Kilauea (Hawaii): Fermetures, brouillard volcanique et arrestations // Closures, vog and arrests

La majeure partie du Parc National des volcans d’Hawaï reste fermée en raison de l’activité volcanique, de la cendre et de la sismicité. On ne sait pas quand le parc rouvrira, ce qui a des répercussions importantes sur le tourisme et sur le commerce local. Les dégâts causés par la cendre et les séismes sont visibles dans tout le Parc. La cendre recouvre les tables de pique-nique, les routes et les terrasses d’observation. La cendre entraîne parfois une mauvaise visibilité sur la Highway 11, ce qui génère des conditions de conduite dangereuses. Des centaines de séismes peu profonds sous le sommet du Kilauea ont endommagé au moins trois bâtiments dans le Parc ; des fractures se sont ouvertes sur les routes du Parc et des conduites d’eau se sont rompues. Le 3 juin, un séisme de M 5,5 a secoué la zone sommitale, provoquant des fractures dans la terrasse d’observation du Jaggar Museum. Au cours du dernier week-end, le HVO a enregistré plus de 500 secousses sur une période de 24 heures.
Un survol la semaine dernière a révélé que l’ancien site d’éruption dans la cratère de l’’Halema’uma’u est obstrué par des roches et d’autres matériaux volcaniques. La superficie de la bouche est passée d’environ 48 000 mètres carrés à plus de 400 000 mètres carrés en mai, à la suite des explosions et des effondrements.

Le vog – acronyme de « volcanic fog », brouillard volcanique – continue de couvrir périodiquement la partie ouest de la Grande Ile. Lorsque le brouillard envahit la région, la qualité de l’air devient malsaine, en particulier pour les personnes fragiles, les personnes âgées, les enfants et les personnes ayant des problèmes respiratoires.
La visibilité à l’aéroport international Ellison Onizuka de Kona peut être réduite à 5 ou 6 kilomètres, mais les vols n’ont pas été perturbés.
En raison de la mauvaise qualité de l’air à Kona et de la situation dans le district de Puna, les navires de croisière comme le Pride of America ont annulé leurs escales à Hilo et à Kona, ce qui affecte sérieusement le commerce local.

Le 2 juin, les agents en charge de la sécurité pour le Département des terres et des ressources naturelles (DLNR) ont verbalisé huit autres personnes qui avaient pénétré dans une zone sinistrée et interdite d’accès. Cela porte à 18 le nombre de verbalissations distribuées au cours de la semaine écoulée à des personnes qui avaient contourné les points de contrôle et étaient entrées dans des zones dangereuses.
La police a également verbalisé dimanche matin plusieurs personnes qui ont été secourues par voie aérienne. Ces personnes ont, elles aussi, été verbalisées pour avoir refusé de quitter une zone sinistrée comme l’obligeait un décret officiel. .
Le refus de respecter une interdiction d’accès à une zone interdite est un délit passible de 30 jours de prison, mais les peines peuvent être plus lourdes si on pénètre dans une zone sinistrée. La police explique que la plupart des personnes arrêtées utilisaient des routes balisées à l’aide de cônes ou carrément barrées, mais qui étaient maintenues ouvertes au cas où les habitants auraient été obligés de partir.
Source: Journaux hawaïens.

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Most of Hawaii Volcanoes National Park remains closed due to increased volcanic activity, resulting ashfall and earthquakes.It is not known when the park will reopen, which has wide reaching impacts on tourism and, by extension, local businesses. Ash and earthquake damage are visible throughout the Park. Layers volcanic ash coat picnic tables, roads and overlooks and ash has caused poor visibility on Highway 11, creating dangerous driving conditions at times. Hundreds of shallow earthquakes beneath the summit of Kilauea have damaged at least three park buildings, fractured park roads and snapped water lines. On June 3rd, an M 5.5 earthquake rattled the summit area, cracking the overlook deck at Jaggar Museum. Over the last weekend, HVO reported more than 500 earthquakes in a 24-hour period.

