La hausse du niveau des océans de plus en plus préoccupante // Ocean rise is more and more a problem

L’élévation du niveau des océans est perçue comme l’une des conséquences les plus dangereuses du réchauffement climatique, avec le risque de rendre inhabitables des centaines de milliers de kilomètres de côtes et de déplacer plus de 100 millions de personnes dans le monde d’ici la fin du siècle.

L’ampleur de cette menace dépend de la hausse du niveau des océans au cours des prochaines décennies. Les estimations exactes de cette hausse restent aléatoires ; elles vont de 30 centimètres à plusieurs mètres. Cette différence est pourtant d’une importance cruciale car, selon les chiffres, elle implique le déplacement de dizaines de millions ou de centaines de millions de personnes.

Une nouvelle étude intitulée « L’élévation du niveau de la mer au 21ème siècle pourrait dépasser les projections du GIEC pour un avenir à fort réchauffement » a été publiée en décembre 2020. Elle explique que si le réchauffement climatique se poursuit au rythme actuel, l’élévation du niveau de la mer dépassera probablement les estimations qui viennent d’être mentionnées.

Depuis la fin des années 1800, le niveau de la mer a augmenté en moyenne d’environ 25 centimètres dans le monde, mais cette hausse varie d’une région à l’autre. Le siècle dernier, le principal facteur responsable de l’élévation du niveau des océans a été leur dilatation thermique.

Aujourd’hui, la fonte des calottes glaciaires, principalement du Groenland et de l’Antarctique, prend une autre proportion. En effet, il y a suffisamment de glace au Groenland et en Antarctique pour provoquer une élévation du niveau de la mer de 63 mètres si cette glace fondait dans sa totalité. Aucun scientifique ne s’attend toutefois à un tel événement au cours de ce siècle, mais on sait qu’une fois que les calottes glaciaires ont atteint un certain niveau de réchauffement, elles deviennent moins stables et moins prévisibles, avec des points de basculement qui entrent en jeu.

Dans le dernier rapport du GIEC sur le changement climatique, les projections d’élévation moyenne du niveau de la mer d’ici la fin du siècle vont de 40 à 60 centimètres, par rapport au niveau moyen de 1986 à 2005. La nouvelle étude parie sur une hausse supérieure et affirme que les projections du GIEC sont probablement trop basses. Le graphique ci-dessous, basé sur le rapport du GIEC, montre les différents facteurs participant à l’élévation du niveau de la mer. Les projections vont jusqu’à la fin du siècle. La contribution de l’Antarctique est indiquée en bleu turquoise.

Un autre article, également publié en décembre dans la revue Nature arrive à une conclusion identique en se basant sur le Groenland. En se référant aux derniers modèles utilisés pour le prochain rapport du GIEC, les auteurs ont constaté que dans un scénario de fort réchauffement, le Groenland pourrait ajouter 7,5 centimètres à l’élévation du niveau de la mer d’ici la fin du siècle, par rapport à l’ancien rapport du GIEC. Cette élévation supplémentaire du niveau de la mer serait due au réchauffement de 1 degré Celsius projeté par les nouveaux modèles climatiques de l’Arctique.

Ce qui préoccupe le plus les auteurs de la première étude, c’est le comportement non linéaire de l’élévation du niveau de la mer. Ces dernières années, la hausse du niveau des océans s’est accélérée. Dans les années 1990, les océans ont connu une hausse d’environ 2 millimètres par an. De 2000 à 2015, la moyenne était de 3,2 millimètres par an. Au cours des dernières années, le rythme s’est accéléré pour atteindre 4,8 millimètres par an. Au rythme actuel, on peut s’attendre à au moins 37 centimètres d’élévation du niveau de la mer d’ici 2100. En plus, comme cela a été le cas au cours des dernières décennies, le rythme d’élévation du niveau de la mer devrait continuer à s’accélérer pendant l’avenir prévisible. Il en ressort que 37 centimètres est une prévision probablement en dessous de la vérité.

