Italie : Nouvelles répliques // Italy : More aftershocks // Italia : Nuove scosse

drapeau-francaisAlors que les secours sont engagés dans une course contre la montre pour essayer de trouver des survivants, les répliques du séisme de M 6 .0 qui a secoué le centre de l’Italie pendant la nuit de mardi à mercredi se multiplient. L’INGV a enregistré plus de 470 événements de ce type dans les provinces de Rieti, Perugia, Ascoli Piceno, L’Aquila et Teramo, dont une secousse de M 4,3 cet après-midi à Amatrice, déjà largement détruite par le séisme initial. De nouveaux bâtiments se sont effondrés, emprisonnant même une équipe de pompiers qui travaillait dans les décombres. Le bilan – très provisoire – est de 241 victimes dont de nombreux enfants.

A 20 heures ce soir, le nouveau bilan est de 250 morts: 193 à Amatrice, 46 à Arquata et 11 à Accumoli. On recense environ 400 blessés dont 365 sont hospitalisés. Le nombre de personnes évacuées s’élève à environ 2500, dont 1500 dans les Marches.

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drapeau italienMentre i soccorritori sono in una corsa contro il tempo per cercare di trovare sopravvissuti, nuove scosse seguono il terremoto di M 6 .0 che ha scosso l’Italia centrale durante la notte da Martedì a Mercoledì. L’INGV ha registrato oltre 470 tali eventi nelle province di Rieti, Perugia, Ascoli Piceno, L’Aquila e Teramo, con una scossa di M 4,3 oggi pomeriggio a Amatrice, già in gran parte distrutta dal terremoto originale. Nuovi edifici sono crollati, intrappolando una squadra di vigili del fuoco che stava lavorando tra le macerie. Il bilancio – molto provvisorio – è di 241 vittime, tra cui molti bambini.

Alle ore 20:00, il bilancio è di 250 morti: 193 a Amatrice, 46 ad Arquata e 11 ad Accumoli. Ci sono circa 400 feriti, 365 quelli in ospedale. Di più, ci sono circa 2.500 sfollati, di cui 1.500 nelle Marche.

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drapeau-anglaisAs rescuers are in a race against time to try to find survivors, the aftershocks of the M 6 .0 earthquake that shook central Italy during the night from Tuesday to Wednesday are still in a high number. INGV has recorded more than 470 such events in the provinces of Rieti, Perugia, Ascoli Piceno, L’Aquila and Teramo, among which an M 4.3 quake this afternoon in Amatrice, already largely destroyed by the initial earthquake. New buildings collapsed, trapping a team of firefighters who were working in the rubble. The death toll – very temporary – is 241 casualties including many children.

Tonight at 20:00, the new death toll is 250: 193 in Amatrice, 46 in Arquata and 11 in Accumoli. There are about 400 wounded persons, 365 of whom are in hospital.  About 2,500people have been evacuated, among whom in 1,500 in the Marche.

Il y a 200 ans, il faisait froid en août! // 200 years ago, it was cold in August!

drapeau-francaisAlors que la France connaît une période de canicule, les journaux américains rappellent à la population qu’il y a deux cents ans, une série d’éruptions volcaniques, avec en point d’orgue celle du Tambora (Indonésie), a donné naissance à ce qu’on a appelé «l’année sans été». En raison des éruptions de 1815, pendant les mois d’été de 1816, les cultures ont été détruites et des arbres ont été endommagés depuis la Virginie jusqu’à la Nouvelle-Angleterre par des gelées à répétition et même de la neige.
Aux États-Unis, la température moyenne pour juin 1816 a chuté à 17°C. Elle était de seulement de 20°C en juillet et 18°C en août. La gelée du matin et la glace ont anéanti toutes les cultures. Toutes les plantes vertes ont été détruites, non seulement aux États-Unis, mais aussi en Europe.

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drapeau-anglaisWhile France is suffering from a very hot weather period, the American newspapers remind the population that two hundred years ago, a series of volcanic eruptions culminating with Mt Tambora’s (Indonesia) led to what has been called “the year without a summer”. Because of the eruptions in 1815, during the summer months of 1816, crops were ruined and trees were damaged from Virginia to New England by reoccurring frosts, hard freezes and even snow.