An overflight last week revealed that the former eruption site within Halema‘uma‘u appears to be plugged with rock and other volcanic debris. The vent expanded from about 48,000 square metres to more than 400,000 square metres in May, following the ongoing explosions and collapses.

Vog – the acronym for volcanic fog – continue to periodically blanket West Hawaii. When the fog invades the region, air quality is considered unhealthy, especially for “sensitive groups,” or the elderly, children and those with breathing problems.

Visibility at Ellison Onizuka Kona International Airport may be reduced to 5 or 6 kilometres, but flight operations were not disrupted.

Because of the poor air quality in Kona and the situation in the Puna District, cruise ships like Pride of America have cancelled their calls in both Hilo and Kona, which severely affects local businesses.

Enforcement officers of the Department of Land and Natural Resources (DLNR) cited an additional eight people on June 2nd for loitering in a disaster area. That brings to 18 the number of citations issued during the past week to people for bypassing checkpoints and entering dangerous areas.

The police also issued citations on Sunday morning to several people who were being rescued by air. They also were cited for loitering and refusing to vacate a disaster area.

Citations for loitering are petty misdemeanours punishable by 30 days in jail, but the penalties can be greater for loitering in a disaster area. Officers say many of those cited are using back roads that have been coned or barricaded, but need to remain open in case local residents need to evacuate.

Source: Hawaiian newspapers.

La superbe vue de l’Overlook Crater depuis la terrasse du Jaggar Museum n’est plus qu’un lointain souvenir (Photo: C. Grandpey)

Hawaii: Vidéo de l’éruption à Kapoho Bay // Video of the eruption at Kapoho Bay

En cliquant sur le lien ci-dessous, vous aurez accès à une vidéo réalisée par la compagnie Paradise Helicopters le 4 juin 2018, alors que la lave entrait dans Kapoho Bay et poursuivait son travail de destruction. Des dizaines, voire des centaines, de maisons sont en passe d’être détruites dans ce lieu que personnellement j’aimais beaucoup. La plus grande partie de Vacationland et de Kapoho Beach a été envahie par la lave.

Il est intéressant de voir la puissance des fontaines de lave qui jaillissent de la Fracture n° 8 et le chenal de lave qui se dirige, tel un fleuve, vers l’océan distant de 5 kilometres. Il faut croiser les doigts et espérer que les parois du chenal tiendront le coup, sinon la lave ira envahir d’autres terres. Outre les habitations, la région possède des terres agricoles qui vont disparaître à jamais car l’épaisseur de la lave les rendra inaccessibles.

Le spectacle est très triste, mais on sait que la région est l’extrémité d’une zone de rift sur un volcan très actif. Les anciennes coulées sont là pour rappeler que le District de Puna a déjà subi à maintes reprises les assauts de la lave et on sait que de nouvelles éruptions viendront un jour ou l’autre semer tristesse et désolation. Ainsi va la vie sur le Kilauea…

https://vimeo.com/273427394

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Mise à jour à 23 heures (heure française): La lave a complètement rempli Kapoho Bay. Le HVO indique que l’intensité des fontaines de lave au niveau de la Fracture n° 8 a diminué pendant la nuit, avec des hauteurs qui ne dépassent pas entre 40 et 50 mètres, ce qui reste considérable. La fracture continue d’alimenter un chenal qui dirige la lave vers le nord-est le long de la Highway 132 et vers l’est dans l’océan à Kapoho Bay.
La lave pénètre également dans l’océan au sud au niveau de cuvettes d’eau calme de Vacationland où il était si agréable de faire du snorkelling. La branche la plus septentrionale de la coulée émise par la Fracture n° 8, dans le secteur de Noni Farms Road, a progressé de 200 mètres pendant la nuit.
Aucune autre activité significative n’a été observée sur les autres fractures au matin du 5 juin.
La lave a couvert une distance de 1100 mètres dans l’océan à Kapoho Bay, et la plupart des zones habitées de Vacationland et Kapoho Beach ont été irecouvertes par la lave. Le dernier décompte officiel des maisons détruites est de 117, mais le chiffre est beaucoup plus élevé. Les cartes des différentes parcelles seront examinées pour déterminer le nombre exact de maisons détruites jusqu’à présent. Par bonheur, aucun blessé n’est à déplorer.
Source: HVO.

