Réchauffement climatique : grandes marées et inondations // Global warming : high tides and floods

Ces derniers jours, de fortes marées et des pluies torrentielles ont inondé certaines parties de la baie de San Francisco, entraînant des fermetures de routes et des opérations de sauvetage de personnes piégées dans leurs véhicules. Ce phénomène, qui survient lors des grandes marées, risque de devenir de plus en plus fréquent.
Un article publié sur le site Climate Central explique que le niveau de la mer a augmenté d’environ 20 centimètres depuis 1900 et que les trois quarts de cette hausse sont imputables au réchauffement climatique d’origine anthropique. L’article ajoute que cette élévation du niveau de l’océan a entraîné une augmentation de la fréquence des inondations côtières aux États-Unis, en particulier au cours de la dernière décennie.
Les inondations côtières de moindre ampleur, non liées à des tempêtes, ont fortement augmenté ces dix dernières années aux États-Unis. Même sans dégâts matériels importants, ces inondations récurrentes entraînent la fermeture de routes côtières, la saturation des égouts et endommagent les infrastructures du littoral. Une analyse de Climate Central portant sur 27 stations de mesure le long des côtes américaines sur cette période montre que le réchauffement climatique a eu un impact sur 76 % des jours d’inondation.
Les grandes marées se produisent lorsque la Terre, la Lune et le Soleil sont parfaitement alignés, ce qui maximise l’attraction gravitationnelle sur l’eau. Dans de nombreuses localités des côtes atlantiques et du golfe du Mexique, elles ont lieu chaque année en octobre. Dans certains endroits, l’influence humaine est particulièrement marquée : dans 11 localités, de Key West (Floride) à Wilmington (Caroline du Nord), plus de 80 % des jours d’inondation mineure sur cette période de 10 ans sont attribuables à l’élévation du niveau de la mer d’origine humaine. À Honolulu (Hawaï) et à Fernandina Beach (Floride), la totalité des jours d’inondation mineure (138 et 16 jours respectivement) entre 2004 et 2015 ont été rendus possibles par le réchauffement climatique. Les projections scientifiques annoncent une élévation du niveau de la mer de 90 centimètres supplémentaires d’ici la fin du siècle. Avec une telle hausse, les grandes marées actuelles pourraient ressembler à de simples marées hautes dans les décennies à venir. Les émissions de gaz à effet de serre que nous continuons de rejeter dans l’atmosphère vont provoquer des changements encore plus spectaculaires de nos littoraux. Si les températures globales sont limitées à seulement 2 °C au-dessus de la moyenne préindustrielle, l’élévation du niveau de la mer pourrait atteindre 6 mètres à l’échelle mondiale, du fait de ce réchauffement.
Source : Climate Central.

Photo: C. Grandpey

Le problème ne se limite pas aux États-Unis. Avec le réchauffement climatique, l’élévation du niveau de la mer est observée partout dans le monde, avec des conséquences dramatiques sur l’érosion côtière. La France, avec son long littoral, est également concernée. Plusieurs zones habitées sont menacées par la montée des eaux et leurs habitants devront bientôt être relogés. Des enrochements ont été installés en de nombreux endroits, mais les vagues ont déjà prouvé qu’elles étaient capables de les détruire, de la même manière qu’elles ont déplacé les blockhaus construits par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale.

Photo: C. Grandpey

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High tides and heavy rains have flooded parts of the Bay Area in the past days, prompting road closures and rescues of people trapped in cars. The problem occurs during king tides and is likely to become more and more frequent.

An article published on the website Climate Central explains that sea level around the globe has risen about 20 centimeters since 1900, and three-quarters of that rise can be traced to human-caused global warming. The article adds that this rise has brought an increase in the frequency of coastal flooding to the U.S., especially in the last decade.

Relatively smaller coastal floods that do not involve storms have sharply increased in the last 10 years across the U.S. Even in the absence of overwhelming property damage, these recurring floods still close coastal roads, overwhelm drainage systems and damage coastal infrastructure. A Climate Central analysis of 27 U.S. coastal gauges over that time shows that global warming has had an impact on 76 percent of those flood days.

King tides occur when the earth, moon and sun are in perfect alignment, maximizing the gravitational pull on the water. For many locations along the Atlantic and Gulf of Mexico coasts, they happen every October. For some spots, the human influence is particularly dramatic: in 11 places, ranging from Key West, Florida to Wilmington, North Carolina., more than 80 percent of nuisance flood days in that 10-year span can be attributed to human-caused sea level rise. And in both Honolulu, Hawaii and Fernandina Beach, Florida., all of the nuisance flood days (138 days and 16 days, respectively) between 2004-2015 were made possible by global warming.

