La canicule menace le Groenland, et l’Homme est responsable // A heat wave threatens Greenland and Man is responsible for it

L’Organisation Météorologique Mondiale, institution spécialisée des Nations unies, met en garde sur le fait que l’air chaud en provenance d’Afrique qui a conduit à des records de chaleur en Europe ces dernières semaines se dirige vers le Groenland où il risque de provoquer la fonte de la deuxième plus grande calotte glaciaire du monde. Les météorologues ne savent pas encore si la fonte atteindra le niveau de 2012, mais on n’en sera certainement pas loin. Le Polar Portal du Danemark – centre de recherche spécialisé dans les régions polaires – explique que pendant le seul mois de juillet, la calotte glaciaire du Groenland a perdu 160 milliards de tonnes de glace en raison de la fonte en surface. Ce chiffre n’inclut pas la fonte sous l’effet des océans.
La calotte glaciaire du Groenland couvre 80% de l’île et s’est développée au cours de milliers d’années avec la compression des couches de neige. Le dôme de glace culmine à 3 000 mètres d’altitude et le volume total de la calotte glaciaire est estimé à 2 900 000 kilomètres cubes, ce qui ferait monter le niveau global des océans de 7 mètres si cette glace fondait complètement.
L’air plus chaud a également des conséquences sur l’étendue de la glace arctique dans son ensemble ; le 15 luillet 2019, elle a presque atteint son niveau le plus bas jamais enregistré.
Le Polar Portal du Danemark affirme que les vagues de chaleur de plus en plus fréquentes et intenses sont liées au changement climatique provoqué par l’homme. Cela vient d’être confirmé par une série d’études publiées dans Nature et Nature Geoscience qui réfutent toute idée selon laquelle la hausse des températures observée au cours du siècle dernier fait partie d’un cycle naturel.
Les chercheurs ont examiné des échantillons d’arbres, de glace, de sédiments, de coraux, et d’autres témoignages des deux derniers millénaires. Ils ont conclu sans la moindre équivoque que la Terre n’a jamais connu des changements de température aussi rapides et généralisés que pendant les 150 dernières années.
Des périodes de réchauffement et de refroidissement ont bien eu lieu sur la planète, telles que le Petit Age Glaciaire entre 1300 et 1850 et le Réchauffement Médiéval entre 800 et 1200. Toutefois, des chercheurs de l’Université de Berne ont constaté que les fluctuations de la température pendant ces périodes intervenaient d’un endroit à l’autre et affectaient moins de la moitié de la planète à la fois.
En comparaison, l’augmentation des températures au cours du siècle dernier a été ressentie sur 98% de la surface de la Terre. La seule exception est l’Antarctique où, pour le moment, le réchauffement n’a pas encore été observé sur l’ensemble du continent.
Les dernières études devraient faire taire les négationnistes du changement climatique qui affirment que le réchauffement planétaire observé ces dernières décennies fait partie d’un cycle climatique naturel. Les derniers travaux montrent la différence réelle entre les changements régionaux et bien localisés du climat du passé et l’effet global des émissions anthropiques de gaz à effet de serre.
Dans le rapport publié dans Nature Geoscience, les chercheurs ont trouvé des preuves qu’au cours des 2 000 dernières années, c’est pendant la seconde moitié du 20ème siècle que la planète a connu sa hausse de température la plus rapide. Avant 1850, les variations de température étaient généralement causées par des éruptions volcaniques, qui envoyaient de la cendre dans l’atmosphère, ce qui bloquait en partie les rayons du soleil. Après 1850, quelques décennies après la révolution industrielle, il a été constaté que le réchauffement de la planète est en grande partie imputable aux émissions de gaz à effet de serre générées par l’activité humaine.
Source: Médias d’information scientifiques américains.

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The United Nations World Meteorological Organization have warned that the hot air from Africa that smashed European weather records this week looks set to move towards Greenland and could cause record melting of the world’s second largest ice sheet. Meteorologists don’t know yet whether it will beat the 2012 level, but it certainly will be close. Denmark’s Polar Portal explains that in July alone, the Greenland ice sheet lost 160 billion tonnes of ice through surface melting. This does not include ocean melt.

