Lahar sur le Sabancaya (Pérou) // Mudflow on Sabancaya Volcano (Peru)

L’Institut de Géophysique du Pérou (IGP) indique qu’un lahar a été observé sur le Sabancaya. L’événement a été enregistré par l’une des stations sismiques du réseau de surveillance du volcan.
Le lahar s’est déclenché à 10h28 le 13 mars 2018 sur le flanc sud-est du Sabancaya, en direction de la rivière Sallalli. L’IGP avait mis en garde depuis plusieurs jours sur le risque de lahars à cause des pluies intenses qui se sont abattues dans la région, ainsi que l’accumulation de grandes quantités de neige. Ces précipitations remobilisent les dépôts de cendre produits par l’éruption actuelle.
Il est recommandé à la population située au sud-est du Sabancaya de s’éloigner des cours d’eau qui peuvent servir de couloirs d’évacuation à ces lahars.

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The Institute of Geophysics of Peru (IGP) indicates that a lahar has been observed on Sabancaya. The event was recorded by one of the seismic stations of the volcano surveillance network.
The lahar fired at 10:28 on March 13, 2018 on the southeast flank of Sabancaya, towards the Sallalli River. The IGP had warned for several days about the presence of lahars because of the intense rains that occur in the region, as well as the accumulation of large amounts of snow.
It is recommended that the population south-east of Sabancaya move away from streams that may serve as evacuation corridors for these lahars.

Signal sismique généré par le lahar (Source: IGP)

Impact de l’éruption du Toba sur la population de la Terre // Impact of the Toba eruption on the Earth’s population

L’éruption du Toba sur l’île indonésienne de Sumatra il y a 74 000 ans est souvent citée comme un exemple de super éruption. On pense que c’est la plus grande éruption volcanique des deux derniers millions d’années. Le Toba a expulsé environ 10 000 fois plus de roches et de cendre que l’éruption du Mont St. Helens en 1980. Les masses de matériaux émis par le volcan ont probablement obscurci le ciel dans le monde entier. Les scientifiques pensent que l’éruption a pu plonger la Terre dans un hiver volcanique ressenti loin de l’Indonésie. Les modèles climatiques laissent supposer que les températures ont chuté de 17 degrés Celsius. Dans un univers aussi froid, les plantes ont probablement cessé de pousser, les glaciers ont peut-être progressé, le niveau de la mer a peut-être baissé et les précipitations ont peut-être ralenti.
Cependant, une nouvelle étude publiée le 12 mars 2018 dans la revue Nature avance l’idée que les humains ont non seulement survécu à l’événement; ils ont aussi prospéré. L’étude va à l’encontre des hypothèses précédentes qui prétendent que l’éruption cataclysmique a été si désastreuse qu’elle a conduit l’espèce humaine au bord de l’extinction.
En 1998, un anthropologue a établi un lien entre la catastrophe et des preuves génétiques. Sa conclusion montre qu’une réduction démographique drastique est apparue à l’époque de l’éruption du Toba. Le chercheur était persuadé que la super éruption avait fait chuter la population de la planète à seulement 10 000 personnes. Plusieurs théories catastrophistes sont par la suite apparues, à la fois dans le monde scientifique et dans l’imagination publique.
Toutefois, la dernière étude publiée en 2018 s’efforce de démontrer que ces théories sont incorrectes. A environ 9 000 kilomètres du site de la super éruption du Toba en Asie du sud-est, un anthropologue de l’Arizona State University et ses collègues ont découvert des traces de matériaux émis par le volcan sur deux sites archéologiques situés sur la côte sud de l’Afrique du Sud. La présence d’éclats de verre volcanique microscopiques éjectés par le Toba parmi des couches d’os anciens, d’outils en pierre et de feux allumés par des humains a permis à l’équipe scientifique d’observer directement et pour la première fois l’impact de l’éruption sur la population humaine.
Les résultats de ces découvertes ont surpris les chercheurs. Si la théorie avancée en 1998 – effet de réduction drastique de la population par l’éruption – était correcte, il y aurait moins de signes d’occupation humaine dans la couche de sol au-dessus de celle présentant des traces de la super éruption du Toba. En fait, l’équipe scientifique a constaté qu’après l’événement catastrophique, il y avait plus de signes d’occupation humaine. Non seulement les humains semblaient s’être adaptés au traumatisme causé par l’événement, mais ils avaient aussi prospéré. Cela ne veut pas dire que l’hiver volcanique provoqué par l’éruption du Toba n’a jamais eu lieu, mais le  refroidissement qui a suivi l’éruption a pu pousser ces êtres préhistoriques à se diriger vers la côte où ils ont pu survivre.
Cependant, tous les scientifiques ne sont pas d’accord avec cette interprétation. Certains expliquent que les dernières recherches ne soutiennent pas l’hypothèse d’une catastrophe climatique mondiale suite à l’éruption du Toba. Ils font référence à une étude publiée cette année sur une couche de cendre similaire analysée dans le lac Malawi en Afrique de l’Est. Là, les scientifiques n’ont détecté aucun signe que la température du lac avait chuté de manière significative après l’événement, ce qui laisse supposer qu’il n’y a pas eu d’hiver volcanique, et cela met à mal l’idée d’un déclin de la population humaine provoqué par l’éruption du Toba.
Source: Presse américaine.

