Pénurie de lithium sur le marché du véhicule électrique // Lithium shortage on the electric car market

L’arrivée sur le marché des véhicules électriques permettra-t-elle de réduire les émissions de gaz à effet de serre et donc la fonte des glaciers? Un article publié sur le site Lithium News montre que la partie est loin d’être gagnée.

Au train où vont les choses, il faudra probablement dépenser beaucoup d’argent pour acheter un véhicule électrique dans les mois ou les années à venir. La cause est une pénurie probable de lithium dont l’extraction est déjà une catastrophe pour l’environnement, notamment en Amérique du Sud.
Le prix du lithium a atteint son plus haut niveau en trois ans suite à une augmentation des ventes de véhicules électriques. Cela a mis à mal les stocks de composants pour batteries en Chine qui est le principal consommateur.
Les objectifs de réduction des émissions de carbone, que ce soit en Chine ou aux États-Unis ne peuvent être atteints sans les batteries lithium-ion rechargeables qui alimentent les véhicules électriques. Il faudra donc investir davantage dans la production de lithium pour répondre aux besoins de la chaîne d’approvisionnement des véhicules électriques dans les mois et années à venir.
Il y a une énorme inquiétude concernant la source d’approvisionnement en lithium dans un proche avenir. Si le lithium n’arrive pas à temps sur le marché, la production de véhicules électriques pourrait être paralysée par manque de matières premières.
Les batteries de véhicules électriques peuvent utiliser du carbonate de lithium ou de l’hydroxyde de lithium, mais l’industrie parle généralement de volumes en équivalent carbonate de lithium (ECL).
Les prix du carbonate de lithium en Chine ont augmenté de plus de 160 % depuis le début de l’année 2021. Les prix au comptant du carbonate de lithium en Chine ont grimpé de 170 % cette année et ont atteint leur plus haut niveau depuis avril 2018. Le prix du spodumène, une forme de lithium principalement extraite en Australie, a grimpé de 144 % cette année.
En Chine, qui représente le plus grand marché pour les véhicules électriques, la production de carbonate de lithium en août 2021 a augmenté de 19% par rapport à 2020 pour atteindre près de 20 000 tonnes.
La demande de lithium devrait bondir de 26,1%, soit environ 100 000 tonnes d’ECL pour atteindre 450 000 tonnes, ce qui représente un manque de 10 000 tonnes.sur le marché
Selon le cabinet conseil de Rho Motion, les ventes de véhicules électriques dans le monde ont augmenté de 150 % au cours des sept premiers mois de 2021 par rapport à la même période en 2020 pour atteindre un peu plus de 3 millions d’unités, avec environ 1,3 million de véhicules vendus en Chine. Pour 2021, Rho Motion s’attend à ce que les ventes de véhicules électriques atteignent 5,8 millions.
Source : Lithium News.

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Will the arrival on the market of electric vehicles make it possible to reduce greenhouse gas emissions and then the melting of glaciers? An article published on the Lithium News website shows that the game is far from won.

As things are going, you will probably have to spend a lot of money to buy an electric vehicle in the coming months or years. The cause is a likely shortahge of lithium whose extraction is a disaster to the environment, especially in South America.

Lithium prices have jumped to their highest in more than three years thanks to an upsurge in electric vehicle sales, depleting stocks of the battery material in top consumer China.

Targets to cut carbon emissions from China to the United States cannot be met without the rechargeable lithium-ion batteries that power electric vehicles. More investment in lithium production is needed to meet future needs of the electric vehicle supply chain.

There is huge anxiety about where lithium supply is going to come from in the near futurer. If new lithium does not start coming to market, electric vehicle production rates might be hamstrung by a lack of raw material supply.

Electric vehicle batteries can use lithium carbonate or lithium hydroxide, but the industry typically talks of volumes in lithium carbonate equivalent (LCE). Prices for lithium carbonate in China have risen more than 160% so far this year. Spot prices for lithium carbonate in China have climbed 170% so far this year and have reached their highest level since April 2018. Prices of spodumene , a source of lithium mainly mined in Australia, have climbed 144% this year.

