Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Une hausse de la sismicité ainsi que des émissions de gaz et de cendres a été observée sur le Savo (Îles Salomon) fin juillet 2021, ce qui a incité les autorités à accroître la surveillance et à émettre des messages de sécurité à l’attention de la population.

Alors que l’activité volcanique sur le Savo s’est depuis calmée, les autorités expliquent qu’une puissante éruption du Savo affecterait à coup sûr l’ensemble des îles Salomon. Il a été demandé à des experts du Vanuatu et de Papouasie-Nouvelle-Guinée de venir aider à surveiller l’activité volcanique.

Le Savo a connu des éruptions historiques majeures, avec des coulées pyroclastiques qui ont dévasté une grande partie de l’île. La dernière éruption de ce volcan a eu lieu en 1847, avec un VEI 3.

Source : SBM en ligne.

Vue de l’île Savo (Source : Copernicus / Sentinel 2)

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Selon l’Observatoire Volcanologique du Merapi Indonésie), au moins 7 coulées pyroclastiques d’une durée d’environ 4 minutes ont dévalé les pentes du volcan le 7 août 2021, avec des panaches de cendres qui sont montés jusqu’à 3,6 km au-dessus du niveau de la mer. Le grondement de l’éruption a été perçu à plusieurs kilomètres. L’événement n’a pas vraiment été une surprise car le Merapi avait connu une augmentation de l’activité volcanique ces dernières semaines ; le dôme de lave a grossi rapidement avant de s’effondrer partiellement lors de cette éruption. La cendre a recouvert plusieurs villages et villes voisines, mais aucune victime n’a été signalée. La couleur de l’alerte aérienne reste à l’Orange.

Histogramme montrant l’activité du Merapi ces dernières semaines

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L’éruption de Fagradalsfjall sur la péninsule de Reykjanes (Islande) continue. L’activité reste irrégulière et fait alterner les périodes d’activité intense et des journées de pause. Depuis le 7 août 2021, on observe toutefois une intensification de l’activité à l’intérieur du cratère.

Selon les géologues islandais, la lave commencera à sortir de la vallée de Meradalir dans deux à trois semaines si l’éruption en cours se poursuit au rythme actuel. Une nouvelle bouche s’est ouverte au bord du cratère actif le 9 août 2021, et les deux bouches émettent maintenant de la lave à partir de la même source.

Il convient par ailleurs de noter que les garde-côtes islandais ont pris la mer le 7 août pour avoir confirmation d’une information selon laquelle une colonne de fumée noire était sortie de l’océan au large de la côte de la péninsule de Reykjanes, non loin de l’éruption en cours. La fumée était susceptible d’indiquer une éruption sous-marine. Toutefois, elle avait disparu quand le navire des garde-côtes est arrivé sur le site,. Les volcanologues islandais expliquent que les éruptions sous-marines ne sont pas rares, mais elles passent souvent inaperçues.

Source : Iceland Review.

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L’Etna (Sicile) a connu une nouvelle crise éruptive le 9 août 2021, avec un processus semblable aux paroxysmes précédents : hausse de l’activité  strombolienne dans le Cratère SE vers 3 heures du matin (heure locale), avec une coulée de lave qui s’est dirigée vers la Valle del Bove. Comme précédemment, l’activité strombolienne s’est transformée en fontaine de lave, avec apparition d’une nouvelle coulée sur le flanc SO.  L’événement a pris fin vers 7 heures  A noter vers 8 heures un effondrement de la partie orientale du Cratère SE.

La crise éruptive s’est accompagnée de fortes explosions qui ont fait vibrer les maisons et réveillé leurs habitants. Comme souvent ces derniers mois, les retombées de cendres et de lapilli ont endommagé les cultures, au grand désespoir des agriculteurs qui aimeraient recevoir davantage d’aide de l’Etat,

Pour terminer, il est intéressant de noter que tous les matériaux accumulés au cours des crises éruptives à répétition ont fait gagner de l’altitude au Cratère SE qui culmine actuellement à 3357 mètres, ce qui en fait le point le plus haut du volcan ! Jusqu’à présent, c’est le Cratère NE qui avait cet honneur.

Source : INGV.

