Le recul des glaciers en images // Images of the glacial retreat

Voici une animation fort intéressante qui montre les avancées et retraits des glaciers alpins durant la dernière période glaciaire. Réalisée par le glaciologue Julien Seguinot, elle  permet d’observer le recul des glaciers dans les Alpes depuis 120 000 ans. Réalisée à partir des traces de glaces prélevées sur le terrain et d’un modèle numérique sur la physique des glaciers, l’animation témoigne de la vaste étendue des glaciers pendant la dernière période glaciaire et de leur retrait progressif jusqu’à aujourd’hui. On remarquera en particulier qu’il y a environ 25000 ans, les glaciers alpins remplissaient la plupart des vallées et s’étendaient même dans les plaines

https://vimeo.com/320693650

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Here is a very interesting timelapse video showing the advances and retreats of alpine glaciers during the last ice age. Directed by glaciologist Julien Seguinot, it shows the retreat of glaciers in the Alps for 120,000 years. Based on ice traces taken from the field and a digital model on glacier physics, the video shows the vast expanse of glaciers during the last ice age and their gradual retreat until today. It should be noted that about 25,000 years ago, alpine glaciers filled most valleys and even spread over the plains

https://vimeo.com/320693650

En Suisse, les glaciers Aletsch et du Rhône reculent de façon spectaculaire (Photos: C. Grandpey)

CO2 dans l’atmosphère : Ça continue ! // More and more CO2 in the atmosphere

Ce n’est pas une surprise, mais c’est une mauvaise nouvelle pour le climat et pour les glaciers. Les émissions mondiales de CO2 ont de nouveau augmenté en 2018, tirées par une consommation d’énergie toujours plus forte. C’est ce que viennent de révéler des données publiées par l’Agence Internationale de l’Energie (AIE). Après avoir stagné entre 2014 et 2016, la dynamique a changé en 2017 et 2018. Selon l’Agence, la croissance économique « n’a pas été obtenue grâce à une meilleure efficacité énergétique, les technologies bas carbone ne se sont pas développées aussi rapidement que la croissance de la demande d’énergie », qui a atteint 2,3%, sa plus rapide progression en une décennie. Ainsi l’an dernier, les émissions de CO2 liées à la production et à la combustion de toutes les énergies (pétrole, gaz, charbon, électricité renouvelable, etc.) ont progressé de 1,7% à un niveau « historique » de 33,1 gigatonnes (soit 33,1 milliards de tonnes).

La Chine, l’Inde et les Etats-Unis sont responsables de 85% de cette hausse. Cette progression est en effet essentiellement due à la consommation de charbon en Asie pour produire de l’électricité. La situation est d’autant plus inquiétante pour l’avenir que les centrales à charbon y ont une moyenne d’âge de 12 ans, alors que leur durée de vie est d’environ 50 ans.

A l’inverse, les émissions ont diminué au Royaume-Uni et en Allemagne, du fait de l’expansion des énergies vertes. Elles ont également chuté au Japon, grâce notamment à la remise en service de réacteurs nucléaires. La France a également des résultats encourageants grâce à de bons niveaux de production des barrages hydroélectriques et des centrales nucléaires.

Malgré une croissance à deux chiffres de l’éolien et du solaire, ce sont encore les énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz) qui ont assouvi l’appétit mondial en énergie. Sa consommation s’est accrue l’an dernier du fait de la croissance économique et des besoins plus importants pour le chauffage et la climatisation dans certaines régions du monde.

Dans la conclusion de son rapport, l’AIE écrit que ces données démontrent une nouvelle fois qu’une action plus urgente est nécessaire sur tous les fronts,  que ce soit le développement des solutions d’énergie propre ou dans le domaine des innovations, notamment dans la capture et le stockage du carbone.

La courbe de Keeling, tracée au vu des concentrations se CO2 au sommet du Mauna Loa (Hawaii), confirme cette hausse des émissions de dioxyde de carbone. Depuis plusieurs semaines elles dépassent le seuil de 410 ppm, ce qui est considérable et inquiétant.

Source : France Info.

