Des ours et des hommes // Of bears and men

drapeau francaisLors de la projection de mes documents sur les ours ou pendant les séances de dédicaces de l’ouvrage Dans les Pas de l’Ours, on me demande souvent si je me suis approché très près des plantigrades et si une rencontre avec un ours est dangereuse. J’ai eu effectivement l’occasion de m’approcher des ours (probablement un peu trop près certaines fois !) mais je me suis toujours efforcé d’appliquer les mesures de sécurité qui m’ont été enseignées par les rangers lorsque je suis allé dans le Katmai, région perdue au cœur de l’Alaska.

Chaque année, des gens se font tuer par les ours, que ce soit en Alaska ou dans les Montagnes Rocheuses canadiennes et américaines, y compris dans le Parc National de Yellowstone Les derniers chiffres semblent indiquer que les attaques d’ours sont en hausse, et la plupart des scientifiques conviennent que la cohabitation entre l’homme et l’ours va devenir de plus en plus difficile. Un article d’un journal du Wyoming écrit en septembre 2014 fait remarquer que le nombre d’attaques d’ours dans le Wyoming entre janvier et septembre 2014 était déjà à peu près égal au nombre d’accidents de ce type signalés pendant une année. En ce qui concerne les ours noirs, une étude a révélé que 86% des attaques mortelles enregistrées entre 1900 et 2009 se sont produites après 1960.
L’explication est simple: Il y a plus de gens, plus d’ours, et donc plus de personnes vivant dans le monde des ours. Les scientifiques fournissent une explication identique pour le nombre de plus en plus important d’attaques de requins.
Bien que les ours semblent assez bien s’adapter à la présence des humains, les scientifiques expliquent que les humains sont moins tolérants. Selon eux, la solution consiste à apprendre aux gens à cohabiter en toute sécurité avec les ours dans les régions où la population de plantigrades est importante ou grandissante. Ils ont constaté que les attaques contre les humains ont certes augmenté, mais elles restent des «événements extrêmement rares». C’est la couverture médiatique qui donne l’impression qu’elles sont devenues plus fréquentes, ce qui engendre une augmentation de la peur et des attitudes négatives envers les animaux. La responsabilité de l’homme a été engagée dans près de la moitié (47,6 pour cent) des attaques recensées. Dans l’ordre, les cinq comportements humains les plus courants conduisant à une attaque d’ours sont : (1) les enfants laissés sans surveillance parentale, (2) une promenade avec un chien non tenu en laisse, (3) la rencontre avec une charogne pendant une partie de chasse, (4) la participation à des activités de plein air au crépuscule ou pendant la nuit et (5) l’approche d’une ourse avec ses oursons.
Source: Alaska Dispatch News.

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drapeau anglaisWhen projecting my documents on the bears or during the signings of the book Dans les Pas de l’Ours, I am often asked if I had close encounters with the plantigrades and if getting close to a bear is dangerous. I actually had the opportunity to approach the bears (probably a little too close at times!) But I have always tried to apply safety measures that were taught to me by the rangers when I visited Katmai, a remote region in Alaska.

Each year, people get killed by the bears, whether in Alaska or in the Canadian or American Rocky Mountains, including Yellowstone National Park The recent numbers seem to suggest that bear attacks are on the rise, and most scientists agree that the tension between man and bear will continue to grow. An article from a Wyoming newspaper written in September 2014 already noted that the number of bear attacks in Wyoming between January and September 2014 was roughly equal to the average number of reported incidents in a year. With regard to black bears, one study found that 86% of all fatal recorded black bear attacks between 1900 and 2009 happened after 1960.

The explanation is simple: There are more people, more bears, and more people living in bear habitat. Experts provide a similar explanation for the rising number of shark attacks.

While bears seem to be adapting well to living near humans, scientists say that humans are less accommodating. For most experts, the solution is to educate the public in areas that have high or growing bear populations on how to safely coexist with the bears. They found that while attacks on humans by large carnivores were increasing, they remained « extremely rare events, » made to seem more common by hyped media coverage, « causing increased fear and negative attitudes towards coexisting with and conserving these species. Risk-enhancing human behaviour has been involved in nearly half of the well-documented attacks (47.6 percent). From highest to lowest, the five most common human behaviours occurring at the time of an attack were (a) parents leaving children unattended, (b) walking an unleashed dog, (c) searching for a wounded large carnivore during hunting, (d) engaging in outdoor activities at twilight/night and (e) approaching a female with young.