Le tremor et la crise du 9 août 2021 (Source: INGV)

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Des températures élevées et des émissions gazeuses modérées sont toujours observées à White Island (Nouvelle-Zélande). Les dernières mesures et observations montrent que la température au niveau de la bouche active atteint environ 520°C. Une incandescence est visible la nuit sur les images de la webcam. Les données satellitaires montrent de faibles niveaux de déformation du sol autour de la bouche active et de la zone du lac.

Ces informations confirment la présence très probable d’une nouvelle intrusion magmatique à faible profondeur depuis juin 2021.

Le niveau d’alerte volcanique reste à 2 et la couleur de l’alerte aérienne est maintenue à Jaune.

Source : GeoNet.

Photo: C. Grandpey

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La  situation est stable sur le Sabancaya (Pérou) où l’on enregistre une cinquantaine d’explosions par jour. Elles génèrent des panaches de cendres qui montent à 2-2,5 km au-dessus du sommet du volcan.

Source : IGP.

Source: IGP

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Au Kamtchatka, la couleur de l’alerte aérienne est Orange pour le Sheveluch, le Karymsky et l’Ebeko. Elle est Jaune pour le Bezymianny..

Source : KVERT.

Activité éruptive sur le Bezymianny ‘Crédit photo: KVERT)

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Dernière minute : L’Alaska Volcano Observatory vient de m’envoyer un message indiquant qu’il relève la couleur de l’alerte aérienne et le niveau d’alerte volcanique respectivement à Jaune et Advisory (surveillance conseillée) sur le complexe volcanique d’Atka (Iles Aléoutiennes) suite à une hausse de la sismicité. Les événements ont été localisés entre 3 et 6 km de profondeur et à environ 7 km au sud-ouest du volcan Korovin.L;AVO précise que cette sismicité ne débouchera pas forcément sur une éruption.

Le volcan Korovin (Source: AVO)

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

An increase in seismicity as well as in gas and ash emissions was observed at Savo (Solomon Islands) at the end of July, prompting authorities to increase monitoring and issue Volcano Safety Messages to residents.

While volcanic activity on Savo has since subsided, authorities explain that a powerful eruption at Savo would definitely affect the whole of Solomon Islands. Officials have asked experts from Vanuatu and Papua New Guinea for assistance in monitoring volcanic activity.

Savo has been the source of major historical eruptions, which included pyroclastic flows that devastated much of the island. The last eruption at this volcano took place in 1847 (VEI 3).

Source: SBM Online.

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According to the Merapi Volcano Observatory (Indonesia), at least 7 pyroclastic flows with durations of about 4 minutes travelled down the slopes of the volcano on August 7th, 2021, with ash rising up to 3.6 km above sea level.

The rumbling of the eruption could be heard several kilometers away.

The event did not really come as a surprise as Merapi had seen increased volcanic activity in recent weeks, with the lava dome growing rapidly before partially collapsing during this eruption.

Ash blanketed several villages and nearby towns but no casualties were reported. The Aviation Colour Code remains at Orange.

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The Fagradalsfjall eruption on the Reykjanes Peninsula (Iceland) continues. Activity remains irregular and alternates between periods of intense activity and long pauses. Since August 7th, 2021, however, there has been an increase in activity inside the crater.

According to Icelandic geologists, lava will begin flowing out of Meradalir valley in two to three weeks if the ongoing eruption continues at the same pace. A new vent opened at the edge of the eruption’s active crater on August 9th, 2021, and both are now spouting lava from the same source.

It should also be noted that the Icelandic Coast Guard sailed out on August 7th to investigate reports of a dark column of smoke emerging from the ocean off the coast of the Reykjanes peninsula, not far from Iceland’s ongoing eruption, possibly indicating an underwater eruption. While the smoke had disappeared by the time coast guard ship arrived at the site, Icelandic experts explain underwater eruptions are not uncommon though they often go unnoticed.

Source: Iceland Review..

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Mt Etna (Sicily) went through a new eruptive crisis on August 9th, 2021, with a process similar to previous paroxysms: increase in Strombolian activity at the SE Crater around 3 a.m. (local time), with a lava flow that headed towards Valle del Bove. As before, Strombolian activity turned into a lava fountain, with a new lava flow on the SW flank. The event ended around 7 am  Around 8 am, one could observe a collapse of the eastern part of the SE Crater.

