Réchauffement climatique et fonte de la glace // Global warming and ice melting

J’attends le verdict de la NASA et de la NOAA qui font le synthèse des températures globales sur les terres et sur les mers, mais je peux d’ores et déjà affirmer que 2020 sera très probablement l’une des 3 années les plus chaudes jamais enregistrées, rejoignant ainsi 2016 et 2019.

De janvier à octobre 2020, la température moyenne à la surface du globe a été supérieure d’environ 1,2°C à l’époque préindustrielle de 1850 à 1900. Pour la première fois depuis le début des mesures en 1900, la température maximale moyenne a dépassé 30°C pendant 4 jours de suite au mois de septembre 2020. Avec une température moyenne proche de 14°C au cours de l’année, 2020 dépasse la normale de près de 1,5°C.

En Sibérie arctique, les températures ont dépassé de plus de 5°C les moyennes habituelles, avec le record de 38°C le 20 juin 2020 dans la ville russe de Verkhoyansk.

La situation est semblable au Pôle Sud où la température moyenne sur l’année dans le nord de l’Antarctique a été supérieure à 0°C en 2020. Début février 2020, des scientifiques brésiliens ont relevé 20,75°C à l’extrémité de la péninsule Ouest antarctique.

L’article paru sur le site web de France Info à propos de l’Amérique du Sud fait échos à mes propos au cours de ma conférence « Glaciers en Péril ». Alors que je m’appuie sur le Pérou, France Info décrit le situation en Bolivie.où la Cordillère des Andes subit les assauts du réchauffement climatique. Le glacier Tuni disparaît plus rapidement que prévu ; sa fonte s’accélère depuis 30 ans. Cette fonte est une menace pour l’irrigation et l’alimentation en eau dans toute la région. Dans les grandes métropoles comme La Paz ou El Alto, les besoins en eau se font de plus en plus importants à cause de l’augmentation de la population et la croissance des grandes zones urbaines. La ville d’El Alto, par exemple, a une croissance d’environ 5% par an. Cette augmentation de la population urbaine est en partie due à une désertification des campagnes où le manque d’eau est de plus en plus sévère, en particulier pour l’irrigation des cultures. .

S’agissant de la fonte des glaciers dans le monde, la NASA a publié une série de photographies témoignant leur recul. Les images sont impressionnantes et parlent d’elles-mêmes que soit sur le Glacier Muir en Alaska ou sur le Glacier Qori Kalis au . Pérou. Baptisée «Images of Change», cette banque d’images se compose de vues entrecoupées de plusieurs décennies.

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I’m waiting for the verdict of NASA and NOAA which synthesize global temperatures on land and sea, but I can already say that 2020 will most likely be one of the 3 warmest years. ever recorded, together with 2016 and 2019.

From January to October 2020, the average temperature on Earth’s surface was about 1.2°C higher than during the pre-industrial era from 1850 to 1900. For the first time since measurements began in 1900, the maximum temperature average exceeded 30°C for 4 days in a row in September 2020. With an average temperature close to 14°C during the year, 2020 is above normal by almost 1.5°C.

In Arctic Siberia, temperatures were more than 5°C above average, with the record high of 38°C on June 20th, 2020 in the Russian city of Verkhoyansk.

The situation is similar at the South Pole where the average temperature over the year in the north of Antarctica was above 0°C in 2020. In early February 2020, Brazilian scientists noted 20.75°C at the end of the West Antarctic Peninsula.

The article on the France Info website about South America echoes my words during my « Glaciers at Risk » conference. While I rely on Peru, France Info describes the situation in Bolivia, where the Andes is under the assault of global warming. The Tuni Glacier is disappearing faster than expected; its melting has accelerated for 30 years. This melting is a threat to irrigation and water supply throughout the region. In larger cities like La Paz or El Alto, water needs are increasing due to the increase in population and the growth of large urban areas. The city of El Alto, for example, is growing by about 5% per year. This increase in the urban population is partly due to the desertification of the countryside where the lack of water is increasingly severe, in particular for the irrigation of crops. .

