Halema’uma’u (Hawaii): Fort risque de débordement du lac de lave // An overflow of the lava lake is highly likely

Le lac de lave dans le cratère de l’Halema’uma’u connaît actuellement son niveau le plus haut depuis mai 2015, en parallèle avec une phase de gonflement de l’édifice volcanique. La surface de la lave se trouvait vendredi soir à 13 mètres sous le plancher du cratère principal, à seulement 5-6 mètres de la lèvre samedi matin. On peut donc facilement voir la lave depuis la terrasse du Jaggar Museum. Le HVO indique qu’il serait extrêmement risqué de s’approcher de l’ancienne plateforme d’observation – aujourd’hui interdite d’accès – car le haut niveau de la lave risque de provoquer des efffondrements dans la bouche active, avec des explosions susceptibles d’arroser les abords du cratère. Les paris sont ouverts pour savoir si le lac de lave va déborder…..
Adresse des webcams pour voir le lac de lave:
http://hvo.wr.usgs.gov/cams/panorama.php?cam=HMcam
http://hvo.wr.usgs.gov/cams/panorama.php?cam=K2cam

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The lava lake within Halema’uma’u Crater has risen to its highest level since May 2015, in tandem with continued summit inflation. The lava lake surface was measured late Friday afternoon at 13 metres below the floor of the main crater, and it cut that distance in half overnight. On Saturday morning, the lava lake was roughly 5–6 metres below the rim and is easily seen from Jaggar Museum. HVO indicates that the high lava level increases the possibility of rock-fall-triggered explosions capable of showering the Halema’uma’u rim above the lake with molten lava.
Addresses of the webcams to see the lava lake:
http://hvo.wr.usgs.gov/cams/panorama.php?cam=HMcam
http://hvo.wr.usgs.gov/cams/panorama.php?cam=K2cam

Kilauea (Hawaii / Etats Unis)

drapeau-francaisAprès être montée jusqu’à 8 mètres sous le plancher de l’Halema’uma’u, la surface du lac de lave est redescendue à une vingtaine de mètres sous la lèvre, suite à un épisode de déflation enregistré par les tiltmètres au sommet du Kilauea. Il n’y a donc pas de risque de débordement du lac, du moins pour le moment.

Dans le même temps, la coulée de lave 61g continue à entrer dans l’océan sur le site de Kamokuna. Le weekend dernier, les scientifiques du HVO ont fait état de gaz toxiques sur le site, nécessitant une assistance respiratoire. Le 5 septembre, une partie de la banquette littorale s’est effondrée dans sa partie ouest, provoquant une explosion. Dans toutes ses mises à jour, le HVO rappelle les dangers liés à l’arrivée de la lave dans l’océan.

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drapeau-anglaisAfter rising up to 8 metres below the Halema’uma’u crater floor on Wednesday night, the surface of the lava lake dropped slightly since that time and was about 20 metres below the floor on Thursday morning. The drop coincided with deflationary tilt recorded by summit tiltmeters. Thus, there is no risk of an overflow, at least for the moment.

The 61g lava flow continues to supply lava to the ocean near Kamokuna. Last weekend, HVO observers found that persistent noxious volcanic fumes downwind from the ocean entry area necessitated the use of respirators. On September 5th, a large section of the western ocean entry delta collapsed into the ocean, triggering a small explosion. In all its updates, HVO reminds visitors of all the dangers that accompany the lava entry.

Les éclairs volcaniques en laboratoire // Volcanic lightning in a lab

drapeau-francaisOn aperçoit souvent des éclairs dans les panaches de cendre au cours des éruptions volcaniques. Des photos spectaculaires montrant ce phénomène naturel ont même été mises en ligne. Les éclairs apparaissent lorsque des particules de cendre se frottent les unes contre les autres à des vitesses élevées.
Des volcanologues allemands de l’Université Ludwig Maximilian de Munich étudient ces éclairs volcaniques. Ils utilisent pour leurs expériences un simulateur de volcan, ou tube à choc, qui permet la décompression rapide d’un mélange de gaz (l’argon) et de particules. Il s’agit d’un tube séparé en deux parties par une membrane. D’un côté se trouve le tube moteur, à pression élevée, et de l’autre côté le tube de travail, à pression plus basse. Lorsqu’à l’instant t=0 le diaphragme est rompu, les pressions tendent à s’égaliser: une onde de compression se propage dans le tube de travail, tandis qu’une onde de détente remonte dans le tube moteur. S’agissant du tube à choc utilisé par les universitaires allemands, il possède une bouche de trois centimètres de diamètre et un réceptacle en métal sous pression qui propulse de la véritable cendre volcanique en provenance de divers volcans comme le Popocatépetl (Mexique) et l’Eyjafjallajökull (Islande).
Le  tube à choc reconstitue la pression que l’on rencontre dans les chambres magmatiques des volcans actifs en accélérant les particules de cendre à des vitesses suffisantes, de sorte que le frottement qui se produit lors de la collision leur permet de se charger.
En cliquant sur le lien suivant, vous verrez une vidéo de la manipulation dans laquelle le panache vire du blanc au noir. De minuscules éclairs commencent à apparaître dans la colonne de cendre volcanique. Le tube à choc génère ainsi des éclairs qui ont jusqu’à plusieurs dizaines de centimètres de longueur.
https://youtu.be/3QoiTcQcyTY