The eruptive crisis was accompanied by strong explosions that vibrated the houses and woke their inhabitants. As often in recent months, the fallout of ash and lapilli damaged crops, to the dismay of farmers who would like to receive more aid from the State,

Finally, it should be noted that all the material accumulated during the repetitive eruptive crises of the SE Crater have raised the summit of the cone which has grown to a record height of 3,357m, makng it the highest point of the volcano! Up to now, the NE Crater had this privilege.

Source: INGV.

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High heat flow and moderate gas flux continue at White Island (New Zealand). The latest measurements and observations show that vent temperatures remain high at around 520°C. A glow can be observed at night in webcam images. Satellite radar data shows low levels of ground deformation around the active vent and lake area.

The combined interpretation of this information consolidates evidence for a fresh magma intrusion to shallow levels since June 2021.  .

The Volcano Alert Level remains at 2 and the Aviation Colour Code remains at Yellow.

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The situation is fairly stable on Sabancaya (Peru) where about 50 explosions are recorded every day. They generate ash plumes that rise 2-2.5 km above the summit.

Source: IGP.

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In Kamchatka, the Aviation Colour Code is Orange for Sheveluch, Karymsky and Ebeko. It is Yellow for the Bezymianny.

Source: KVERT.

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Last minute : The Alaska Volcano Observatory has just sent me a message indicating it is raising the Aviation Color Code and Alert Level at the Atka volcanic complex to YELLOW/ADVISORY after detecting an increased number of small, shallow earthquakes. They have been located 3 to 6 km deep and around 7 km southhwest of Korovin Volcano. The earthquakes represent an increase from background seismic activity, but may not necessarily lead to an eruption.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Trois volcans actifs en Alaska // Three active volcanoes in Alaska

Trois volcans sont actuellement actifs en Alaska. Heureusement, ils sont loin des zones habitées et ne constituent pas une menace pour la population. Ils sont situés sur la péninsule de l’Alaska et dans les Aléoutiennes. Cependant, leurs nuages ​​de cendres pourraient poser des problèmes au trafic aérien entre l’Amérique du Nord et l’Asie. Les moteurs des aéronefs n’aiment pas les cendres volcaniques et aucune solution n’a été trouvée depuis l’éruption de l’Eyjafjoll en Islande en 2010 qui a gravement perturbé le trafic aérien en Europe.

Une coulée de lave a été observée sur le flanc du Great Sitkin dans les îles Aléoutiennes le 5 août 2021 au matin. Elle était visible depuis Adak, village situé à une quarantaine de kilomètres. De petites fontaines de lave ont également été aperçues au sommet. Le volcan était actif depuis environ deux semaines. Le niveau d’alerte est passé à l’Orange et pourrait passer au Rouge si l’éruption devient plus explosive ou produit un important nuage de cendres. Hormis une brève éruption en mai 2021, le Great Sitkin était calme depuis 1974.

Source: AVO

Dans le même temps temps, de petits nuages ​​de cendres étaient émis par le Pavlof sur la péninsule d’Alaska le 5 août 2021. Le volcan se trouve à une soixantaine de kilomètres au nord-est de Cold Bay et à 960 km au sud-ouest d’Anchorage. C’est est l’un des plus actifs d’Alaska et il ne serait pas surprenant que l’éruption s’intensifie La dernière éruption a eu lieu en 2016 et il y a généralement une éruption avec quelques années d’intervalle. Le Pavlof est un volcan à système ouvert, de sorte que le magma peut remonter à la surface très rapidement et il peut entrer en éruption sans prévenir. La couleur de l’alerte aérienne a été élevée à Orange et le niveau d’alerte volcanique à Watch (Vigilance).

Image webcam du Pavlof

Un autre volcan aléoutien, le Semisopochnoi, a émis des nuages ​​de vapeur et de cendres dans la soirée du 4 août 2021, mais le volcan est loin de toute localité et dans une zone sans grand trafic aérien. Il est situé sur une île isolée à l’extrémité ouest des îles Aléoutiennes et se trouve à environ 260 km à l’ouest d’Adak.