Étant donné que la Terre s’est déjà réchauffée de plus d’un degré Celsius depuis la fin des années 1800, nous savons qu’une élévation substantielle du niveau de la mer est déjà en train de se produire, que nous arrêtions ou non le réchauffement climatique. Les scientifiques ne savent pas combien de temps cette hausse prendra, ni à quelle vitesse elle se produira. Toutefois, en extrapolant, les glaciologues expliquent que lorsque nous sommes sortis de la dernière période glaciaire, le niveau de la mer a augmenté à une vitesse pouvant atteindre 37 cm par siècle. Le fait qu’il y ait beaucoup moins de glace sur Terre aujourd’hui qu’il y a 20 000 ans signifie que l’élévation du niveau de la mer par degré Celsius serait probablement moins importante maintenant. Malgré tout, même avec un rythme d’élévation qui serait la moitié du maximum historique, on assisterait à une catastrophe sur notre  planète où vivent des milliards de personnes qui dépendent de la stabilité du niveau des océans.

Source: CBS News.

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Sea-level rise is known to be among the most dangerous consequences of global warming, with the risk of making hundreds of thousands of square kilometres of coastline uninhabitable and potentially displacing over 100 million people worldwide by the end of the century.

The magnitude of this threat depends on how much the oceans will rise in the coming decades. However, exact estimates remain elusive, ranging from 30 centimetres to several metres above current levels. That disparity is of crucial importance because it ranges between tens of millions of people and hundreds of millions forced from their homes

A new study entitled « Twenty-first century sea-level rise could exceed IPCC projections for strong-warming futures » and published in December 2020 warns that if global warming continues at the current pace, sea-level rise will probably surpass these projections.

Since the late 1800s, sea level has risen an average of about 25 centimetres globally, but the amount varies from region to region. Last century the largest contributor to the rise of the oceans was their thermal expansion. But now the melting of ice sheets, mainly from Greenland and Antarctica, constitutes a greater proportion, and that fraction will only grow.

Indeed, there is enough ice locked up in Greenland and Antarctica to cause a sea-level rise of 63 metres if it happens to melt. No scientist is expecting such an event this century, but after a certain level of warming, ice sheets become less stable and less predictable, with potential tipping points coming into play.

In the most recent IPCC report on climate change, the median sea-level rise projections by the end of the century range from 40 to 60 centimetres, as compared to the average sea level from 1986-2005. The new study bets on upper estimate, saying it is likely too low.

The graphic below, based on the IPCC report, shows the various contributors to sea-level rise. It is projected out to the end of the century. Antarctica’s contribution is shown in turquoise blue.

Another paper, also published in December in the journal Nature makes a similar case, focused on the evidence from Greenland. Employing the latest models used to inform the next IPCC report, the authors found that in a high-warming scenario Greenland may contribute an extra 7.5 centimetres to sea-level rise by the end of the century, when compared to the former version of models used by the IPCC. This extra sea-level rise is due to an additional 1 degree Celsius of warming projected by the new climate models in the Arctic.

A big concern of the authors of the first study for our future is the non-linear behaviour of sea-level rise. In recent years the pace of sea-level rise has been accelerating. In the 1990s the oceans rose at about 2 millimetres per year. From 2000 to 2015 the average was 3.2 millimetres per year. But over the past few years the pace has quickened to 4.8 millimetres per year. At the current pace, we can expect at least 37 more centimetres of sea-level rise by the year 2100. But, as has been the case for the past few decades, the pace of sea-level rise is expected to continue to increase for the foreseeable future. So,37 centimetres is extremely unlikely.

Considering that Earth has already warmed more than 1 degree Celsius since the late 1800s, we know that substantial sea-level rise is already baked in, regardless of whether we stop global warming. Scientists just don’t know exactly how long it will take to see the rise or how fast it will occur. But using proxy records, glaciologists can see that as we emerged from the last Ice Age, sea level rose at remarkable rates, as fast as 37 cm per century at times. The fact that there is a lot less ice on Earth today than there was 20,000 years ago means the amount of sea-level rise per degree would likely be less now, and the maximum pace may be tempered as well. But even a pace that is half the historical maximum would still be catastrophic to an Earth with billions of people who depend on stability.

Source: CBS News.