Ci-dessous : Nouvelle carte des coulées le 5 juin 2018.

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By clicking on the link below, you will have access to a video shot by Paradise Helicopters on June 4th, 2018, when lava was entering Kapoho Bay and continued its destruction work. Dozens, if not hundreds, of houses are about to be destroyed in this place that I personally loved. Most of Vacationland and Kapoho Beach lots have been inundated by lava.
It is interesting to see the power of the lava fountains that are spewed by Fissure 8 and the lava channel that flows like a river towards the ocean 5 kilometres away. We need to cross our fingers and hope that the walls of the channel will hold up, otherwise lava will invade other lands. In addition to housing, the region has agricultural land that will disappear forever because the thickness of the lava will make them inaccessible.
The images are very sad, but we know that the region is the end of a rift zone on a very active volcano. The ancient flows remind us that the Puna District has already been repeatedly attacked by the lava and we know that new eruptions will one day or another sow sadness and desolation. So is life on Kilauea Volcano …

https://vimeo.com/273427394

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Update at 11 p.m. (French time) : Lava has completely filled Kapoho Bay.HVO indicates that the intensity of lava fountaining from fissure 8 declined overnight, with fountain heights fluctuating between 40 and 50 metres. However, the fissure continues to feed a channel transporting lava to the northeast along Highway 132 and east into the ocean at Kapoho Bay.

Lava is also entering the water to the south at the Vacationland tidepools where it was so pleasant to go snorkelling. The northernmost lobe of the fissure 8 flow, around Noni Farms Road, moved 200 metres downslope overnight.

No other fissure vents showed significant activity this morning.

Lava extends 1.1 kilometres into Kapoho Bay, and most of Vacationland and Kapoho Beach lots have been inundated by lava. The latest official count of homes destroyed by lava is 117, but the figure is much higher. Property maps will be reviewed to determine the total number of homes destroyed thus far. Fortunately, no injuries have been reported.

Source: HVO.

Below: New map of the lava flows on June 5th, 2018.

Les fontaines de lave émises par la Fracture n° 8 restent impressionnantes (Image extraite de la vidéo)

Source: USGS

Photo prise le 5 juin au matin. On constate que le front de la coulée a totalement envahi Kapoho Bay (Crédit photo : USGS / HVO)

Eruption du Kilauea (Hawaii): Dernières nouvelles // Latest news

09h00 (heure française): L’éruption se poursuit le long de la Lower East Rift Zone. La Fracture n° 8 reste très active et, alimente un chenal de lave qui descend vers Kapoho.
La lave a avalé des dizaines d’autres maisons avant de terminer sa course dans Kapoho Bay où elle est entrée dimanche vers 22h30. Elle a ensuite rapidement construit un delta qui a commencé à remplir la baie. Les Kapoho Tide Pools semblent avoir été épargnés et étaient encore intacts lundi soir. Bien que le nombre officiel de maisons détruites par la lave soit resté à 117 lundi, la Protection Civile indique que 42 nouvelles maisons ont été détruites à Kapoho tout au long de la journée. Des survols réguliers au-dessus de la zone isolée seront effectués chaque jour pour voir si les habitants qui ont décidé de rester sont en danger.
Pendant que la coulée de lave formait un chenal entre la Fracture n° 8 et  Kapoho Bay, d’autres petites coulées issues du chenal se faufilaient vers le nord en direction de Cinder Road. L’une de ces coulées a cessé d’avancer lundi, tandis qu’une autre s’est enroulée autour du cône de Kapoho Cinder. Plus de 20 kilomètres carrés ont été recouverts par la lave depuis le début de l’éruption dans la Lower East Rift Zone le 3 mai.
La largeur de la coulée issue de la Fracture n° 8 et son entrée dans l’océan ont entraîné la formation de volumineux panaches de brume volcanique – ou « laze » – dans la journée de lundi. Il est conseillé aux habitants d’éviter la zone. La quantité de SO2 produite par les fractures dans la Lower East Rift Zone est également dangereuse. On estime qu’elles émettent environ 10 000 tonnes de dioxyde de soufre chaque jour.
Au sommet du Kilauea, les fréquents séismes ont commencé à faire sentir leurs effets sur les structures du Parc National des Volcans d’Hawaï. Le belvédère du Jaggar Museum présente des fissures suite au séisme de M 5,5 qui a été enregistré dimanche. Deux autres bâtiments du parc ont également été endommagés par les secousses et l’ensemble du parc n’a plus d’eau courante.
Source: HVO et Protection Civile.

