Eruption du Rinjani (suite) // Eruption of Mt Rinjani (continued)

drapeau-francaisEn fin de compte, c’est un millier de touristes, dont 639 étrangers, qui se trouvaient dans le parc national du Rinjani mardi dernier quand le Barujari est entré en éruption, avec un volumineux panache de cendre qui est ensuite retombé sur la végétation autour du volcan. Les autorités locales indiquent que tous les touristes ont pu être évacués, à l’exception de quelques irréductibles qui ont décidé de rester sur place afin d’observer l’événement. Ces personnes ont refusé de partir et ont fui les secouristes, malgré le danger.
Les autorités ont fermé les portes du parc et ont demandé aux visiteurs de ne pas s’approcher à moins de trois kilomètres du volcan.
Source: Agences de presse.

Comme je l’ai écrit ci-dessus, l’éruption a pris tout le monde par surprise et confirme notre incapacité à prévoir de tels événements. D’autres exemples pourraient être donnés, comme l’éruption soudaine du Mont Ontake (Japon) qui a tué plusieurs dizaines de randonneurs en 2013, ou les éruptions du Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) qui peuvent survenir sans prévenir et ont déjà obligé les autorités locales à évacuer des touristes qui se trouvaient dans l’Enclos Fouqué à ce moment-là.

———————————-

drapeau-anglaisIn the end, it was more than 1,000 tourists, including 639 foreigners, who were in Mount Rinjani National Park when Barujari began erupting by surprise on Tuesday, sending a plume of ash into the sky which fell back to coat vegetation. Local authorities indicate that all people have come down, except several tourists who hoped to document the eruption. They declined to leave and hid from rescue workers, despite the dangers. .

Authorities have closed the park gates and told visitors to keep at least three kilometres away from the volcano.

Source : Press agencies.

As I put it above, the eruption took everybody by surprise and confirms our inability to predict such sudden events. More examples could be set forth, like the sudden eruption of Mt Ontake (Japan) that killed tens of climbers in 2013 or the eruptions of the Piton de la Fournaise (Reunion Island) that may occur without warning and force local authorities to evacuate trekkers who are on the volcano.

Eruption du Rinjani (Indonésie) // Eruption of Mt Rinjani (Indonesia)

drapeau-francaisSelon la presse japonaise, au moins 389 randonneurs, parmi lesquels 333 étrangers, pourraient encore se trouver sur le Rinjani qui est entré en éruption mardi après-midi. A l’intérieur de la caldeira, le Barujari est entré en éruption à 15 heures (heure locale) avec un panache de cendre qui est monté jusqu’à 2 km de hauteur.
Le niveau d’alerte a été élevé à 2 (Waspada).
Suite à cet événement,le VSI a recommandé aux personnes vivant sur les pentes du Rinjani, ainsi qu’aux touristes, de ne pas se livrer à des activités à l’intérieur de la caldeira et dans un rayon de 3 km du cratère du Barujari.
L’éruption n’a pas affecté les deux aéroports de Lombok et de l’aéroport international de Bali, mais les compagnies aériennes australiennes Virgin Air et Jetstar ont annulé des vols en provenance et à destination de Bali.

Source : The Japan Times.

———————————–

drapeau-anglaisAccording to the Japanese newspapers, at least 389 climbers, including 333 foreigners, might be still on Mount Rinjani that erupted Tuesday afternoon. Indide the Rinjani caldeira, Mount Barujari erupted at 3 p.m. local time Tuesday, spewing volcanic ash as high as 2 km into the air.

The alert level was raised to 2 (Waspada).

VSI has recommended people living on the slopes of Rinjani and visitors or tourists not to do any activities inside the caldera of Mount Rinjani and within the radius of 3 km from the crater of Barujari.

The eruption has not affected Lombok’s two airports and Bali’s international airport, but Australian airlines Virgin Air and Jetstar have canceled flights to and from Bali.

Source : The Japan Times.

rinjani-3

rinjani

Caldeira du Rinjani avec le cône du Barujari. (Crédit photo: Wikipedia).

Hausse du niveau d’alerte du Bromo (Indonésie) // Indonesia: Mt Bromo’s alert level has been raised

drapeau-francaisSuite à une augmentation de la sismicité, le niveau d’alerte du Bromo est passé de 2 à 3 (Siaga) le 26 septembre. Le VSI indique qu’un tremor permanent a été enregistré dans le secteur du volcan entre le 1er et le 25 septembre. De plus, au cours de cette même période, le cratère émettait de forts grondements accompagnés de volumineux panaches de cendre.

En conséquence, l’accès au Bromo est désormais interdit dans un rayon de 2,5 km par rapport au cratère.

Source : VSI.

————————————

drapeau-anglaisDue to an increase in seismic activity, the alert level of Mount Brom was raised from 2 to 3 (Siaga) on September 26th. Constant tremor was recorded around the volcano between September 1st and September 25th. Thundering sounds could also be heard coming from the crater, followed by a thick amount of smoke, during the same period.

As a consequence, people living around the area of Mount Bromo and visitors or tourists are forbidden from entering an area with a 2.5-kilometer radius volcano’s from the crater.

