Etna (Sicile) : Pas d’éruption majeure ! // No major eruption !

Plusieurs blogonautes se sont inquiétés ces dernières heures en observant sur la webcam de l’association L.A.V.E. une intensification de l’activité éruptive de l’Etna. Certaines personnes ont même cru au début d’une éruption majeure. Il n’en est rien ; il s’agissait seulement d’une intensification de l’activité strombolienne que l’on observe depuis plusieurs semaines sur le volcan sicilien.

L’INGV indique qu’effectivement, depuis le 5 novembre 2020, on observe une activité strombolienne dans la Bocca Nuova. Les explosions se produisent à partir d’une bouche qui s’est formée dans la partie occidentale du cratère au début du mois de Septembre. Lors des explosions, les matériaux sont projetés au-dessus de la lèvre du cratère et retombent pour la plupart à l’intérieur. L’autre bouche apparue en avril se contente de dégazer et subit parfois des effondrements qui génèrent des panaches de cendres.

L’amplitude du tremor éruptif ne montre pas de variations significatives et se maintient sur des valeurs moyennes.

De son côté, le Stromboli montre son acticité strombolienne habituelle, avec 3 à 9 explosions d’intensité moyenne à forte chaque heure. Elles proviennent, comme souvent ces derniers temps, des zones nord et Centre-Sud de la terrasse cratèrique. Aucune déformation significative du volcan n’a été observée. .

Source : INGV.

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Several visitors of my blog have expressed concern in recent hours while observing an intensification of eruptive activity of Mt Etna on the L.A.V.E.webcam. Some persons even believed that a major eruption had started. However, it was only an increase in the strombolian activity that has been observed for several weeks on the Sicilian volcano. INGV indicates that indeed, since November 5th, 2020, strombolian activity has been observed in the Bocca Nuova. The explosions occur from a vent that formed in the western part of the crater in early September. During explosions, materials are thrown above the crater rim and mostly fall back inside. The other vent that appeared in April only degasses and sometimes undergoes collapses which generate ash plumes. The amplitude of the eruptive tremor does not show significant variations and keeps medium values.

For its part, Stromboli displays its usual strombolian activity, with 3 to 9 explosions of medium to strong intensity every hour. They come, as often lately, from the north and centre-south areas of the crater terrace. No significant deformation of the volcano was observed. . Source: INGV.

L’activité de l’Etna vue ces dernières heures par la webcam L.A.V.E.

Colorimétrie de la pièce d’eau de l’Halema’uma’u (Hawai) // Colorimetry of Halema’uma’u’s water pond (Hawaii)

Aujourd’hui, le Kilauea n’est plus en éruption. Sans coulées de lave à étudier, les scientifiques du HVO se tournent désormais vers la pièce d’eau au fond du cratère de l’Halema’uma’u. Cela fait maintenant 15 mois que des eaux souterraines chaudes s’infiltrent dans le cratère d’effondrement apparu suite à l’évacuation du lac de lave et d’une partie de la chambre magmatique sommitale en 2018. Étant donné que le fond du cratère d’effondrement et la pièce d’eau sont physiquement inaccessibles, le HVO utilise des techniques à distance pour surveiller cet environnement changeant et potentiellement dangereux. Le HVO utilise des drones pour collecter des échantillons d’eau et les analyses chimiques donnent une idée de leur composition. Des caméras conventionnelles et thermiques surveillent en permanence la surface du lac et les fumerolles tout autour. Le LiDAR (Light Detection and Ranging) permet d’analyser l’évolution de la morphologie du lac. Un modèle numérique de terrain (MNT) est intégré aux mesures du niveau d’eau pour calculer la profondeur, le volume et le débit du lac. Ces ensembles de données quantitatives sont complétés par les comptes rendus écrits fournis par les scientifiques du HVO. Lorsque la pièce d’eau a été observée pour la première fois, c’était une mare de couleur turquoise à l’aspect laiteux. Plus tard sont apparues des teintes jaunes et des bordures vertes. Aujourd’hui, la surface du lac présente des lobes d’eau couleur rouille au-dessus d’une couche de couleur brun foncé, avec des taches brun clair. Des apports d’eau verdâtre émergent de la berge rocheuse le long de laquelle plusieurs taches rouges ont récemment été observées. La surface de l’eau est une mosaïque en mouvement constant. Ce patchwork de couleurs indique probablement des zones de température et des composants dissous différents. Leur mouvement est probablement provoqué par des différences de densité et d’apport d’eau douce.