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This does not come as a surprise, but it is bad news for the climate and the glaciers. Global CO2 emissions increased again in 2018, driven by ever-increasing energy consumption. This is what has been revealed by data just published by the International Energy Agency (IEA). After stagnating between 2014 and 2016, the situation accelerated in 2017 and 2018. According to the Agency, economic growth « has not been achieved through better energy efficiency, low carbon technologies have not developed as quickly as the growth in energy demand « , which reached 2.3%, its fastest growth in a decade. Last year, CO2 emissions from the production and combustion of all forms of energy (oil, gas, coal, renewable electricity, etc.) increased by 1.7% to a « historic » level of 33,1 gigatonnes (33.1 billion tonnes).
China, India and the United States are responsible for 85% of this rise. This increase is essentially due to the consumption of coal in Asia to produce electricity. The situation is all the more worrying for the future as coal-fired power plants have an average age of 12, while their lifespan is around 50 years.
Conversely, emissions decreased in the United Kingdom and Germany due to the expansion of green energy. They also fell in Japan, partly thanks to the reactivation of nuclear reactors. France also has encouraging results thanks to good production levels of hydroelectric dams and nuclear power plants.
Despite double-digit growth in wind and solar energy, fossil fuels (coal, oil, gas) continued to fuel the global energy appetite. Consumption increased last year as a result of economic growth and increased heating and cooling requirements in some parts of the world.
In the conclusion of its report, the IEA writes that these data demonstrate once again that more urgent action is needed on all fronts, whether the development of clean energy solutions or in the field of innovations, in particular in carbon capture and storage.
The Keeling Curve, drawn in the light of CO2 concentrations at the summit of Mauna Loa (Hawaii), confirms this rise in carbon dioxide emissions. For several weeks they have exceeded the threshold of 410 ppm, which is considerable and worrying.
Source: France Info.

Source: Scripps Institution of Oceanography

Les glaciers du Mont Baker (Etats-Unis) // Mt Baker’s glaciers (United States)

Le Mont Baker (3285 m) dans l’État de Washington est l’un des volcans de la Chaîne des Cascades. Il est toujours actif et pourrait devenir une menace pour les localités environnantes. Malgré la chaleur qui règne sous la montagne, le Mont Baker est le deuxième sommet des États-Unis – après le mont Rainier – au vu du nombre de glaciers sur ses pentes. Ils ont de bonnes zones d’accumulation grâce aux fortes et fréquentes chutes de neige dans la région. Après l’Alaska, le Mont Baker détient le deuxième plus grand système glaciaire des États-Unis sur un seul sommet. Après une augmentation de leur taille entre 1950 et 1975, les glaciers reculent actuellement sous les coups de boutoir du réchauffement climatique.
Le Boulder est l’un des glaciers du mont Baker. Il s’étale sur le versant est du stratovolcan. Ce glacier très pentu réagit rapidement aux variations climatiques. Après avoir reculé de plus de deux kilomètres par rapport à sa taille maximale atteinte au cours du Petit Age glaciaire, il a commencé à progresser dans les années 1950. Toutefois, la progression du glacier a cessé en 1979 et il a reculé dans les années suivantes, jusqu’à aujourd’hui.
En 1988, le glacier avait reculé de seulement 25 mètres par rapport à sa position la plus avancée de la période 1950-1979.
En 1993, le glacier avait reculé de 100 mètres par rapport à sa position de 1988. A cette époque, les 500 derniers mètres du glacier étaient de toute évidence immobiles.
En 2003, le glacier avait reculé de 300 mètres supplémentaires.
En 2008, le glacier avait reculé de 490 mètres par rapport à sa position de 1980, à raison de 16 mètres par an. .
Le recul de 1980 à 2018 a été en moyenne de 730 mètres, à une vitesse relativement constante. Le recul représente 20% de la longueur totale du glacier et le front du glacier s’est élevé d’environ 175 mètres. Après près de 40 ans de recul, ce glacier n’est toujours pas à l’équilibre et il continuera de reculer.
Au cours de la période 2013-2018, la ligne de neige de fin d’été a été particulièrement élevée, en moyenne à environ 2100 mètres d’altitude. Le glacier Boulder réagit rapidement au changement climatique. Cependant, les climatologues locaux pensent que le glacier a une zone d’accumulation stable et suffisante pour survivre au climat actuel.