In China, the biggest market for electric vehicles, lithium carbonate output in August rose 19% year-on-year to almost 20,000 tonnes. Demand for lithium is expected to jump 26.1% or about 100,000 tonnes of LCE to a total of 450,000 tonnes, flipping the market into a deficit of 10,000 tonnes.

Global sales of electric vehicles were up 150% in the seven months to July to just over 3 million units, compared to the same period in 2020, with about 1.3 million sold in China, according to consultancy Rho Motion. For 2021, Rho Motion expects electric vehicle sales to reach 5.8 million.

Source: Lithium News.

L’extraction du lithium est une menace pour la beauté des salars sud-américains (Photos: C. Grandpey)

Nouvelle approche de la fonte des glaciers en Alaska et en Asie // New approach to glacier melting in Alaska and in Asia

En raison du réchauffement climatique, la fonte des glaciers dans le monde est l’une des principales causes de l’élévation du niveau de la mer. La fonte des glaciers constitue également une menace directe pour des centaines de millions de personnes qui dépendent de leur eau de fonte pour les besoins en eau potable et pour l’irrigation des cultures. J’ai insisté sur cet aspect de la fonte des glaciers dans plusieurs articles sur l’Amérique du Sud, en particulier le Pérou.
De nouvelles recherches, basées sur les informations de la mission CryoSat de l’Agence Spatiale Européenne (ESA), montrent quelle masse de glace a été perdue par les glaciers autour du golfe d’Alaska et sur les hautes montagnes de l’Asie.
La surveillance des glaciers à l’échelle mondiale est compliquée en raison de leur nombre, de leur taille, de leur éloignement et du terrain difficile d’accès qu’ils occupent. Divers instruments satellitaires permettent de surveiller les changements. Jusqu’à ces derniers temps, les chercheurs utilisaient l’altimètre radar pour analyser l’évolution des glaciers de montagne. En général, les altimètres radar satellitaires sont utilisés pour surveiller les variations de hauteur de la surface de la mer et les changements de hauteur des calottes glaciaires en Antarctique et au Groenland. Ils mesurent le temps mis par une impulsion transmise par le satellite pour être réfléchie par la surface de la Terre et revenir au satellite. En connaissant la position exacte du satellite dans l’espace, cette mesure du temps permet de calculer la hauteur de la surface au sol.
Cependant, le résultat fourni par ce type d’instrument est généralement trop approximatif; il est mal adapté à la surveillance des glaciers et des variations de l’épaisseur de la glace. Le CryoSat de l’ESA est un énorme progrès. Il repousse les limites de l’altimétrie radar. Un mode particulier de traitement des données – le traitement par bandes – permet de cartographier les glaciers dans les moindres détails. Le document ci-dessous fournit une vue extraordinaire de la fonte des glaciers dans le monde. N’hésitez pas à utiliser le mode plein écran pour avoir une meilleure vue des résultats.

https://youtu.be/r4tx1QS6-b8

Un article publié récemment dans The Cryosphere décrit de quelle façon les scientifiques ont utilisé CryoSat pour étudier la perte de glace dans le golfe d’Alaska et sur les hautes montagnes d’Asie. Ils ont découvert qu’entre 2010 et 2019, les glaciers autour du golfe d’Alaska ont perdu 76 gigatonnes (Gt) de glace par an tandis que les hautes montagnes d’Asie ont perdu 28 Gt de glace par an. Ces pertes reviennent à ajouter respectivement 0,21 mm et 0,05 mm par an à l’élévation du niveau de la mer.
Ce qui est intéressant dans l’ensemble de données fournies par CryoSat, c’est que l’on peut observer l’évolution de la glace avec une résolution exceptionnellement élevée dans l’espace et dans le temps. Cela permet de découvrir des variations comme l’augmentation de la perte de glace à partir de 2013 dans certaines parties du golfe d’Alaska,à cause du réchauffement climatique.
L’étude, qui a été réalisée dans le cadre du programme Science for Society de l’ESA, montre également que presque toutes les régions ont perdu de la glace, à l’exception du Karakoram-Kunlun en Asie, un phénomène connu sous le nom d’« anomalie de Karakoram ».
Cette étude démontre que l’ensemble de données altimétriques radar haute résolution peut fournir des informations essentielles pour mieux quantifier et comprendre les fluctuations des glaciers à l’échelle mondiale. Cela ouvre également la possibilité de surveiller l’ensemble des glaciers avec des satellites tels que la future mission CRISTAL qui fait partie de l’expansion du programme européen Copernicus.
Source : The Cryosphere.