The Greenland ice sheet covers 80% of the island and has developed over many thousands of years, with layers of snow compressed into ice. The dome of ice rises to a height of 3,000 metres and the total volume of the ice sheet is approximately 2,900,000 cubic kilometres, which would raise global sea levels by 7 metres if it melted entirely.

The warmer air also had implications for Arctic ice extent as a whole, which was nearly the lowest on record as of July 15th.

Denmark’s Polar Portal affirms increasingly frequent and intense heatwaves are linked to manmade climate change. This has just been confirmed by a series of studies published in Nature and Nature Geoscience which refute any notion that the increasing temperatures seen over the last century are simply a normal part of nature’s cycle.

Researchers looked at records of trees, ice, sediment, corals, cave deposits and other evidence from the last two millenniums to determine that Earth has never experienced the quick and widespread temperature changes it has seen in just over the last 150 years.

Warming and cooling periods before have occurred on the planet before, such as the Little Ice Age between 1300 and 1850, and the Medieval Warm Period between 800 and 1200. But a team from the University of Bern found the fluctuations in temperature during these periods varied from location to location and affected less than half the planet at any one time.

In comparison, the rise in temperatures over the last century has been felt over 98 percent of Earth’s surface. The only exception is Antartica, where contemporary warming has not yet been observed over the entire continent.

The latest studies should finally stop climate change deniers claiming that the recent observed coherent global warming is part of a natural climate cycle. They show the truly stark difference between regional and localized changes in climate of the past and the truly global effect of anthropogenic greenhouse emissions.

In the report published in Nature Geoscience, researchers found evidence that over the course of the last 2,000 years, the planet saw its fastest temperature rise in just the second half of the 20th century. Before 1850, temperature variations on the planet were typically caused by volcanic eruptions, which sent debris into the atmosphere, blocking out portions of the sun. But after 1850, decades into the Industrial Revolution, the planet’s warming is found to be largely attributed to greenhouse emissions released by human activity.

Source : U.S. scientific news media.

Photo: C. Grandpey

Avis de décès // Orbituary

L’Islande a la tristesse de vous faire part de la mort du glacier Okjökull, tué par le réchauffement climatique.

Une plaque commémorative en lettres d’or titrée en islandais et en anglais sera inaugurée le 18 août 2019 sur le site  del’Okjökull, dans l’ouest de l’île. Ce sont des chercheurs islandais et de l’Université Rice aux Etats-Unis qui sont à l’initiative du projet. On peut lire sur la plaque le texte suivant à l’adresse des générations futures : « « Une lettre pour l’avenir » – OK (l’Okjökull) est le premier glacier islandais à perdre son statut de glacier. Au cours des 200 prochaines années tous nos glaciers devraient connaître le même sort.  Ce monument atteste que nous savons ce qui se passe et ce qui doit être fait. Vous seuls savez si nous l’avons fait ». »

On sait depuis longtemps que l’Islande est l’un des pays où les glaciers reculent le plus vite sous les coups de boutoir du réchauffement climatique. L’Okjökull est probablement le premier d’une longue liste car 400 autres massifs glaciaires sont en train de se réduire comme peau de chagrin. La glace de l’Okjökull recouvrait encore 16 km2 en 1890 ; elle n’était plus que de 0,7 km2 en 2012, selon un rapport de l’université d’Islande publié en 2017.

Il est bon de rappeler que, pour avoir le statut de glacier, la masse de glace et de neige qui recouvre la montagne doit être assez épaisse pour pouvoir se déplacer grâce à son propre poids, soit une quarantaine de mètres d’épaisseur afin de produire suffisamment de pression pour rendre la glace malléable.

Avec cette plaque commémorative, les chercheurs espèrent sensibiliser la population face au déclin des glaciers et aux effets du changement climatique.  Au vu du comportement de nos gouvernants, la partie est loin d’être gagnée…

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 Iceland is sad to report the death of Okjökull Glacier, killed by global warming.

