Tweet imbécile sur les volcans et le changement climatique // Stupid tweet about volcanoes and climate change

Dans le monde d’aujourd’hui, les fausses informations (les fameuses «fake news») sont légion sur les réseaux sociaux. Le changement climatique est souvent au cœur du problème, encore plus aux États-Unis où le président Donald Trump donne l’exemple.
Cette semaine, une fausse information sur les volcans publiée sur Twitter a fait le tour des réseaux sociaux. Le tweet affirmait que l’éruption du Merapi (Indonésie) le 3 mars 2020 (voir ma dernière note « Volcans du monde ») « a émis plus de CO2 que toutes les voitures depuis qu’elles existent. Le changement climatique est naturel. » Le tweet a été écrit par un homme qui envisage de se présenter au poste de gouverneur de Californie en 2022. Il a déclenché une foule de réactions, avec plus de 100 000 ‘like’ et la vidéo qui accompagnait le tweet a été visionnée des millions de fois. Les scientifiques ont réagi rapidement et affirmé que le tweet était archi faux. Cette réaction est parfaitement justifiée.
Un professeur de Sciences de la Terre à l’Université de Stanford a expliqué qu ‘ »il y a un milliard de voitures sur la planète aujourd’hui, et les émissions de ce volcan sont infimes par rapport à la pollution qu’elles génèrent ».
En effet, l’éruption du 3 mars 2020 était relativement mineure par rapport à d’autres sur le Merapi et sur d’autres volcans de la planète. Le nuage de cendre et de gaz généré par l’éruption a atteint une hauteur de 6 000 mètres, ce qui n’est pas exceptionnel et relativement habituel pour ce volcan. À titre de comparaison, l’éruption du Pinatubo en 1991 a émis un panache de cendre et de gaz qui a atteint 35 km de hauteur.
Selon l’USGS, au cours d’une année, l’activité volcanique mondiale dans son ensemble génère entre 0,13 et 0,44 gigatonnes de CO2. Dans les seuls États-Unis en 2017, les émissions en provenance du transport routier (tous véhicules confondus) ont atteint 1,56 gigatonnes d’équivalent CO2. Ainsi, aux États-Unis en une seule année, les émissions des véhicules sont cinq fois plus importantes que tous les volcans de la planète.
L’ensemble des émissions de gaz à effet de serre par les véhicules routiers dans le monde est supérieur à 3,0 gigatonnes par an, ce qui représente plus de 10 fois la production annuelle du volcan. Par rapport aux 42 gigatonnes d’émissions générées par les activités humaines (production d’énergie, agriculture, industrie, etc.) en un an, la contribution des volcans semble relativement minime, environ 150 fois moins.
Le tweet californien ne faisait pas référence à un an seulement, mais à « plus de CO2 que toutes les voitures depuis qu’elles existent. ». Donc, l’affirmation est définitivement fausse.
De telles allégations erronées concernant les volcans, les émissions de dioxyde de carbone et le climat ne sont pas nouvelles; elles existent depuis des décennies. Ce sont des affirmations toutes faites, qui ne s’appuient sur aucune donnée fiable, mais qui engendrent de regrettables confusions.
Source: CBS News.

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In today’s world, misinformation (the famous ‘fake news’) runs rampant on social media. Climate change is often at the core of the problem, even more in the U.S. where President Donald Trump sets the example.

This week, a false claim about volcanoes posted on Twitter went viral. The tweet claimed that the eruption of Mt. Merapi (Indonesia) on March 3rd, 2020 (see my note in the last “Volcanoes of the World”) « spewed more CO2 than every car driven in history. Climate change is natural. » The tweet was written by a man who says he is running for governor of California in 2022. It generated tremendous interest and engagement, with over 100,000 likes and millions of video views. But scientists say the claim is blatantly false, and they are right to do so.

A professor of Earth System Science at Stanford University explained that « there are a billion cars on the planet today, and this volcano’s emissions are tiny compared to their pollution. »

Indeed, the eruption referred to is fairly small compared to others at that volcano and around the world. The ash and gas cloud generated by Mt Merapi’s eruption rose to 6,000 metres high, which is fairly small, and usual for this volcano. As a comparison, the Mt. Pinatubo eruption of 1991 emitted an ash and gas cloud that rose 35 km high.

