Pompéi (Italie): La dégradation continue… // Pompeii (Italy): The damage goes on…

drapeau francaisPlusieurs éléments d’une colonne et d’un mur se sont effondrés à Pompéi jeudi dernier en raison des fortes pluies. C’est le dernier d’une série d’incidents de ce genre qui ont fait du site un symbole de la mauvaise gestion des lieux culturels en l’Italie.
Les autorités chargées de la préservation de Pompéi ont indiqué que la partie supérieure d’une colonne et une partie d’un mur avaient cédé dans un ancien magasin qui se trouve dans une partie du site fermée aux visiteurs et qui devrait être restauré dans le cadre du Grand Projet Pompéi, un plan de 105 millions d’euros en partie financé par l’Union européenne et lancé en début d’année dernière. Cependant, le travail est actuellement interrompu en raison d’un procès intenté contre le groupe qui a remporté l’adjudication de restauration!

Source : Agences de presse.

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drapeau anglaisParts of a column and wall collapsed in Pompeii last Thursday due to heavy rainfall, the latest of a string of incidents which have made the site a symbol of mismanagement of Italy’s cultural places.

The authorities responsible for Pompeii’s upkeep said the upper part of a column and part of a wall had given way in an ancient shop in a part of the site already closed to visitors and due to be restructured under the Great Pompeii Project, a 105 million-euro restoration plan partly funded by the European Union and launched early last year. However, work is currently halted due to a legal case against the group that won the restoration contract!

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(Photo:  C.  Grandpey)

Activité sismique inhabituelle dans le NO de l’Alaska // Unusual seismic activity in NW Alaska

drapeau francaisDepuis plusieurs semaines, un essaim sismique secoue le village de Noatak dans le NO de l’Alaska, sans que les scientifiques comprennent vraiment la cause du phénomène. Cela fait plus de 20 ans que les habitants n’ont pas ressenti de telles secousses.
Selon le Centre d’Information Sismique de l’Alaska, le séisme de magnitude 5,7 qui a frappé Noatak vers 4 heures le 16 juin au matin est le cinquième d’une série enregistrée depuis le mois d’avril. Des centaines de répliques, certaines de M 4 ou plus, ont également affecté la région. L’épicentre se situe à une vingtaine de kilomètres au nord de Noatak (500 habitants) et 40 km au sud de la mine de Red Dog.
L’activité sismique a commencé le 18 avril avec deux secousses de M 5,7 à 12 minutes d’intervalle. Trois autres événements quasiment identiques sont survenus le 3 mai, le 9 juin et le 16 juin, ainsi que 300 autres séismes de moindre intensité.
Ce type de l’activité sismique soutenue est très rare dans cette partie reculée de l’Alaska arctique. La dernière fois qu’un séisme important a frappé la région, c’était au début des années 1990. Il n’est pas fait état de blessures ou de gros dégâts, mais des fissures sont apparues dans le bureau du conseil de village.
Suite à cette activité sismique, les autorités locales ont fait appel aux sismologues de l’Université d’Alaska à Fairbanks (UAF). Les chercheurs ont installé un capteur sismique à Noatak et à Kotzebue où les secousses sont également ressenties. Il y a environ 400 capteurs sismiques à travers l’Alaska, mais peu au nord-ouest de l’Etat. Le sismo le plus proche de Noatak se trouve à la mine de Red Dog; le suivant est à 500 km.
Les nouveaux capteurs aideront les chercheurs à localiser les séismes avec précision La cause pourrait être une réactivation de failles. Il ne semble pas y avoir de lien entre les séismes et l’activité à Red Dog, une mine à ciel ouvert qui constitue l’un des plus grands producteurs de concentré de zinc de la planète.
Par ailleurs, il n’y a pas de volcans à proximité de Noatak. Les volcans les plus proches sont dans les îles Aléoutiennes et dans le Golfe d’Alaska.
Il ne semble pas non plus que la fonte du pergélisol soit responsable de l’activité sismique. En effet, le permafrost atteint seulement quelques centaines de mètres de profondeur alors que ces tremblements de terre se situent à plusieurs kilomètres.
Selon les scientifiques, l’essaim ne devrait pas durer trop longtemps à Noatak. Toutefois, comme cet événement est unique, il est impossible de l’affirmer avec certitude.

Source : Anchorage Daily News.

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drapeau anglaisA seismic swarm in recent weeks around the northwest Alaska village of Noatak is confounding scientists and unsettling residents who last felt a good shake more than 20 years ago.

A magnitude 5.7 earthquake that struck just after 4 a.m. on Monday marks the fifth quake of that size measured near the village since April, according to the Alaska Earthquake Information Center. Hundreds of aftershocks, some measuring M 4 or greater, have also affected the area.

The seismic activity is located about 20 km northeast of Noatak (pop.500) and 40km south of the Red Dog Mine.

The shaking started on April 18th with two M 5.7 quakes 12 minutes apart. Three more of the same magnitude came on May 3rd, June 9th and last Monday, along with over 300 smaller quakes.