With scientific projections of an additional 90 centimeters of sea level rise by the end of the century, today’s king tides may resemble regular high tides in the decades to come, meaning the current king tides provide a glimpse into a watery future. The greenhouse gas emissions we continue to pump into the atmosphere today are committing us to more dramatic changes in our coastlines. If global temperatures are restricted to even just 2°C higher than the pre-industrial average, sea level rise could eventually reach 6 meters, globally, as a result of the added heat.

Source : Climate Central.

https://www.climatecentral.org/

The problem is not limited to the U.S. With global warming, sea level rise is observed all around the world with dramatic impacts on seashore erosion. France with its long seashores is also concerned. Several populated areas are under the threat of the waves and will soon have to be relocated. Rip-raps have been set up in many places but the waves have already proved that they are able to destroy them, in the same way that they have displaced the bunkers built by the Germans during WWII.

La crise de l’eau à Kaboul (Afghanistan) // The water crisis in Kabul (Afghanistan)

Comme je l’ai déjà écrit à plusieurs reprises sur ce blog, le réchauffement climatique, avec la fonte des glaciers, l’élévation du niveau de la mer, les phénomènes extrêmes et les sécheresses à répétition, aura inévitablement de graves conséquences pour les populations. Certaines régions du monde manqueront bientôt d’eau et leurs habitants devront quitter leur lieu de résidence.
En Afghanistan, Kaboul (environ 5 millions d’habitants) se dirige vers une catastrophe. Elle pourrait bientôt devenir la première capitale du monde moderne à ne plus avoir une goutte d’eau. C’est ce qu’explique un récent rapport de Mercy Corps, une organisation non gouvernementale qui prévient que la crise pourrait entraîner un effondrement économique du pays.
La croissance démographique, la crise climatique et leur surexploitation incessante ont épuisé les nappes phréatiques ; près de la moitié des forages de la ville sont déjà à sec. Le directeur de Mercy Corps a déclaré : « C’est à la fois une crise sanitaire, une crise économique et une urgence humanitaire. »

Il y a seulement trente ans, Kaboul comptait moins de deux millions d’habitants, mais la chute des talibans en 2001 a entraîné un afflux de migrants, attirés par la promesse d’une plus grande sécurité et de perspectives économiques. La demande en eau a augmenté parallèlement à la croissance démographique. Kaboul dépend presque entièrement des nappes phréatiques, alimentées par la fonte des neiges et des glaciers des montagnes voisines de l’Hindou Kouch. Le problème est que des années de mauvaise gestion et de surexploitation ont entraîné une baisse de  niveau des nappes, parfois de 30 mètres, au cours de la dernière décennie. Kaboul extrait désormais 44 millions de mètres cubes d’eau souterraine de plus chaque année que ce que la nature peut reconstituer, un déséquilibre qui épuise progressivement les réserves de la ville et les finances de ses habitants.

Certaines familles ont creusé des puits, parfois jusqu’à 120 mètres de profondeur, à la recherche d’eau pour subvenir à leurs besoins. Cette eau est souvent impropre à la consommation, ce qui présente des risques pour la santé. Jusqu’à 80 % des eaux souterraines de Kaboul sont considérées comme polluées, avec des niveaux élevés d’eaux usées, de salinité et d’arsenic. Après avoir dépensé des sommes considérables pour creuser des puits (jusqu’à 550 dollars), les habitants n’ont plus les moyens d’acheter des filtres ou de l’eau purifiée. Ils font donc bouillir l’eau du puits pendant de longues périodes, la laissent refroidir puis la boivent. Jusqu’à 80 % des nappes phréatiques de Kaboul sont contaminées, conséquence de l’utilisation anarchique de latrines sauvages et de la pollution par les déchets industriels. Diarrhées et vomissements sont des problèmes récurrents.
En raison du réchauffement climatique, les montagnes autour de Kaboul reçoivent de plus en plus de pluie, mais de moins en moins de neige. Cela impacte la capitale qui dispose de peu d’infrastructures pour réguler les crues soudaines. Le manque de neige nuit à la recharge des nappes phréatiques.
Si la tendance actuelle se poursuit, l’UNICEF prédit que Kaboul pourrait manquer d’eau souterraine d’ici 2030. Début 2025, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies a annoncé que ses partenaires n’avaient reçu que 8,4 millions de dollars sur les 264 millions nécessaires à la mise en œuvre des programmes d’eau et d’assainissement prévus en Afghanistan. Trois milliards supplémentaires de financements internationaux pour l’eau et l’assainissement ont été gelés depuis le retour au pouvoir des talibans en août 2021. La récente décision des États-Unis de réduire de plus de 80 % leur financement à l’USAID a aggravé la crise.
Les habitants qui n’ont pas les moyens de creuser des centaines de mètres pour trouver de l’eau sont à la merci d’entreprises privées ou doivent compter sur des dons. Pour les familles qui ne peuvent pas se permettre de dépenser beaucoup d’argent pour s’approvisionner en eau, la seule option est de parcourir à pied de longues distances jusqu’aux mosquées qui peuvent fournir de l’eau.
La crise pèse lourdement sur l’avenir des enfants. Le temps qu’ils devraient passer à l’école est désormais consacré essentiellement à aller chercher de l’eau pour leurs familles.
Les femmes sont également victimes de cette crise. Elles sont contraintes de marcher des heures à travers Kaboul pour aller chercher le peu d’eau qu’elles peuvent, risquant leur sécurité sous le régime oppressif des talibans qui leur interdit de sortir sans un mahram, autrement dit un homme pour les accompagner
Source : Mercy Corps, CNN et autres médias.