Regarding the melting of glaciers around the world, NASA has published a series of photographs showing their retreat. The pictures are impressive and speak for themselves whether on the Muir Glacier in Alaska or the Qori Kalis Glacier in. Peru. Called « Images of Change », this image bank consists of views interspersed with decades.

Le glacier Muir a reculé de plus de 7 kilomètres entre 1941 et 2004 et s’est aminci de plus de 875 mètres (Source : USGS).

L’agonie du glacier de Humboldt (Venezuela) // The slow death of Humboldt Glacier (Venezuela)

Au cours de ma conférence « Glaciers en péril », j’explique qu’aucune région du monde n’est épargnée par le réchauffement climatique, pas plus les Alpes que la chaîne himalayenne ou la Cordillère des Andes. Dans l’ouest du Venezuela, les glaciers de la Sierra Nevada de Merida fondent à vue d’œil. L’un d’eux, le Glacier du Pic Humboldt (4.940 mètres) est même en train de vivre ses dernières années. Selon des données compilées par des scientifiques vénézuéliens, il a perdu plus de 99% de sa surface depuis 1910.

Le glacier attire aujourd’hui de nombreux botanistes qui peuvent observer comment la vie apparaît progressivement sur la roche mise à nu par la fonte de la glace. Ils ont découvert des mousses et lichens nouveaux pour le Venezuela, ainsi que des espèces qui n’avaient pas été répertoriées à cette altitude. Ainsi, on rencontre aujourd’hui des colibris, notamment une espèce qui pollinise les plantes à cette altitude.

Le glacier de Humboldt doit son nom au naturaliste allemand Alexander von Humboldt (1769-1859). C’est le dernier des cinq principaux glaciers tropicaux du pays. S’il disparaissait, le Venezuela pourrait être le premier pays du monde à voir s’effacer tous ses glaciers. D’autres pays, comme la Tanzanie et la Chine, font face à la même situation.

Un scientifique vénézuélien explique qu’en 1910, le glacier de Humboldt couvrait l’équivalent de 300 terrains de football. D’après les estimations datant de 2011, il couvrait une superficie de 0,10 km², soit 0,05 km² de moins qu’en 2009 lorsqu’il avait été mesuré pour la première fois. En l’espace de ces trois ans, de nombreuses fissures sont se formées à travers le glacier et de l’eau de fonte coulait à sa base. Aujourd’hui, il présente une superficie de 4,5 hectares, selon des mesures effectuées en 2019.

Contrairement au Groenland et à l’Antarctique, les glaciers qui ne sont pas des inlandsis, comme ceux dans les montagnes, représentent environ 1 % des glaciers du monde entier. La contribution de ces glaciers à l’élévation du niveau de la mer n’est donc pas très importante. Toutefois, comme la plupart d’entre eux se trouvent dans des régions où la température dépasse fréquemment les 0°C, ils sont plus sensibles aux fluctuations thermiques. Les Andes abritent plus de 95 % des glaciers tropicaux au monde.

Comme je l’indique dans ma conférence, dans certains pays comme le Pérou et la Colombie, les glaciers constituent une source essentielle d’approvisionnement en eau, que ce soit pour être bue, pour produire de l’électricité et pour l’irrigation. La perte de cette ressource aura de graves répercussions sur ces pays,  avec un fort risque de désertification et de mouvement des populations vers des villes comme Lima, la capitale du Pérou.

S’agissant du glacier de Humboldt, il aurait probablement déjà disparu depuis des années s’il n’était pas niché sur le côté le plus ombragé de la montagne. Comme le glacier est déjà tout petit, son impact sur les ressources locales en eau sera sans doute négligeable.

Aujourd’hui, l’accès du glacier est devenu dangereux. Seuls des alpinistes confirmés peuvent l’apercevoir. En plus de cela, le glacier de Humboldt n’est pas le plus fascinant. Les randonneurs préfèrent les champs de glace de la Patagonie. On pourrait contrôler son évolution par satellite, mais il est aujourd’hui si petit que la résolution proposée par les satellites Landsat n’est pas suffisante pour obtenir des informations.

Source : Orange, National Geographic.

