Etna (Sicile) : En souvenir de l’éruption de 1669…

Ces jours-ci, l’Etna montre une belle activité strombolienne au niveau du Nouveau Cratère Sud-Est, avec projections et épanchements de lave sur quelques centaines de mètres. A noter toutefois qu’une ordonnance promulguée par la municipalité de Nicolosi interdit toute approche de la zone sommitale du volcan.

Dans le même temps, deux députés de la région de Catane ont déposé un projet de loi prévoyant la création d’une journée commémorative du 350ème anniversaire de l’éruption de l’Etna qui, le 11 mars 1669, a détruit plusieurs localités dans la province de Catane. La lave a enseveli Mompilieri et est arrivée jusqu’à Catane, où les douves du château d’Ursino datant du 16ème siècle ont été recouvertes, de même que le pont-levis reliant le château à la place d’armes.
Le projet de loi a pour but de garder en mémoire le souvenir d’un événement marquant pour le peuple sicilien, mais aussi « de le transformer en opportunités de développement du tourisme et de promotion culturelle pour les municipalités de la province de l’Etna.» Compte tenu du remarquable intérêt de l’événement d’un point de vue historique et naturel, les deux députés qui ont présenté le projet de loi souhaitent « privilégier des itinéraires culturels et touristiques par le biais d’expositions permanentes, de parcs culturels, et la création d’un musée en plein air le long de la « route de la lave » entre le château d’Ursino et les Monti Rossi, avec des événements thématiques qui restituent à la communauté un souvenir et une identité qui seraient autrement perdus ».
Source : Journal La Sicilia.

Une fresque montrant l’éruption de 1669 se trouve dans la sacristie de la cathédrale de Catane. (Photo: C. Grandpey)

Une histoire de coulées de lave // About lava flows

Au cours de l’histoire, les hommes on tenté à plusieurs reprises de détourner des coulées de lave qui devenaient une menace pour les zones habitées. La première tentative de ce genre a eu lieu en 1669, lorsqu’un flot de lave en provenance de l’Etna menaça la ville de Catane. Des tentatives pour détourner la lave du Mauna Loa sur l’île d’Hawaii ont été réalisées en 1935 et 1942. Des digues de terre ont été construites à la hâte pour détourner des coulées du Kilauea en 1955 et 1960, sans grand succès.
Le premier détournement de lave positif a eu lieu en 1973 sur l’île d’Heimaey en Islande quand une coulée de lave a’a a pu être stoppée et un port sauvé en envoyant d’importantes quantités d’eau de mer sur la coulée de lave pour entraver sa progression.
Lors de l’éruption de l’Etna en 1983, des scientifiques ont réussi, pour la première fois, à utiliser des explosifs pour détourner une importante coulée de lave. Ces efforts ont été couronnés de succès mais ont posé un problème juridique. Comme me l’a expliqué H. Tazieff un jour, «sommes-nous autorisés à envoyer la lave sur une terre qui serait autrement épargnée?

Aujourd’hui, un problème similaire de gestion des coulées de lave est apparu à Hawaii après la dernière éruption du Kilauea. La lave qui a envahi la Lower East Rift Zone a détruit ou isolé des propriétés et leurs propriétaires souhaiteraient ouvrir de nouvelles routes pour accéder à leurs structures. Bien que les coulées de lave ne soient plus du tout actives, la construction de nouvelles routes pourrait poser problème si la lave faisait sa réapparition dans le secteur.
Le comté d’Hawaii a reçu de nombreuses demandes de propriétaires affectés par la dernière éruption. Ces gens voudraient pouvoir créer un accès à leur propriété à travers les champs de lave.
En vertu de la Sixième proclamation d’urgence du 6 décembre 2018, les personnes qui souhaitent modifier la morphologie des champs de lave afin de créer un accès temporaire doivent d’abord obtenir l’autorisation de la Protection Civile.
Les documents à fournir doivent :
– Indiquer l’emplacement de la propriété;
– Décrire la nature de l’accès proposé, avec un plan du site indiquant l’emplacement et l’étendue de l’accès temporaire;

– Inclure le consentement écrit de toutes les personnes dont les propriétés seront traversées et qui auront ainsi un nouvel accès.
Les personnes sollicitant l’autorisation de modifier la morphologie des champs de lave pour créer un accès temporaire à des propriétés isolées assumeront tous les risques et devront éventuellement payer les secours.
Les différents bureaux de Protection Civile examineront chaque demande, en veillant au respect des réglementations et des droits de propriété privée. Différentes questions seront posées :
– La voie d’accès proposée desservira-t-elle plusieurs propriétés?
– Un permis de classement est-il requis?
– Le tracé de la voie d’accès risque-t-il de franchir les parois d’un chenal de lave, de créer un barrage ou de modifier de manière significative les trajectoires d’écoulement de la lave dans le cas où l’activité effusive reprendrait?