Accélération du niveau des océans au cours des dernières décennies (Source : John Englander)

Les richesses de l’Antarctique // Antarctica’s wealth

On peut lire aujourd’hui de nombreux articles sur l’Antarctique, notamment sur l’impact du réchauffement climatique dans la région. Cependant, il est rarement fait allusion à l’histoire et à la richesse de ce continent.

Un article publié dans The Conversation nous explique qu’il y a 200 ans, le 17 novembre 1820, Nathaniel Palmer, capitaine d’un navire en provenance du Connecticut, est arrivé en vue du continent antarctique. Contrairement aux explorateurs Edward Bransfield et Fabian von Bellingshausen, Palmer était un chasseur de phoques et il a rapidement vu le profit qu’il pourrait tirer des riches terrains de chasse de la Péninsule antarctique.

Au cours des deux siècles qui ont suivi, l’Antarctique a connu une série de péripéties commerciales, scientifiques et diplomatiques. Certains pays ont tenté de revendiquer une partie du continent dans la première moitié du 20ème siècle. Aujourd’hui, la région est régie par le Traité sur l’Antarctique. Bien que le Traité prétende contrôler l’Antarctique dans l’intérêt de « toute l’humanité », certains pays y ont tiré davantage de profits que d’autres. Alors que l’exploitation minière est actuellement interdite en vertu du Traité sur l’Antarctique et que l’époque de la chasse au phoque et à la baleine est révolue, les ressources marines vivantes de l’Antarctique sont toujours exploitées à ce jour.

Nathaniel Palmer a été suivi par de très nombreuses autres expéditions de chasse au phoque, principalement en provenance des États-Unis et de Grande-Bretagne. Elles ont méthodiquement tué des otaries à fourrure le long des côtes de l’Antarctique, amenant rapidement les populations au bord de l’extinction. La fourrure de phoque était utilisée pour les vêtements aux 18ème et 19ème siècles dans de nombreuses régions du monde et constituait une partie importante du commerce américain et européen avec la Chine au 19ème siècle. Avant 1833, au moins 7 millions d’otaries à fourrure ont été tuées en Antarctique. Les éléphants de mer étaient également chassés pour leur graisse qui pouvait être transformée en huile.

La chasse au phoque a rapidement décliné dans les années 1960 suite à une évolution des mentalités et à l’arrivée d’autres matériaux tels que les plastiques qui pouvaient être utilisés dans la fabrication de vêtements synthétiques chauds et de lubrifiants à base de pétrole. Par-dessus tout, la diffusion d’images montrant le massacre des bébés phoques au Canada au début des années 1960 a scandalisé la population nord-américaine et européenne, et a provoqué un changement rapide de comportement envers le phoque. La Convention pour la Conservation des Phoques de l’Antarctique a été signée en 1972 ; elle réglementait l’abattage à grande échelle des phoques par toutes les nations présentes dans la région. Aujourd’hui, la population d’otaries à fourrure a rebondi, avec une colonie de plus de 5 millions d’animaux dans la seule Géorgie du Sud, bien que les effectifs soient en diminution depuis l’an 2000. La population d’éléphants de mer a elle aussi rebondi, avec une population stable estimée à 650 000 animaux depuis le milieu des années 1990.

Les baleines étaient si nombreuses au large de l’Antarctique qu’elles attiraient des flottes de baleiniers en provenance de nombreux pays. D’abord sont arrivés les navires norvégiens et britanniques, qui ont ensuite été rejoints par d’autres d’Allemagne, de Russie, des Pays-Bas et du Japon. La chasse à la baleine se déroulait déjà dans l’Océan Austral au 19ème siècle, mais ce n’est que dans la première moitié du 20ème siècle que les baleines ont été chassées jusqu’à leur extinction. Au 19ème siècle, l’huile de baleine était principalement utilisée comme combustible pour l’éclairage. Ensuite, après 1910, de nouvelles utilisations ont été trouvées pour l’huile, y compris dans la fabrication de lubrifiants industriels et de graisses à usage alimentaire. En 1946, il a été décidé, à l’échelle internationale, de protéger les cétacés. L’objectif de la Commission baleinière internationale créée cette année-là était «d’assurer la bonne conservation des stocks de baleines et de permettre ainsi le développement ordonné de l’industrie baleinière».