Cratère du Semisopochnoi (Crédit photo: AVO)

Source : Alaska Volcano Observatory (AVO).

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Three volcanoes are currently active in Alaska. Fortunately, they are far from populated areas and are no threat to the residents. They are located on the Alaska Peninsula and in the Aleutians. However, their ash clouds might pose problems to air traffic between North America and Asia. Aircraft engines don’t like volcanic ash and no solution has been found since the 2010 eruption of Eyjafjoll in Iceland which severely disrupted air traffic in Europe.

A stream of lava flowed down the side of Great Sitkin in the Aleutian Islands on August 5th, 2021 in the morning. It was visible from the nearby community of Adak about 40 km away. Some minor lava fountaining was also happening at the summit The volcano has experienced unrest for about the last two weeks. The alert level has been raised to Orange and could switch to Red if the eruption becomes more explosive or produces a significant cloud of ash. Apart from a brief eruption in May 2021, Great Sitkin had not erupted since 1974.

Meanwhile, minor clouds of ash spewed from the Alaska Peninsula Pavlof volcano on August 5th, 2021. The volcano is located about 60 km northeast of Cold Bay and 960 km southwest of Anchorage. The volcano is one of the most active in Alaska and it would not be surprising for conditions to continue to escalate. The last eruption happened in 2016 and there is generally an eruption every few years. Pavlof is an open system volcano so thatmagma can move to the surface really fast and it can start erupting almost with no warning. THe aviation color code has been raised to Orange and th volcano alert level to Watch.

Another Aleutian volcano, Semisopochnoi, released steam and ash clouds in the evening of August 4th, 2021, but the remote volcano is far from any communities and in an area without much air trafic. It is located on an isolated island on the western end of the Aleutian Islands and is about 260 km west of Adak.

Source : Alaska Volcano Observatory (AVO).

Nouvelles volcaniques et sanitaires d’Islande // Volcanic and health news from Iceland

L’éruption de Fagradalsfjall se poursuit sur la Péninsule de Reykjanes. Cependant, l’activité dans le cratère principal est irrégulière et n’est pas toujours visible depuis la colline de Langihryggur à cause du brouillard. Les pics d’activité se produisent généralement à des intervalles de 10 à 15 heures, avec des périodes de pause tout aussi longues ; ce type de situation a débuté vers le 17 juillet. Selon l’Institut des Sciences de la Terre, le débit effusif était en moyenne de 11 mètres cubes par seconde au cours du mois de juillet, même si cette moyenne est probablement inférieure depuis le 17 juillet. La superficie du champ de lave atteint 4,3 kilomètres carrés et le volume de lave émise est estimé à 109 millions de mètres cubes. Comme je l’ai expliqué précédemment, la lave coule actuellement dans la vallée de Meradalir et les zones à l’ouest et n’avance plus dans la Geldingadalur, la Nátthaga et la Sydri Meradalir. Les coulées dans la Meradalir gagnent environ 1 mètre par jour en épaisseur.

Alors que je séjournais en Islande entre le 4 et le 13 juillet 2021, toutes les restrictions sanitaires avaient été levées depuis le 1er juillet et les tests PCR avaient disparu de l’aéroport de Keflavik. Ma vie était tout à fait normale dans le pays, que ce soit dans les hébergements, les restaurants et les magasins.

Cependant, en raison de l’apparition de nouveaux cas de COVID, de nouvelles restrictions ont été imposées le 26 juillet 2021. Voici quelques-unes des principales règles à respecter :

Comme précédemment, tous les voyageurs doivent se pré-enregistrer avant d’arriver en Islande et confirmer leur jour de départ, s’ils le savent.

Tous les voyageurs doivent présenter un certificat de vaccination complète, ou un certificat d’infection antérieure. 14 jours doivent s’être écoulés depuis la deuxième injection pour qu’un certificat soit valide. Si le délai est inférieur à 14 jours, le voyageur doit subir des tests à la frontière et suivre une quarantaine à domicile jusqu’à l’obtention d’un résultat négatif.