Vous trouverez également un descriptif détaillé de l’expérience à cette adresse :

http://mavoiescientifique.onisep.fr/les-eclairs-des-eruptions-volcaniques-reconstitues-au-laboratoire/

A partir d’une série d’expériences effectuées en 2013, les scientifiques allemands ont constaté que les petites particules de cendre créent un plus grand nombre d’éclairs. Récemment, l’équipe scientifique a étudié l’activité du Sakurajima (Japon) et constaté que la fréquence des éclairs varie également avec la quantité de cendre propulsée dans l’atmosphère lors de l’éruption.
Les chercheurs sont persuadés qu’ils pourront mieux comprendre les éruptions volcaniques en observant les éclairs volcaniques. En effet, ces derniers peuvent être mesurés à plusieurs kilomètres de distance et même dans des conditions de mauvaise visibilité. Ils peuvent également être utilisés pour estimer la masse totale et la répartition en fonction de leur taille des cendres présentes dans l’atmosphère. Au bout du compte, cela permettrait d’évaluer rapidement la distribution des particules de cendre dans l’atmosphère et, si nécessaire, d’alerter les autorités en charge du trafic aérien.
Source: Atlas Obscura.

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drapeau-anglaisFlashes of lightning can often be seen in the ash plumes during volcanic eruptions. Dramatic photos have even been posted, showing this dramatic natural phenomenon. Lightning appears when ash particles collide at high speeds.

German volcanologists from Ludwig Maximilian University in Munich study the lightning events that can occur in volcanic plumes. One of the tools they use is a lab volcano simulator, or shock tube, namely a three-centimetre-wide vent and a hot, pressurized metal tub that propels real volcanic ash obtained from various volcanoes, including the active Popocatépetl in Mexico and Eyjafjallajökull in Iceland.

The shock tube mimics the kind of pressure found in magma chambers of active volcanoes by accelerating the ash particles at high enough speeds so that the friction from collision allows them to become charged.

By clicking on the following link, you will see a video in which the plume turns from white to black. Tiny lightning bolts start to flicker and flash in slow-motion in the column of volcanic ash, the shock tube generating lightning up to tens of centimetres in length.

https://youtu.be/3QoiTcQcyTY

From a series of experiments in 2013, the scientists found that smaller particles of ash create a higher number of lightning bolts. Most recently, the team studied the activity at Mount Sakurajima this year and found that the frequency of flashes also varies with the amount of ash spewed into the atmosphere during the eruption.

The researchers believe they can understand more about volcanic eruptions by surveying and monitoring volcanic lighting. Indeed, the lightning is a parameter that can be measured from a distance of several kilometres away and under conditions of poor visibility. It can also be used as a proxy to estimate the total mass and the size distribution of the ash deposited in the atmosphere. Eventually, this would help to rapidly assess the distribution of ash particles in the atmosphere and if necessary alert the aviation authorities.

Source: Atlas Obscura.

Eclair

Orage volcanique sur le Rinjani (Indonédie en 1994).

[Crédit photo : Oliver Spalt / Wikipedia].

La colère du Klyuchevskoy (Kamchatka / Russie) // Klyuchevskoy’s wrath (Kamchatka / Russia)

drapeau-francaisLe Klyuchevskoy a connu un violent épisode éruptif le 6 septembre à 20h30 (TU) avec un panache de cendre qui est monté jusqu’à 11,2 km d’altitude. Le VAAC de Tokyo indique que le panache s’est déplacé vers le SE à une vitesse de 9,3 km/h. De son côté, le KVERT indique que l’éruption explosive et effusive du volcan continue. Les explosions génèrent des panaches de cendre qui montent jusqu’à 7-7,5 km d’altitude avant de s’étirer sur environ 74 km vers le SE.
Suite à cette recrudescence d’activité, la couleur de l’alerte aérienne est passée de l’Orange au Rouge.

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drapeau-anglaisKlyuchevskoy erupted at 20:30 UTC on September 6th, spewing an ash plume up to 11.2 km above sea level. The Tokyo VAAC indicates that the ash cloud was moving to the southeast at 9.3 km/h. KVERT said that explosive-effusive eruption of the volcano continues. Explosions send ash up to 7 – 7.5 km a.s.l. and the ash plume still extends about 74 km to the east-south-east from the volcano.
The observatory raised the Aviation Colour Code from Orange to Red.