Une évaluation géotechnique peut être nécessaire pour déterminer les conditions du sous-sol en fonction de la morphologie de la voie d’accès proposée et d’autres facteurs liés à la stabilité et à la sécurité du terrain.
Après examen et approbation de tous les permis requis, la Protection Civile émettra ou non une autorisation de travaux.

Source : Presse hawaiienne.

——————————————————

Throughout history, men have tried several times to divert lava flows that were becoming a threat to populated areas. The first attempt was this kind occurred in 1669, when a flow from Mount Etna volcano threatened the city of Catania. Attempts to divert lava flows from Mauna Loa Volcano on the island of Hawaii by aerial bombing were made in 1935 and 1942. Earthen barriers were hurriedly constructed in attempts to divert flows from Kilauea Volcano in 1955 and 1960, with little success.

The first successful lava diversion took place in 1973 on the island of Heimaey (Iceland), when a thick lava flow was impeded and a harbour saved by pumping massive quantities of seawater over advancing aa lava.

During the 1983 eruption of Etna, Italian scientists managed, for the first time, to use explosives to divert a major lava flow. These efforts were fairly successful, although they posed a legal problem. As Haroun Tazieff told me one day, “are we allowed to send lava on a land that would otherwise be spared?”

Today, a similar problem about the management of lava flows has appeared in Hawaii after the last eruption of Kilauea volcano. Lave which invaded the Lower East Rift zone has destroyed or isolated properties and their owners would like to open new roads to access to their structures. Although the lava flows are no longer active, cutting new roads might cause problems if lava happened to flow again in the area.

The County of Hawaii has received many requests from residents affected by the recent eruption to allow them to create access to their property across the lava fields.

Under the Sixth Supplementary Emergency Proclamation dated Decmber 6th, 2018, individuals who wish to modify the lava fields to create temporary emergency access must first seek authorization from the Hawaii County Civil Defense Agency.

The documents should:

– Identify the location of the property;

– Describe the nature of the access proposed, which should include a site plan showing the location and extent of the temporary emergency access; and

– Include written consent from all individuals whose properties will be traversed and who will have renewed access.

Individuals requesting authorization to modify the lava fields to create temporary emergency access to isolated properties will assume any and all risks, and may be charged for any rescue costs.

County agencies will review each request, with an eye to compliance with regulations and private property rights, including the following:

– Will the proposed access route serve multiple properties?  .

– Is a grading permit required?

– Will the grading risk breaching lava channel walls, creating a dam, or otherwise significantly altering the flow patterns in the event that lava activity resumes? A geotechnical assessment may be required to determine subsurface conditions depending on the depth of the proposed excavation and other factors related to terrain stability and safety.

After review and the approval of any required permits, Civil Defense will issue an authorization letter.

Source: Hawaiian newspapers.

Les coulées de lave ont envahi des propriétés privées (Crédit photo: USGS / HVO)

L’éruption du Krakatau a probablement provoqué un tsunami en Indonésie // The Krakatau eruption probably caused a tsunami in Indonesia