According to USGS, in an average year all global volcanic activity releases a total of 0.13 to 0.44 gigatons of CO2 emissions. In the U.S. alone, in 2017, emissions from transportation from all on-road vehicles reached 1.56 gigatons of CO2 equivalent. So, just in the U.S. in a single year, emissions from vehicles are five times greater than all global volcanoes.
The total greenhouse gas emissions from on-road vehicles worldwide are greater than 3.0 gigatons per year, which is more than 10 times the yearly volcano output. When compared to the 42 gigatons of emissions produced by all human contributions per year (from energy production, agriculture, industry, etc.), the contribution from volcanoes appears relatively tiny, about 150 times less.

The tweet’s claim was not referring to just one year, but « more CO2 than every car driven in history. » So the claim is not just wrong, it’s wrong my multiple orders of magnitude.

Erroneous claims regarding volcanoes and carbon dioxide emissions are nothing new; they have existed for decades. They are ready-made statements, not based on data, and they breed misunderstanding.

Source : CBS News.

Eruption du Merapi le 3 mars 2020 (source : CVGHM)

Les populations après l’éruption du Toba (Indonésie) // Populations after the Toba eruption (Indonesia)

Il y a 75 000 ans, une super éruption a secoué le Mont Toba à Sumatra (Indonésie), sur le site occupé par le Lac Toba d’aujourd’hui. Ce fut l’une des plus puissantes éruptions sur Terre. Les chercheurs expliquent que cet événement a provoqué un hiver volcanique de six à dix ans à l’échelle de la planète et un probable épisode de refroidissement de 1000 ans.
Dans les années 1990, plusieurs scientifiques ont suggéré que l’éruption avait pu être suffisamment importante pour anéantir la majorité des premiers humains vivant à l’époque, ralentissant ainsi l’extension de l’humanité. En 1993, la journaliste scientifique Ann Gibbons a expliqué qu’un « goulot d’étranglement de la population » s’était produit dans l’évolution de l’espèce humaine il y a environ 70 000 ans, et elle a avancé l’hypothèse selon laquelle cela était dû à l’éruption. Un géologue de l’Université de New York et un volcanologue de l’Université d’Hawaï sont allés dans le sens de cette hypothèse. En 1998, la théorie du « goulot d’étranglement » a été confirmée par un anthropologue de l’Université de l’Illinois.

Selon une nouvelle étude qui vient d’être publiée dans la revue Nature Communications, il existe des preuves que des Homo sapiens migraient avant, pendant et après l’éruption.
Comme écrit précédemment, l’éruption explosive, que l’on estime 5000 fois plus puissante que celle du Mont Saint-Helens en 1980, aurait créé un hiver volcanique avec un impact sur la propagation l’espèce humaine à cette époque. Si tel était le cas, l’événement aurait anéanti les humains présents, leurs ancêtres et les populations animales à travers l’Asie. La nouvelle étude montre que la situation n’a peut-être pas été aussi désastreuse.
Des chercheurs qui ont travaillé sur le site de Dhaba dans la vallée de la rivière Middle Son, dans le centre de l’Inde, ont découvert des preuves que les humains occupaient le site de manière permanente depuis 80 000 ans. Les outils en pierre trouvés sur le site sont par ailleurs semblables à ceux associés aux êtres humains du Middle Stone Age* en Afrique et même en Australie, ce qui laisse supposer qu’ils ont tous été forgés pendant la migration d’Homo sapiens. La découverte des outils montre également que les Homo sapiens vivaient en Asie plus tôt qu’on le pensait. Le fait que ces ensembles d’outils n’aient pas disparu au moment de la super éruption du Toba, ou aient changé de façon spectaculaire peu de temps après cet événement, démontre que les populations ont survécu à la soi-disant catastrophe et ont continué à créer des outils pour modifier leur environnement.
La découverte des outils met en évidence la résistance et la ténacité des communautés de chasseurs-cueilleurs qui ont su s’adapter malgré les bouleversements subis par leur environnement après l’un des plus grands événements volcaniques des deux derniers millions d’années.
Cependant, cette situation n’a pas eu des effets à long terme. Ainsi, les humains qui ont survécu à l’éruption ne se sont pas suffisamment développés pour pouvoir contribuer au pool génétique actuel. Ils ont probablement été confrontés à d’autres défis et à la période glaciaire qui a suivi l’éruption.
Les résultats de la dernière étude apportent une nouvelle lumière sur l’arrivée des humains en Inde ; en effet, jusqu’à présent, aucun reste humain de cette période n’a été retrouvé dans la région.
Des études récentes indiquent que les humains tels que nous les connaissons auraient migré d’Afrique il y a entre 52 000 et 70 000 ans. Les fossiles et les outils en pierre commencent à nous montrer où et quand  ils se sont retrouvés, avec en particulier une présence humaine en Chine avant 80000 ans, en Asie du Sud-Est entre 63000 et 73000 ans, ainsi qu’en Australie il y a 65000 ans. L’Australie marque la fin de «l’arc sud» de la dispersion de la migration, ce qui – selon l’étude – signifie que l’Homo sapiens se trouvait auparavant en Asie du Sud. «La localité de Dhaba constitue un point de liaison important entre des régions avec une archéologie similaire à l’est et à l’ouest.»
Source: Presse scientifique américaine.