Les scientifiques du HVO ont jugé nécessaire d’ajouter des mesures quantitatives à ces  observations visuelles de la couleur du lac.

Un colorimètre portatif, capable de mesurer la chromaticité et la luminosité, est actuellement testé sur le terrain. Ce type d’instrument a été utilisé sur le volcan Aso au Japon en 2010, et les scientifiques du HVO s’en sont inspirés. Les colorimètres sont  plus fréquemment utilisés dans l’industrie alimentaire et textile qu’en volcanologie.

La colorimétrie consiste à mesurer la longueur d’onde et l’intensité de la lumière. La quantification de la couleur peut être divisée en deux parties. La luminosité est la quantité de lumière réfléchie, émise par un objet ou qui le traverse. La chromaticité mesure la teinte et la couleur, indépendamment de la luminosité. La colorimétrie relie ces variables à la réception de la couleur par l’œil humain et à notre jugement sur le stimulus physique de la lumière. Sur le terrain, les scientifiques font des observations visuelles sur un champ large, puis orientent le colorimètre vers un centre d’intérêt. L’enregistrement de la chromaticité et de la luminosité s’appuie sur des ensembles de données hydrologiques et géologiques ; cela contribue à fournir des informations qui peuvent compléter d’autres observations à distance. Grâce à cette technique expérimentale, les scientifiques sont en mesure d’expliquer les couleurs dynamiques observées dans la pièce d’eau de l’Halema’uma’u. Il se peut que le changement de couleur du lac indique un jour une évolution de l’activité volcanique sur le Kilauea. En effet, des changements de couleur et d’apparence de l’eau ont déjà été observés dans d’autres lacs de cratère actifs dans le monde. Par exemple, sur le volcan Aso au Japon en 2003, le lac Yudamari est passé du bleu-vert au vert uni avant qu’une éruption se produise au fond du lac. Bien que l’on ne sache pas si le lac au fond de l’Halema’uma’u montrera un changement de couleur similaire avant une éruption, c’est un indicateur potentiel que les scientifiques du HVO vont continuer à étudier dans le cadre de la surveillance de l’activité du Kilauea.

Source: USGS / HVO.

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Today, Kilauea is no longer eruptive. With no lava flows to study, HVO scientists are turning to the water like at the bottom of Halema’uma’u Crater.

For 15 months now, hot groundwater has been seeping into the collapse pit created by the evacuation of the 2008–2018 Halema‘uma‘u lava lake and part of the underlying summit magma chamber. Since the gaping pit and the water lake rising within are physically inaccessible, HVO uses remote techniques to monitor this changing, and potentially hazardous, environment.

HVO uses Unoccupied Aircraft Systems (UAS, or drones) to collect water samples, the chemical analyses of which are snapshots of lake composition. Visual and thermal cameras keep constant watch on the lake surface and the hot fumaroles surrounding it. LiDAR (Light Detection and Ranging) helps to reveal the lake’s growing form. A Digital Elevation Model (DEM) is integrated with frequent water level measurements to calculate lake depth, volume, and inflow rate. These quantitative data sets are complemented by the written accounts of HVO scientists.

When the water pond first emerged, it was described as a pond of milky turquoise water. Later, it developed yellow hues and green shoreline margins. Today, the lake surface has lobes of rust orange water over expanses of deep brown, with patches of light brown and tan. Elongated green inflows emerge from the rocky shoreline, along which several ruddy spots have recently upwelled.

The water surface is a mosaic in constant motion. This patchwork may indicate zones of distinct temperature and dissolved constituents, and their movement is likely driven by differentials of density, wind, and fresh groundwater inflow.

HVO scientists recognized the need to define these valuable visual observations of colour with quantitative measurements.

A colorimeter instrument, a handheld optical device that measures chromaticity and brightness, is being field-tested for this purpose. A similar type of colour measurement was conducted at Aso Volcano in Japan in 2010, inspiring the techniques used by HVO. Colorimeters are more commonly used in industries like food processing and textile manufacturing than in volcanology.