Source : Alaska Dispatch News.

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Photo réalisée depuis la route avec portière ouverte et moteur en marche. Je me trouvais à une quinzaine de mètres de l’ourse et ses trois oursons étaient à proximité. Il ne faut pas jouer avec le feu!

(Photos: C. Grandpey)

Le changement climatique et les poissons de l’Arctique // Climate change and Arctic fish

drapeau-francaisSelon un nouveau rapport publié par l’USGS et le Bureau of Ocean Energy Management (BOEM) – organisme en charge de la gestion des océans aux Etats-Unis –, les populations de poissons arctiques évoluent parallèlement à la diminution de la glace dans les hautes latitudes. La morue du Pacifique, le colin d’Alaska (ou goberge de l’Alaska) et certains types de saumons ont été observés dans de nouvelles zones des eaux arctiques des Etats-Unis, et les requins dormeurs du Pacifique ont maintenant élu domicile dans cette région.
Au total, 109 espèces de poissons ont été identifiées dans les mers des Tchouktches et de Beaufort, et 20 nouvelles espèces ont été recensées. 63 autres espèces ont modifié leur territoire par rapport aux statistiques précédentes.
Bien que le saumon, la morue du Pacifique et la goberge soient importants pour les pêcheurs commerciaux de l’Alaska, la majeure partie de la pêche dans les eaux arctiques de cet Etat est pratiquée à des fins de subsistance. Il n’y a pas de pêche commerciale dans les eaux arctiques des Etats-Unis. Le Conseil de Gestion des Pêches du Pacifique Nord a approuvé en 2009 un plan qui interdit la pêche commerciale dans l’Arctique jusqu’à nouvel ordre.
Le nouveau rapport de l’USGS et du BOEM synthétise les résultats de plus d’une décennie d’études sur les poissons dans les eaux américaines au nord du détroit de Béring, région où le réchauffement climatique a été très sensible et où la surface occupée par la glace d’été et d’automne a diminué.
Les poissons dans les mers des Tchouktches et de Beaufort ne sont pas aussi variés et abondants que dans la mer de Béring où l’on trouve plus de 400 espèces. Cependant, des signes indiquent que certains types de poissons migrent vers les eaux plus septentrionales. La plupart des espèces de poissons des Tchouktches et de Beaufort sont à l’extrémité inférieure de la chaîne alimentaire ; ils vivent à grande profondeur et en petit nombre. Toutefois, on observe aujourd’hui que des poissons de moindre profondeur comme les requins et les saumons ont fait leur apparition dans plus d’endroits, probablement à cause du changement climatique.
Le fait que les requins dormeurs du Pacifique aient fait leur apparition au nord du détroit de Béring est significatif. La première observation d’un spécimen dans la région des Tchouktches a eu lieu en 1998, quand un requin mort a été découvert à Point Hope. A l’époque, la plupart des gens ont cru qu’il était mort ailleurs et avait été transporté au nord par les courants. Cependant, des analyses effectuées avec des scientifiques russes et norvégiens ont conduit à la conclusion qu’il s’agissait probablement d’un spécimen autochtone. Il est aujourd’hui admis que les requins dormeurs du Pacifique – qui peuvent atteindre plus de 6 mètres de long – vivent dans les eaux arctiques des Etats-Unis, même si leur nombre reste relativement faible. .
Les saumons se rencontrent dans les eaux arctiques, même à Point Barrow au nord, mais jusqu’à présent, la présence de tacons n’a pas été signalée.
Les poissons figurant dans le dernier recensement comprennent certaines espèces encore mal connues. Parmi elles, la lycode arctique, un petit poisson censé vivre dans les eaux boueuses au large du Groenland, et d’autres espèces que l’on rencontre habituellement entre la Mer d’Okhotsk et la Colombie-Britannique, ou dans les eaux du Pacifique, entre la Mer du Japon et la Californie du Nord.
Pour le moment, la morue arctique reste largement majoritaire dans les mers de Beaufort et des Tchouktches où elle représente une importante source de nourriture, riche en graisses, pour les oiseaux et les mammifères marins. La morue arctique dépend de la glace de mer; elle se nourrit et se développe sous la glace de surface. Avec le changement des conditions climatiques, une espèce de morue différente, à croissance plus rapide – la morue boréale – devrait peupler rapidement les eaux les plus nordiques et finir par évincer la morue arctique. La morue boréale se rencontre déjà dans certaines eaux arctiques, mais c’est dans les eaux du Golfe de l’Alaska que l’espèce est la plus abondante. Des recherches effectuées par la NOAA montrent que les eaux arctiques avec de moins en moins de glace, et donc de plus en plus chaudes, accueilleront de plus en plus de morues boréales et de moins en moins de morues arctiques.
Source: Alaska Dispatch News.