This kind of sustained earthquake activity is highly unusual in this remote part of arctic Alaska. The last time a significant earthquake hit the area was the early 1990s.

There have been no reports of injuries or damage, but the shaking left cracks in the village council office.

Local concerns prompted the borough to invite the University of Alaska Fairbanks (UAF) earthquake researchers to the village. The researchers installed a seismic sensor in Noatak and in Kotzebue, where the quakes are also being felt. There are about 400 seismic sensors around Alaska but few in northwest Alaska. The closest to Noatak is at Red Dog Mine; the next is 500 km away.

The new sensors will help researchers pinpoint the exact locations for earthquakes. The cause might be some of those faults that are getting reactivated. There does not seem to be any connection between the earthquakes and mining activity at Red Dog, an open-pit surface mine that’s one of the largest zinc concentrate producers on the planet.

Besides, there are no volcanoes anywhere near Noatak. The closest volcanoes are in the Aleutian Islands and in the Gulf of Alaska.

It also doesn’t appear that thawing permafrost is a factor, either. Indeed, permafrost extends hundreds of metres and these earthquakes are several kilometres deep.

Researchers are telling people in Noatak the swarm shouldn’t last too much longer, though since this event is unique it’s impossible to say for sure.

Anchorage Daily News.

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Les volcans font fondre les glaciers de l’Antarctique // Volcanoes are melting Antarctic glaciers

drapeau francaisDans une note publiée le 17 mai 2014, j’expliquais que la fonte des glaciers de l’Ouest Antarctique est en train de s’accélérer. Aujourd’hui, une nouvelle étude montre que les volcans sous-glaciaires et d’autres «points chauds» géothermiques contribuent à la fonte du glacier Thwaites. Des parties du glacier situées à proximité de zones géologiques d’origine volcanique fondent plus vite que les régions qui sont plus éloignées des points chauds. Cette fonte pourrait affecter de manière significative la perte de glace dans l’Ouest Antarctique.
Les chercheurs savent depuis longtemps que des volcans se cachent sous la glace de l’Antarctique occidental. Il s’agit d’une région sismiquement active, où l’Est et l’Ouest s’écartent l’un de l’autre. En 2013, une équipe scientifique a même découvert un volcan sous la calotte glaciaire de l’Antarctique Ouest (voir ma note du 21 Novembre, 2013).
L’ouest de l’Antarctique est également en train de perdre sa glace à cause du changement climatique et des études récentes ont suggéré qu’il n’existe aucun moyen d’inverser le recul des glaciers de cette région du globe. Toutefois, le délai de leur disparition est incertain: des centaines d’années? Des milliers d’années? Il est important de connaître la réponse, étant donné que l’eau de fonte de la calotte glaciaire de l’Antarctique Ouest contribue directement à l’élévation du niveau de la mer.
Les scientifiques utilisent des modèles informatiques pour tenter de prédire l’avenir de la couche de glace mais, jusqu’à présent, ils n’avaient pas réussi à comprendre le processus qui anime l’énergie géothermique sous-glaciaire. En effet, le volcanisme n’est pas uniforme et les points chauds géothermiques font fondre certaines régions plus rapidement que d’autres.
Pour essayer de comprendre le comportement de l’énergie géothermique sous-glaciaire, les chercheurs se sont appuyés sur une étude publiée en 2013 qui avait cartographié le système de chenaux sous le glacier Thwaites. En utilisant les données radar fournies par les satellites en orbite, ils ont pu déterminer les zones où ces flux sous-glaciaires étaient trop importants pour être expliqués par le seul flux en provenance de l’amont. Ils ont ensuite analysé la géologie sous-glaciaire de la région et ont constaté que les points où la glace fondait le plus vite se situaient essentiellement près des volcans connus ou supposés connus de l’Ouest Antarctique, ou à proximité d’autres points chauds. L’un d’eux se trouve à côté du Mont Takahe, un volcan qui émerge de la couche de glace.
Le flux thermique moyen minimum sous le Glacier Thwaites est de 114 milliwatts par mètre carré, avec quelques zones où l’on relève 200 milliwatts par mètre carré ou plus. En comparaison, le flux de chaleur moyen du reste des continents est de 65 milliwatts par mètre carré.
La fonte de la glace produite par les volcans sous-glaciaires pourrait accélérer l’écoulement de l’eau dans la mer. Pour comprendre à quel point les volcans sont responsables de cet écoulement et ce que cela signifie pour l’avenir de la calotte glaciaire de l’Antarctique Ouest, les glaciologues et les climatologues devront inclure dans leurs modèles ces nouveaux paramètres qui sont plus précis que ceux en leur possession jusqu’à présent.

Source : Fox News.