Kaboul n’est qu’un exemple de ce qui nous attend dans les prochaines décennies si rien n’est fait pour lutter contre le réchauffement climatique. Les plus grandes métropoles d’Asie, d’Europe, d’Amérique et d’Afrique seront inévitablement confrontées au problème de la raréfaction de l’eau potable. Le Rapport mondial 2024 des Nations Unies sur la mise en valeur des ressources en eau, publié par l’UNESCO pour le compte d’ONU-Eau, souligne que les tensions liées à l’eau exacerbent les conflits à l’échelle mondiale. Le rapport explique que, pour préserver la paix, les États doivent renforcer la coopération internationale et les accords transfrontaliers.

 

L’Afghanistan est un pays montagneux enclavé situé sur le plateau iranien, au carrefour de l’Asie centrale et de l’Asie du Sud. Il englobe la majeure partie de l’Hindou Kouch. Le pays compte plusieurs grands fleuves comme l’Amou-Daria. Il possède également de nombreux cours d’eau plus petits, mais tous sont alimentés par les glaciers et les chutes de neige que reçoivent les montagnes environnantes. Les glaciers d’Afghanistan sont concentrés dans l’Hindou Kouch et le Pamir, où environ 3 000 petits glaciers couvrent une superficie d’environ 2 500 km².

Afghanistan is a landlocked, mountainous country located on the Iranian Plateau, at the crossroads of Central and South Asia. It encompasses most of the Hindu Kush. The country has several major rivers, such as the Amu Darya. It also has many smaller streams, but all are fed by glaciers and snowfall from the surrounding mountains. Afghanistan’s glaciers are concentrated in the Hindu Kush and Pamir ranges, where about 3,000 small glaciers cover an area of approximately 2,500 km².

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As I put it several times on this blog, global warming with glacier melt, sea level rise, extreme events and repetitive droughts throughout the world will inevitably have severe consequences for the populations. Some regions of the world will soon miss lack water and people will have to leave the places where they live.

In Afghanistan, Kabul pop. 5,000,000) is inching toward a catastrophe. It could soon become the first modern capital in the world to run completely dry according to a recent report by Mercy Corps, a non-government organization that warns the crisis could lead to economic collapse.

Population growth, the climate crisis, and relentless over-extraction have depleted groundwater levels, and nearly half the city’s boreholes have already gone dry. Mercy Corps director said :“It’s a health crisis, an economic crisis, and a humanitarian emergency all in one.”

Just three decades ago, Kabul’s population was less than 2 million, but the toppling of the Taliban in 2001 led to an influx of migrants, lured by the promise of increased security and economic possibility. As its population grew, so did the demand for water. Kabul relies almost entirely on groundwater, replenished by snow and glacier melt from the nearby Hindu Kush mountains. But years of mismanagement and over-extraction have caused those levels to drop by up to 30 meters over the last decade. Kabul now extracts 44 million cubic meters more groundwater each year than nature can replenish, an imbalance that is steadily draining the city’s reserves and its residents’ finances. Some families have dug deeper wells, as deep as 120 meters,searching for more water to fulfil their needs. This water if often not safe, with risks to people’s health. Up to 80% of Kabul’s groundwater is deemed unsafe, with high levels of sewage, salinity and arsenic. Having spent a lot of meney on well digging (as much as 550 dollars), residents cannot afford to buy a water filter or purified water. Hence, they boil the well water for extended periods of time, let it cool and then drink it. Up to 80% of Kabul’s groundwater is contaminated, a consequence of widespread pit latrine use and industrial waste pollution. Diarrhea and vomiting are problems people experience all the time in Kabul.