A commemorative plaque in gold letters written in Icelandic and English will be inaugurated on August 18th, 2019 on the Okjokull site, in the western part of the island. Icelandic researchers and Rice University in the United States are the initiators of the project. The following text can be read on the plaque for future generations: « A letter for the future » – OK (Okjökull) is the first Icelandic glacier to lose its glacier status. Over the next 200 years all our glaciers are expected to follow the same path. This monument is to acknowledge that we know what is happening and what needs to be done. Only you know if we did it. »

It has long been known that Iceland is one of the countries where glaciers are retreating faster than ever before as a result of global warming. Okjökull is probably the first in a long list because 400 other glacial massifs are shrinking. The Okjökull ice covered 16 km2 in 1890; it was only 0.7 km2 in 2012, according to a report from the University of Iceland published in 2017.

It is worth remembering that, to be a glacier, the mass of ice and snow that covers the mountain must be thick enough to move with its own weight, or about forty meters thick to produce enough pressure to make the ice malleable.

With this commemorative plaque, researchers hope to raise awareness about the decline of glaciers and the effects of climate change. Given the behaviour of our rulers, the game is far from won …

Pour en savoir plus sur la fonte des glaciers et les effets du réchauffement climatique:

Une lecture rafraîchissante !

Climat: Ça va vraiment mal ! // Climate: Things are really in a bad way !

Comme je l’ai écrit précédemment, sur les 139 années d’archives de la NASA, juin 2019 a été le mois de juin le plus chaud jamais enregistré. Ce dernier mois a aussi révélé une réalité encore plus inquiétante à propos du réchauffement climatique.
Le premier semestre de 2019, de janvier à juin, a été le deuxième semestre le plus chaud de l’histoire. Entre janvier et juin 2019, les températures ont été supérieures de 1,4 degrés Celsius à la moyenne de la fin du 19ème siècle. De plus, les semestres de janvier à juin pendant les cinq dernières années ont été les plus chauds jamais enregistrés. Les chiffres de la NASA montrent qu’à ce stade, la hausse inexorable des températures mondiales devient tout à fait prévisible. Il est clair que cette hausse ne peut pas être expliquée sans prendre en compte l’impact profond sur la planète de la combustion des combustibles fossiles et l’augmentation résultante des concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Les concentrations de dioxyde de carbone dans l’atmosphère, qui avaient déjà atteint leur niveau le plus élevé depuis au moins 800 000 ans, atteignent maintenant des niveaux encore jamais observés..
Les conséquences de ce réchauffement de l’atmosphère sont bien visibles et de plus en plus fréquentes. En voici quelques exemples:
– La hausse des températures a multiplié par deux le nombre de terres ravagées par les incendies de forêt aux États-Unis au cours des 30 dernières années, notamment en Californie.
– Le Groenland, qui abrite la deuxième plus grande calotte glaciaire de la planète, fond à une vitesse sans précédent.
– Les 12 derniers mois ont été les 12 mois les plus humides de l’histoire des États-Unis, ce qui a provoqué de nombreuses inondations dans le pays. C’est facile à comprendre: pour chaque degré de réchauffement de 1 degré Celsius, l’air peut absorber 7% d’eau en plus.
– L’Arctique est en feu. Rien qu’en juin, les incendies de forêt en Alaska et en Sibérie ont émis 50 mégatonnes de CO2 dans l’atmosphère, soit l’équivalent des émissions annuelles totales de la Suède. C’est plus que ce qui a été libéré par les incendies dans l’Arctique pendant tous les mois de juin réunis de 2010 à 2018.
– La température des océans augmente régulièrement.
– Depuis 1961, les glaciers terrestres ont perdu 9 000 milliards de tonnes de glace.
– La durée et la fréquence des vagues de chaleur augmentent.
– Les records de maxima de températures journalières dépassent les records de minima.
Dans l’ensemble, l’atmosphère connaît une hausse très rapide de sa température, mêle si cette tendance au réchauffement présente des hauts et des bas. Cela est dû aux influences climatiques naturelles, en particulier à des événements tels qu’El Niño qui peut favoriser une hausse supplémentaire des températures. .
Au train où vont les choses, 2019 sera certainement l’une des années les plus chaudes de l’histoire. Cela confirme une autre tendance tout aussi inquiétante. Dix-huit des 19 années les plus chaudes jamais enregistrées ont eu lieu depuis 2001. De plus, les cinq années les plus chaudes ont été enregistrées au cours des cinq dernières années.
Source: NASA.