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drapeau-anglaisAccording to a new report released by the U.S. Geological Survey and U.S. Bureau of Ocean Energy Management, Arctic fish populations are changing in the same time as ice is dwindling. Pacific cod, walleye pollock and some types of salmon have been found in more areas of U.S. Arctic waters and sleeper sharks are now established there.

In all, 109 species of marine fishes have been identified in the Chukchi and Beaufort seas, and 20 are new to the list. Another 63 species have changed their ranges from what was previously documented.

Though salmon, Pacific cod and pollock are important to Alaska commercial fishermen, most fishing in Alaska’s Arctic marine waters is for subsistence purposes. There is no commercial fishing in U.S. Arctic waters. The North Pacific Fishery Management Council in 2009 approved a plan that bars Arctic commercial harvests for the foreseeable future.

The new report synthesizes findings of more than a decade’s worth of fish surveys in U.S. marine waters north of the Bering Strait, where climate warming has been pronounced and where summer and autumn ice has dwindled.

Chukchi and Beaufort fish are not nearly as diverse and plentiful as those in the rich Bering Sea, where more than 400 species are found. However, signs indicate that some types of fish are swimming to more northern waters. Most Chukchi and Beaufort fish species are on the very low end of the food chain, dwelling deep and in low densities. But now higher-level fish like sharks and salmon are showing up in more places, probably a consequence of climate change.

The fact that Pacific sleeper sharks are beginning to show up north of the Bering Strait is significant. The first definitive record of a Pacific sleeper shark in the Chukchi was in 1998, when a dead one was found at Point Hope. By that time, most people believed that it had died somewhere else and had been carried north by the currents. However, work with Russian and Norwegian scientists led to the conclusion that it was probably a more local specimen. Now it is understood that Pacific sleeper sharks – which can grow to more than 6 metres long – live in the U.S. Arctic, though they are still relatively uncommon there.

Salmon have been found in Arctic waters, even as far north as Point Barrow, but so far there is no sign of juveniles growing there.

Newly documented fish include some fairly obscure species. Among them are the pale eelpout, a small fish known to live in muddy waters off Greenland and other species usually found from the Sea of Okhotsk to British Columbia, or in the Pacific waters from the Sea of Japan to Northern California.

For now, Arctic cod remains dominant in the Beaufort and Chukchi, and an important, high-fat food source for birds and marine mammals. Arctic cod are dependent on sea ice; they feed and grow beneath the surface ice.  But as conditions change, a different and faster-growing cod species – the saffron cod – is expected to expand north and crowd out Arctic cod. Saffron cod are already found in some Arctic waters but are much more plentiful in the Gulf of Alaska. Research by the NOAA suggests that increasingly ice-free and warmer Arctic waters will become more hospitable to saffron cod, and less hospitable to Arctic cod.

Source : Alaska Dispatch News.

Beaufort-Chukchi-Sea-map-wikimedia

Mer de Beaufort et Mer des Tchouktches (Source : Wikipedia)

Amatrice (Italie) : Nouvelles répliques // Nuove scosse // New aftershocks

drapeau-francaisLa sismicité est encore élevée dans le centre de l’Italie. Ce matin à 6h28, une nouvelle secousse de M 4,8 a secoué Amatrice, déjà profondément meurtrie par les séismes précédents. Dans les minutes qui ont suivi, on a enregistré 8 nouvelles secousses dans le secteur, avec des magnitudes de 2 à 2,8. Hier soir, le bilan s’est alourdi et on déplore actuellement au moins 250 morts. Ce matin à 11 heures, on dénombrait (bilan provisoire) 268 morts e 387 blessés: 49 à Arquata del Tronto, 208 à Amatrice et 11 à Accumoli.