In the U.S., the medium temperature for June 1816 dropped to 17°C. It was only 20°C in July and 18°C in August. The morning frost and ice ruined all the cultures. Every green thing was destroyed, not only in the U.S., but in Europe as well.

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Le Tambora vu depuis l’espace (Source: NASA)

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L’été 1816 vu par le magazine Puck du 5 juin 1907 (Library of Congress)

Contrôle de l’acidification des océans // Monitoring of ocean acidification

drapeau-francaisL’Alaska est l’un des rares Etats américains à avoir créé un site Web dont le but est de contrôler l’acidification des océans. L’Alaska Ocean Acidification Network, créé grâce à la collaboration de scientifiques, d’organismes environnementaux, de groupes de pêche et d’aquaculture, est opérationnel depuis le mois dernier. Son objectif est de fournir un forum aux scientifiques, diffuser les résultats des recherches et informer les populations côtières concernées.
L’acidification des océans se produit lorsque le dioxyde de carbone, émis principalement par les combustibles fossiles, est absorbé par l’océan. Il augmente la corrosivité de l’eau de mer, ce qui nuit à la formation des écailles et des coquilles des animaux marins. L’Alaska est particulièrement menacée par l’acidification car ses eaux sont plus froides et retiennent davantage le dioxyde de carbone.
En Alaska, le secteur des fruits de mer est évalué à environ 5,8 milliards de dollars chaque année et représente le plus grand employeur du secteur privé de cet Etat.
Depuis 2011, le réseau d’observation des océans a échantillonné le pH sur différents sites de la Mer de Béring, du Golfe de l’Alaska et à la pisciculture Alutiiq Pride de Seward. Les chercheurs ont également recueilli 1200 échantillons d’eau à bord des navires chaque année. Selon la NOAA, le pH moyen des océans aujourd’hui dans le monde est de 8,1. Plus le pH est bas, plus l’acidité est forte. Les solutions avec un pH inférieur à 7 sont acides tandis que celles avec un pH supérieur à 7 sont basiques.
L’Alaska n’a pas, pour le moment, observé les effets directs de l’acidification sur les coquillages et crustacés, mais les modèles informatiques indiquent que l’eau océanique va devenir acide plus tôt que prévu. Ces modèles prévoient que la Mer de Beaufort sera la première à voir son pH baisser vers 2025, suivie de la Mer des Tchouktches en 2027 et de la Mer de Béring en 2044. Selon les estimations de l’acidification des océans à l’échelle de la planète, le pH de la Mer de Béring pourrait se situer entre 7,5 et 7,8 dans les 75 à 100 prochaines années, voire plus tôt.
Source: Alaska Dispatch News.

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drapeau-anglaisAlaska is one of a few U.S. states to launch a website aimed at keeping track of ocean acidification. The Alaska Ocean Acidification Network, a collaboration of state and federal scientists, agencies, tribes, conservation, fishing and aquaculture groups, went live last month. Its goal is to provide a forum for researchers to share findings and connect with concerned coastal residents.

Ocean acidification happens when carbon dioxide, generated primarily from the burning of fossil fuels, is absorbed by the ocean. It causes seawater to become corrosive, making it tough for marine creatures to grow scales and shells. Alaska is particularly susceptible to acidification because its waters are colder and hold more carbon dioxide.

In Alaska, the seafood industry is valued at about $5.8 billion every year, and it is the largest private sector employer in the state.

Since 2011 the ocean-observing system has sampled pH levels at moorings in the Bering Sea, Gulf of Alaska and at the Alutiiq Pride Hatchery in Seward. Researchers also take 1,200 shipboard water samples each year. The average pH in the world’s oceans today is 8.1, according to NOAA. The lower the pH, the higher the acidity. Solutions with a pH less than 7 are acidic and solutions with a pH greater than 7 are basic.