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During my conference « Glaciers at Risk », I explain that no region of the world is spared by global warming, whether it is the Alps ot the Himalayas or the Ande. In western Venezuela, the glaciers of the Sierra Nevada de Merida are rapidly melting. One of them, the Humboldt Peak Glacier (4,940 metres) is in its final years. According to data compiled by Venezuelan scientists, it has lost more than 99% of its surface since 1910.

Today the glacier attracts many botanists who can observe how life gradually appears on the rock exposed by the melting ice. They discovered mosses and lichens new to Venezuela, as well as species that had not been recorded at this altitude. Thus, today they meet hummingbirds, especially a species that pollinates plants at this altitude.

The Humboldt glacier owes its name to the German naturalist Alexander von Humboldt (1769-1859). It is the last of the five main tropical glaciers in the country. If it were to disappear, Venezuela could be the first country in the world to see all of its glaciers disappear. Other countries, such as Tanzania and China, face the same situation. A Venezuelan scientist explains that in 1910, the Humboldt Glacier covered the equivalent of 300 football fields. It was estimated from 2011 to cover an area of ​​0.10 km², which is 0.05 km² less than in 2009 when it was first measured. Over the course of these three years, many cracks formed across the glacier and meltwater flowed to its base. Today, it has an area of ​​4.5 hectares, according to measurements taken in 2019.

Unlike Greenland and Antarctica, glaciers that are not ice sheets, like those in the mountains, make up about 1% of the world’s glaciers. The contribution of these glaciers to sea level rise is therefore not significant. However, since most of them are in areas where the temperature frequently exceeds 0°C, they are more sensitive to temperature changes. The Andes are home to over 95% of the world’s tropical glaciers. As I explain in my conference, in some countries like Peru and Colombia, glaciers are an essential source of water supply, whether for drinking, for generating electricity and for irrigation. The loss of this resource will have serious repercussions on these countries, with a high risk of desertification and the movement of populations to cities like Lima, the capital of Peru.

As for the Humboldt Glacier, it probably would have been gone for years if it hadn’t been protected by the shadier side of the mountain. As the glacier is already very small, its impact on local water resources will probably be negligible.

Today, access to the glacier has become dangerous. Only experienced climbers can see it. On top of that, the Humboldt Glacier is not the most fascinating. Hikers prefer the ice fields of Patagonia. Its evolution could be monitored by satellite, but it is now so small that the resolution proposed by Landsat satellites is not sufficient to obtain information.

Source: Orange, National Geographic.

L’une des rares images du glacier de Humboldt acquises en janvier 2015 par l’ Operational Land Imager (OLI) du satellite Landsat 8 (Source : NASA)

L’Everest et le réchauffement climatique // Mt Everest and global warming

Comme je l’ai écrit dans des notes précédentes, bien qu’étant la plus haute montagne du monde, l’Everest (8 848,86 m) subit lui aussi les effets du changement climatique. Les glaciers fondent et rendent les cadavres d’alpinistes qui ont été pris dans des avalanches ou sont tombés dans de profondes crevasses. Une récente mission scientifique a révélé que la situation est encore plus inquiétante que prévu.

Selon deux nouvelles études publiées en novembre 2020 dans iScience et One Earth, la pression atmosphérique près du sommet de l’Everest tend à augmenter, avec plus d’oxygène pour pouvoir respirer, tandis les glaciers fondent à une vitesse encore jamais observée et laissent échapper de plus en plus d’eau de fonte. En conséquence, ces changements auront un impact sur les alpinistes qui escaladent la montagne et les populations locales dans les vallées himalayennes.

Pour obtenir plus d’informations sur l’Everest, une expédition a été organisée en 2019. Elle regroupait 34 scientifiques dont la mission était de collecter des données glaciologiques et météorologiques en installant les stations météorologiques les plus hautes du monde.