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As I put it before, in 139 years of NASA’s record-keeping, June 2019 was the warmest June ever recorded. But June 2019 also revealed a deeper warming reality.

The first half of 2019, January through June, finished up as the second warmest half-year on record. January through June 2019 temperatures were 1.4 degrees Celsius above average temperatures in the late 1800s. On top of that, each of the last five January through Junes are now the five warmest such spans on record. Only 2016 started off hotter than 2019. NASA’s figures show that at this point, the inexorable increase in global temperatures is entirely predictable. It simply cannot be explained without taking into account the profound impact on the planet of the burning of fossil fuels and the resulting increase in atmospheric greenhouse gas concentrations. Atmospheric carbon dioxide concentrations, already at their highest levels in at least 800,000 years, are now accelerating at rates that are unprecedented in both the historic and geologic record.

The well-predicted consequences of this heating of the atmosphere are now unfolding. Here are some, of many, examples:

– High temperatures have doubled the amount of land burned by wildfires in the U.S. over the last 30 years, notably in California.

– Greenland, home to the second largest ice sheet on Earth, is melting at unprecedented rates.

– The last 12 months have been the wettest 12 months in U.S. history, leading to widespread flooding around the nation. This easy to understand: For every 1 degree Celsius of warming, the air can hold 7 percent more water.

– The Arctic is on fire. In June 2019, the wildfires in Alaska and Siberia have released 50 megatons of CO2 in the atmosphere, which is the equivalent of the total annual emissions of Sweden. It is more than what has been emitted by all the wildfires in the Arctic during all the months of June between 2010 and 2018.

– Ocean temperatures are constantly going up.

– Since 1961, Earth’s glaciers lost 9 trillion tons of ice.

– Heat waves are increasing in duration and frequency.

– Daily high record temperatures are dominating daily low records.

Overall, the atmosphere is experiencing an accelerated upward temperature climb, though there are some ups and downs within the greater warming trend. This is due to natural climatic influences, particularly from events like El Niño, which can give global temperatures an added kick.

2019 will almost certainly end up being one of the hottest years on record. This is in line with another stark trend. Eighteen of the 19 warmest years on record have occurred since 2001. Moreover, the five hottest years have occurred in each of the last five years.

Source: NASA.

Evolution des températures du mois de juin depuis 1880 (Source : NASA)

Température mondiale : la NASA confirme le record de chaleur en juin 2019 // Global temperature: NASA confirms the heat record in June 2019

Comme cela était prévisible, la NASA vient d’indiquer que le mois de juin 2019 a été le plus chaud depuis le début des relevés de l’Administration en 1880. Avec +0,93°C au-dessus de la moyenne 1951-1980,  le précédent record de juin 2016 est battu de 0,11°C. Depuis 1880, les 4 mois de juin les plus chauds sont tous postérieurs à 2015.

En juin, les anomalies de température observées sont à un niveau record pour l’hémisphère nord et à la 3ème place pour l’hémisphère sud.

Il est intéressant de comparer la situation actuelle aux objectifs que se sont fixés les Etats pendant la COP 21 de Paris. Par rapport à la période 1880-1920, l’anomalie a été de +1,22°C en juin 2019. Lors de la COP21, un accord a été obtenu pour contenir le réchauffement sous les 2°C, voire 1,5°C si possible. Au train où vont les choses, pas sûr que cet objectif tienne le coup très longtemps.

Source : global-climat.

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Predictably, NASA has indicated that June 2019 was the hottest since the beginning of the records of the Administration in 1880. With + 0.93°C above the average 1951-1980 , the previous record of June 2016 is beaten by 0.11°C. Since 1880, the hottest 4 months of June are all after 2015.
In June, the temperature anomalies observed are at a record level for the northern hemisphere and at 3rd place for the southern hemisphere.
It is interesting to compare the current situation with the objectives set during the COP 21 in Paris. Compared to the period 1880-1920, the anomaly was + 1.22°C in June 2019. At the COP21, an agreement was reached to contain the warming below 2°C, or even 1.5°C if possible. At the rate things are going, it is not sure that this goal will last a very long time.
Source: global-climat.

Anomalies de température pour le mois de juin 2019 (Source : NASA)