Because of global warming, the capital is getting more and more rain, but less and less snow. This is impacting a city which has less infrastructure to regulate the flash flood. The lack of snow is harming Kabul in terms of groundwater recharge.

If current trends continue, UNICEF predicts Kabul could run out of groundwater by 2030. In early 2025, the UN’s office for the coordination of humanitarian affairs announced that its partners had received just 8.4 million dollars of the 264 million required to implement planned water and sanitation programming in Afghanistan. A further 3 billion in international water and sanitation funding has been frozen since the Taliban’s return to power in August 2021. The US’s recent move to cut more than 80% of its USAID funding has compounded the crisis.

Those without the means to dig hundreds of meters for water are at the mercy of private companies or must rely on donations. For families who can’t afford to spend much money to get water, the only option is to walk often long distances to mosques, which can provide water.

The crisis is taking a toll on the children’s future. The hours they should be spending in school, they are now basically spending on fetching water for their families.

Women shoulder much of this crisis, forced to walk for hours across Kabul just to fetch what little water they can, risking their safety under the Taliban’s oppressive rule which prohibits them from going outside without a mahram, or male guardian.

Source : Mercy Corps, CNN and other news media.

Kabul is just one example of what awaits us in the coming decades if nothing is done to combat global warming. The largest cities in Asia, Europe, the Americas, and Africa will inevitably face the problem of dwindling drinking water. The United Nations World Water Development Report 2024, published by UNESCO on behalf of UN-Water, highlights that water-related tensions are exacerbating conflicts worldwide. The report explains that to preserve peace, states must strengthen international cooperation and transboundary agreements.

Les glaciers à Parthenay le 6 janvier 2026 !

Je présenterai le mardi – janvier 2025 une conférence intitulée « Glaciers en péril – Les effets du réchauffement climatique » dans le cadre de l’Université Inter Âges de PARTHENAY (Deux-Sèvres). Elle aura lieu à 14h15 au Cinéma Le Foyer 1, rue Denfert-Rochereau . Elle prendra une importance particulière après le fiasco de la COP30 de Belém au Brésil.

Tempêtes, glissements de terrain et autres catastrophes naturelles se multiplient. Elles sont souvent la conséquence du réchauffement climatique.
Lors de mes voyages à travers le monde pour étudier les phénomènes volcaniques, j’ai eu l’occasion de parcourir des terres nordiques – en particulier l’Islande, le Canada et l’Alaska – et de me rendre compte de l’impact du réchauffement climatique sur la banquise et les glaciers. L’approche terrestre et les survols ne laissent pas le moindre doute sur leur recul. Plus près de nous, dans les Alpes, les glaciers sont en passe de devenir une espèce en voie de disparition.
Aucun continent ne semble épargné, pas plus l’Afrique et les neiges du Kilimandjaro que l’Asie avec la chaîne himalayenne. Une prise de conscience est urgente, faute de quoi notre société sera confrontée à de graves problèmes.
Mon exposé se poursuivra avec un diaporama d’une vingtaine de minutes, en fondu-enchaîné sonorisé, illustrant la situation glaciaire en Alaska.

A l’issue de la séance, les spectateurs pourront se procurer un CD de 160 photos de glaciers à travers le monde, ainsi que quelques livres.

Photo: C. Grandpey

Les responsables du réchauffement climatique bientôt devant les tribunaux ? // Global warming culprits soon to be brought to court?

