Le Thirty Meter Telescope en passe de devenir réalité sur le Mauna Kea? // Is the TMT going to become reality on Mauna Kea?

drapeau francaisLe projet de construction du Thirty Meter Telescope (TMT), le plus grand au monde, vient de franchir une nouvelle étape. En effet, l’Université d’Hawaii vient d’approuver le principe de location des terres au sommet du Mauna Kea.
Le télescope servira à observer les planètes qui tournent autour d’étoiles en dehors de notre propre galaxie et il permettra aux astronomes d’observer de nouvelles planètes et des étoiles en cours de formation. Il devrait permettre aussi aux scientifiques de voir à quelque 13 milliards d’années-lumière et d’avoir ainsi un aperçu des premières années de l’univers.
Le miroir primaire du télescope, composé de plusieurs segments, aura près de 30 mètres de diamètre, trois fois la taille du plus grand télescope optique actuel, le Grand Télescope des Canaries, situé sur l’île de La Palma.
Toutefois, s’il est construit, le TMT ne devrait pas détenir très longtemps le titre de plus grand télescope au monde. Un groupe de pays européens prévoit de construire le European Extremely Large Telescope qui aura un miroir de 42 mètres de diamètre.
Certains Hawaïens autochtones s’opposent au projet car ils estiment que le télescope viendra souiller le sommet du Mauna Kea qu’ils considèrent comme sacré. Les écologistes prétendent que le télescope nuira à une espèce d’insectes extrêmement rare.
La location du terrain sur lequel sera édifié le télescope rapportera à l’Etat d’Hawaii plus d’un million de dollars par an lorsqu’il sera entièrement opérationnel. 870 000 dollars, soit 80 pour cent, iront à l’Office de Gestion du Mauna Kea, organisme qui préserve les ressources naturelles, culturelles et récréatives tout en offrant une structure dédiée à l’astronomie, la recherche et l’éducation. Le reste ira au Bureau des Affaires Hawaïennes.
Cependant, il y a encore des désaccords à propos du projet qui sera de nouveau retardé par des opposants qui contestent le permis de construction. Il viennent de faire appel une nouvelle fois auprès de la Troisième Cour de Hilo.
Source : Presse hawaiienne.

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drapeau anglaisThe University of Hawaii has just approved a plan to lease land at the summit of Mauna Kea volcano. This is one more step closer to the construction of the Thirty Meter Telescope (TMT) which will be the largest one in the world. .

The telescope will be used to observe planets that orbit stars outside our own galaxy and will enable astronomers to watch new planets and stars being formed. It should help scientists see some 13 billion light years away for a glimpse into the early years of the universe.

The telescope’s segmented primary mirror will be nearly 30 metres in diameter, three times the size of the current largest optical telescope, the Gran Telescopio Canarias, located on La Palma, one of the Canary Islands.

If built, however, the TMT isn’t likely to hold the title for the world’s largest telescope for long. A group of European countries plans to build the European Extremely Large Telescope, which will have a mirror that is 42 metres in diameter.

Some Native Hawaiians oppose the project because they believe it would defile the summit that they consider sacred. Environmentalists say the telescope would harm an extremely rare species of insects.

The telescope will pay over $1 million a year when the telescope is fully functional. Of this, $870,000, or 80 per cent, will go to the Office of Mauna Kea Management, which preserves the natural, cultural and recreational resources of the mountain while providing a centre for astronomy, research and education. The remainder will go to the Office of Hawaiian Affairs.

However, there are still some disagreements with the project which will again be delayed by opponents who challenged the permit with an appeal to the Third Circuit Court in Hilo.

Source: Hawaiian press.