9 heures (heure française): Un tsunami a tué au moins 168 personnes (bilan très provisoire) et fait des centaines de blessés dans les îles indonésiennes de Java et de Sumatra à la suite d’un glissement de terrain sous-marin provoqué par l’éruption de l’Anak Krakatau.
Des centaines de maisons et d’autres bâtiments, tels que des hôtels, ont été lourdement endommagés lors du tsunami qui a frappé le littoral du Détroit de la Sonde en fin de journée le samedi 22 décembre 2018..
Les autorités ont demandé aux habitants et aux touristes des zones côtières de rester à l’écart des plages et un avis de marée haute a été maintenu jusqu’au 25 décembre.
Des images de télévision montrent des routes bloquées par les matériaux de maisons endommagées, des voitures renversées et des arbres à terre. La côte ouest de la province de Banten à Java semble être la région la plus touchée. Les secours et les ambulances ont du mal à atteindre les zones touchées car certaines routes sont bloquées par des débris.
Environ 250 employés de l’entreprise de la compagnie d’ »électricité PLN s’étaient réunis à Tanjung Lesung pour un événement de fin d’année. Au moins sept personnes ont été tuées et beaucoup souffrent de fractures. Un autre reportage télévisé a montré le moment où les vagues de tsunami ont frappé un concert et emporté la scène où se produisait le groupe de rock local Seventeen.
Selon l’agence nationale de gestion des catastrophes, le tsunami a été provoqué par « un glissement de terrain sous-marin résultant de l’activité volcanique de l’nak Krakatau et a été exacerbé par une marée anormalement haute en raison de la pleine lune ». Un géologue a déclaré que le tsunami a pu être causé par un « effondrement partiel » de l’Anak Krakatau, qui vomissait de la cendres et de la lave depuis plusieurs semaines (voir mes notes précédentes) et avait montré une hausse d’activité au cours de la semaine écoulée. Une éruption d’une durée de 13 minutes a eu lieu vers 16 heures le 22 décembre.
Les habitants du littoral ont déclaré ne pas avoir ressenti de signes avant-coureurs du tsunami, tels que le retrait de l’eau ou un séisme. Pourtant, des vagues pouvant atteindre deux mètres de hauteur ont frappé la côte. Les autorités indonésiennes ont d’abord déclaré que la vague n’était pas un tsunami, mais un effet de la marée montante, et ont demandé à la population de ne pas paniquer. Elles se sont ensuite excusées pour leur erreur d’appréciation de la situation.
Encore une fois, cette catastrophe montre notre incapacité à prévoir les éruptions, les séismes et les tsunamis.
Source: VSI et médias d’information internationaux.

Le dernier bilan en date du dimanche 23 décembre 2018 est de 222 morts, 843 blessés et une trentaine de disparus. Des centaines de maisons et de bâtiments ont été endommagés. Les données de l’agence de gestion des catastrophes révèlent que cinq des plages de la régence de Pandeglang ont été touchées, à savoir Tanjung Lesung, Sumur, Teluk Lada, Panimbang et Carita. Au moins 43 maisons et 10 hôtels ont été gravement endommagés.

°°°°°°°°°°

20 heures (heure française): Les autorités indonésiennes ont diffusé un document (voir ci-dessous) confirmant que c’est bien l’effondrement d’un flanc du Krakatau qui a déclenché le tsunami meurtrier.

++++++++++

Cet événement tragique me rappelle ce qui s’est passé à Stromboli (Sicile) le 30 décembre 2002, lorsqu’une partie de la Sciara del Fuoco s’est détachée et a plongé dans la mer. Une dizaine de millions de mètres cubes de roche volcanique se sont précipités dans la Méditerranée. Ce spectaculaire décrochement du flanc du volcan a généré un nuage de vapeur et de cendre et déclenché un tsunami qui a secoué les navires dans des ports situés à plus de 150 km. Sur les pages, la mer s’est retirée puis est revenue sous forme d’une vague de 6 mètres de haut qui a endommagé des maisons sur le littoral de l’île. Heureusement, à cette époque de l’année, il y a peu de touristes à Stromboli et une centaine d’habitants sont allés se réfugier à Lipari.

————————————————–

9:00 a.m. (French time): A tsunami killed at least 168 people (this death toll will probably increase) and injured hundreds on the Indonesian islands of Java and Sumatra following an underwater landslide caused by the eruption of Anak Krakatau.

Hundreds of homes and other buildings like hotels were heavily damaged in the tsunami which struck along the rim of the Sunda Strait late on Saturday, December 22nd, 2018. .

Authorities warned residents and tourists in coastal areas around the Sunda Strait to stay away from beaches and a high-tide warning remains in place through till December 25th.

TV footage shows roads blocked by debris from damaged houses, overturned cars and fallen trees. The western coast of Banten province in Java is the worst-hit area so far. Rescue workers and ambulances are finding it difficult to reach affected areas because some roads are blocked by debris.

Around 250 employees of the state utility company PLN had gathered in Tanjung Lesung for an end-of-year event. At least seven people were killed and many suffered broken bones. Another TV footage showed the seconds when waves hit a concert and washed away the stage where local rock band Seventeen was performing.