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Because of global warming, ice melting from glaciers around the world is one of main causes of sea-level rise. The loss of glacier ice also poses a direct threat to hundreds of millions of people relying on glacier runoff for drinking water and irrigation. I have insisted on this aspect of glacier melting in several posts about South America and especially Peru.

New research, based on information from ESA’s CryoSat mission, shows how much ice has been lost from mountain glaciers in the Gulf of Alaska and in High Mountain Asia since 2010.

Monitoring glaciers globally is a challenge because of their sheer number, size, remoteness, and the rugged terrain they occupy. Various satellite instruments offer key data to monitor change, but one type of spaceborne sensor – the radar altimeter – has seen limited use over mountain glaciers. Traditionally, satellite radar altimeters are used to monitor changes in the height of the sea surface and changes in the height of the huge ice sheets that cover Antarctica and Greenland. They work by measuring the time it takes for a radar pulse transmitted from the satellite to reflect from Earth’s surface and return to the satellite. Knowing the exact position of the satellite in space, this measure of time is used to calculate the height of the surface below.

However, the footprint of this type of instrument is generally too coarse to monitor mountain glaciers. ESA’s CryoSat pushes the boundaries of radar altimetry and a particular way of processing its data – swath processing – makes it possible to map glaciers in fine detail. The document below provides an incredible picture of glacier melting in the world. Don’t hesitate to use the full screen option to get a better view of the results.

A paper published recently in The Cryosphere describes how scientists used CryoSat to investigate ice loss in the Gulf of Alaska and High Mountain Asia. They found that between 2010 and 2019, the Gulf of Alaska lost 76 Gt of ice per year while High Mountain Asia lost 28 Gt of ice per year. These losses are equivalent to adding 0.21 mm and 0.05 mm to sea level rise per year, respectively.

One of the unique properties of this dataset is that one can look at ice trends at exceptionally high resolution in space and time. This enables to discover changes in trends, such as the increased ice loss from 2013 onwards in parts of the Gulf of Alaska, which is linked to global warming.

The study, which was carried out through ESA’s Science for Society program, also shows that almost all regions have lost ice, with the exception of the Karakoram-Kunlun area in High Mountain Asia, a phenomenon known was the “Karakoram anomaly.

This research demonstrates that this unique high-resolution radar altimetry dataset can provide crucial information to better quantify and understand glacier changes on a global scale. This also opens up possibilities to monitor glaciers globally with satellites such as the planned CRISTAL mission, part of the expansion of Europe’s Copernicus program.

Source: The Cryosphere.

Les glaciers de Glacier Bay en Alaska sont parmi ceux qui fondent le plus vite dans le monde (Photos: C. Grandpey)

Nyiragongo (RDC) : La vie à Goma après l’éruption du mois de mai // Life in Goma after the May eruption