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Représentation du futur Thirrty-Meter Telescope  (Source: Hawaii 24/7)

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Les télescopes du Mauna Kea  (Photo:  C.  Grandpey)

Volcans, vents et réchauffement climatique // Volcanoes,winds and global warming

drapeau francaisL’information a été diffusée par de nombreux medias à travers le monde au moment où je mettais en ligne ma note intitulée « Parenthèse arctique »: Après deux décennies d’augmentation rapide des températures de la planète, on assisterait à une pause surprenante (pompeusement appelée « hiatus » par certains) depuis une douzaine d’années. C’est du moins le point de vue d’une équipe scientifique sous la férule du Massachusetts Institute of Technology (MIT), bien connu pour ses réserves à propos du réchauffement climatique, attitude qui s’explique probablement par les liens étroits qui unissent l’Institut et les grosses groupes industriels nord-américains

Dans un rapport mis en ligne le 9 février via la revue Nature Climate Change, des chercheurs affirment que l’augmentation du CO2 ne modifierait pas le climat autant que le laissent supposer les modélisations climatiques diffusées jusqu’à présent. Ils reconnaissent toutefois qu’une ou deux décennies de températures stables ou en baisse ne vont pas à l’encontre du réchauffement global que l’on observe sur la planète.

D’après l’équipe scientifique, les volcans seraient la cause principale du « hiatus ». Selon une climatologue du MIT, « si l’on observe les éruptions volcaniques de la dernière décennie, on est forcé de reconnaître qu’elles ont été significatives ».

Les vents seraient une autre cause du « hiatus ». D’après le rapport, au cours des 20 dernières années, les alizés (vents qui soufflent de l’est vers l’ouest) se sont intensifiés comme jamais auparavant et ont fait se déplacer les eaux de surface chaudes vers l’ouest où elles convergent et s’accumulent à des profondeurs de plus en plus grandes. Dans le Pacifique Est, les eaux de surface chaudes sont remplacées par des eaux froides qui remontent des profondeurs et se propagent vers l’ouest, vers le Pacifique Central, ainsi que le long des côtes d’Amérique du Nord et du Sud. Les scientifiques estiment qu’au cours des 20 dernières années ce processus a suffisamment refroidi le climat pour expliquer la moitié de la différence observée entre les températures globales de surface mesurées et celles modélisées.

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En réponse au rapport du MIT, voici des graphiques publiés par le Mauna Loa Observatory, centre de recherche de premier plan qui mesure et rassemble des données sur les modifications atmosphériques depuis les années 1950.

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Le premier graphique montre les effets des dernières éruptions sur l’absorption d’énergie solaire. La première chose qui saute aux yeux, c’est qu’il n’y a pas eu d’éruption majeure depuis l’an 2000. La dernière en date est celle du Pinatubo en 1991. Contrairement à ce que prétend la scientifique du MIT, je ne suis pas certain que les effets cumulés des dernières éruptions, mineures dans leur ensemble, aient eu un effet significatif sur le climat de la planète ! On connaît les capacités d’absorption de l’atmosphère et le graphique montre que les effets de l’éruption du Pinatubo n’ont été que de courte durée.

Les autres graphiques montrent l’évolution des températures au cours des dernières années sur le Mauna Loa d’une part et dans la basse troposphère d’autre part, à la fois au niveau du Mauna Loa et de l’ensemble de l’hémisphère nord (NH).

Si l’on regarde ces graphiques, en particulier ceux concernant la troposphère, on n’observe pas vraiment une tendance au refroidissement. De toute façon, s’il y avait eu refroidissement, la calotte glaciaire et les glaciers auraient inévitablement réagi, ce qui n’est pas le cas.

S’agissant de l’influence des alizés, je ne suis pas suffisamment compétent pour faire des commentaires. Toutefois, ce qui est écrit me rappelle la théorie de Sénèque qui pensait que les vents provenaient de cavités à l’intérieur de la Terre.

Je suis prêt à admettre que le réchauffement climatique connaît des fluctuations, mais les mots ‘pause’ ou ‘hiatus’ me semblent exagérés !