https://youtu.be/m78uSINi6Xc

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14h00 (heure française): La dernière mise à jour du HVO publiée le 4 juin en fin de soirée indique que les fontaines de lave de la Fracture n° 8 continuent d’alimenter un chenal qui conduit la lave vers le nord-est le long de la Highway132, puis vers l’est où elle entre dans l’océan dans Kapoho Bay. Les dernières observations montrent que les fontaines de lave de la Fracture n° 8 sont  moins puissantes, avec des hauteurs qui ne dépassent pas une cinquantaine de mètres. En début de soirée le 4 juin, la lave entrait en abondance dans Kapoho Bay, avec un front de coulée à environ 700 mètres du rivage. Un panache de brume volcanique (laze) entrait à l’intérieur des terres, mais se dissipait rapidement. La lave émise dans la partie nord des cratères de cendre de Kapoho n’avance plus ; elle s’est arrêtée au sud-est de l’intersection entre Railroad Avenue et Cinder Road. Une coulée de lave issue de la bordure sud de la coulée principale près de l’intersection entre la Highway 132 et Railroad Avenue a complètement encerclé le cône de Green Lake.
Une nouvelle carte de l’éruption a été publiée le 4 juin 2018.
Source: USGS / HVO

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9:00 a.m. (French time): The eruption continues in the Lower East Rift Zone fissure. Fissure 8 is still very active, feeding a robust lava channel that goes down to the Kapoho area.

Lava is consuming dozens of additional homes after the flow filled in Kapoho Bay. After the lava flow entered the ocean at approximately 10:30 p.m. Sunday evening, it rapidly produced a delta that began to fill in Kapoho Bay. The Kapoho Tide Pools appeared to have been spared and were still intact late Monday evening. Although the official number of homes destroyed by lava remained at 117 Monday, Civil Defense says an estimated an additional 42 Kapoho homes were destroyed throughout the day. It will conduct regular flyovers over the isolated area every day to see if remaining residents are in any danger.

Although the lava flow formed a channel from fissure 8 to Kapoho Bay, other fingers of lava snaked north toward Cinder Road. One finger died out Monday, while another looped around the Kapoho Cinder Cone and encircled it in. More than 20 square kilometres have been covered by lava since the eruption in the Lower East Rift Zone began on May 3rd.

The breadth of the fissure 8 flow contributed to a high amount of lava haze or “laze” throughout Monday. Residents are advised to avoid the area. Dangerous too is the amount of SO2 produced by the Lower East Rift Zone fissures. They are estimated to emit approximately 10,000 metric tons of sulphur dioxide each day.

At the summit of Kilauea, frequent earthquakes have begun to take their toll on structures in Hawaii Volcanoes National Park. The overlook at the Jaggar Museum displays notable cracks after Sunday’s M 5.5 earthquake. Two other park buildings have also sustained earthquake damage, and the entire park is without water service.