* L’expression Middle Stone Age désigne un ensemble d’industries lithiques préhistoriques trouvées en Afrique australe et orientale, plus ou moins contemporaines des industries du Paléolithique moyen identifiées en Afrique du Nord, en Europe, et en Asie.

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75,000 years ago, a super eruption shook Mount Toba in Sumatra (Indonesia), at the site of today’s Lake Toba. It was one of the Earth’s largest known eruptions. Researchers explained that rhe event caused a global volcanic winter of six to ten years and possibly a 1,000-year-long cooling episode.

In the 1990s, several scientists suspected the eruption had beenlarge enough to wipe out a majority of early humans living at the time, slowing down the spread of humanity. In 1993, science journalist Ann Gibbons explained that a population bottleneck occurred in human evolution about 70,000 years ago, and she suggested that this was caused by the eruption. A geologist of New York University and a volcanologist of the University of Hawaii supported her suggestion. In 1998, the bottleneck theory was further developed by an anthropologist of the University of Illinois.

According to a new study just published in the journal Nature Communications, there is evidence that Homo sapiens were migrating before, during and after the eruption.

As I put it before, the explosive event, which was estimated to be 5,000 times more massive than the 1980 Mount St. Helens eruption, is thought to have created a volcanic winter that impacted the spread of ancient humans. If true, this would have devastated humans, human ancestors and animal populations across Asia. However, the new study shows that the situation may not have been that dire.

Researchers investigating a site called Dhaba in Central India’s Middle Son River Valley uncovered evidence revealing that humans have occupied the site continuously for the last 80,000 years. Stone tools found at the site are also similar to those associated with Middle Stone Age* humans in Africa and even Australia, suggesting that they were all forged by migrating Homo sapiens. The discovery of the tools also suggests that Homo sapiens were living in Asia earlier than expected. The fact that these toolkits did not disappear at the time of the Toba super-eruption, or change dramatically soon after, indicates that human populations survived the so-called catastrophe and continued to create tools to modify their environments.

The discovery of the tools showcases the tenacity of hunter-gatherer communities who adapted despite changes in their environment after one of the largest volcanic events to occur during the last two million years.

However, this was not a lasting legacy. For example, the humans who survived this event did not thrive enough to the point that they contributed to the current gene pool. They likely suffered due to other challenges and the glacial period that followed the eruption.

The findings have a larger implication for the arrival of humans in India because so far no human remains from this time period have been recovered in the area.

Recent studies suggest that modern humans migrated from Africa between 52,000 to 70,000 years ago. Fossil and stone tool evidence is beginning to show where they ended up and when, including a human presence in China before 80,000 years ago, Southeast Asia between 63,000 and 73,000 years ago, as well as Australia by 65,000 years ago. Australia marks the end of the “southern arc” of the migration dispersal, meaning that Homo sapiens were in South Asia beforehand, according to the study. “The Dhaba locality serves as an important bridge linking regions with similar archeology to the east and west.”

Source: U.S. scientific press.

The Middle Stone Age was a period of African prehistory between the Early Stone Age and the Later Stone Age.  It is generally considered to have begun around 280,000 years ago and ended around 50–25,000 years ago.

Site de l’éruption du Toba vu depuis l’espace (Source: NASA)

 

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité éruptive dans le monde. Elle est relativement calme en ce moment.

Le bilan officiel de l’éruption de White Island (Nouvelle Zélande) est de 19 morts, y compris les deux personnes portées disparues, et après le décès de l’une des victimes dans un hôpital d’Auckland. La police a décidé d’abandonner les recherches pour retrouver les deux personnes disparues.

Du gaz et de la vapeur très chauds continuent de s’échapper des bouches actives à l’arrière du cratère (voir photo ci-dessous). Le tremor et l’activité sismique montrent des niveaux bas. Le niveau d’alerte volcanique reste à 2 et la couleur de l’alerte aérienne est maintenue à l’Orange.
Source: GNS Science.

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Au Kamchatka, 3 volcans restent en alerte aérienne Orange : le Sheveluch, le Bezymianny et le Klyuchevskoy, avec un risque permanent d’activité explosive et de panaches de cendre pouvant affecter le trafic aérien dans la région. La couleur de l’alerte aérienne est également Orange pour l’Ebeko (Ile Paramushir) à cause des explosions qui génèrent des panaches de cendre montant jusqu’à 3 km d’altitude.