IMPORTANT : Depuis le 27 juillet 2021, tous les voyageurs VACCINÉS devront présenter un test COVID négatif avant de monter à bord d’un avion ou d’un navire à destination de l’Islande. Un test PCR ou un test antigénique sont acceptés. Le test doit avoir eu lieu dans les 72 heures avant le départ de la première étape du voyage. L’amende en cas de non présentation d’un test COVID-19 négatif s’élève à 100 000 couronnes.

Il est conseillé d’arriver tôt pour l’enregistrement à l’aéroport de Roissy qui est moins bien organisé que celui de Keflavik.

 

Les dernières nouvelles sanitaires ne sont pas très bonnes en Islande Les autorités insistent sur le fait que l’immunité collective n’a pas été atteinte malgré une vaccination à grande échelle. Le variant Delta a pris le pas sur tous les autres en Islande et il est maintenant clair que les personnes vaccinées peuvent contracter le virus et le transmettre à d’autres. Le séquençage a montré que l’origine de la plupart des infections à l’intérieur de l’Islande peut être attribuée à des événements de groupe tels que les sorties en boîte dans le centre-ville de Reykjavík ou des voyages de groupe à l’étranger. On constate néanmoins que la vaccination prévient les formes graves de la maladie. Les autorités sanitaires ont envoyé un mémorandum officiel au gouvernement dans lequel elles expriment leurs préoccupations concernant la pression sur le système de santé et sur le CHU de Reykjavik..

Les restrictions actuelles resteront en place jusqu’au 13 août et pourraient être renforcées après cette date si nécessaire. En attendant, plusieurs événements sportifs et culturels, comme le marathon de Reykjavik, ont été repoussés ou annulés.

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The Fagradalsfjall eruption continues on the Reykjanes Peninsula. However, activity in the main crater is irregular and is not always visible from the Langihryggur hill because of the fog.  Lava activity usually occurs at intervals of 10-15 hours, with similarly long periods of no activity in between; a pattern that emerged around July 17th. According to the Institute of Earth Sciences, the lava effusion rate averaged 11 cubic meters per second during the month of July, though the average since July 17th has been likely lower. The area of the flow field had grown to 4.3 square kilometres, and the total volume erupted is estimated at 109 million cubic metres. As I put it before, lava is currently flowing into the Meradalir Valley and areas to the W and no longer advances in the Geldingadalur, Nátthaga, and Sydri Meradalir valleys. The flows in Meradalir thicken by about 1 metre per day.

While I stayed in Iceland between July 4th and 13th, 2021, all sanitary restrictions had been lifted since July 1st and the PCR tests had disappeared from Keflavik Airport. My life was totally normal in the country, including accommodation, restaurants and shops.

However, due to the appearance of new Covid casas, new restrictions were imposed on July 26th, 2021. Here are some of the main rules:

Like previously, all travellers must pre-register before arriving in Iceland and confirm their departure day, if available.

All travellers must present a certificate of full vaccination, or a certificate of previous infection, at the border. 14 days have to have passed from the second dose for a certificate to be valid. If the time is shorter than 14 days, the traveller needs to undergo testing at the border and follow the rules on home quarantine until a negative result is obtained.

IMPORTANT: From 27 July 2021, all VACCINATED travellers must present a negative COVID test before boarding an aircraft or ship to Iceland. Both a PCR test and a COVID-19 rapid antigen test are accepted. The test must have been taken within 72 hours before departure on the first leg of the journey. A fine for not presenting a negative COVID-19 test is 100.000 isk.

As a consequence, it is advisable to arrive early for the check-in in Roissy Airport which is lee well-organised than Keflavik.

The latest health news is not very good in Iceland. Authorities insist that herd immunity has not been reached despite large-scale vaccination. The Delta variant has outstripped all others in Iceland and it has become clear that vaccinated people can easily contract it as well as spread it to others. Sequencing has shown us that the origin of most domestic infections can be traced to group events such as clubbing in downtown Reykjavík or group trips abroad. There are however indications that vaccination is preventing serious illness. Health officials have sent a formal memorandum to the government expressing concerns regarding strain on the healthcare system and the National University Hospital.

The current social restrictions will remain in place until August 13th and might be reinforced after this date if necessary. In the meantime, several sporting and cultural events, like the Reykjavik Marathon have been postponed or cancelled.