No direct effects of acidification are showing up yet in Alaska sea creatures, but computer models predict the ocean will become acidic sooner than previously thought. They are anticipating that the Beaufort Sea will be first to leave its natural range of pH variability around 2025, followed by the Chukchi in 2027 and the Bering in 2044. Based on global estimates of ocean acidification, the Bering Sea may reach a pH level of 7.5 to 7.8 in the next 75 to 100 years, if not earlier.

Source: Alaska Dispatch News.

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Carte montrant, à l’échelle mondiale, les sites de contrôle de l’acidification des océans par la NOAA.

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Carte des sites de contrôle de l’acidification de l’eau par la NOAA sur le continent américain.

La tectonique italienne et le dernier séisme // Italian tectonics and the latest earthquake

drapeau-francaisDans la région du centre de l’Italie qui vient d’être secouée puissant séisme, les secousses sismiques sont relativement fréquentes. L’Italie dans son ensemble connaît de nombreux séismes peu profonds, répartis principalement le long de la chaîne des Apennins qui longe la côte nord-est du pays. Généralement, ces séismes ne sont pas très forts, avec une magnitude maximale de M 5, mais neuf événements de M 6 ou plus ont été enregistrés au cours du siècle écoulé. Cette activité sismique est le résultat de la situation de l’Italie qui se trouve au cœur même de la lente collision entre les plaques eurasienne et africaine qui a, entre autres, contribué au soulèvement des Alpes.
Il est donc assez surprenant de constater que le mécanisme qui régit les tremblements de terre dans le centre de l’Italie présente les caractéristiques des séismes d’extension – produits par un étirement de la croûte terrestre – et non de compression, comme on pourrait s’y attendre. L’extension se fait dans la direction nord-ouest / sud-est, en angle droit par rapport à la chaîne des Apennins.
Le phénomène s’explique en étudiant l’histoire tectonique de la Méditerranée occidentale. Plutôt que de faire partie des derniers vestiges d’un grand océan qui aurait été en grande partie détruit par la subduction entre la plaque africaine et la plaque eurasienne, la croûte océanique de la région s’est formée par une accrétion d’arrière-arc au cours des 40 derniers millions d’années, alors que la zone de collision migrait vers le sud et s’éloignait de l’Europe, provoquant un étirement la croûte dans la plaque supérieure.

Ainsi, bien que dans un vaste contexte régional on ait une collision entre deux plaques, à un niveau plus local, l’accrétion d’arrière-arc actuelle dans la mer Tyrrhénienne au sud-ouest semble être un important moteur de la tectonique en Italie, dans la mesure où les failles de chevauchement qui ont façonné les Apennins se trouvent maintenant réactivées sous forme de failles extensives normales. Malheureusement, cette évolution tectonique ne rend pas les séismes moins dévastateurs quand ils se produisent.

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drapeau-anglaisEarthquakes in the region where the latest deadly event occurred are not unusual. Italy experiences frequent shallow earthquakes, mainly distributed along the Apennine mountain range that runs along the northeast coast. Typically these earthquakes are smaller, with an M 5 at most, but nine with a magnitude 6 or greater have occurred in the last hundred years or so. All this activity is the result of Italy being right in the thick of the slow collision between the African and Eurasian plates that has, amongst others, resulted in the uplift of the Alps.

It is therefore quite surprising to see that the focal mechanism for the earthquakes in central Italy is characteristic of an extensional earthquake, due to stretching of the earth’s crust, not a compressional one. The extension is oriented in a northeast-southwest direction, at right angles to the Apennine range:

This can be explained by looking at the tectonic history of the western Mediterranean. Rather than being the last remnants of a large ocean that has been mostly destroyed by subduction as Africa and Europe move together, the oceanic crust here has actually all been created by back-arc spreading in the last 40 million years or so, as the collision zone has migrated south and east away from Europe, stretching out the crust in the over-riding plate as it does so.

So although at a broad regional scale two plates are colliding, at a more local level the current back-arc spreading in the Tyrrhenian Sea to the southwest appears to be a major driver of tectonics in Italy, to the extent that thrust faults that built up the Apennines are now being reactivated as extensional normal faults. Unfortunately, this switch doesn’t make the earthquakes themselves any less damaging when they do occur.

Seismes italie

Source: IPG.