Pour la première fois, des scientifiques ont quantifié les liens de causalité entre le réchauffement climatique et ses vagues de chaleur de plus en plus sévères, et la pollution générée par les entreprises du secteur des combustibles fossiles et du ciment.
La nouvelle étude, publiée dans la revue Nature, prend en compte 213 vagues de chaleur survenues dans le monde entre 2000 et 2023. Elle explique que ces vagues de chaleur sont devenues beaucoup plus probables et intenses, en grande partie en raison de la combustion des combustibles fossiles.
Entre la première et la deuxième décennie étudiées par les chercheurs, le réchauffement climatique a multiplié par 20 la probabilité des vagues de chaleur. Parmi les épisodes de chaleur extrême étudiés par les chercheurs, le quart aurait été « pratiquement impossible » sans la pollution causée par les 14 plus grands producteurs de combustibles fossiles et de ciment. Ces géants du carbone comprennent des compagnies pétrolières comme ExxonMobil et Chevron, ainsi que des pays bien connus en matière de production d’énergies fossiles, comme l’ex-Union soviétique. L’étude révèle également que ces entreprises sont responsables de 50 % de l’augmentation de l’intensité des vagues de chaleur depuis l’époque où l’homme a commencé à rejeter dans l’atmosphère autant de carbone et de méthane, responsables du réchauffement climatique.
En d’autres termes, les scientifiques ont constaté que la pollution causée par les plus grandes compagnies et nations du secteur des énergies fossiles a aggravé ces vagues de chaleur intenses et souvent mortelles. Ces conclusions pourraient avoir des répercussions judiciaires considérables, notamment au vu du principe pollueur-payeur, une tâche qui s’est avérée extrêmement difficile aux États-Unis.
Ces dernières années, de plus en plus d’études se sont penchées sur l’impact du réchauffement climatique sur les phénomènes météorologiques extrêmes, ainsi que sur la contribution des géants du carbone au réchauffement climatique. La dernière étude utilise des techniques validées scientifiquement, issues de travaux antérieurs. Ainsi, ses auteurs ont révélé que, par rapport au climat d’avant la révolution industrielle, le réchauffement climatique a augmenté l’intensité médiane des vagues de chaleur de 1,68 °C entre 2010 et 2019, dont 0,47 °C imputable aux 14 principaux géants du carbone. Les 166 autres géants du carbone ont contribué à hauteur de 0,38 °C à l’augmentation de l’intensité médiane des vagues de chaleur au cours de la même période. Le rapport sous-estime probablement les vagues de chaleur en Afrique et en Amérique du Sud, car elles sont souvent passées sous silence.
En reliant des vagues de chaleur de plus en plus intenses et fréquentes à des entreprises spécifiques, cette nouvelle étude pourrait être utilisée devant les tribunaux où des particuliers, des villes ou des États cherchent à tenir les producteurs de combustibles fossiles responsables des dommages climatiques. À cette fin, les auteurs de l’étude ont inclus un expert juridique, ce qui est plutôt inhabituel pour une étude climatique.
L’étude pourrait aider à déterminer qui est le véritable responsable d’une vague de chaleur donnée. De futures études pourraient également se pencher sur d’autres types d’événements météorologiques extrêmes, tels que les inondations et les incendies de forêt et déterminer les responsabilités. .

Source : CNN via Yahoo News.

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For the first time, scientists have quantified the causal links between worsening heat waves and global warming pollution from individual fossil fuel and cement companies.

The new study, published in the journal Nature, encompasses 213 heat waves around the world from 2000 to 2023. It finds that heatwaves became much more likely and severe during that period, largely due to the burning of fossil fuels.

Between the first and second decade that the researchers investigated, global warming made the heatwaves climb from being 20 times more likely to 200 times more likely. Of the extreme heat events the researchers focused on, as many as a quarter of them would have been “virtually impossible” without the climate pollution from any of the 14 biggest “carbon majors”, i.e. the largest fossil fuel and cement producers responsible for the largest part of the world’s carbon pollution.

These so-called carbon majors include oil companies such as ExxonMobil and Chevron, as well as entire nations that have historically been significant fossil fuel producers, such as the former Soviet Union. The study also found these companies are responsible for 50% of the increase in heat wave intensity since before humans started adding so much planet-warming carbon and methane pollution to the atmosphere.

In other words, the scientists found, the pollution from the biggest fossil fuel companies and nations made these severe and oftentimes deadly heat waves worse or even possible. The conclusions may have far-reaching ramifications, including aiding those who seek in court to make oil and gas companies pay for climate change-related harm, a task that has proven extremely difficult in the US.

There have been a growing number of studies in the past several years looking at the influence of global warming on individual extreme weather events, as well as other studies that have looked at the contribution of carbon majors to global warming. The latest study uses peer reviewed techniques from previous work and connects them in novel ways.

The study found that compared to the climate prior to the industrial revolution, global warming has increased the median intensity of heatwaves by 1.68 degrees Celsius between 2010 and 2019, of which 0.47 Celsius was due to the top 14 carbon majors alone. The other 166 carbon majors contributed 0.38 degrees Celsius of the heightened median intensity of heatwaves during the same period. However, the report could be under-counting heat waves in Africa and South America, since they often go unreported.

By tying increasingly severe and common heat waves to specific companies, the new research could find its way into courtrooms where individuals, cities, states and countries are seeking to hold fossil fuel producers accountable for climate damages. To that end, the authors of the study include a legal expert, which is somewhat unusual for a climate study.

The study could help sort out the questions of who is at fault for contributing significantly to a particular heat wave. Future studies could look at other types of extreme weather events, such as floods and wildfires and determine who is responsible for them.

Source : CNN via Yahoo News.