La coulée de lave, aujourd’hui inactive dans la vallée de Natthaga

(Photo: C. Grandpey)

 

Kilauea (Hawaii): Radar et éruptions volcaniques // Radar and volcanic eruptions

Aucune activité de surface n’est observée sur le Kilauea depuis le 23 mai 2021. Si le HVO tient ses promesses, l’éruption ne sera plus en « pause » le 23 août ; elle sera bel et bien terminée ! Dans un nouvel article, les scientifiques de HVO expliquent comment ils utilisent le radar météorologique pour analyser les panaches émis par le Kilauea.

RADAR est l’acronyme de Radio Detection And Ranging, un outil largement utilisé depuis le début des années 1900. Aujourd’hui, le radar a de nombreuses applications : dans l’atmosphère pour suivre les systèmes météorologiques et l’activité aéronautique, dans l’espace pour imager la Terre et les corps extraterrestres à partir de satellites, et même dans le sol pour détecter des objets enfouis.
Pour fonctionner, le radar utilise une antenne qui concentre les impulsions d’énergie tout en balayant des directions et des angles spécifiques. Les impulsions se déplacent à la vitesse de la lumière et croisent des objets sur leur chemin, tels que des montagnes, des bâtiments, des avions, des oiseaux, des gouttes de pluie ou des cendres volcaniques. Lorsqu’une impulsion frappe un objet, une fraction de son énergie est réfléchie vers l’antenne. L’énergie réfléchie est ensuite mesurée et traitée pour fournir des valeurs de réflectivité. La réflectivité est plus sensible à la taille et à la forme d’un objet spécifique ; toutefois, dans la mesure où une impulsion peut interagir avec de nombreux objets simultanément, la concentration des objets est également importante.
Les antennes radar peuvent balayer à 360 degrés autour d’une station sur différents angles d’élévation et produire une couverture atmosphérique presque complète sur 150 kilomètres ou plus en quelques minutes seulement. C’est ainsi que les météorologues présentent une couverture presque continue des systèmes météorologiques dans le monde.
Le radar météorologique est également un outil extrêmement important pour étudier les éruptions volcaniques. Les systèmes radar utilisés pour mesurer la vitesse du vent peuvent également mesurer les structures de turbulence dans les panaches, ce qui permet aux scientifiques d’analyser comment ils absorbent l’air, grossissent et s’élèvent dans l’atmosphère. En utilisant des dizaines de scans par heure, ils peuvent mesurer l’évolution du panache et des éruptions dans le temps.
Le HVO explique comment les scientifiques ont utilisé les systèmes radar le 20 décembre 2020 lorsque le panache de vapeur émis par le lac d’eau dans le cratère Halema’uma’u s’est transformé en un panache volcanique. L’île d’Hawaï possède deux stations radar WSR-88D, à South Point (PHWA) et Kohala (PHKM). Le panache de l’éruption du 20 décembre 2020 était visible depuis les deux stations, de sorte que leurs données permettent de comprendre cette éruption.
Le lac d’eau au fond de l’ Halema’uma’u avait environ 50 mètres de profondeur et continuait de grandir lorsque le Kilauea est entré en éruption le 20 décembre. Une nouvelle fissure s’est ouverte au-dessus du lac sur la paroi du cratère à 21h30. (heure locale). Un grand volume de lave s’est déversé dans le lac. La lave a vaporisé l’eau et généré un volumineux panache.
Contrairement aux panaches de cendres émis par une bouche éruptive lors d’une éruption explosive, le panache du 20 décembre 2020 contenait peu de cendres. Il a commencé à s’élever immédiatement mais lentement pour atteindre jusqu’à 13 000 mètres d’altitude. À 23 heures, l’eau avait disparu, remplacée par un lac de lave.
Les mesures radar du panache ont été accessibles quelques minutes après son apparition et elles montrent clairement son développement, son élévation et son volume suite à l’ouverture de la nouvelle fissure. Le panache a ensuite décliné quand le lac s’est asséché. La visualisation 3D du panache montre comment sa hauteur et sa structure changent au fil du temps.
Les modèles radar peuvent être utilisés pour l’échantillonnage des dépôts du panache au sol et pour comparer les zones à haute réflectivité avec des phénomènes tels que la foudre afin de corréler les observations visuelles à la dynamique interne du panache. Les scientifiques peuvent aussi calculer la concentration dans le panache, son trajet, ainsi que le volume total de cendres transportées et déposées pendant l’éruption.
Un autre avantage du radar météorologique est son accessibilité. De nombreuses stations fournissent gratuitement des données en temps quasi réel. Elles sont accessibles via le logiciel Weather and Climate Toolkit de la NOAA. Toute personne intéressée par ces phénomènes peut analyser les données à partir de son ordinateur personnel. Le radar est de plus en plus utilisé en volcanologie et il sera de plus en plus utile au HVO dans les futurs scénarios d’éruption.
Source : USGS/HVO.