Dans une étude publiée dans iScience, l’équipe scientifique explique que la pression atmosphérique sur l’Everest fluctue depuis les années 1970. Jusqu’à présent, seule une poignée d’alpinistes a réussi à gravir l’Everest sans avoir recours à des bouteilles d’oxygène. Mais cela pourrait changer dans les prochaines années car le changement climatique provoque une plus grande densité de l’air, avec davantage d’oxygène disponible à très haute altitude. Les scientifiques expliquent que lorsque la température augmente, les molécules se déplacent plus rapidement. Lorsqu’elles commencent à entrer en collision, la pression augmente. Une hausse de la pression signifie plus de molécules, avec davantage d’oxygène disponible pour pouvoir respirer.

Pour analyser les changements atmosphériques, les chercheurs ont collecté des données fournies par les stations météorologiques qu’ils ont installées lors de l’expédition sur l’Everest en 2019. Ils ont couplé les dernières données fournies par les stations aux analyses fournies par le Centre européen de prévisions météorologiques à moyen terme. Ainsi, ils ont pu reconstituer le climat de l’Everest de 1979 à 2020. Les scientifiques ont ensuite utilisé les données climatiques pour modéliser l’évolution de l’atmosphère autour de l’Everest au fil du temps et voir comment elle continuera à changer avec le réchauffement de la planète. Les modèles montrent que si les températures globales augmentent de 2 degrés Celsius au-dessus des niveaux préindustriels – une situation probable dès 2050 – la disponibilité en oxygène sur l’Everest augmentera de 5%. Cela suffit à faire la différence entre la vie et la mort pour un alpiniste qui escalade les dernières pentes de la montagne.

L’équipe scientifique a été surprise de constater avec quelle vitesse la pression atmosphérique pouvait varier sur l’Everest. Un jour, l’air au sommet peut être respirable sans apport d’oxygène supplémentaire; quelques jours plus tard, la pression atmosphérique peut plonger de façon spectaculaire, rendant la montagne impossible à gravir.

Si les changements atmosphériques sur l’Everest ne sont pas visibles à l’œil nu, l’impact du changement climatique sur les glaciers est impressionnant. Les sommets qui montraient une belle blancheur avec la neige et la glace sont maintenant tous noirs. En outre, les inondations causées par la fonte des glaciers – rares dans le passé – se produisent désormais plus fréquemment et sont imprévisibles.

L’étude publiée en novembre 2020 dans One Earth explique que les glaciers ont beaucoup reculé depuis les années 1960, parfois de 150 mètres dans certaines régions. Les scientifiques de la dernière expédition ont étudié 79 glaciers, dont le glacier de Khumbu, le plus haut glacier du monde. Ils ont constaté qu’entre 2009 et 2018, les glaciers ont reculé presque deux fois plus vite que dans les années 1960. Certaines observations révèlent qu’ils ont parfois perdu la moitié de leur épaisseur depuis les années 1960.

La fonte des glaciers himalayens est provoquée par une augmentation d’un degré Celsius de la température moyenne de 2000 à 2016, par rapport à la moyenne entre 1975 et 2000. Bien que la hausse des températures soit la principale cause du recul et de l’amincissement des glaciers himalayens, d’autres facteurs majeurs doivent être pris en compte. Au fur et à mesure que les glaciers reculent, ils laissent souvent derrière eux des débris rocheux et mettent à nu leur encaissant. Les roches ainsi exposées absorbent plus de rayonnement solaire, ce qui fait fondre la glace à proximité. L’eau de fonte s’infiltre ensuite dans les orifices creusés par le recul des glaciers, ce qui donne naissance à de petits étangs En fin de compte, ces petits étangs se regroupent et forment de vastes lacs glaciaires. C’est ainsi que plus de 400 nouveaux lacs se sont formés entre 1990 et 2015. Comme je l’ai déjà écrit, ces lacs sont parfois maintenus en place par des moraines fragiles qui peuvent s’éventrer et déclencher des inondations dévastatrices.

En plus des 18 communautés qui vivent au pied de l’Everest, près de deux milliards de personnes dépendent de la chaîne himalayenne pour leur approvisionnement en eau. La fonte accélérée des glaciers met en péril cette source en eau et menace la vie et les moyens de subsistance de près d’un cinquième de la population mondiale. Bien qu’une fonte plus rapide des glaciers puisse signifier plus d’eau, cela ne sera que temporaire.