Le glacier Boulder sur le Mont Baker me rappelle Athabaska qui recule de la même manière dans les Rocheuses canadiennes. Chaque été, il perd entre 10 et 25 mètres de longueur. Il a perdu environ 2 kilomètres depuis 1844, époque du Petit Age Glaciaire. Il mesure 6 kilomètres aujourd’hui, contre 8 kilomètres au milieu du 19ème siècle. Des bornes montrent à quelle vitesse le glacier recule.
Source: AGU 100 Blogosphère.

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Mount Baker (3285 m) in Washington State is one of the volcanoes of the Cascade Range. It is still active and might become a menace to the surrounding municipalities. Despite the heat beneath the mountain, Mt Baker is the second summit of the U.S. –after Mount Rainier – for the number of glaciers on its slopes. They have good accumulation zones thanks to the frequent heavy snowfalls in the region. Mount Baker holds the second glacial system of the U.S. on a single summit, after Alaska. After an increase in their size between 1950 and 1975, the glaciers are now retreating because of climate change. .

Boulder Glacier is one of the glaciers on Mt Baker. It flows down the east side of the strato volcano. This steep glacier responds quickly to climate change and after retreating more than two kilometres from its Little Ice Age Maximum, it began to advance in the 1950s. The glacier advance ceased by 1979 and it retreated in the following years up to now.

In 1988, the glacier had retreated only 25 meters from its furthest advance of the 1950-1979 period.

By 1993, the glacier had retreated 100 metres from this position. At this time the lower 500 metres of the glacier was clearly stagnant.

By 2003, the glacier had retreated an additional 300 metres.

In 2008, the glacier had retreated 490 metres from its 1980 advance position, at a rate of 16 metres per year.  .

Retreat from 1980-2018 has averaged 730 metres, with the rate being relatively consistent.  The retreat amounts to 20% of the total glacier length lost and the terminus elevation has increased by about 175 metres. This glacier after nearly 40 years of retreat is still not approaching equilibrium and will continue to retreat.

During he 2013-2018 period the end of summer snowline has been particularly high averaging about 2100 metres a.s.l. Boulder Glacier does respond fast to climate change. However, local climatologists think the glacier has a consistent accumulation zone and can survive current climate.

 

Boulder Glacier on Mt Baker reminds me of Athabaska  in the Canadian Rockies which is retreating in the same way. Every summer it loses between 10 and 25 metres in length. It has lost about 2 kilometres since 1844, the Little Ice Age period. It measures 6 kilometres today, versus 8 kilometres in the mid 19th century. Landmarks show how fast the glacier is retreating.

Source: AGU 100 Blogosphère.

Vues du Mont Baker (Photos: C. Grandpey)

Recul du glacier Boulder entre 1985 et 2003 (Source: AGU 100)

Recul du glacier Athabasca (Photos: C. Grandpey)

Mayotte : Le mystère demeure ! // Still a mystery !