Au cours de l’éruption du 22 au 23 mai 2021, le Nyiragongo a émis de grosses quantités de lave qui ont enseveli des maisons avant de s’arrêter juste avant le nord de Goma. Environ 400 000 des 600 000 habitants de la ville sont partis après l’éruption. Plus de 30 personnes sont mortes de brûlures ou d’asphyxie, et dans des accidents pendant leur fuite.
Aujourd’hui, les habitants tentent de reconstruire leurs maisons et leurs communautés cinq mois après l’événement meurtrier, et malgré la menace toujours présente d’une nouvelle éruption du Nyiragongo.
De nombreuses familles sont rentrées chez elles après l’éruption. Elles ont découvert que leurs maisons avaient été pillées ou avaient été recouvertes par la lave. La plupart des habitants qui avaient été évacués sont rentrés chez eux et ont pu reprendre leur vie antérieure, mais d’autres n’y sont pas parvenus.
De nombreuses personnes affirment que la population de Goma n’a pas été suffisamment avertie, ce qui aurait pu éviter des décès et permettre aux habitants de sauver certains biens. Le directeur de l’Observatoire volcanologique de Goma (OVG) reconnaît que le Nyiragongo « a pris tout le monde par surprise ». Cependant, il nie que l’équipement utilisé pour étudier le volcan était défectueux.

Le principal problème pour les scientifiques qui surveillent le Nyiragongo a été que, contrairement aux éruptions de 1977 et 2002, celle de 2021 n’a été précédée d’aucun séisme. La sismicité a été enregistrée par la suite. Les données recueillies avant la catastrophe du mois de mai n’indiquaient pas de risque imminent d’éruption.
Certains scientifiques de l’OVG font remarquer qu’Internet n’a pas fonctionné d’octobre 2020 à avril 2021, en raison de la fin du financement de la Banque mondiale. Cela a empêché la collecte en temps réel pendant cette période de données à partir de capteurs sur le volcan,
Depuis les événements de mai, la surveillance a été renforcée. L’observatoire a reçu des équipements supplémentaires, et un laboratoire moderne va être construit. L’actuel directeur précise que « l’objectif est que l’observatoire réponde aux normes internationales, à savoir: surveiller, alerter la population, mais aussi conseiller les autorités sur l’occupation des sols, sur où et comment construire des bâtiments ». Cependant, même si le nouvel observatoire est entièrement équipé, « il n’y a pas de risque zéro à Goma. Aucune partie de la ville n’est sûre à 100% d’échapper à une future éruption ».
A Buhene, cinq mois après l’éruption, la lave est encore chaude par endroits. Hommes, femmes et enfants ramassent de petits blocs de lave pour les vendre comme matériau de construction. Cette activité est devenue une source de revenus pour les victimes du volcan. Construire sur le champ de lave est officiellement interdit, mais des murets sont déjà en train d’être érigés,et les habitants attendent que les autorités donnent le feu vert pour poursuivre la construction des maisons.
Source : AFP.
Des sources officielles indiquent que la lave est revenue au fond du cratère du Nyiragongo. Il y a fort à parier que dans quelques mois le mythique lac de lave sera de retour, avec des risques de débordement ou d’éventrement de ses flancs….avec une nouvelle menace pour la population de Goma.

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Nyiragongo’s eruption on May 22nd -23rd, 2021 vomited lava that buried homes in its wake, stopping just short of the north of Goma. In all, an estimated 400,000 of the 600,000 residents of Goma left the city after the eruption. Over 30 people died from lava burns or asphyxiation, and in accidents during the exodus.

Today, residents are trying to rebuild their homes and communities five months after the deadly event, and despite the ever-present threat of a repeat performance by Mount Nyiragongo. Many families who returned home after the eruption discovered that their houses had been looted or had disappeared under a huge blanket of lava. Most of those who evacuated have returned to their homes and been able to resume their former lives, although others have not.

Many residents in Goma claim that the population did not receive sufficient warning which could have prevented deaths and allowed residents to save some belongings. The director of the Goma Volcanological Observatory (OVG) admits that the volcano « took everyone by surprise ». However, he denies that the equipment used to measure tectonic movement was faulty.

The staff in the Observatory explains that one problem for those monitoring Nyiragongo was that, unlike eruptions in 1977 and 2002, the 2021 eruption was not preceded by any earthquakes. The seismicity was recorded afterwards. The data collected before the disaster in May did not point to an imminent risk of eruption.