Source: HVO & Civil Defense.

https://youtu.be/m78uSINi6Xc

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14:00 (French time): HVO’s last update released on June 4th late in the evening indicates that fountaining at Fissure 8 continues to feed a robust channel transporting lava to the northeast along Highway 132 and east to the ocean entry in Kapoho Bay. The latest observations suggest the Fissure 8 fountain is less vigorous, with maximum heights of 50 metres. Early in the evening of June 4th, lava was filling Kapoho Bay, extending out approximately 700 metres from shore. A laze plume was blowing inland from the ocean entry but was dissipating quickly. The lava breakout on the north side of the Kapoho cinder pits continues to be stalled southeast of the intersection of Railroad Avenue and Cinder Road. A lava breakout from the south margin of the flow near the intersection of Highway 132 and Railroad Avenue has completely encircled the Green Lake cone.

A new map of the eruption was released on June 4th, 2018.

Source: USGS / HVO

Crédit photo: USGS

 

La centrale géothermique de Puna survivra-t-elle à l’éruption? // Will the Puna geothermal plant survive the eruption ?

Puna Geothermal Ventures (PGV) est une centrale géothermique qui fournit environ le quart de l’électricité à la Grand Ile d’Hawaii. Elle a dû fermer ses portes car la lave du Kilauea menaçait le site et ses installations. La situation a déclenché un débat entre ceux qui veulent  maintenir la centrale en activité et ceux qui voudraient la voir fermer après la fin de l’éruption.
Personne ne sait si la centrale de 38 mégawatts survivra aux coulées de lave du Kilauea, mais l’éruption en cours a provoqué sa fermeture, obligé la sécurisation des puits et l’évacuation d’un important volume de gaz inflammable.
La lave a fini par entrer dans l’enceinte de PGV ; elle a recouvert deux puits, bloqué la route principale d’accès et détruit une sous-station et un entrepôt où était stocké du matériel de forage.
Les opposants à la centrale disent que l’arrivée de la lave sur le site ne fait que confirmer ce qu’ils ne cessent de répéter depuis des années, à savoir qu’une installation géothermique qui génère de la vapeur contenant des gaz dangereux ne devrait pas être construite à moins d’un kilomètre d’une zone habitée et – qui plus est – dans une zone de rift sur l’un des volcans les plus actifs au monde. Les personnes qui habitent à environ un kilomètre disent qu’elles ont été incommodées au fil du temps par les rejets de gaz ou de vapeur de la centrale et prétendent que PGV ne les prévient jamais quand un événement anormal se produit.

De leur côté, les partisans de la centrale disent que les opposants font de la désinformation au sujet de l’installation et que la technologie de captage de la vapeur et de l’eau chaude du sous-sol par des puits profonds est parfaitement sûre. Ils considèrent la géothermie comme une bonne solution pour réduire la dépendance d’Hawaii aux combustibles fossiles. Ils affirment que la centrale est fiable, bon marché et sûre.

