m, mais des blocs incandescents se détachaient du front de coulée et parcouraient 240 m supplémentaires, atteignant les zones de végétation. Les blocs incandescents qui se détachaient du front de coulée dans la ravine Seca parcouraient plus de 500 m.

Les explosions au sommet du volcan génèrent des ondes de choc et des panaches de cendres qui s’élèvent à près de 1,2 km au-dessus du cratère. Des avalanches de blocs produites par ces explosions parcourent jusqu’à 1 km sur tous les flancs du volcan. Des retombées de cendres ont été signalées dans plusieurs zones sous le vent.
Source: INSIVUMEH.

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Dans ses dernières mises à jour, le HVO indique que le Kilauea (Hawaii) n’est pas en éruption. Les données du HVO pour le mois d’avril montrent que les niveaux de sismicité et de déformation du sol n’ont pas évolué et que les émissions de SO2 restent faibles. Globalement, l’Observatoire n’a détecté que des changements géologiques mineurs depuis la fin de l’activité éruptive en septembre 2018.
L’étendue d’eau au fond du cratère de l’Halema’uma’u continue de grandir et de s’approfondir lentement. Le 19 mars 2020, ses dimensions étaient d’environ 107m sur 211m. Le 1er avril, la profondeur était d’environ 32 m.
Depuis mars 2019, les stations GPS et les inclinomètres au sommet du Kilauea enregistrent une inflation correspondant une lente accumulation de magma dans la partie superficielle du système magmatique sommital, à environ 1-2 km de profondeur.
Dans l’East Rift Zone, les stations GPS et les inclinomètres continuent de montrer une évolution correspondant au lent remplissage du réservoir magmatique profond entre le Pu’uO’o et la Route (Highway) 130.
Le flanc sud de Kilauea continue de glisser vers la mer à un rythme élevé depuis le séisme de M6.9 du 4 mai 2018 près de Kalapana.
Des dangers subsistent dans la Lower East Rift Zone et au sommet du Kilauea. Les habitants et les visiteurs doivent se montrer prudents à proximité des fractures, des coulées de lave et de la zone sommitale qui s’est effondrée en 2018. Les coulées de lave de 2018 sont pour la plupart sur des propriétés privées. Merci de les respecter et de ne pas y entrer ou y garer son véhicule.

Source: HVO.

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L’activité du Stromboli (Sicile) ces derniers jours a montré un certain déclin. Le nombre d’événements Very Long Period (VLP) correspondant aux explosions reste à un niveau élevé, mais montre une légère baisse. On n’observe peu d’éboulements sur la Sciara del Fuoco. Globalement, le niveau d’activité du Stromboli est qualifié de « Moyen » par la Laboratoire de Géophysique Expérimentale.

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L’éruption du Klyuchevskoy (Kamtchatka) déjà évoquée la semaine dernière se poursuit, avec une activité strombolienne et parfois vulcanienne. La coulée de lave observée pour la première fois le 18 avril 2020 avance toujours le long du flanc sud-est du volcan. Selon les données satellitaires, le panache de cendre s’étire sur plus de 420 km vers l’ouest et s’élève jusqu’à 6 000 m d’altitude.
La couleur de l’alerte aérienne reste Orange.
Voici une vidéo montrant des séquences de l’éruption:
https://youtu.be/hEFD9ZVpCCI

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Le KVERT indique qu’une activité modérée continue sur l’Ebeko (Ile Paramushir / Russie). D’après le VAAC de Tokyo, une explosion a été observée le 28 avril 2020 ; elle a généré un panache de cendre qui est monté à 3600 mètres d’altitude, avec des retombées sur la localité de Severo-Kurilsk, proche du volcan. La couleur de l’alerte aérienne est maintenue à l’Orange.

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Ce n’est pas inquiétant, mais ça mérite d’être signalé. Le 26 avril 2020, un essaim sismique relativement intense (environ 70 secousses) a été enregistré dans les Champs Phlégréens (Italie). Son épicentre a été localisé dans la région de Pisciarelli, à l’est de la Solfatara avec des événements à une profondeur comprise entre 1,5 et 2-5 km.