Source : KVERT.

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La lave continue à s’écouler du cratère principal du Karangetang (Indonésie) et avanve sur environ 1,8 km dans trois ravines sur les versants O et SO du volcan. Une incandescence est visible de nuit au niveau des cratères sommitaux. Le niveau d’alerte est maintenu à 2, sur une échelle de 4.

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On enregistre encore entre 8 et 18 explosions chaque heure sur le Fuego (Guatemala). Elles génèrent des panaches de cendre qui montent généralement à 1 km au-dessus du sommet, avec des retombées dans plusieurs localités sous le vent. Les explosions provoquent parfois des ondes de choc qui font vibrer les vitres des habitations. Des matériaux incandescents sont projetés jusqu’à 100-300 mètres de hauteur. Ils donnent parfois naissance à des avalanches qui avancent sur de longues distances dans plusieurs ravines.

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Here is some news about eruptive activity around the world. It is rather quiet these days.

The official death toll of the White Island eruption (New Zealand) is 19, including the two missing persons, and after the death of one victim in an Auckland hospital. The police has decided to call off the search for the two missing persons.

Very hot gas and steam continue to be discharged from active vents at the back of the crater (see photo below). The tremor and seismic activity show low levels. The volcanic alert level remains at 2 and the aviation colour code is kept at Orange.

Source: GNS Science

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 In Kamchatka, the aviation colour code is Orange for three volcanoes: Sheveluch, Bezymianny and Klyuchevskoy, with a permanent risk of explosive activity, with ash clouds that may affect air traffic in the region. The aviation colour code is also Orage for Ebeko on Paramushir Island, with explosions that send ash plumes up to 3 km a.s.l.

Source: KVERT.

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Lava is still flowing from Karangetang’s Main Crater (Indonesia) and travelling as far as 1.8 km down three drainages on the SW and W flanks. Incandescence from the summit craters is visible at night. The alert level remains at 2 (on a scale of 1-4).

Source: CVGHM.

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8-18 explosions per hour are still recorded at Fuego (Guatemala). They generate ash plumes that rise as high as 1 km above the crater. Ashfall is reported in several downwind.areas. Explosions sometimes produce shock waves that rattle houses in nearby communities. Incandescent material is ejected 100-300 metres high, causing avalanches of material that may travel long distances in several drainages.

Source: INSIVUMEH.

Vue du cratère de White Island et des bouches actives le 14 décembre 2019 (Source: GNS Science)…

… et en cadeau de fin d’année, cette superbe photo de l’Asama (Japon) qui m’a été adressée par Julien Monteillet que je remercie chaleureusement.

Anak Krakatau (Indonésie): Le tsunami du 22 décembre 2018 // The tsunami of December 22nd, 2018

Dans un article publié le 23 décembre 2018, j’indiquais qu’un tsunami avait tué plus de 430 personnes et blessé des centaines d’autres le 22 décembre sur les îles indonésiennes de Java et de Sumatra à la suite d’un glissement de terrain sous-marin provoqué par l’éruption de l’Anak Krakatau. A l’époque, les télévisions ont montré des routes bloquées par des maisons écroulées, des voitures renversées et des arbres à terre. La côte ouest de la province de Banten sur l’île de Java a été la zone la plus touchée.
Selon l’agence de gestion des catastrophes, le tsunami a été provoqué par «un glissement de terrain sous-marin résultant de l’activité volcanique de l’Anak Krakatau et a été amplifié par une marée anormalement élevée à cause de la pleine lune». Un géologue a déclaré que le tsunami a pu être provoqué par un « effondrement partiel »de l’Anak Krakatau qui vomissait de la cendre et de la lave depuis des semaines. Une éruption s’était produite vers 16 heures le 22 décembre et elle avait duré 13 minutes. .
Une nouvelle étude effectuée par des chercheurs de l’Université Brunel de Londres et de l’Université de Tokyo explique que l’éruption de l’Anak Krakatau en 2018 a généré un tsunami d’au moins 100 mètres de hauteur qui aurait pu tout dévaster s’il avait emprunté une autre trajectoire.
La vague du 22 décembre 2018 qui a tué plusieurs centaines de personnes avait une hauteur entre 5 et 13 mètres lorsqu’elle a déferlé sur les côtes moins d’une heure plus tard. Cependant, la catastrophe aurait pu être bien pire ; en effet, la vague présentait une hauteur estimée entre 100 et 150 mètres à son point de départ. Heureusement, cette hauteur a immédiatement diminué en raison des effets conjoints de la gravité qui a repoussé la masse d’eau vers le bas et des frottements entre le tsunami et le fond de l’océan. Cependant, la vague avait encore une hauteur de plus de 80 mètres quand elle a atteint une île inhabitée à proximité. Pour illustrer leurs propos, les scientifiques font référence à l’éruption du Krakatau en 1883 qui a généré un tsunami qui a touché terre avec une hauteur maximale de 42 mètres, tuant au moins 36 000 personnes à une époque où les zones côtières étaient moins peuplées qu’aujourd’hui.
Les chercheurs ont utilisé des données sur le niveau de la mer, fournies par des jauges de vagues exploitées par le gouvernement indonésien et provenant de cinq sites près de l’Anak Krakatau. Leur analyse a pu confirmer les modèles informatiques simulant la progression du tsunami, depuis l’effondrement du volcan jusqu’au moment où la vague a atteint les côtes..