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drapeau anglaisThe piece of news was widely spread by the media around the world at the moment when I released my note entitled “Arctic digression”: After two decades of rapid increases in the earth’s temperatures, an unexpected pause (pompously called “hiatus”) is supposed to have occurred during the past 12 years. At least, this is the opinion of a team of scientists led by the Massachusetts Institue of Technology (MIT) which has always negated the idea of global warming. Its links with US industries clearly accounts for this attitude.

In a report published on February 9th via the online edition of Nature Climate Change, the researchers argue that the climate may not be as easily altered by rising CO2 levels as climate models suggest. However, they concede that one or two decades of relatively stable, or even cooling, surface temperatures don’t represent the long-term trends over which global warming is occurring.

According to the team, the first cause of the so-called “hiatus” lies with the volcanoes. Said one MIT climate scientist: “Looking at the past decade’s volcanic eruptions, I don’t think they can be left out as not being significant. »

Another cause could be the trade winds. According to the report, over the past 20 years, the westward-blowing trade winds have intensified to unprecedented levels and have carried warm surface waters west, where they converge and accumulate at ever-deeper depths. In the eastern Pacific, the warm surface waters are replaced with cold water welling up from the deep ocean and spreading west into the central Pacific as well as along the coasts of South and North America. The team estimates that over the past 20 years this process has cooled the climate sufficiently to account for about half of the difference between global surface temperatures as measured and as modelled.

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As an answer to the MIT report, there are graphs (see above) released by the Mauna Loa Observatory, a premier atmospheric research facility which has been continuously monitoring and collecting data related to atmospheric changes since the 1950s.

The first graph shows the effects of past eruptions on the solar energy absorption. The first thing to be noticed is that there have not been any major eruptions since 2000. The last major event was the eruption of Mount Pinatubo in 1991. Contrary to what the above-mentioned scientist said, I’m not sure that the cumulated effects of all the most recent minor eruptions had a significant effect on the world’s climate! We know the absorption capabilities of the atmosphere and the graph clear shows that a major eruption like Mount Pinatubo’s only had short-lived effects.

The other graphs show the evolution of temperatures at the Mauna Loa Observatory and in the lower troposphere, both on Mauna Loa and in the Northern Hemisphere (NH), in recent years.

Looking at the graphs, especially those related to the troposphere, there does not seem to be any significant cooling trend. Should there be any cooling, the icefield and the glaciers would have responded, but I’m afraid they didn’t.

Concerning the influence of the trade winds, I am not qualified enough to comment it. However, it reminds me of Sénèque’s theory about the winds which were supposed to come from cavities within the Earth’s interior…

I agree that there may be some fluctuation in the global warming tendency but speaking of a pause or hiatus is certainly exaggerated.

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L’observatoire du Mauna Loa  (Photo:  C. Grandpey)

Nouvelles de l’Etna, du Sinabung et du Kilauea

drapeau francaisLe niveau du tremor a baissé ces derniers jours sur l’Etna, mais il reste encore supérieur à la normale. Cela s’explique par la présence de la coulée de lave sur le versant oriental du NCSE. A noter toutefois que le débit effusif a diminué. La webcam thermique montre que seule la partie supérieure de la coulée reste active.

L’éruption du Kelud a occulté celle du Sinabung qui est toujours d’actualité, même si elle est moins intense que précédemment. De petites coulées pyroclastiques dévalent toujours les flancs du volcan. Suite à cette baisse d’intensité, les personnes évacuées ont commencé à revenir chez elles, exception faite de la zone d’un rayon de 3 km autour du cratère qui restera inhabitable.

Après avoir connu une longue période de gonflement puis de stabilisation, le Kilauea a entamé un net épisode de dégonflement. Il semble aujourd’hui reparti pour connaître une alternance de « D/I events ». Au plus fort du gonflement, le niveau du lac de lave de l’Halema’uma’u se trouvait à 35 mètres sous la lèvre du cratère. Il est maintenant redescendu à environ 45 mètres. La situation reste inchangée sur l’East Rift Zone et sur le Pu’uO’o.