According to the country’s disaster management agency, the tsunami was caused by « an undersea landslide resulting from volcanic activity on Anak Krakatau and was exacerbated by abnormally high tide because of the full moon.” A geologist said the tsunami may have been caused by a « partial collapse » of Anak Krakatau which had been spewing ash and lava for weeks (see my previous posts) and shown increased signs of activity during the past week. An eruption occurred at about 16:00 on December 22nd and lasted 13 minutes. .

Coastal residents reported not seeing or feeling any warning signs, like receding water or an earthquake, before waves of up to two metres washed ashore. Indonesian authorities had first declared the wave was not a tsunami, but caused by the rising tide, and ansked the population not to panic. They later apologised for having been wrong.

Again, this disaster shows our inability to predict eruptions, earthquakes and tsunamis.

Source: VSI and international news media.

The latest death toll as of Sunday, December 23rd. is 222 people, with 843 injured and about 30 reported missing. Hundreds of houses and buildings have been damaged. Data from Disaster Mitigation Agency (BPBD) reveals that a total of five beaches in Banten’s Pandeglang regency were affected by the disaster, namely Tanjung Lesung, Sumur, Teluk Lada, Panimbang and Carita. At least 43 houses and 10 hotels were severely damaged.

°°°°°°°°°°

Indonesian authorities have released a document confirming that the tsunami was triggered by a huge collapse of Kraratau’s flank (see below).

++++++++++

This tragic event reminds me of what happened at Stromboli (Sicily) on December 30th, 2002 when a part of the Sciara del Fuoco detached itself and plunged into the sea. Around 10 million cubic metres of volcanic rock and boiling lava dropped into the Mediterranean, producing a cloud of steam and ash and a tsunami that rocked ships in ports more than 150 km away. The event sucked the sea from the beaches and then drove it back at them in a 6-metre-high wave, wrecking houses on the shores of the island. Fortunately, at that time of the year there are few tourists at Stromboli and around 100 residents sought the safety of neighbouring Lipari.

Activité éruptive sur le Krakatau (Photo: C. Grandpey)

Effets du tsunami du 30 décembre 2002 à Stromboli (Photo: C. Grandpey)

Un projet de fou // A crazy project

Voici le genre d’initiative que je n’apprécie pas, mais pas du tout ! Des scientifiques envisagent de reproduire les effets d’une éruption volcanique majeure pour tenter de lutter contre le réchauffement climatique.
Des projets de géo-ingénierie visant à manipuler technologiquement l’atmosphère pour bloquer la lumière du soleil ont déjà été imaginés à travers le monde. Un nouveau pas vient d’être franchi par des chercheurs de l’Université Harvard aux Etats-Unis ; ils envisagent dès l’année prochaine d’effectuer pour la première fois des tests dans la stratosphère.
L’équipe scientifique utilisera un ballon maintenu à 20 kilomètres au-dessus de la Terre pour pulvériser de minuscules particules de craie sur une zone d’un kilomètre, afin de réfléchir les rayons du soleil et réduire ainsi le réchauffement de la planète. Ce faisant, ils tenteront de reproduire à une petite échelle l’éruption du Pinatubo aux Philippines en 1991. Au cours de cet événement, le volcan a émis 20 millions de tonnes de dioxyde de soufre (SO2) dans la stratosphère, créant ainsi une brume qui a refroidi la planète pendant environ 18 mois. La Terre a momentanément été ramenée à sa température préindustrielle. Les scientifiques sont persuadés que la reproduction de cette situation à grande échelle pourrait fournir à la planète un répit contre le réchauffement climatique, empêcher la glace de mer de fondre et les coraux de blanchir.
Alors que les efforts pour lutter contre le changement climatique semblent timides et de moins en moins couronnés de succès, la géo-ingénierie est devenue une perspective de plus en plus attrayante, même si elle est sujette à controverse et a suscité les critiques de scientifiques et d’écologistes. Certains ont expliqué que la géoingénierie solaire pourrait avoir des effets dévastateurs, en particulier sur les cultures, tandis que d’autres affirment que de tels projets font oublier la nécessité de réduire les émissions de combustibles fossiles.
Cependant, les scientifiques qui ont imaginé l’expérience ont déclaré que leurs analyses montrent que les avantages de telles tentatives pourraient permettre de compenser les effets négatifs. Dans les deux cas, les scientifiques espèrent que le projet Stratospheric Controlled Perturbation Experiment (Scopex)  permettra de mieux comprendre l’efficacité d’une telle stratégie dans la réalité.
Après avoir déversé la poussière de craie, le ballon motorisé pénétrera dans le nuage ainsi formé et mesurera sa faculté de dispersion dans l’air et son influence sur la chimie de la stratosphère. L’équipe de chercheurs est actuellement à la recherche du lieu idéal dans le sud-ouest des États-Unis pour mener à bien cette expérience qui a été partiellement financée par la fondation Bill Gates de Microsoft.
En novembre, une autre étude du même type avait conclu que la géo-ingénierie solaire pourrait être un moyen «remarquablement bon marché» pour compenser les émissions de gaz à effet de serre sur Terre. Cependant, compte tenu des répercussions possibles sur la couche d’ozone et les conditions météorologiques locales encore largement inconnues, les scientifiques ont insisté sur la nécessité de procéder à des expérimentations approfondies avant que de tels projets soient réellement mis en application..
Source: The Independent.