Le 26 avril 2020 également, un premier essaim sismique de faible intensité incluant une vingtaine d’événements a été enregistré sur le Vésuve. De tels essaims sont enregistrés périodiquement et il n’y a donc pas lieu de s’alarmer, même si cet essaim coïncide avec celui enregistré dans les Champs Phlégréens. .
Après une pause de quelques heures,  l’essaim a repris avec des événements plus intenses. Meteo Vesuvio indique qu’il serait souhaitable d’avoir des données sismiques en temps réel, ainsi que celles concernant l’inflation de l’édifice volcanique et la température des fumerolles. La Protection Civile et INGV OV, bien que sollicités plusieurs fois, n’ont jamais donné suite aux demandes de Meteo Vesuvio. Cette politique de rétention d’informations est assez semblable à celle adoptée par l’IPGP en France.
Source : Meteo Vesuvio.

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Dans son bulletin couvrant l’activité du mois d’avril 2020, l’OVPF a dressé un bilan fort intéressant de la dernière éruption du Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) du 2 au 6 avril. Pour le lire, il suffit de cliquer sur ce lien :

http://www.ipgp.fr/sites/default/files/ovpf_20200501_bullmensu.pdf

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Here is some news of volcanic activity around the world.

Phreatic explosions are still observed at Rincón de la Vieja (Costa Rica). They usually produce steam-and-gas plumes that rise 300-500 m above the crater.

Source: OVSICORI.

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Strombolian explosions at Pacaya’s Mackenney Crater (Guatemala) eject material as high as 100 m above the crater. Seismicity increased in the evening of April 27th, 2020 and the lava flow already observed on the SW flank reached a distance of about 400 metres. Later investigation of a linear “fuming area” on the NE flank identified a forest fire as the cause.

Source : INSIVUMEH.

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Fuego (Guatemala) remains very active, with lava flows in the Ceniza (SSW) and Seca (W) drainages observed during the past week. The main part of the lava flow in the Ceniza drainage was 200 m long, but produced incandescent blocks that travelled an additional 240 m, reaching vegetated areas. Incandescent blocks from the end of the flow in the Seca drainage travelled 520 m. Explosions at the summit crater generate shock waves and ash plumes that rise almost 1.2 km above the crater. Avalanches of blocks from these explosions travel up to 1 km down all flanks. Ashfall has been reported in several downwind areas.

Source : INSIVUMEH.

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In its latest updates, HVO indicates that Kilauea (Hawaii) is not erupting. Monitoring data for the month of April showed variable but typical rates of seismicity and ground deformation, low rates of SO2 emissions, and only minor geologic changes since the end of eruptive activity in September 2018.

The water pond at the bottom of Halema’uma’u continues to slowly expand and deepen. On March 19th, 2020, its dimensions were approximately 107m by 211m. On April 1st, the current depth was approximately 32m.
Since March 2019, GPS stations and tiltmeters at the Kilauea summit have recorded deformation consistent with slow magma accumulation within the shallow portion of the Kilauea summit magma system (1-2 km below ground level).  .
In the East Rift Zone, GPS stations and tiltmeters continue to show motions consistent with slowed refilling of the deep magmatic reservoir in the broad region between Pu’uO’o and Highway 130.

The south flank of Kilauea continues to creep seaward at elevated rates following the May 4th, 2018 M6.9 earthquake near Kalapana.
Hazards remain in the lower East Rift Zone eruption area and at the Kilauea summit. Residents and visitors should be cautious near the 2018 fissures, lava flows, and summit collapse area Lava flows and features created by the 2018 eruption are primarily on private property and persons are asked to be respectful and not enter or park on private property.

Source : HVO.

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Activity at Stromboli (Sicily) has been slightly declining in the past days. The number of  VLP events corresponding with the explosions stays at high level, but is showing a slight decrease. The number of rockfall along the Sciara del Fuoco is low. The global level of activity is qualified MEDIUM by the laboratorio Geofisica Sperimentale.