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drapeau anglaisThe tremor has declined in recent days on Mt Etna, but it is still above background level. This is due to the presence of the lava flow on the eastern side of the NSEC. However, the effusive rate has decreased. The thermal webcam shows that only the upper part of the flow remains active.
The eruption of Mt Kelud has overshadowed that of Mt Sinabung which is going on, even if it is less intense than previously. Small pyroclastic flows are still travelling along the flanks of the volcano. Owing to the decline of intensity, evacuees have begun returning home, except for the area with a radius of 3 km around the crater will remains uninhabitable.
After a long period of inflation and stabilization, Kilauea began a net episode of deflation. It now seems there will be another alternation of « D / I events. » At the peak of inflation, the level of the lava lake in Halema’uma’u was 35 metres below the crater rim. It is now about 45 metres deep. The situation remains unchanged on the East Rift Zone and Pu’uO’o crater.

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Caméra thermique de l’INGV avec vue sur la coulée de lave du NCSE

Ne pas oublier que le Kilauea peut devenir explosif ! // Don’t forget that Kilauea volcano may become explosive!

drapeau francaisLa plupart des gens qui vont sur le Kilauea s’attendent à trouver des coulées de lave et à marcher en toute sécurité sur un champ de lave. Comme le volcan se trouve sur un point chaud, ils sont persuadés que l’activité restera effusive et n’aura rien à voir avec celle des volcans explosifs des zones de subduction.
Ils ont en partie raison, mais ils ne doivent pas oublier que Kilauea peut être explosif lui aussi. C’est ce qu’un scientifique du HVO a voulu démontrer au cours d’une conférence dans le cadre du programme de sensibilisation mis sur pied par l’Observatoire.

Le dimanche 18 mai 1924, une éruption a entraîné la mort d’un homme et un mouvement de panique parmi les personnes qui se trouvaient dans la zone située autour du cratère de l’Halema’uma’u.

Tout a commencé au printemps de 1924, lorsque plusieurs habitants de Kapoho ont signalé une activité inhabituelle. Le 21 avril, l’un d’eux a déclaré avoir ressenti « 88 secousses dans sa maison. »

Les choses ont empiré le 22 avril. Ce jour-là, un autre habitant a compté 238 séismes entre 17 heures et 21 heures.

Le 23 avril, deux scientifiques du HVO ont découvert en fin de matinée une fracture de 3,50 mètres de largeur au bord de la route, près de Kapoho. Ils firent une pause pour déjeuner et, lorsqu’ils eurent fini de manger, ils s’aperçurent que cette largeur atteignait environ quatre mètres!

Cependant, à partir du 24 Avril, cette activité ismique inhabituelle devint de moins en moins intense. Elle ne fut pas considérée comme une menace et des groupes de touristes furent autorisés à visiter le Parc des Volcans.
Le 9 mai, lors d’une visite à l’Halema’uma’u, des touristes se retrouvèrent enveloppés dans des tourbillons de sable pendant 40 minutes. Dans la soirée de ce même jour, environ 12 heures après que le groupe de touristes eût quitté les lieux, les premières grosses explosions se firent entendre autour de l’Halema’uma’u.