Source: Smithsonian Magazine.

L’étude n’en parle pas, mais il est bien évident que si le sommet de l’Everest est accessible sans apport d’oxygène supplémentaire dans les prochaines années, de plus en plus d’expéditions auront envie d’atteindre le toit du monde, avec la pollution que cela suppose. J’ai déjà attiré l’attention sur les tonnes de détritus que les sherpas redescendent dans les vallées chaque année…

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As I put it in previous posts, although being the highest mountain in the world, Mt Everest (8,848.86 m) undergoes the effects of climate change. The glaciers are melting and giving back the corpses of climbers who were caught in avalanches or fell into deep crevices. However, a recent scientific mission has revealed that the situation is more worrisome than predicted.

According to two new studies published in November 2020 in iScience and One Earth, the air pressure near Everest’s summit is rising, making more oxygen available to breathe, and glaciers are melting at unprecedented rates, leading to more meltwater. As a consequence, the changes will impact climbers scaling the mountain and local people who live in the Himalayan valleys.

To learn more about Mt Everest, an expedition was set up in 2019. It included 34 scientists whose mission was to collect glaciological and meteorological data by installing the highest weather stations in the world.

In a study published in iScience, the scientific team documented how the atmospheric pressure on Everest has fluctuated since the 1970s. Up to now, only a handful of mountaineers managed to climb the mountain without supplemental oxygen. But that may get easier in the future as climate change is causing the air to slowly thicken, which means more oxygen is available at higher altitudes. The scientists explain that when temperature rises, molecules move faster. When they start to collide with each other, pressure increases. More pressure means more molecules, making more oxygen available to breathe.

To analyze the changes in the atmosphere, the researchers collected data provided by the weather stations they installed on the Everest expedition in 2019. They coupled their latest data with analyses provided by the European Centre for Medium Range Weather Forecasting. Thus, they were able to reconstruct what the climate was like on Everest from 1979 to 2020.

The scientists then used the climate data to model how the atmosphere around Everest has changed over time and how it will continue to change as the planet warms. Their models suggest that if global temperatures increase by 2 degrees Celsius above pre-industrial levels – a situation likely as early as 2050 – the maximum rate of oxygen consumption on Everest will increase by 5 percent. This is enough to make a difference between life and death for a mountaineer climbing Mt Everest’s last hundreds of metres.

The scientific team was surprised when they saw haw fast the atmospheric pressure can vary on Everest. In the same way, the climate can vary remarkably within a span of a few days. On one day, the air at the summit can feel breathable without supplemental oxygen; a few days later, the atmospheric pressure can plunge dramatically, making the mountain impossible to climb.

If atmospheric changes on Everest are not visible to the naked eye, the impact of climate change on glaciers is impressive. Summits that used to look white with the snow and the ice are now all black. Besides, the floods caused by melting glaciers – which were rare in the past – are now happening more frequent and are unpredictable.

The study published in November 2020 in One Earth explains that glaciers have thinned dramatically since the 1960s, in some areas by as much as 150 metres. The scientists in the last expedition studied 79 glaciers, including the Khumbu Glacier, the highest glacier in the world. They found that between 2009 and 2018, glaciers thinned at nearly twice the rate that they did in the 1960s. Some estimates suggest that a few glaciers have areas that have lost half of their thickness since the 1960s.

The melting of Himalayan glaciers is caused by a one degree Celsius increase in average temperature from 2000 to 2016, compared with the average between 1975 and 2000.

Although rising temperatures are the primary drivers of glacier thinning, other major factors are at play. As the glaciers retreat, they often leave behind them rocky debris and expose bare cliffs on the mountainsides. The exposed rocks absorb more radiation from the sun, melting the adjacent ice. The melted water then seeps into the troughs created by the retreating glaciers, creating small ponds. The ponds melt the surrounding ice, and more water fills the ponds. Ultimately, clusters of ponds join up and form huge glacial lakes. As a result, more than 400 new lakes formed between 1990 and 2015. As I put it before, these lakes are sometimes kept in place by fragile moraines that can break open and trigger devastating floods.