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The eruption of Klyuchevskoy (Kamchatka) already mentioned last week continues, with Strombolian and sometimes Vulcanian activity. The lava flow first observed on April 18th, 2020 continues to travel along the southeastern flank of the volcano. According to satellite data, the ash plume is extending more than 420 km to the west and rising up to 6 000 m above sea level.

The Aviation Color Code remains Orange.

Here is a video showing sequences of the eruption :

https://youtu.be/hEFD9ZVpCCI

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KVERT indicates that moderate activity continues at Ebeko (Paramushir Island / Russia). According to the Tokyo VAAC, an explosion on April 28th, 2020 produced an ash plume that rose to 3,600 m above sea level and drifted to the southeast, with ashfall on the nearby town of Severo-Kurilsk. The Aviation Color Code remains Orange.

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It’s not worrisome, but it deserves to be reported. On April 26th, 2020, a relatively intense seismic swarm (around 70 tremors) was recorded in the Phlegrean Fields (Italy). Its epicenter was located in the Pisciarelli region, east of the Solfatara, with events at a depth between 1.5 and 2-5 km.
Also on April 26th, 2020, a first low-intensity seismic swarm including some twenty events was recorded on Vesuvius. Such swarms are recorded periodically and there is therefore no reason to be alarmed, even if this swarm coincided with that recorded in the Phlegrean Fields. After a break of a few hours, the swarm resumed with more intense events. Meteo Vesuvio indicates that it would be desirable to have seismic data in real time, as well as those concerning the inflation of the volcanic edifice and the temperature of the fumaroles. The Civil Protection and INGV OV, although asked several times, never followed up on requests from Meteo Vesuvio. This information retention policy is quite similar to that adopted by the IPGP in France. .
Source: Meteo Vesuvio.

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In its report covering the month of April 2020, OVPF has described the latest eruption of Piton de la Fournaise (Reunion Island) between April 2nd and 6th.  The English version is also available by clicking on this link :

http://www.ipgp.fr/sites/default/files/ovpf_20200501_bullmensu_en.pdf

Superbe photo du Vésuve et de ses environs prise par l’astronaute italien Luca Parmitano depuis l’ISS (Source: NASA)

Islande : Vík í Mýrdal sous la cendre ! // Iceland : Vík í Mýrdal under the ash !

Vík í Mýrdal ou Vík est une bourgade de quelque 300 habitants sur la côte sud de l’Islande. Elle est située au sud du glacier Mýrdalsjökull qui cache sous sa calotte de glace le volcan Katla considéré comme l’un des plus dangereux du pays. Dans les prochains jours, Vik sera recouverte de cendre dans le cadre du tournage d’une série de science fiction intitulée Katla diffusée sur Netflix en février de l’année prochaine.

La période de tournage est parfaite car aucun touriste ne devrait être présent dans le village avant longtemps, alors que le lieu est normalement très populaire. Les interdictions de voyager dues la pandémie de COVID-19 ont profondément affecté la région où le taux de chômage atteint 42% au mois d’avril.
Le film a pour cadre une éruption du Katla pendant près d’un an, avec des conséquences dramatiques pour Vik. En vue du tournage, une partie du village sera recouverte de cendre, donnant l’impression qu’il a été abandonné.
Les mesures concernant l’interdiction des rassemblements publics seront quelque peu assouplies le 4 mai et le 7 mai 2020 quand arrivera l’équipe de tournage qui devrait durer jusqu’à la fin du mois de mai.

Source : Iceland Review.

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Vík í Mýrdal or Vík is a town with around 300 inhabitants on the south coast of Iceland. It is located south of the Mýrdalsjökull, a glacier which hides Katla, a volcano considered as one of the most dangerous in the country. In the coming days, Vik will be covered with ash as part of the shooting of a science fiction series called Katla, to be aired on Netflix in February next year.

The timing of the shooting is perfect, since no visitor is expected any time soon in the town, normally crowded with tourists. Travel bans and the lack of tourists, caused by the COVID-19 pandemic, have been exceptionally tough for this area, which has seen unemployment rates as high as 42 percent this month.

The film series takes place when the volcano Katla has erupted for nearly a year, causing havoc in the town. In preparation for shooting, part of Vík will be covered in ash, looking deserted.