Le lendemain matin, on découvrit des fragments de roche pesant parfois 50 kilos jusqu’à 225 mètres de la lèvre du cratère.
Après l’explosion, des blocs ont été installés afin que les voitures ne puissent pas passer, mais les visiteurs avaient encore le droit de s’approcher à pied du bord de Halema’uma’u, à leurs propres risques. Des roches ont continué d’être éjectées au cours des jours suivants.
Le 16 mai, un scientifique du HVO contemplait l’éruption lorsque l’ensemble du cratère a pris une couleur rouge, avec des éclairs dans le panache de cendre. Les touristes qui se trouvaient à proximité ont dit que « les milliers de lumières qui jaillissaient du nuage éruptif avaient l’apparence de fusées ». Ce soir-là, les femmes et les enfants ont été évacués du camp militaire du Kilauea et des retombées de cendre ont été signalées jusqu’à Glenwood.
Le 18 mai, de violentes explosions se sont produites alors que des touristes étaient présents dans le Parc. Un homme a été tué tandis que les survivants s’enfuyaient pour se mettre à l’abri. Les explosions ont également provoqué un orage électrostatique et émis tellement de roches incandescentes que leur amoncellement ressemblait à un écoulement de lave.
Après les incidents de la journée, la Volcano House a été fermée pour la première fois « de mémoire d’homme ».
L’éruption de1924, qualifiée de «modeste» par les scientifiques, montre qu’un événement similaire peut se produire et se produira probablement. Nous devons garder à l’esprit qu’une telle éruption pourrait être beaucoup plus importante et pourrait durer beaucoup plus longtemps. Nous pouvons facilement imaginer le chaos qu’elle provoquerait aujourd’hui. Il est donc nécessaire de tenir le public informé. Une bonne information et une bonne planification sont essentielles pour la sécurité de tous.
Source : Hawaii Tribune Herald .

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drapeau anglaisMost people who go and visit Kilauea expect to find lava flows and walk safely on the lava field. As the volcano stands on a hotspot, they believe that activity is effusive and that they are far from the explosive volcanoes along subduction zones.

They are partly right but they should not forget that Kilauea can be explosive. This is what an HVO scientist wanted to demonstrate during a talk which was part of the Observatory’s Awareness programme.

On Sunday, May 18th, 1924, an eruption resulted in the death of one man and chaos among area residents around Halema’uma’u Crater.

It all started in the spring of 1924, when several Kapoho residents reported unusual activity occurring near their homes.

On April 21st, one of them reported “88 distinct shocks at his house.”

Things got worse on April 22nd. Another resident counted 238 quakes between 5 p.m. and 9 p.m.

On April 23rd, two HVO scientists discovered a 12-foot-wide crack on the side of the road near Kapoho. They stopped to have lunch, and by the time they had finished eating, the gap had widened to 13 and a half feet!

However, by April 24th, the unusual activity had become less and less intense. It was not viewed as a significant threat and tour groups were still allowed to visit the park.

During a tour of Halema‘uma‘u on May 9th, tourists were enveloped in swirls of sand for 40 minutes. In the evening of that day, about 12 hours following the departure of the tour group, the first big explosions occurred around Halema‘uma‘u.

The next morning fragments of rock up to 50 kilos were found as far as 225 metres from the rim of the pit.

After the explosion, a rock barrier was built so no cars could pass, but people were still allowed to walk to the rim of Halema‘uma‘u at their own risk. Rocks continued to be ejected over the next few days.

On May 16th, an HVO scientist was watching the eruption when the entire crater turned red with flashes of lightning in the ash plume. Tourists who stood nearby said that “the thousands of lights that broke from the eruption cloud gave the appearance of skyrockets”. That evening, women and children were evacuated from Kilauea Military Camp and it was reported that the ash fell as far down as Glenwood.

On May 18th, violent eruptions occurred while visitors were in the Park, resulting in the death of one man while survivors ran away to make it to safety. The explosions also caused an electrical storm and produced so much hot rock that it gave the appearance of lava flow.

Following the day’s incidents, the Volcano House got closed for the first time in “living memory.”

The 1924 eruption, considered as “modest” by scientists, shows that a similar event can and will happen again; we have to keep in mind that any such eruption could be much bigger and could last much longer. We can easily imagine the chaos such an eruption would cause today. It is necessary to keep the public informed. Good planning is essential to the safety of everyone.

Source: Hawaii Tribune Herald.

Halemaumau-1924

L’Halema’uma’u le 22 mai 1924  (Crédit photo: USGS)