En raison de l’éruption actuelle, les responsables de PGV ont déclaré qu’ils ne peuvent pas dire quand la centrale de Puna sera en mesure de reprendre du service. Un expert en géothermie a déclaré que les décisions sur l’avenir du site pourraient prendre des années.
Depuis 2008, la centrale géothermique de Puna a fourni en moyenne 22 pour cent des besoins énergétiques de la Grande Ile. En 2017 et jusqu’en avril de cette année, elle a généré 29 pour cent de l’électricité de l’île. HELCO, l’un des principaux distributeurs d’électricité à Hawaï, affirme avoir « la capacité de compenser indéfiniment » la fermeture de la centrale géothermique.
PGV a été critiquée au cours des années parce qu’elle émettait des gaz dangereux, y compris du sulfure d’hydrogène (H2S). L’incident le plus grave est survenu en 1991 lorsque l’un des puits a connu une explosion majeure. La libération incontrôlée de gaz et de vapeur a duré 31 heures et a provoqué l’évacuation de quartiers à proximité. Plus récemment, l’Agence de Protection de l’Environnement a infligé une amende de 76 500 dollars aux responsables de PGV pour avoir enfreint la loi sur la pureté de l’air. Une inspection effectuée en août 2013 a révélé que l’entreprise n’avait pas pris les mesures nécessaires pour empêcher les rejets accidentels. Un an après l’inspection de l’EPA, les habitants ont dû faire face à une autre fuite de sulfure d’hydrogène lorsque l’ouragan Iselle s’est abattu sur la Grande Ile. La Protection Civile a alors conseillé aux habitants de quitter la zone s’ils ne se sentaient pas bien, mais les arbres qui étaient tombés sur les routes ont empêché une telle évacuation.. Dans les heures et les jours suivant cette libération de gaz, des habitants ont signalé des symptômes tels que des maux de tête, des problèmes respiratoires, des gorges irritées, des nausées et de la fièvre.
Des centrales géothermiques existent ailleurs dans le monde, comme en Islande, aux Philippines, au Mexique et au Japon, mais les maisons les plus proches se trouvent à plusieurs kilomètres, voire beaucoup plus loin…
Source: Honolulu Star Advertiser.

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Puna Geothermal Ventures (PGV) is a geothermal plant that supplies about a quarter of the Big Island’s electricity. It was forced to shut down as lava from Kilauea Volcano threatened the property. The situation triggered a debate between those who want to keep it operating and those who would like to see it closed after the end of the eruption.

No one knows whether the 38-megawatt facility will survive Kilauea’s lava flows, but the ongoing eruption triggered its shutdown and led company officials to secure the plant’s wells and remove a large volume of flammable gas.

Lava eventually crossed onto the company’s property and already has overtaken two wells, blocked the main access road and burned a substation and adjacent warehouse where a drilling rig was stored.

Opponents say the lava encroachment underscores what they warned of years ago, namely that a geothermal facility that generates steam containing dangerous gases should not be built less than one kilometre from residential communities and in a rift zone on one of the most active volcanoes on the planet. Residents who live about one kilometre away say they have been sickened over the years by gas or steam releases from the plant and claim PGV never alerts them when something happens.

Supporters, however, say opponents are spreading misinformation about the facility and that the technology for tapping underground steam and hot water via deep wells is considered safe. They view geothermal as part of the answer to weaning Hawaii from heavy dependence on fossil fuels, describing it as reliable, cheap and safe.

Due to the current eruption, PGV officials said they cannot assess when the Puna complex will be able to resume operations. One geothermal expert said questions about the fate of the PGV site could take years to be fully answered.

Since 2008 the geothermal facility has supplied an average of 22 percent of the Big Island’s power needs In 2017 and through April of this year, the Puna plant generated 29 percent of the island’s power. HELCO, one of the main utilities in Hawaii, says it has “the capacity to make up for the geothermal power loss indefinitely”.

The PGV facility has been criticized over the years for releasing hazardous gases, including hydrogen sulphide (H2S). The most serious incident came in 1991 when one of its wells had a major blowout. The uncontrolled venting lasted 31 hours and triggered the evacuation of nearby neighborhoods. More recently, the Environmental Protection Agency fined PGV $76,500 for safety violations of the Clear Air Act. An August 2013 inspection found that the company failed to take necessary steps to prevent accidental releases. A year after the EPA inspection, residents dealt with another release of hydrogen sulfide when Hurricane Iselle was bearing down on the Big Island. Civil Defense advised residents to evacuate the area if they were not feeling well, but by then downed trees blocked the routes out. In the hours and days following that release, residents reported symptoms including headaches, shallow breathing, scratchy throats, nausea and fever.

 Other geothermal plants exist in the world, in Iceland, the Philippines, Mexico and Japan, but the nearest homes are several kilometres away and often much farther.

Source : The Honolulu Star Advertiser.

Vue de la centrale sous la menace de la lave (Crédit photo: USGS)

Crédit photo: Puna Geothermal Ventures