Rules regarding a ban on public gatherings will be eased somewhat on May 4th, and on May 7th, 2020 when the crew is expected in town, where it will remain at least through the end of May.

Source: Iceland Review.

Le village de Vik et le site de Dyrhólaey à l’arrière-plan (Photo: C. Grandpey)

Vue aérienne du Myrdalsjökull (Crédit photo: IMO)

Photo: C. Grandpey

18 mai 1980, le jour où le Mont St Helens a explosé (1ère partie) // May 18th, 1980, the day when Mount St Helens exploded (part 1)

Avril 1980, les jours d’avant.

Le 18 mai 2020 marquera le 40ème anniversaire de l’éruption cataclysmale du Mont St Helens en mai 1980. Dans un article récent, l’US Geological Survey (USGS) explique le travail effectué par les volcanologues américains pendant les jours qui ont précédé l’événement.
Il y a quarante ans, aucun scientifique de l’USGS n’était formé à la surveillance de tous les types de volcans actifs. Le travail se limitait à l’observation des éruptions du Kilauea et du Mauna Loa à Hawaï; et les volcanologues n’avaient jamais étudié sur le terrain les volcans composites qui s’alignent le long de la Chaîne des Cascades. De plus, les instruments n’étaient pas aussi performants que ceux utilisés aujourd’hui. Les ordinateurs n’étaient pas répandus et les observations par satellite se comptaient sur les doigts de la main.
Début avril, un renflement avait été observé sur le flanc nord du Mont St Helens ; les glaciers se fracturaient sous sa poussée et un cratère s’était formé à l’arrière de cette bosse qui gonflait en direction du nord. Le phénomène était inquiétant, mais les scientifiques ne savaient pas s’il s’agissait d’un événement superficiel ou le signe d’une déformation plus profonde et plus grande ampleur qui pourrait se développer au-delà du volcan.

Crédit photo: USGS

Pour répondre à cette question, le personnel de l’USGS sur le terrain au mois d’avril 1980 a utilisé le Spirit Lake, alors encore recouvert de glace au nord du volcan, comme inclinomètre à liquide. Les scientifiques ont cloué des repères en bois sur des souches d’arbres ou des embarcadères autour du lac. Grâce à des rotations d’hélicoptères, ils ont relevé les niveaux d’eau sur six sites pendant environ 20 minutes et calculé les différences. La répétition des mesures jusqu’à la fonte de la glace à la mi-avril n’a montré aucune variation significative de niveau.

Vue du Spirit Lake avec le Mont St Helens à l’arrière-plan (Photo: C. Grandpey)

Les scientifiques ont alors commencé à se concentrer les mesures de déformation sur le renflement apparu sur le versant nord du Mont St Helens. La surface plane du parking du terrain de camping Timberline, situé juste au nord-est du renflement, était parfaite pour mesurer l’inflation, en utilisant une méthode mise au point par le HVO à Hawaii. Des clous ont été enfoncés dans la chaussée aux extrémités d’un triangle d’environ 10 m de côté. Ils ont servi de points de repères pour déterminer les variations d’élévation relatives. Des mesures répétées, souvent pendant des tempêtes de neige, ont révélé les variations d’élévation du sol. Sept relevés entre le 30 mars et le 30 avril ont montré une inclinaison globale environ 2 microradians par jour à bonne distance du renflement. Cette petite variation d’inclinaison était une preuve supplémentaire que la déformation était concentrée sur le renflement proprement dit.

Mesure du tilt (inclinaison) au parking du camping de Timberline (Crédit photo: USGS)

D’importantes inclinaisons de plusieurs dizaines de microradians pendant seulement quelques minutes se superposaient à l’inclinaison globale. Le parking oscillait d’avant en arrière, probablement sous l’effet du mouvement saccadé du renflement sur le flanc du volcan. Pour fournir des données d’inclinaison en continu, des inclinomètres électroniques ont été installés fin avril. Cependant, des problèmes techniques et l’instabilité du sol à cause du dégel ont limité leur utilisation.
Il devenait évident qu’un télémètre électronique – Electronic Distance Meter (EDM) – était indispensable pour mesurer le renflement sur le flanc du volcan. Les EDM performants étaient coûteux et difficilement disponibles à cette époque. Un tel instrument était disponible à la Smithsonian Institution et un prêt a été conclu. Les mesures ont commencé le 20 avril 1980.
Les mesures EDM ne sont pas simples. Un EDM suppose l’installation d’une cible qui réfléchit un rayon laser vers l’instrument.