Colorimetry is the measurement of the wavelength and intensity of light. The quantification of colour can be divided into two parts. Brightness, or luminicity, is the quantity of light that is reflected, emitted from, or passes through an object. Chromaticity is a measurement of hue and colorfulness, independent of brightness. Colorimetry relates these variables to the human eye’s sensation of colour, and to our judgment of the physical stimulus of light.

In the field, scientists make broad visual observations, then sight the colorimeter at a point of interest. The record of chromaticity and brightness builds upon hydrologic and geologic data sets, contributing insight that may help link other remote observations. Analysis of the colorimetry data from this experimental technique may help scientists explain the dynamic colours seen at the Halema‘uma‘u lake.

Lake colour changes may possibly even signal changing volcanic conditions beneath the watery depths.  Water colour and appearance changes have been observed at other active crater lakes around the world. For example, at Aso Volcano in Japan in 2003, Yudamari lake changed from blue-green to solid green before an eruption occurred at the lake bottom.

While it is not known if the water lake within Halema‘uma‘u would have a similar colour change prior to an eruption, it is a potential indicator that HVO scientists will be looking for as part of routine monitoring of Kīlauea activity.

Source: USGS / HVO.

Vue de la pièce d’eau au fond du cratère de l’Halema’uma’u fin octobre 2020 (Source : HVO)

Le volcan de Mayotte (suite) // The Mayotte volcano (continued)

Au mois de juin 2020, j’indiquais qu’un un très bon documentaire intitulé Mayotte, naissance d’un volcan avait été réalisé sur l’activité sismique et volcanique dans cette île de l’archipel des Comores. Le film montre l’île entre la première crise sismique enregistrée le 10 mai 2018 et la dernière expédition scientifique à bord du Marion Dufresne.

https://la1ere.francetvinfo.fr/mayotte/emissions/mayotte-naissance-volcan

Le Journal de Mayotte nous apprend que la mission MAYOBS 15 vient de s’achever, et les opérations de dragage à 3,5 km sous la mer ont permis de remonter à la surface de nombreux échantillons de magma solidifié (voir photo ci-dessous). La mission a livré ses premières découvertes, notamment à propos des nouvelles coulées de lave aux abords du volcan sous-marin. Les échantillons de lave remontés à la surface seront analysés par le REVOSIMA, le réseau de surveillance volcanologique et sismologique de Mayotte. Ils permettront de mieux comprendre le volcan, sa composition, sa formation et l’origine du magma.

Les scientifiques ont symboliquement remis au Musée de Mayotte (MuMa) plusieurs de ces fragments volcaniques afin de les présenter à l’ensemble de la population. Ils sont les seules preuves matérielles de la naissance de ce volcan encore invisible à l’œil nu.

De nombreux événements organisés par la préfecture et le rectorat ont permis de présenter aux Mahorais l’état des connaissances sur le volcan, dont plusieurs sensibilisations dans les écoles, la rencontre entre les scientifiques et les 160 professeurs de SVT de l’île. Ce fut aussi l’occasion d’organiser le premier colloque scientifique de l’histoire de Mayotte, diffusé en direct sur les réseaux sociaux. Il était prévu de baptiser le volcan sous-marin ; une dizaine de noms ont été proposés, mais aucun consensus ne s’est dégagé et il faudra donc relancer un nouveau processus de consultation…

Source : Le Journal de Mayotte.

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In June 2020, I indicated that a very good documentary entitled Mayotte, naissance d’un volcan, had been made on seismic and volcanic activity in this island in the Comoros archipelago. The film shows the island between the first seismic crisis recorded on May 10th, 2018 and the last scientific expedition aboard the Marion Dufresne.
https://la1ere.francetvinfo.fr/mayotte/emissions/mayotte-naissance-volcan