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The eruption of Toba volcano on the Indonesian island of Sumatra 74,000 years ago is often cited as an example of a super eruption. It is said to be the largest volcanic eruption of the last two million years. It expelled roughly 10,000 times more rock and ash than the 1980 Mount St. Helens eruption. So much ejecta probably darkened skies worldwide, causing scientists to speculate that it might have plunged the Earth into a volcanic winter whose chill could be felt far from Indonesia. Climate models suggest that temperatures may have plummeted by as much as 17 degrees Celsius. In such a cold world, plants may have ceased growing, glaciers may have advanced, sea-levels may have dropped and rainfall may have slowed.

However, a new study published on March 12th, 2018, in Nature suggests that humans not only survived the event; they also thrived. The study counters previous hypotheses, which suggested that the cataclysmal eruption was so disastrous it caused the human species to teeter on the brink of extinction.

In 1998, an anthropologist linked the proposed disaster to genetic evidence that suggested a population bottleneck had occurred around the same time. He was certain that the Toba super eruption had caused the human population to decline to some 10,000 people. Several dramatic theories became popular, both in the scientific world and in the public imagination.

The latest study, however, suggests that those theories are incorrect. About 9,000 kilometres from the site of the Toba super eruption in Southeast Asia, an anthropologist at Arizona State University, and his colleagues discovered signs of its debris at two archaeological sites on South Africa’s southern coast. The appearance of microscopic glass shards once ejected by the Toba event amid layers of ancient bones, complex stone tools and evidence of human fires allowed the team to directly observe the volcano’s impact on the human population for the first time.

The results surprised the researchers. Should the theory suggested in 1998 be correct, there would be fewer signs of human occupation in the layer of soil above the one with the signs of the Toba super eruption. Actually, the scientific team saw the opposite: After the catastrophic event, there were more signs of human occupation. Not only did humans appear to adapt to the trauma caused by the event, they also thrived. That doesn’t mean Toba’s volcanic winter never occurred. The global chill that followed the eruption may have driven these prehistoric humans to the coast where they were able to survive.

However, not all experts agree with that interpretation. They say the latest research does not buttress the case for a global climate catastrophe following the Toba eruption. They point to a study published this year of a similar ash layer within Lake Malawi in East Africa. There, scientists found no signs that the lake’s temperature dropped significantly after the event, which suggests that there was no volcanic winter, and further challenging the idea of a human population decline resulting from the Toba eruption.

Source: American press.

Site de l’éruption du Toba vu depuis l’espace (Source: NASA)

Shinmoedake (Japon / Japan)

Une coulée de lave était parfaitement visible le 9 mars 2018 sur les webcams dirigées vers le Shinmoedake, après les épisodes éruptifs des jours précédents. Selon des témoins, il semble que la lave s’écoulait depuis la lèvre nord-ouest du cratère.
L’Agence météorologique japonaise (JMA) a confirmé que l’éruption s’est arrêtée tôt le matin du 9 mars et que la lave débordait du cratère. .
Le niveau d’alerte est maintenu à 3, avec les restrictions d’accès mentionnées précédemment.
Les images satellites révèlent qu’une forme de relief s’est agrandie à l’intérieur du cratère. Elle mesure maintenant 650 mètres de diamètre, contre 550 mètres le 7 mars, avec la présence possible d’un dôme de lave.
Sources ; JMA, The Japan Times, The Mainichi.

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A lava flow was clearly visible on March 9th, 2018 on the webcams directed at Shinmoedake after the eruptive episodes of the previous days. From witnesses, it appears lava was flowing from the northwest rim of the crater.

The Japan meteorological Agency indicates that the eruption stopped in the early morning of March 9th and that lava had spilled over the crater rim. .

The alert level is kept at 3, with the access restrictions I mentioned before.

Satellite images reveal that a landform within the volcano’s crater has expanded in size. It now measures 650 metres in diameter, versus 550 metres on March 7th, with the presence of a possible lava dome.

Sources ; JMA, The Japan Times, The Mainichi.

Séquence éruptive sur le Shinmoedake (capture image webcam)

Sismicité sicilienne // Seismicity in Sicily

L’INGV indique qu’un séisme de magnitude M 3.3 a été enregistré sur l’Etna à 7 km au nord de Ragalna (Province de Catane) à 09:50 le 8 mars 2018, à 0 km de profondeur  Il a été précédé d’un événement de M 2,8 à 09:49 avec un hypocentre à 1 km de profondeur, suivi d’un autre de M 2,5 à 09:55 à 2 km de profondeur. Des séismes mineurs sont enregistrés dans la région depuis environ 3 jours.
En outre, le 7 mars 2018 à 21h15, on a enregistré une forte secousse de M 4,4 en Mer Tyrrhénienne inférieure, avec un épicentre au niveau du volcan sous-marin Marsili et un hypocentre à 389 km de profondeur.
Dans le même temps une forte explosion a été observée sur le Stromboli (Iles Eoliennes). Les grondements et les vibrations du sol ont été ressentis jusqu’en Calabre.
Source : Meteoweb.

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INGV reports that an M 3.3 earthquake was recorded on Mount Etna 7 km north of Ragalna (Catania) at 09:50 on 8 March 2018, at 0 km depth. It was preceded by an M 2.8 event at 09:49 with a hypocentre at 1 km depth, followed by another M 2.5 event at 09:55 at 2 km depth. Minor earthquakes have been recorded in the region for about 3 days.
In addition, on March 7th, 2018 at 9:15 pm, there was a strong M 4.4 quake in the Lower Tyrrhenian Sea, with an epicentre at the Marsili seamount and a hypocentre 389 km deep.
At the same time a strong explosion was observed on Stromboli Volcano (Aeolian Islands). Rumblings and vibrations were felt as far as Calabria.
Source: Meteoweb.

Source: INGV

Explosion sur le Stromboli (Photo: C. Grandpey)