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drapeau anglaisIn a note released on May 17th, 2014, I explained that the melting of West Antarctica glaciers was accelerating. Now, a new study finds that subglacial volcanoes and other geothermal « hotspots » are contributing to the melting of Thwaites Glacier. Areas of the glacier that sit near geologic features thought to be volcanic are melting faster than regions farther away from hotspots. This melting could significantly affect ice loss in the West Antarctic.

Researchers have long known that volcanoes are hiding under the ice of West Antarctica. This is a seismically active region, where East and West Antarctica are rifting apart. In 2013, a team of scientists even found a volcano beneath the West Antarctic Ice Sheet (see my note of November 21st, 2013).

West Antarctica is also losing its ice because of the climate change, and recent studies have suggested there is no way to reverse the retreat of West Antarctic glaciers. However, the timing of this retreat is still in question : Hundreds of years? Thousands of years? It is important to understand which, given that meltwater from the West Antarctic Ice Sheet contributes directly to sea level rise.

Scientists use computer models to try to predict the future of the ice sheet, but up to now, they had failed to understand the process of subglacial geothermal energy. Indeed, volcanism isn’t uniform as geothermal hotspots influence melting more in some areas than in others.

To try and understand subglacial geothermal energy, the researchers built on a previous study published in 2013 that mapped out the system of channels that flows beneath the Thwaites Glacier. Using radar data from satellites, they were able to figure out where these subglacial streams were too full to be explained by flow from upstream. Next, they checked out the subglacial geology in the region and found that fast-melting spots were disproportionately clustered near confirmed West Antarctic volcanoes, suspected volcanoes or other presumed hotspots. One of them is next to Mount Takahe, which is a volcano that sticks out of the ice sheet.

The minimum average heat flow beneath Thwaites Glacier is 114 milliwatts per square metre, with some areas giving off 200 milliwatts per square metre or more. In comparison, the average heat flow of the rest of the continents is 65 milliwatts per square metre.

The melt caused by subglacial volcanoes could lubricate the ice sheet from beneath, hastening its flow toward the sea. To understand how much the volcanic melt contributes to this flow and what that means for the future of the West Antarctic Ice Sheet, glaciologists and climate scientists will have to include the new, more accurate findings in their models.

Source : Fox News.

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Source:  British Antarctic Survey.

Yellowstone (Etats Unis): Situation normale

drapeau francaisContrairement à ce que l’on peut lire sur certains sites web, l’activité à Yellowstone ne semble pas avoir augmenté ces derniers temps. La dernière mise à jour de l’Observatoire (2 Juin 2014) indique qu’en mai 2014  «135 séismes ont été localisés dans la région du Parc National de Yellowstone. Le plus significatif était un événement de magnitude 3,5 le 31 mai, à environ 20 km sud-ouest de Mammoth, à l’intérieur du Parc ». Les principales séquences sismiques du mois de mai sont décrites sur le site Web de l’Observatoire:
http://volcanoes.usgs.gov/observatories/yvo/index.html

De tels séismes sont fréquents et représentent environ 50% de la sismicité totale de la région de Yellowstone. L’activité sismique à Yellowstone est actuellement à un niveau normal.
En ce qui concerne la déformation du sol, la subsidence dans le centre-nord de Yellowstone continue, bien que la vitesse de déformation ait ralenti. Le déplacement vers le nord semble avoir cessé. Les mesures GPS fournies par les instruments installés en mars 2014 près de Beryl Spring et Grizzly Lake montrent une tendance identique de déformation.
Le soulèvement de la caldeira de Yellowstone, qui a commencé en 2014 après quatre années d’affaissement, continue. Depuis le début de l’année 2014, il atteint environ 2 cm.
Niveau d’alerte volcanique: NORMAL.

Couleur de l’alerte aérienne: VERT.

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drapeau anglaisContrary to what can be read on some websites, activity at Yellowstone does not seem to have increased lately. The Observatory’s latest update (June 2nd) indicates that during May 2014 “135 earthquakes were located in the Yellowstone National Park region. The largest event was a small earthquake of magnitude 3.5 on May 31st, about 20 km southwest of Mammoth, Yellowstone National Park”. The most notable May earthquake sequences are described on the Observatory’s website:

http://volcanoes.usgs.gov/observatories/yvo/index.html

Earthquake sequences like these are common and account for roughly 50% of the total seismicity in the Yellowstone region. Earthquake activity at Yellowstone is currently at background levels.
As far as ground deformation is concerned, subsidence in north-central Yellowstone continues, although the deformation rate has slowed. Northward motion appears to have ceased. Measurements from temporary GPS instruments, deployed in March 2014 near Beryl Spring and Grizzly Lake, show a similar pattern of deformation.
Uplift within the Yellowstone Caldera, which began in 2014 after 4 years of subsidence, continues. Since the beginning of 2014, the caldera has risen about 2 cm.

Current Volcano Alert Level: NORMAL
Current Aviation Color Code: GREEN

Yellowstone-blog

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N’hésitez pas à profiter des belles couleurs de Yellowstone cet été!  (Photos: C. Grandpey)