Le Kilauea (Hawaii) à travers les âges // Kilauea volcano (Hawaii) through the ages

drapeau francaisL’histoire éruptive du Kilauea est très intéressante et elle est bien observée depuis le 19ème siècle. Au début, les rapports de voyageurs donnaient des informations précieuses. Par exemple, Mark Twain dans A la Dure ou dans ses Lettres d’Hawaii a décrit très précisément l’activité à l’intérieur de l’Halama’uma’u Crater et les fontaines de lave fascinaient les visiteurs.
Plus tard, l’appareil photo a permis de considérablement améliorer la capacité des scientifiques à comprendre et à comparer l’activité volcanique des volcans d’Hawaii à travers le temps. Au début, la photographie en extérieur représentait un sacré défi. Le matériel comprenait un volumineux appareil photo, un trépied et de lourdes boîtes de plaques de verre. Pour créer un négatif, des produits chimiques volatiles étaient appliqués sur la plaque de verre lorsque la photo était prise. Les photos d’éruption étaient particulièrement difficiles car les gaz volcaniques pouvaient perturber le processus chimique qui générait le négatif.
Quelques scientifiques ont commencé à prendre des photos au 19ème siècle mais la plupart des premières images de volcans hawaïens ont été réalisées par des photographes professionnels à des fins commerciales.
La photo ci-dessous montre des personnes sur le bord du lac de lave au sommet du Kilauea ; elle provient des archives du HVO. Le groupe, qui comprenait photographe J.J. Williams qui a probablement pris la photo, a visité l’Halemaumau le 1er avril, 1893. L’un des visiteurs a noté que « le cratère s’était rempli à raison de 10 pieds (3 mètres) par mois, ou plus de 125 pieds (38 mètres) au cours de l’année écoulée, et le lac de lave couvrait près de 15 acres (6 hectares ou 60.000 mètres carrés) « . Aujourd’hui, le lac a une forme elliptique et mesure 210 mètres sur160. Il couvre une superficie d’environ 106.000 mètres carrés.
Adapté d’un article publié par le HVO.

——————————————

drapeau anglaisThe eruptive history of Kilauea volcano is very interesting and it has been well observed since the 19th century. At the beginning, it was the reports of travellers that gave precious information. For instance, Mark Twain in Roughing it or in his Letters from Hawaii described very accurately the activity in Halama’uma’u Crater and the lava fountains that fascinated the visitors.

Later on, the camera provided another tool that vastly improved scientists’ ability to understand and compare Hawaiian volcanic activity through time. At the beginning, outdoor photography was difficult. Essential equipment included a large camera, a tripod and heavy boxes of glass plates. To create a negative, volatile chemicals were applied to the glass plate when the photo was taken. Eruption photographs were particularly challenging because volcanic fumes could spoil the chemical process that produced the negative.

A few scientists began taking photographs in the 19th century, but most early images of Hawaiian volcanoes were captured by professional photographers for commercial purposes.

The photo below that shows people on the edge of a Kilauea summit lava lake is from HVO’s archives. The group, which included photographer J.J. Williams, who probably took the photo, visited Halemaumau on April 1st, 1893. One of the visitors, who described the visit to the volcano, noted that “the crater had filled at the rate of 10 feet (3 metres) a month, or more than 125 feet (38 metres) during the past year, and that the molten lake covered nearly 15 acres (6 hectares or 60.000 square metres)”. Today, the lake has an elliptic shape and measures 210 m X 160 m. It covers an area of about 106.000 square metres.

Adapted from an HVO article.

Print Book 1.1

Crédit photo: USGS / HVO.

L’éruption du Kilauea (Hawaii / Etats Unis) // Kilauea eruption (Hawaii)

drapeau francaisEn cliquant sur le lien ci-dessous, vous pourrez voir une série de photos et vidéos qui illustrent parfaitement l’activité sur le Kilauea en ce moment. Cette activité est relativement faible.

Le niveau du lac de lave de l’Halema’uma’u varie peu et se situe entre 48 et 51 mètres sous la lèvre du cratère.

Le cratère du Pu’uO’o mesure 280 mètres de long sur 230 de large, avec une profondeur d’environ 25 mètres. Une bouche d’une cinquantaine de mètres de diamètre perce le plancher dans sa partie ouest. Un petit lac de lave peu actif occupe le fond de cette bouche.

Comme je l’ai indiqué précédemment, le champ de lac actif occupe une vaste surface jusqu’à 8 km du sommet du Pu’uO’o. Des coulées éphémères s’échappent par endroits mais la lave ne présente en ce moment aucun danger pour le district de Puna. Néanmoins, elle provoque parfois de petits incendies dans la végétation en bordure du champ de lave.

http://www.hawaii247.com/2015/08/06/volcano-watch-kilauea-activity-update-for-august-6-2015/

Source: HVO.