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drapeau italienLa sismicità è ancora alta nel Centro Italia. Stamattina, una nuova forte scossa di magnitudo 4.8 è stata avvertita alle ore 6:28 ad Amatrice. Nei minuti  seguenti nella zona sono state registrate altre 8 scosse, da  magnitudo 2.0 a 2.8. Ieri, si è alzato drammaticamente il bilancio, con 250 morti. Stamattina, elle ore 11:00, ancora provvisorio, è di 268 morti e 387 feriti. Le vittime sono 49 ad Arquata del Tronto, 208 ad Amatrice e 11 ad Accumoli.

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drapeau-anglaisSeismicity is still elevated in central Italy. This morning at 6:28, another M 4.8 quake shook Amatrice that was already largely destroyed by previous events. In the minutes that followed, 8 more quakes were recorded, with magnitudes from M 2 to M 2.8. Last night, the death toll tragically increased to 250 casualties. This morning at 11:00, the new (temporary) death toll was 268, and 387 injured. The casualties are 49 in Arquata del Tronto, 208 in Amatrice and 11 in Accumoli.

Pour une meilleure approche du brouillard volcanique à Hawaii // For a better approach of vog in Hawaii

drapeau-francaisVog (un acronyme pour Volcanic Fog) fait référence à une pollution sous forme de brume provoquée par les émissions du Kilauea. Le vog est essentiellement composé de vapeur d’eau (H2O), de dioxyde de carbone (CO2) et de dioxyde de soufre (SO2). Le Kilauea, en éruption depuis plus de 33 ans, génère cette brume qui perturbe les collectivités, l’agriculture et les infrastructures sur la Grande Ile et parfois l’ensemble de l’Etat..
Les localités situées sous le vent reçoivent directement les émissions du Kilauea et subissent fréquemment le vog, brume bien visible pouvant s’accompagner d’une odeur ou d’un goût de soufre. Les personnes exposées au vog font état de toute une série de symptômes, tels que l’irritation des yeux, la toux, une respiration sifflante, des maux de gorge et des migraines.
De nouveaux supports d’information sur les risques sanitaires induits par la pollution atmosphérique volcanique sont disponibles grâce à un nouveau partenariat entre plusieurs institutions parmi lesquelles figurent l’USGS, le HVO, le Département de la Santé et la Protection Civile. Le site offre des informations et des données très complètes sur le vog et ses impacts.
Les nouveaux produits comprennent un livret avec des questions fréquemment posées, une brochure, une affiche montrant comment se protéger pendant les épisodes de vog, et un site web Hawaii Interagency Vog Information Dashboard qui fournit des liens vers un large éventail de ressources.
Source: Big Island Now.

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drapeau-anglaisVog (an acronym for Volcanic Fog) is the hazy air pollution caused by the volcanic emissions from Kilauea volcano. They are mainly composed of water vapour (H2O), carbon dioxide (CO2), and sulphur dioxide (SO2. Kilauea Volcano, now in its 34th year of nearly continuous eruption, leads to the vog that challenges communities, agriculture, and infrastructure on the Island of Hawai‘i and across the state.

Communities downwind from Kilauea Volcano’s active vents frequently experience vog as a visible haze or as a sulphurous smell or taste. People exposed to vog report a variety of symptoms, such as eye irritation, coughing, wheezing, sore throats and headaches.

New informational products about the health hazards of volcanic air pollution are available through a new interagency partnership including USGS, HVO, Hawaii Department of Health and Hawaii County Civil Defense.. The site offers comprehensive information and data related to vog and its impacts.

The new products include a booklet of frequently asked questions, a brochure and poster about protecting yourself during vog episodes and the web-based Hawaii Interagency Vog Information Dashboard that provides comprehensive links to a wide range of vog resources:

Source : Big Island Now.

Panache-Kilauea

Panache de gaz émis par le cratère de l’Halema’uma’u (Photo: C. Grandpey)