Il est important d’étudier le comportement des tsunamis en Indonésie car c’est l’un des pays les plus vulnérables aux éruptions volcaniques, aux séismes et aux tsunamis. L’Indonésie a été frappée par deux tsunamis meurtriers en 2018: celui provoqué par l’effondrement de l’Anak Krakatau et un autre provoqué par un glissement de terrain au large des côtes de Sulawesi ; il a tué plus de 2000 personnes.
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Référence : « Numerical modeling of the subaerial landslide source of the 22 December 2018 Anak Krakatoa volcanic tsunami, Indonesia » – Heidarzadeha, M. et al – Ocean Engineering – DOI: 10.1016/j.oceaneng.2019.106733

Ma note a été inspirée d’un article publié sur l’excellent site Web The Watchers.

Voici une très bonne vidéo réalisée à l’aide d’un drone du volcan Krakatau après l’éruption de 2018:
https://youtu.be/I-3A4GR-VnU

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In a post relreased on December 23rd, 2018, I indicated that a tsunami had killed more than 430 people and injured hundreds on December 22nd on the Indonesian islands of Java and Sumatra following an underwater landslide caused by the eruption of Anak Krakatau. TV footage showed roads blocked by debris from damaged houses, overturned cars and fallen trees. The western coast of Banten province in Java was the worst-hit area.

According to the country’s disaster management agency, the tsunami was caused by “an undersea landslide resulting from volcanic activity on Anak Krakatau and was exacerbated by abnormally high tide because of the full moon.” A geologist said the tsunami might have been caused by a « partial collapse » of Anak Krakatau which had been spewing ash and lava for weeks. An eruption had occurred at about 16:00 on December 22nd and had lasted 13 minutes. .

A new study from Brunel University London and the University of Tokyo explains that the 2018 eruption of Anak Krakatau sent a tsunami at least 100 metres high, which could have resulted in widespread devastation if it had travelled on another path.

The December 2018 wave that killed several hundred people was between 5 to 13 metres when it made landfall less than an hour later. However, the disaster could have been much worse if the wave that started between 100 to 150 metres went towards closer shores. Fortunately, the height of the wave immediately shrunk due to the joint effects of gravity pulling the mass of water downward and the friction created between the tsunami and the ocean floor. However, it was still more than 80 metres when it slammed an uninhabited island nearby. To illustrate their explanation, the scientists refer to the 1883 Krakatoa eruption which produced a tsunami that hit land at a maximum height of 42 metres, killing at least 36 000 people at a time when coastal areas were less populated.

Researchers used sea-level data – done by wave gauges operated by the government of Indonesia – from five locations near Anak Krakatoa for the new analysis to justify computer models that simulated the tsunami’s movements, from the volcano’s collapse to the landfall.

It is important to study the behaviour of tsunamis in Indonesia as it is one of the countries in the world that are vulnerable to volcanic eruptions, earthquakes and tsunamis. The nation was hit by two deadly tsunamis in 2018: the one caused by the collapse of Krakatau and one by a landslide off the coast of Sulawesi that killed more than 2 000 persons.

Reference

« Numerical modeling of the subaerial landslide source of the 22 December 2018 Anak Krakatoa volcanic tsunami, Indonesia » – Heidarzadeha, M. et al – Ocean Engineering – DOI: 10.1016/j.oceaneng.2019.106733

This post was adapted from an article released in the excellent website The Watchers.

Here is an excellent video shot by a drone of Krakatau volcano after the 2018 eruption:

https://youtu.be/I-3A4GR-VnU

Image extraite de la vidéo