———————————————-

drapeau anglaisBy clicking on the link below, you will see a series of photos and videos that perfectly illustrate the current activity of Kilauea volcano. This activity is relatively low.
The level of the lava lake within Halema’uma’u varies little and is between 48 and 51 meters beneath the crater rim.
Pu’uO’o Crater is about  280 meters by 230 with a depth of about 25 meters. A vent fifty meters in diameter pierces the floor in its western part. A small active lava lake occupies the bottom of the vent.
As I indicated previously, the active field lake covers a large area up to 8 km from the summit of Pu’uO’o. Breakouts can be observed in places but lava presents no danger at this time to Puna District. However, it sometimes causes small fires in the vegetation along the lava field.

http://www.hawaii247.com/2015/08/06/volcano-watch-kilauea-activity-update-for-august-6-2015/

Source: HVO.

https://i0.wp.com/img.over-blog-kiwi.com/1/77/33/93/20150807/ob_47148c_puuoo-2015.jpg

Vue aérienne du Pu’uO’o (Crédit photo: USGS / HVO)

Les coulées de lave du Pu’uO’o (Hawaii) // The lava flows of Pu’uO’o (Hawaii)

drapeau francaisAu cours des quatre derniers mois, la coulée du 27 juin s’est limitée à de petites émissions de surface de lave pahoehoe disséminées à travers une vaste zone s’étendant sur une distance de 8 km à partir du sommet du Pu’uO’o. Ces coulées éphémères correspondent à d’innombrables « fuites » du tunnel principal. Depuis le mois de mars 2015, le tunnel principal est inactif à partir de 6 km du Pu’u O’o.

Certaines coulées de surface sont également alimentées par un second tunnel de lave, beaucoup plus court, qui a commencé à se former lorsque le tunnel d’origine s’est rompu près de sa source sur le flanc du Pu’uO’o. Un nouveau lobe de lave est alors apparu et s’est dirigé vers le nord-est le 21 février. Cette coulée a en partie recouvert les anciennes laves de la coulée du 27 juin ainsi que le tunnel principal.
Depuis la fin mars, la surface couverte par les coulées actives varie entre 3,6 et 5,3 hectares environ. Ces coulées ont des températures de surface supérieures à environ 200 ° C.
La situation actuelle est une bonne nouvelle pour le district de Puna. Il n’y a aucune menace à court terme pour les zones habitées. Actuellement, les coulées de lave actives sont bien en amont de l’extrémité de la coulée de 27 juin qui avait parcouru 23 km depuis le  Pu’uO’o et menacé à plusieurs reprises des habitations, des entreprises, les structures électriques et de communication, ainsi que la Route 130.
Cependant, l’histoire éruptive du Pu’uO’o montre que la situation actuelle ne sera pas éternelle. On ne sait bien sûr pas comment elle évoluera, mais un changement au niveau du cratère du Pu’uO’o entraînerait probablement une modification de l’activité et de la trajectoire suivie par les coulées de lave.

S’agissant du cratère sommital de l’Halema’uma’u, la surface du lac de lave se trouve actuellement à une cinquantaine de mètres sous la lèvre. Elle est donc invisible depuis la terrasse du Jaggar Museum.

D’un point de vue strictement volcanique, il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la dent en ce moment à Hawaii, mais l’archipel recèle de très nombreux autres points d’intérêt.

Source : HVO.

———————————————-

drapeau anglaisDuring the past four months, the June 27th lava flow has consisted of small surface pāhoehoe flows scattered across a broad area within 8 km of Pu’uO’o. These flows are fed by countless leaks (referred to as “lava breakouts”) from the main lava tube. The tube beyond this distance became completely inactive in March 2015.

Some surface flows are also being fed from a second, much shorter tube that began forming when the original tube ruptured near its source on Pu’uO’o, sending a lobe of lava toward the northeast on February 21st. This younger lobe advanced across older parts of the June 27th flow and even over the main tube.

Since late March, the combined surface area of the active flows has varied between about 3.6 and 5.3 hectares. The “active” flows are assumed to have surface temperatures greater than about 200°C.

This pattern of activity is good news for the Puna District. There is no short-term threat of inundation of residential areas from the current series of flows. Currently, active lava flows are far upslope from the tips of the June 27th flow that reached as far as 23 km from Pu’uO’o and repeatedly threatened residential areas, businesses, electric and communication utilities, and Highway 130.

However, the history of Pu’uO’o shows that the current pattern of lava-flow activity will not last. When and how the activity will evolve is, of course, not known at this time, but a change in the erupting vent on Pu’uO’o would likely result in a change in the flow activity or direction.

HVO

Source: HVO.