Le 16 mars 2019, à l’occasion du Salon du Livre de Paris, j’ai rencontré des habitants de Mayotte qui m’ont dit que la terre continuait de trembler sur leur île, même si les secousses sont aujourd’hui moins fortes qu’en mai 2018, lorsque l’essaim sismique a commencé. Il ne faudrait pas oublier que le 11 novembre 2018, un « grondement » a été enregistré par les sismomètres du monde entier. Un nouveau document explique qu’il a pu être provoqué par « le plus grand événement volcanique en mer jamais observé dans les temps historiques. »
Avec sa source à 48 kilomètres à l’est de l’île de Mayotte, le signal sismique a immédiatement attiré l’attention des scientifiques. Il faisait partie d’une séquence sismique qui avait débuté dans la région en mai 2018, mais la très basse fréquence enregistrée en novembre était très différente d’une séquence sismique habituelle et sa cause n’était pas immédiatement évidente. Les scientifiques ont tous été d’accord pour dire qu’il ne pouvait s’agir que d’un événement volcanique impliquant le déplacement d’un vaste volume de magma sous le plancher océanique, avec pour conséquence une déflation significative de ce même plancher. Aujourd’hui, un nouveau document émanant de chercheurs français a été téléchargé sur le serveur public EarthArXiv. Bien que beaucoup de questions restent en suspens, il semble que le volume de magma impliqué soit si important qu’il s’agisse certainement de l’un des plus importants événements volcaniques en mer jamais repérés par l’instrumentation scientifique moderne.
La difficulté à apporter des réponses à cet événement majeur est due au manque cruel de d’équipement de surveillance des profondeurs océaniques dans le monde. En conséquence, beaucoup d’événements ont probablement eu lieu en mer depuis le début des observations, mais n’ont pas pu être détectés par les scientifiques. Comme je l’ai écrit très souvent, nous connaissons mieux la surface de Mars et de la Lune que les profondeurs de nos propres océans.
Les mouvements du sol à Mayotte révèlent que les fonds marins au large de l’île s’affaissent à raison d’environ un centimètre par mois. Dans le même temps, l’île de Mayotte elle-même se déplace vers l’est à raison de 1,6 cm par mois. Ces deux phénomènes indiquent que quelque chose d’énorme est en mouvement dans les profondeurs et provoque une déflation significative.
La nature des événements sismiques laisse supposer que la source magmatique se trouve à une profondeur de 25 kilomètres sous le plancher océanique. On pense qu’au cours des six premiers mois de la séquence sismique, au moins un kilomètre cube de magma s’est déplacé, ce qui équivaut à environ 385 grandes pyramides de Gizeh.
Cependant, certains scientifiques pensent qu’une éruption n’a pas forcément eu lieu près de Mayotte. Il se peut que la lave n’ait pas atteint la surface. Au lieu de cela, le magma a pu s’être injecté dans les sédiments épais qui tapissent le fond de l’océan et y avoir séjourné. Cela a déjà été observé ailleurs, lorsque le magma est plus dense que les sédiments environnants.
Bien que le volume global de magma impliqué au large de Mayotte soit comparable à celui de l’éruption du Havre (Iles Kermadec) en 2012, il est probable que les deux événements sont assez différents. L’éruption du Havre impliquait certainement beaucoup de matériel éruptif, comme l’a démontré l’immense banc de pierre ponce aperçu depuis un avion. Dans le même temps, de grands dômes volcaniques se sont formés sur le plancher océanique du Havre. Dans le cas de Mayotte, si une éruption a effectivement eu lieu, il s’agit plutôt d’un épanchement fissural mettant en jeu de la lave plus fluide.
Quelle qu’en soit la cause, le signal sismique du 11 novembre laisse les scientifiques extrêmement perplexes. En particulier, les épisodes haute fréquence à répétition, qui sont semblables à (mais ne sont pas liées à) ceux générés par une activité industrielle, sont difficiles à expliquer.
Une explication possible serait que les événements haute fréquence sont liés à l’effondrement de l’encaissant rocheux entourant la chambre magmatique. Cela a pu perturber le réservoir magmatique en le faisant osciller ou « bourdonner ». Parallèlement, les ondes, en rebondissant, ont pu frapper les parois de la chambre magmatique et provoquer d’autres effondrements, ce qui a généré d’autres événements haute fréquence. Tout cela aurait synchronisé les événements basse et haute fréquence et donné naissance au signal si particulier du 11 novembre.
Le cadre géologique est également assez étrange. L’événement volcanique majeur se serait produit à l’extrémité Est de la chaîne d’îles, ce qui ne semble pas logique étant donné que les îles volcaniques les plus jeunes se trouvent à l’Ouest.

On ignore également quelle est la cause première du volcanisme dans la région. Il peut être dû à un processus en bordure de plaque tectonique, à un panache mantellique à très haute température, ou même à une extension du rift est-africain, événement tectonique majeur qui déchire lentement le continent.
Il y a aussi un élément écologique qui reste inexpliqué : la découverte de nombreux poissons morts au large de Mayotte. Il se peut que l’activité magmatique les ait effrayés et les ait fait remonter vers la surface où ils n’ont pas supporté les faibles pressions auxquelles ils ne sont pas habitués.

Ce ne sont pour l’instant que des hypothèses. L’installation d’instruments dans la zone concernée est absolument nécessaire. Comme je l’ai écrit précédemment, le CNRS et le BRGM, ainsi que d’autres organismes, mettent en place actuellement des équipements à Mayotte, sur le site de l’activité et sur les Iles Glorieuses, à l’est. Des drones sous-marins et des systèmes de surveillance par des radars basés sur les navires seront nécessaires pour déterminer la quantité de lave qui a percé la surface, en supposant qu’elle ait percé la surface !. Des simulations numériques et des travaux de laboratoire peuvent aussi s’avérer nécessaires pour mieux comprendre ce qui se passe sous la surface.
Source: EarthArXiv.