Normalement, des prismes en verre coûteux sont utilisés, mais tout ce qui devait être installé sur le renflement devait être bon marché. L’USGS a opté pour des réflecteurs routiers en plastique qui ont été vissés sur une planche qui a été ensuite boulonnée sur un panneau en acier enfoncé dans le sol à des emplacements situés sur et  près du renflement, et accessibles par hélicoptère. A l’aide de ces cibles de fortune, de l’EDM et d’un théodolite optique à l’ancienne, les scientifiques de l’USGS ont pu mesurer la progression du renflement qui atteignait jusqu’à 1,5 m par jour. Ils ont pu aussi définir les limites du renflement et obtenir des données fiables.
Source: USGS.

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April 1980, the days before the event.

May 18th, 2020 will mark the 40th anniversary of the powerful Mt St Helens eruption in May 1980. In a recent article, the U.S. Geological Survey (USGS) explains the work they had to do during the days that preceded the event.

Forty years ago, no scientists in the USGS and academia were adept at monitoring all types of active volcanoes. Their expertise came from the observations of eruptions on Kilauea and Mauna Loa in Hawaii; they had never worked on the steep composite volcanoes that dominate the Cascade Range. Equipment was remedial by today’s standards, computers were not in general use, and satellite observations were limited.

By early April, a growing bulge had appeared high on the north flank of the volcano (see image above), cracking glaciers and leaving a crater behind as it moved northward. This phenomenon was alarming, but scientists did not know whether it was a shallow feature or only the tip of deeper, larger deformation that might reach beyond the volcano.

To answer this question, USGS staff in April used ice-covered Spirit Lake (see image above) north of the volcano as a large liquid tiltmeter. They nailed wooden yardsticks to tree stumps or dock piers around the lakeshore where open water was present. Using helicopter hops, they read water levels at six sites in about 20 minutes and calculated their differences. Repeat measurements until the ice melted in mid-April showed no change.

The scientists could thus focus deformation measurements on the bulge itself. The flat parking lot at Timberline campground just northeast of the bulge was perfect for measuring tilt, using a method developed at HVO (see photo above). They drove nails into the pavement at the tips of a triangle about 10 m on a side and leveling determined their relative elevations. Repeated leveling, often during snowstorms, found changes in elevation caused by tilting ground. Seven levelings (March 30th – April 30th) showed an overall tilt away from the bulge at about 2 microradians per day. This small tilt was further evidence that deformation was concentrated in the bulge itself.

Huge tilts of tens of microradians lasting only a few minutes were superimposed on the overall tilt. The parking lot was swaying back and forth, probably because of jerky movement of the bulge itself. To provide continuous tilt data, electronic platform tiltmeters were installed in nearby areas in late April. However, instrument problems and sites made unstable by thawing ground limited their use.

It became clear that there was the need for an electronic distance meter (EDM) to make measurements of the bulge itself. Powerful EDMs were expensive and not readily available. An instrument was located at the Smithsonian Institution and a loan was arranged. Measurements began on April 20th, 1980. EDM measurements were not straightforward. An EDM requires a target that reflects a laser back to the instrument (see principle above). Normally, costly glass prisms were used, but anything on the bulge had to be cheap. HVO opted for plastic highway reflectors that were screwed to a board which was bolted onto a steel signpost driven into the ground at helicopter-accessible sites on and near the bulge. These makeshift targets, the loaned EDM, and an old-fashioned optical theodolite allowed USGS scientists to measure bulge movement of up to 1.5 m per day, define the limits of the bulge, and otherwise obtain reliable data.

Source : USGS.