Source: VSI.

bromo-blog-04

Photo: C. Grandpey

L’Indonésie et l’énergie géothermique // Indonesia and geothermal energy

drapeau-francaisL’Indonésie, avec ses innombrables volcans, détient environ 40 pour cent des réserves géothermiques mondiales, mais le pays a pris beaucoup de retard dans leur exploitation. Aujourd’hui, le gouvernement indonésien a l’intention de multiplier par cinq la production géothermique dans la prochaine décennie, bien que les obstacles soient énormes dans un pays qui croule sous le fardeau de la paperasserie et où les grands projets sont souvent retardés, voire annulés.
En Indonésie, la majeure partie de l’énergie électrique est générée à partir de ses abondantes réserves de charbon et de pétrole. A côté de cela, le pays a actuellement une capacité installée pour produire environ 1400 mégawatts d’électricité à partir de la géothermie. C’est suffisant pour fournir de l’énergie à 1,4 millions de foyers dans un pays où on en compte plus de 255 millions. Cela représente moins de cinq pour cent du potentiel géothermique estimé et place l’Indonésie loin derrière les deux principaux producteurs mondiaux que sont les États-Unis et les Philippines.
Toutefois, le gouvernement vise à accroître la capacité de production géothermique de l’Indonésie à près de 7200 mégawatts d’ici 2025, dans le cadre d’un plan plus vaste visant à stimuler le secteur des énergies renouvelables.

Le changement en matière de politique géothermique est dû à une nouvelle loi adoptée il y a deux ans et qui stipule que l’exploration géothermique n’est plus considérée comme une activité minière, comme c’était le cas auparavant. L’ancienne loi indiquait que l’industrie minière ne saurait être réalisée dans les vastes étendues de forêts protégées, censées contenir environ les deux tiers des réserves géothermiques de l’Indonésie.
Le gouvernement cherche également à amadouer les administrations locales en leur offrant jusqu’à un pour cent des recettes provenant de toute installation géothermique dans leur région.
Pourtant, les obstacles à la géothermie en Indonésie sont considérables. Bien que l’objectif prévu pour 2025 ne soit pas inaccessible, il sera extrêmement difficile à atteindre. L’un des problèmes les plus importants réside dans le coût d’exploration élevé. En effet, l’exploration de réserves géothermiques potentielles est une entreprise complexe qui demande beaucoup de temps et qui n’est pas toujours couronnée de succès. La construction d’une centrale géothermique coûte l’équivalent de 4 à 5 millions de dollars par mégawatt, contre 1,5 à 2 millions de dollars pour une centrale au charbon. Les investisseurs se sont également plaints du prix relativement bas offert par la compagnie d’électricité d’Etat pour acheter de l’électricité produite à partir d’une installation géothermique et qui, selon eux,  ne couvre pas la dépense initiale.
Pour couronner le tout, la bureaucratie compliquée de l’Indonésie réduit à néant de nombreux projet. 29 permis sont exigés de différents organismes gouvernementaux et ministères pour la construction d’une centrale géothermique. Les longues négociations avec de puissantes administrations locales peuvent également entraver le projet. L’article donne l’exemple d’une exploration géothermique qui a commencé sur un site en 1985 ; il a fallu attendre 15 ans pour que l’usine a commencé commercialiser de l’électricité. Les travaux sur une nouvelle unité pour accroître la production d’électricité ont été retardés en raison de négociations sur le coût .

Source : Phys.org.

————————————

drapeau-anglaisIndonesia, with scores of volcanoes, holds an estimated 40 percent of the world’s geothermal energy reserves, but has long lagged behind in its use of the renewable power source.

Now the government is pushing to expand the sector five-fold in the next decade, although the challenges are huge in a country where the burden of red tape remains onerous, big projects are often delayed and targets missed.

The majority of Indonesia’s power is generated from its abundant reserves of coal and oil. It currently has installed capacity to produce about 1,400 megawatts of electricity from geothermal, enough to provide power to just 1.4 million households in the country off 255 million. That is less than five percent of geothermal’s estimated potential and behind the world’s two leading producers of the energy source, the United States and the Philippines.

But the government is aiming to increase Indonesia’s generating capacity to around 7,200 megawatts by 2025, as part of a broader plan to boost the renewables sector.

A major part of the drive is a law passed two years ago that means geothermal exploration is no longer considered mining activity, as it was previously. The old definition had held up the industry as mining cannot be carried out in the country’s vast tracts of protected forests, believed to contain about two-thirds of Indonesia’s geothermal reserves.

The government is also seeking to sweeten local administrations by offering them up to one percent of revenue from any geothermal plant in their area.

Still, the challenges are enormous. While achieving the 2025 target may be possible, it will be extremely difficult. One of the biggest problems is the high exploration costs needed at the outset, as checking for potential geothermal reserves is a complex, time-consuming business, that is not always successful. Building a geothermal plant costs the equivalent of $4 to $5 million dollars per megawatt, compared to $1.5 to $2 million for a coal-fired power station. Investors have also complained about what they say is the relatively low price offered by the state-run power company to buy electricity from a geothermal facility, which they claim usually doesn’t cover the large initial outlay.

To top it all, Indonesia’s complicated bureaucracy puts many projects off. 29 permits are required from different government agencies and ministries for a geothermal plant, and time-consuming negotiations with powerful local administrations can also hamper progress. The article gives the example of an exploration that first began at a site in 1985 but it was not until 15 years later that the plant began producing electricity commercially, while work on a new unit to boost power generation has been delayed due to negotiations over cost.

Source: Phys.org.

indo

Source: USGS.