Le changement climatique est un problème qui doit être abordé à l’échelle mondiale et les solutions ne pourront être trouvées que lorsque toutes les nations qui vivent sur notre planète se mettront vraiment au travail. Pour le moment, les différentes Conférences des Parties (COP) confirment que nos gouvernements ne se soucient guère de ce phénomène naturel et ont décidé de donner la priorité à leurs économies. Dans un tel contexte, il est normal que les expériences de géo-ingénierie soient approuvées par nos dirigeants. De cette manière, ils peuvent continuer à polluer, même si le merveilleux équilibre fantastique de la Nature est définitivement détruit. Les générations futures n’auront qu’à se débrouiller!

————————————————-

This is the kind of initiative I do not appreciate: Scientists plan to mimic the effects of a massive volcanic eruption in a bid to tackle global warming.

Plans to geoengineer the atmosphere by blocking out sunlight have been devised before, but an experiment launched next year by Harvard researchers will be the first to test the theory in the stratosphere.

The team will use a balloon suspended 20 kilometres above Earth to spray tiny chalk particles across a kilometre-long area, with the intention of reflecting the Sun’s rays away from the planet. In doing so, they will attempt to replicate on a small scale the eruption of Mount Pinatubo in the Philippines in 1991. During this event, the volcano spewed 20 million tonnes of sulphur dioxide (SO2) into the stratosphere, creating a haze that cooled the planet by 0.5C for around 18 months, returning the Earth to its pre-industrial temperature. The scientists argue that replicating this effect on a large scale could provide the planet with respite from global warming, stopping sea ice from melting and protecting coral from bleaching.

As efforts to tackle climate change appear ever more desperate, geoengineering has emerged as an increasingly appealing prospect, although a controversial one, that has drawn criticism from scientists and environmentalists. Some have suggested that solar geoengineering could have profound complications, for example wiping out crops, while others argue it distracts attention from cutting fossil fuel emissions.

However, the scientists who imagined the experiment said their analysis suggests ultimately the benefits of such attempts may well outweigh the negative impacts. Either way, the scientists hope their Stratospheric Controlled Perturbation Experiment (Scopex) will shed some light on how effective such a strategy would be in reality.

After releasing the chalk dust, the motorised balloon would then re-enter the cloud and measure how it disperses in the air and affects the chemistry of the stratosphere. The team are currently searching for the ideal location in the southwest US in which to conduct the experiment, which has been partly funded by Bill Gates of Microsoft.

In November, a separate study concluded solar geoengineering could be “remarkably inexpensive” as a means of offsetting humanity’s greenhouse gas emissions. However, with the potential knock-on effects to the ozone layer and local weather conditions still largely unknown, scientists have emphasised the need for careful experiments before any bold steps are taken.

Source: The Independent.

Climate change is a global problem whose solutions can only be found by all the nations who live on our planet. The different Conferences Of the Parties (COP) all confirm that our governments do not care a straw about this natural phenomenon and have decided to give priority to their economies. In such a context, it is normal that geoengineering experiments should be approved by our leaders. In this way, they can keep on polluting, even if the fantastic balance of Nature is destroyed for good. The future generations will have to fend for themselves!

Eruption du Pinatubo en 1991 (Crédit photo: Wikipedia)