Some OVG scientists note that an Internet blackout from October 2020 to April 2021, due to the end of World Bank funding, prevented real-time collection of data from sensors on the volcano during that period,

Since the events of May monitoring has been stepped up, with additional equipment sent to the observatory, and a modern laboratory is going to be built. The current director says that « the aim is for the observatory to work to international standards,. To monitor, warn the population, but also to advise the authorities on land use, on where and how to build structures. » However, even if the new observatory is fully equipped, « there is no such thing as zero risk in Goma. No part of the city is 100 percent certain to escape a future eruption ».

In Buhene, five months after the eruption, the lava layer is still hot in places. Men, women and children collect small blocks of lava to sell as building material, an activity that has become a source of income for the volcano’s victims. Building on the lava field is officially prohibited, but low walls are already going up, as residents wait for the authorities to give the green light for full construction.

Source: AFP.

Official sources say that lava has come back at the bottom of the Nyiragongo crater. The odds are that in a few months the mythical lava lake will be back, with the risk of overflows or breaking its flanks open….and a new threar to the population in Goma.

La lave du Nyiragongo dans la ville de Goma (Source: presse internationale)

Hawaii: Eruption du Kilauea et Covid-19 // Kilauea eruption and Covid-19

Il semblerait que les États-Unis aient décidé de rouvrir prochainement (début novembre 2021?) leurs frontières et de nombreux touristes (vaccinés!) voudront s’envoler pour Hawaii pour voir l’éruption du Kilauea. Attendre et vérifier les informations officielles avant d’acheter un billet d’avion!!

Bien que les choses s’améliorent, il est fortement conseillé, une fois sur place, de porter des masques et d’adopter la distanciation sociale. L’épidémie de coronavirus est toujours présente à Hawaï. Voici les derniers chiffres :
Le Ministère de la Santé a signalé 230 nouveaux cas de COVID-19 le 29 septembre 2021, ce qui porte le total à 78 874 à l’échelle de l’État. Treize nouveaux décès liés au COVID ont été signalés.
37 nouvelles infections ont été recensées sur la Grande île le 29 septembre.
La moyenne de l’État sur deux semaines est désormais de 320 nouveaux cas par jour, avec un taux de positivité des tests de 4,1%.
Le nombre de cas île par île est le suivant :
O’ahu : 54 878
Hawaii : 9 950
Maui : 9030
Kaua’i : 2 236
Moloka’i : 224
Lana’i : 139

Au total, 4 310 personnes ont été hospitalisées à la suite d’une infection au COVID-19 depuis le début de la pandémie, tandis qu’au moins 770 sont décédées.
À ce jour, un total de 2 004 407 doses de vaccin ont été administrées dans tout l’État d’Hawaii, avec 67,8 % de la population entièrement vaccinée et 76 % ayant reçu au moins une injection.
Source : Ministère de la Santé.

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It looks as if the United States is going to open again soon (in November 2021?) its borders and many (vaccinated!) tourists will want to fly to Hawaii to see the eruption. Wait for and check official information before buying a plane ticket!!

Although things are getting better, it is highly advisable to wear masks and adopt social distancing. The coronavirus epidemic is still present in Hawaii. Here are the latest figures:

The Hawaiʻi Department of Health reported 230 new COVID-19 cases on September 29th, 2021, bringing the statewide total to 78,874. Thirteen new COVID-related fatalities were reported.

A total of 37 new infections were identified on the Big Island on September 29th.

The state’s two-week average is now 320 new cases daily, with a test positivity rate of 4.1%.

The island-by-island case count is as follows:

O‘ahu: 54,878
Hawai‘i: 9,950
Maui: 9,030
Kaua‘i: 2,236
Moloka‘i: 224
Lana‘i: 139

A total of 4,310 individuals have been hospitalized as a result of COVID-19 infection since the pandemic began, while at least 770 have died.

To date, a total of 2,004,407 doses of vaccine have been administered statewide, with 67.8% of the population fully vaccinated and 76% having received at least one shot.

Source: Department of Health.

Crédit photo: HVO