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No surface activity has been observed at Kīlauea since May 23rd, 2021. If the Hawaiian Volcano Observatory (HVO) keeps its promise, the eruption will no longer living a pause on August 23rd, it will be over !

In a new article, HVO scientists explain how they use weather radar to investigate the plumes emitted by Kilauea volcano. RADAR is an acronym for Radio Detection And Ranging, a tool that has been broadly used since the early 1900s. Today, radar has many uses: in the atmosphere to track weather systems and aviation activity, in space to image the Earth and extraterrestrial bodies from satellites, and even in the ground to detect buried objects.

Radar operation uses an antenna that focuses pulses of energy as it scans specific directions and angles. The pulses travel at the speed of light and intersect objects in their path, such as mountains, buildings, airplanes, birds, raindrops, or volcanic ash. As a pulse hits an object, a fraction of its energy is reflected toward the antenna. The reflected energy is then measured and processed to give values of “reflectivity.” Reflectivity is most sensitive to an object’s size and shape, though since a pulse can interact with many objects simultaneously, the concentration of objects is also important.

Radar antennas can scan 360 degrees around a station at various elevation angles and produce nearly complete atmospheric coverage within 150 or more kilometres in just a few minutes. This is how meteorologists present nearly continuous coverage of weather systems worldwide.

Weather radar is also an extremely important tool for studying explosive eruptions. Radar systems used to measure wind speed can also measure turbulence structures in plumes, which allows scientists to track how they capture air, grow in size, and rise through the atmosphere. Using tens of scans per hour, they can measure plume and eruption evolution in time.

HVO explains how they used radar systems on December 20th, 2020 when the steam plume emitted by the water lake within Halema’uma’u crater turned into a volcanic plume.

The Island of Hawaii hosts two WSR-88D radar stations, at South Point (PHWA) and Kohala (PHKM). The December 20th, 2020, eruption plume was visible to both stations, so their data help understand this interesting eruption.

The water lake in Halema‘uma‘u was about 50 metres deep and growing when Kīlauea summit erupted on December 20t. A new fissure opened above the lake on the crater wall at 9:30 p.m. (local time). A large volume of lava spilled down into the lake, boiling the water, and producing a volcanic steam plume.

Unlike explosive ash plumes that erupt at high velocities directly from a vent, this plume originated from the boiling water, carried little ash, and began rising immediately but slowly, reaching 13,000 metres above sea level at its peak. By 11 p.m., the water had vanished, replaced by a growing lava lake.

Radar measurements of the plume were accessible minutes after the plume appeared and clearly show its development, increasing height and intensity with the opening of the new fissure, and detachment and decline after the water lake dried. The 3D visualization of the plume displays how plume height and structure through time.

The radar models can be used to locate areas of interest for sampling deposits from the plume on the ground, and to compare high reflectivity zones with phenomena like lightning to correlate visual observations to internal plume dynamics. Lastly, scientists can calculate concentration throughout the plume, the path of the plume, and the total ash volume transported and deposited during the eruption.

Another advantage of weather radar is accessibility. Many stations provide free publicly available near-real-time data, accessible through NOAA’s Weather and Climate Toolkit software. Anyone interested in radar and volcanoes can analyze data from their own computer. Radar is a vital and growing asset in volcanology that will be increasingly useful to HVO in future eruption scenarios.

Source : USGS / HVO.

 

Image du haut: Image radar 2D de la station PHWA (NOAA Weather and Climate Toolkit). Image du bas: Visualisation radar 3D (Google Earth). [Source: USGS]