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On March 16th, 2019, during the Salon du Livre of Paris, I met residents of mayotte who told me seismicity was going on on their island, even though it is less strong than in May 2018 when the swarm began. We should also remember that on November 11th, 2018, a deep rumble was recorded by seismometers around the world. A new pre-print paper about the event is now suggesting that it was caused by the largest offshore volcanic event in recorded history.

Originating 48 kilometres east of the island of Mayotte, the seismic signal immediately caught the attention of geoscientists. It was part of a prolonged seismic sequence that had started in the area back in May 2018, but the very low-frequency recorded in November stood out because it was not immediately obvious what caused it. The scientists agreed that it could only have originated from a volcanic event, one involving the movement of a vast volume of magma beneath the seafloor, causing the ground to significantly deflate.

Now, a new paper by French researchers has been uploaded to the public server EarthArXiv. Although there are plenty of unanswered questions, it appears that the volume of magma involved is so huge that this is certainly one of the largest offshore volcanic events ever spotted by modern scientific instrumentation.

There is a major caveat to all this, however. Compared to land-based monitoring, there is a huge lack of offshore monitoring happening around the world today, and there are likely plenty of offshore events that have taken place since modern records began that scientists have not picked up on. As I wrote it very often, we know the surface of Mars and the Moon better than the depths of the earth’s oceans.

The way the ground on Mayotte is moving implies that the seafloor off its eastern shoreline is sinking at a rate of about one centimetre per month. At the same time, Mayotte itself is shifting eastward at a rate of 1.6 centimetres per month. Both indicate something huge underground is on the move, causing some serious deflation.

The nature of the seismic events suggests that the magma source is centered at a depth of 25 kilometres beneath the seafloor. In the first six months of the sequence alone, at least one cubic kilometre of magma has shifted around, which is roughly equivalent to 385 Great Pyramids of Giza.

However, some other scientists think that what is happening near Mayotte is not necessarily an eruption.as there is currently no direct evidence of an eruption having taken place. There is a significant probability that no lava reached the surface. Failing to breach into the sea, the migrating magma might have injected itself into thick sediments in the seafloor and spread itself around. This has been observed elsewhere, when the magma is denser than the surrounding sediment.

Although the overall volume of magma involved is comparable to the 2012 Havre eruption (Kermadec Islands), the two are likely to be quite different events. The former definitely involved plenty of eruptive material, whose huge pumice raft was first spotted from a plane. At the same time, large volcanic domes formed on the seafloor. In Mayotte’s case, if an eruption did take place, it is more likely to be some sort of fissure effusion involving more fluid lava.

Whatever the cause, the November 11th signal’s individual elements still remain deeply puzzling. In particular, its repeated high-frequency bursts, which are similar (but are not related to) industrial activity, are difficult to explain.

One highly speculative explanation is that the high-frequency events are related to the collapse of the rocky walls surrounding the magma chamber. This disturbs the magma reservoir, causing it to oscillate or ‘hum.’ At the same time, waves bouncing back and forth hit other flanks and trigger more collapses, generating more high-frequency events. This all happens in a way that causes the low- and high-frequency events to synchronize, forming the November 11th signal.

The geological setting is also pretty weird. This major volcanic event is taking place on the eastern end of the island chain, whereas the youngest volcanic islands are to the west. So it appears to be happening in the ‘wrong’ place.

It’s also unclear what is responsible for the volcanism in the first place. It could be caused by action along a tectonic plate boundary, an upwelling plume of superheated mantle material, or even an extension of the East African Rift, a major tectonic event that is slowly tearing the continent apart.

There is even an ecological element to the story that is currently unexplained: the emergence of lots of dead fish offshore from Mayotte. It is thought that the magmatic activity might have scared them up to the surface, where they experienced low pressures that they couldn’t survive in.

Like much about the event, this remains speculative for now. Clearly more instrumentation is required. As I put it before, the French CNRS and BRGM and other authorities are now deploying equipment on Mayotte, at the site of the activity, and on the Glorioso Islands to the east. That still won’t solve all the enigmas. Underwater drones and ship-based radar surveys will be required to determine how much lava erupted at the surface, if any. Numerical simulations and laboratory work may be required to better comprehend what’s going on beneath the surface.

Source: EarthArXiv.

Situation géographique de Mayotte et de l’archipel des Comores (Google Maps)