The Journal de Mayotte tells us that the MAYOBS 15 mission has just ended, and the dredging operations 3.5 km under the sea have brought many samples of solidified magma to the surface (see photo below). The mission delivered its first discoveries, in particular about the new lava flows near the submarine volcano. The samples of lava brought to the surface will be analyzed by REVOSIMA, the volcanological and seismological monitoring network of Mayotte. They will provide a better understanding of the volcano, its composition, its formation and the origin of the magma.
The scientists symbolically handed over several of these volcanic fragments to the Mayotte Museum (MuMa) in order to present them to the general population. They are the only material evidence of the birth of this volcano still invisible to the naked eye.
Numerous events organized by the prefecture and the rectorate made it possible to present to the Mahorais the state of knowledge on the volcano, including several sensitizations in schools, the meeting between scientists and the 160 ES teachers. It was also an opportunity to organize the first scientific conference about the history of Mayotte, with a live broadcast on social networks. It was planned to name the submarine volcano; about ten names were proposed, but no consensus emerged and a new consultation process will therefore have to be relaunched …

Au mois de juin 2020, j’indiquais qu’un un très bon documentaire intitulé Mayotte, naissance d’un volcan avait été réalisé sur l’activité sismique et volcanique dans cette île de l’archipel des Comores. Le film montre l’île entre la première crise sismique enregistrée le 10 mai 2018 et la dernière expédition scientifique à bord du Marion Dufresne.

https://la1ere.francetvinfo.fr/mayotte/emissions/mayotte-naissance-volcan

Echantillon remonté par la dernière mission scientifique

Source: Le Journal de Mayotte.

 

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Dernière minute! Le niveau d’alerte du Merapi (Indonésie) a été élevé de 2 à 3 (sur une échelle de 1 à 4) le 5 novembre 2020 en raison d’une augmentation de la sismicité. La sismicité s’est intensifiée depuis le mois octobre. Bien qu’aucune nouvelle croissance du dôme de lave n’ait été observée depuis le 3 novembre, une extrusion rapide du magma ou une éruption explosive reste possible. C’est la raison pour laquelle les autorités ont décidé de porter le niveau d’alerte à 3. Il est conseillé aux mineurs d’arrêter leurs activités dans les ravines à proximité du volcan. Les touristes sont priés de ne pas gravir la montagne.   :

Source : VSI.

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Au Kamchatka, la couleur de l’alerte aérienne reste Orange pour le Klyuchevskoy, le Karymsky, le Sheveluch et l’Ebeko. Elle reste Jaune pour le Bezymianny.

Source : KVERT.

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Au Guatemala, l’activité est restée stable sur le Fuego, le Pacaya et le Santiaguito.

Sur le Fuego, on observe toujours des explosions accompagnées d’ondes de choc, des avalanches de blocs dans plusieurs ravines et des retombées de cendres dans les zones sous le vent.

Il est fait état d’explosions sur le cône Mackenney du Pacaya ainsi que des coulées de lave sur les flancs NE et SO du volcan.

Les extrusions de lave produisent des effondrements sur le Santiaguito, avec de petites coulées pyroclastiques.

Source : INSIVUMEH.

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L’activité éruptive se poursuit sur le Sinabung avec son cortège d’explosions, coulées pyroclastiques et retombées de cendre. Le niveau d’alerte reste à 3 sur une échelle de 4. Des zones d’exclusion de 3 km et 5m de rayon restent en place autour du volcan.

Source : CVGHM.

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On continue à enregistrer une faible sismicité sur le Korovin (Aléoutiennes / Alaska), mais il n’y a aucun signe d’une activité volcanique. L’AVO a fait passer à la couleur Jaune l’alerte aérienne et à Advisory (Vigilance conseillée) le niveau d’alerte volcanique le 28 octobre 2020. La dernière éruption du Korovin a eu lieu en 2007  L’événement éruptif le plus significatif a été observé en 1998 avec un VEI de 3.

Source : AVO.

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Avec le réchauffement climatique, le Vieux Fidèle (Parc National de Yellowstone) pourrait s’essouffler et même arrêter de fonctionner car les épisodes de sécheresse deviennent de plus en plus sévères. C’est la conclusion d’une étude publiée dans les Geophysical Research Letters.