In addition to the 18 local communities residing in the Himalayas, nearly two billion people depend on the mountain range for a source of freshwater. As melting accelerates, it puts that once-steady source of water in jeopardy, threatening the lives and livelihoods of nearly a fifth of the world’s population. Although faster melting might mean more water, this will only be temporary.  .

Source : Smithsonian Magazine.

The study does not mention it, but it is quite obvious that if the summit of Everest is accessible without an additional oxygen supply in the coming years, more and more expeditions will want to reach the roof of the world, with the pollution that this implies. I have already drawn attention to the tons of rubbish that Sherpas bring down into the valleys every year …

Vue du sommet de l’Everest (Crédit photo : Wikipedia)

Glaciers himalayens vus depuis l’espace (Source : NASA)

Nouvelles inquiétantes de l’iceberg A68a // Worrying news of iceberg A68a

L’iceberg A68a, qui s’est détaché de la plateforme glaciaire Larsen C en 2017, .reste impressionnant avec une superficie d’environ 4200 km2. Comme je l’ai indiqué précédemment, il se dirige vers l’île britannique de Géorgie du Sud où il menace de s’échouer.

Si l’énorme bloc de glace devait se bloquer contre le côte de cette île, la situation serait très inquiétante pour la faune locale –  manchots, phoques, éléphants de mer, etc. – qui trouve sa nourriture dans les eaux riches de l’océan. L’écosystème serait forcément bouleversé.

C’est maintenant le commencement de l’été austral qui marque aussi le début de la période de nourrissage des poussins des manchots. Pendant cette période, la distance à parcourir pour trouver de la nourriture est essentielle. En particulier, si les manchots devaient faire un grand détour à cause de la présence de l’iceberg, ils ne reviendraient as à temps pour empêcher leurs poussins de mourir de faim.

Les images fournies par les satellites et par un  avion de la Royal Air Force qui a pu filmer l’A68a n’incitent guère à l’optimisme quant à la trajectoire suivie par l’iceberg. Les scientifiques du British Antarctic Survey espéraient que les courants lui feraient parcourir une boucle autour de l’extrémité sud de la Géorgie du Sud, avant de le faire remonter le long du plateau continental et le faire se diriger vers le nord-ouest.

Les scientifiques pensaient aussi que l’A68a se disloquerait avant d’atteindre la Géorgie du Sud. Les photos de la RAF montrent bien une fracture dans l’iceberg, mais le reste de la masse de glace reste impressionnant.

Croisons les doigts pour que le Père Noël emporte l’A68a dans sa hotte et l’empêche de provoquer une catastrophe en Géorgie du Sud !

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Iceberg A68a, which broke away from the Larsen C Ice Shelf in 2017, remains impressive with an area of ​​approximately 4,200 km2. As I mentioned earlier, it is heading for the British island of South Georgia where it threatens to run aground.

If the huge block of ice were to block against the coast of this island, the situation would be very worrying for the local fauna – penguins, seals, sea elephants, etc. – which finds its nourishment in the rich waters of the ocean. The ecosystem would inevitably be upset. Now is the onset of the southern summer which also marks the beginning of the feeding season for penguin chicks. During this period, the distance to be traveled to find food is essential. In particular, if the penguins were to take a big detour because of the iceberg, they wouldn’t come back in time to keep their chicks from starving.

Images from satellites and from a Royal Air Force aircraft that was able to film the A68a do little to encourage optimism about the iceberg’s path. Scientists at the British Antarctic Survey hoped the currents would cause it to loop around the southern tip of South Georgia, before pushing it up along the continental shelf and sending it northwest.

Scientists also believed that the A68a would break up before reaching South Georgia. RAF photos do show a fissure in the iceberg, but the rest of the ice mass remains impressive.

Let’s keep our fingers crossed that Santa Claus takes the A68a in his hood and prevents it from causing disaster in South Georgia!

Image satellite de l’A68a et de la Géorgie du Sud le 3 décembre 2020 (Source : NASA)

L’A68a le 8 décembre 2020 (Source: RAF)