Le Kilauea sous haute surveillance // Kilauea volcano is fully monitored

drapeau francaisLes volcans ne connaissent pas la même gestion du temps que les humains. Ils ne prennent pas en compte la notion d’heures de travail et le besoin de sommeil. C’est la raison pour laquelle ils doivent être surveillés en permanence. Les techniques de surveillance ont beaucoup évolué au cours des dernières décennies et les méthodes du passé ont été remplacées par des ordinateurs.
Les alarmes sont utilisées depuis longtemps à l’Hawaiian Volcano Observatory (HVO). Au cours des premières phases de l’éruption du Kilauea le long de l’East Rift Zone en 1983, les scientifiques du HVO voulaient savoir exactement à quel moment la lave allait commencer à déborder du cratère du Pu’uO’o, un événement qui indique généralement l’apparition de fontaines de lave. A cette époque, le personnel du HVO devait dérouler une lourde et encombrante bobine de câble en cuivre à travers l’ouverture où la lave était censée s’échapper du cratère du Pu’uO’o. Grâce à ce câble, une tension constante était communiquée par radio au HVO, et quand les données fournies par ce câble étaient soudain interrompues, les scientifiques savaient que lave avait coupé le circuit.
Aujourd’hui, des moyens beaucoup plus élaborés sont utilisés pour déclencher les alarmes lorsque le comportement des volcans hawaïens se modifie. Les appels et autres sonneries téléphoniques automatisés ont été remplacés par des sms et des courriels.
Par exemple, le système Swarm Alarm du HVO enregistre chaque heure les séismes qui se produisent dans un certain secteur de la zone sommitale du Kilauea. Le système avertit automatiquement l’Observatoire si le nombre dépasse le seuil fixé par le sismologue de service. En effet, un essaim sismique inhabituel peut signaler un changement dans le système volcanique susceptible de déboucher sur une nouvelle émission de lave.
Un autre système d’alarme s’appuie sur des inclinomètres électroniques. Les variations  d’inclinaison de la pente de l’édifice volcanique ne sont pas inhabituelles car le volcan répond aux mouvements du magma dans les réservoirs superficiels. Toutefois, si des variations d’inclinaison significatives sont détectées, un programme informatique envoie un message d’alerte invitant les scientifiques à contrôler attentivement la situation.
Le HVO utilise des caméras thermiques qui surveillent le cratère Pu’uO’o. Ces caméras prennent des photos toutes les deux minutes et, si un point chaud remplit plus de cinq pour cent des images, un message texte est envoyé, accompagné d’une image. Lors de la réception d’un tel message, les scientifiques du HVO vérifient d’autres données (y compris des images plus récentes fournies par les webcams) pour voir si la lave remplit ou déborde du cratère.
Le HVO utilise également l’imagerie thermique fournit par le satellite GOES (Geostationary Operational Environmental Satellite) pour détecter les températures du sol anormalement élevées dans des secteurs autres que le sommet du Kilauea et le champ de lave du Pu’uO’o. Si de telles températures anormales sont repérées, un programme informatique envoie un message texte avec une image intégrée aux géologues du HVO afin que la situation puisse être étudiée.
Source: HVO.

 ———————————————

drapeau anglaisVolcanoes don’t keep time as humans do. They do not take into account the notion of regular working hours and the need for sleep. This is the reason why they need to be monitored permanently. Surveillance techniques have much changed over the past decades and the methods of the past have been replaced by computers.

For instance, alarms have long been used at the Hawaiian Volcano Observatory (HVO). During the early episodes of Kilauea’s ongoing East Rift Zone eruption, HVO scientists wanted to know exactly when lava began spilling out of the Pu‘u O’o crater, which usually indicated the onset of lava fountains. This was in 1983, years before the advent of webcams!  So, HVO staff had to use a heavy spool of copper cable over rugged lava flows and across the spillway where lava would first flow down the side of Pu’uO’o. Using this cable, a steady voltage was radioed back to HVO, and when readings from this electronic tripwire were suddenly interrupted, scientists knew lava had broken the circuit.

Today, far more sophisticated ways are used to trigger alarms when the status of Hawaiian active volcanoes changes. Automated phone calls, pages, and ringing bells have been replaced by texts and emails.

For example, HVO’s Swarm Alarm counts earthquakes occurring in a certain region of Kilauea’s summit area within the past hour. The system automatically notifies the Observatory’s monitoring group if the number surpasses the threshold set by HVO’s seismologist. Indeed, an unusual cluster of earthquakes could signal a change in the volcanic system that may lead to a new outbreak of lava.

Another alarm system monitors the slope of the ground using electronic tiltmeters. Slow changes in tilt are not unusual as the volcano adjusts in response to magma shifts within shallow reservoirs. However, if more rapid changes are detected, a computer program sends texts to notify us that it’s time to take a closer look at what else is happening.

HVO deploys thermal cameras that look into the Pu’uO’o crater. These cameras take fresh pictures every two minutes, and, if a hot spot fills more than five percent of the images, send a text message with an embedded image. Upon receiving such a message, HVO scientists check other data (including more recent webcam images) to see if lava is filling or overflowing the crater.

HVO also uses Geostationary Operational Environmental Satellite (GOES) thermal imagery to look for elevated ground temperatures in areas other than at Kilauea’s summit and on the Pu’uO’o lava flow field. If elevated temperatures are found, a computer program sends a text message with an embedded image to HVO geologists so that the situation can be further investigated.

Source : HVO.

GOES-program_large

Un scientifique de l’USGS programme un émetteur satelliatire GOES sur un site de contrôle des émissions de CO2.

(Photo: USGS)