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2020/11/03/le-vieux-fidele-pas-eternel-will-old-faithful-stop-erupting-some-day/

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Dans son dernier bulletin couvrant le mois d’octobre 2020, l’Observatoire Volcanologique du Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) fait état de la poursuite de la sismicité sous la zone sommitale et de l’inflation de l’édifice volcanique suite à l’intrusion du 28-29 septembre. Les flux élevés de CO2 dans le sol confirment la poursuite de la pressurisation du réservoir magmatique superficiel et sa réalimentation par du magma profond tout au long du mois d’octobre 2020.

Suite à l’intrusion magmatique du 28-29 septembre 2020, la sismicité a persisté en octobre 2020, à la fois sous le sommet et sous le flanc Est. L’activité sismique sommitale superficielle, après une augmentation entre le 10 et le 16 octobre, est restée présente jusqu’à la fin du mois avec une moyenne de 4 événements par jour, même si une diminution a été observée sur les 4 derniers jours du mois.

Suite à l’intrusion magmatique du 28-29 septembre, une inflation de l’édifice a été de nouveau observée tout au long du mois d’octobre 2020. Ainsi, il a été mesuré une élongation d’environ 4,4 cm de la zone sommitale et une élongation d’environ 5,8 cm de la base du cône sommital.

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Here is some news of volcanic activity around the world :

Latest ! The alert level of Merapi (Indonesia) was raised from 2 to 3 (on a scale of 1 – 4) on November 5th, 2020 due to an increase in seismicity. Seismicity has intensified since October.

Although no new lava dome growth has been observed since November 3rd, a rapid extrusion of magma or an explosive eruption is possible.

This is the reason why authorities have decided to raise the alert level to 3. Miners are advised to stop activities in the river channels nearby. Tourists are asked not to climb the mountain.

Source : VSI.

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In Kamchatka, the aviation colour code remains Orange for Klyuchevskoy, Karymsky, Sheveluch and Ebeko. It remains Yellow for Bezymianny.

Source: KVERT.

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In Guatemala, activity remained stable on Fuego, Pacaya and Santiaguito.

On the Fuego, there are still explosions accompanied by shock waves, block avalanches in several drainages, and ashfall in downwind areas.

Explosions are reported on Pacaya’s Mackenney cone, as well as lava flows on the NE and SW flanks of the volcano.

Lava extrusions produce collapses on Santiaguito, with small pyroclastic flows.

Source: INSIVUMEH.

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Eruptive activity continues on Sinabung with explosions, pyroclastic flows and ashfall. The alert level remains at 3 on a scale of 4. Exclusion zones of 3 km and 5 km remain in place around the volcano.

Source: CVGHM.

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Low-level seismicity continues at Korovin Volcano (Aleutians / Alaska) with no other signs of volcanic activity. AVO raised the Aviation Colour Code and the Alert Level to Yellow and Advisory, respectively, on October 28th, 2020. The last eruption at this volcano took place in 2007. Its strongest known eruption took place in 1998, with a VEI 3.

Source : AVO.

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With climate change, the Old Faithful (Yellowstone National Park) could erupt less frequently, or entirely stop erupting, as severe drought conditions become more prolonged and widespread. This is the conclusion of a study published in Geophysical Research Letters.

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2020/11/03/le-vieux-fidele-pas-eternel-will-old-faithful-stop-erupting-some-day/

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 In its latest report for the month of October 2020, the Volcanological Observatory of Piton de la Fournaise (Reunion Island) indicates that seismicity is going on bebeath the summit area and the inflation of the volcanic edifice continued after the intrusion of September 28-29. The high fluxes of CO2 in the soil confirm the continued pressurization of the shallow magma reservoir and its recharge by deep magma throughout the month of October 2020.
Following the magma intrusion of September 28-29, 2020, seismicity persisted in October 2020, both beneath the summit and under the eastern flank. The shallow summit seismic activity, after an increase between October 10th and October 16th, was still recorded until the end of the month with an average of 4 events per day, although a decrease was observed over the last 4 days of the month.
Following the magma intrusion of September 28-29, an inflation of the edifice was again observed throughout the month of October 2020. Thus, an elongation of about 4.4 cm of the summit area and an elongation of about 5.8 cm. of the base of the summit cone were measured by the instruments.

Coulée de lave sur le Klyuchevskoy le 23 octobre 2020 (Crédit photo : KVERT)