Dans les années 1960, comme pour les phoques auparavant, l’attitude du public envers les baleines a commencé à changer lorsque les écologistes ont révélé qu’il s’agissait de créatures très intelligentes et sociables qui chantaient dans les profondeurs de l’océan. La plupart des pays ont cessé la chasse à la baleine dans l’Antarctique à la fin des années 1960.

Contrairement à la chasse à la baleine, la riche vie marine de l’Antarctique continue d’être exploitée aujourd’hui. En particulier, le krill  a commencé à être pêché dans les années 1970. Il s’agit d’un petit crustacé ressemblant à une crevette qui est utilisé dans les suppléments nutritionnels et les aliments pour animaux de compagnie. La Norvège, la Chine, la Corée du Sud et le Chili sont ses plus gros exploitants.

Les baleines, les phoques, les oiseaux et autres poissons dépendent du krill, ce qui en fait un élément essentiel de l’écosystème marin antarctique. Alors que le krill est actuellement abondant, on ne sait pas quelles seront les conséquences de la réduction de la glace de mer et l’évolution des schémas migratoires des prédateurs qui s’en nourrissent. Même si le krill reste abondant, le changement climatique a un impact rapide sur la stabilité écologique de l’Antarctique. Alors que les grandes campagnes environnementales tentent de sensibiliser à la fragilité de ce continent, la plupart des consommateurs ne connaissent probablement même pas la provenance de produits dans leurs assiettes. Les populations de baleines et de phoques continuent de se rétablir après la surexploitation du passé, mais les impacts futurs des pratiques de la pêche et du changement climatique accentuent la fragilité de ce continent.

Source: The Conversation.

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Many articles can be read today about Antarctica, expecially about the impact of global warming. However, little is said about the history and the wealth of this continent.

An article released in The Conversation explains that 200 years ago, on November 17th 1820, Connecticut ship captain Nathaniel Palmer spotted the Antarctic continent. Unlike explorers Edward Bransfield and Fabian von Bellingshausen, Palmer was a sealer who quickly saw economic opportunity in the rich sealing grounds on the Antarctic Peninsula.

In the two centuries that followed, Antarctica has seen a range of commercial, scientific and diplomatic developments. Some countries attempted to claim territory on the continent in the first half of the 20th century. Today the region is governed through the Antarctic Treaty.

Although the Treaty claims to govern Antarctica in the interests of all “mankind,” some countries have gained greater benefits from the region than others. While mining is currently banned under the Antarctic Treaty and the days of sealing and whaling are over, Antarctica’s marine living resources are still being exploited to this day.

Nathaniel Palmer was followed by a rush of other sealing ships, mostly from the United States and Britain that methodically killed fur seals along Antarctic beaches, rapidly bringing populations to the brink of extinction. Seal fur was used for clothing in the 18th and 19th centuries in many parts of the world and was an important part of U.S. and European trade with China in the 19th century. Before 1833, at least 7 million fur seals were killed in the Antarctic and sub-Antarctic. Elephant seals were also hunted, but for their blubber, which could be converted into oil.

Sealing rapidly declined in the 1960s, owing to a mix of evolving cultural sentiments and the availability of other materials, such as plastics, that could be made into warm synthetic clothing and petroleum-based lubricants. Above all, the broadcast of footage showing Canadian sealing in the early 1960s scandalized North American and European citizens and prompted a quick shift in attitudes toward sealing. The Convention for the Conservation of Antarctic Seals was signed in 1972, regulating the large-scale slaughter of seals for all nations in the region. Today, the population of fur seals has rebounded, with a colony of over 5 million on South Georgia alone, though numbers have declined since 2000. Elephant seals, too, have largely rebounded, with an estimated stable population of 650,000 since the mid-1990s.

The whaling grounds off Antarctica were so rich they drew fleets from many nations. First came Norwegian and British companies, later to be joined by others from Germany, Russia, the Netherlands and Japan. Whaling had occurred in the Southern Ocean in the 19th century, but it was not until the first half of the 20th century that whales were hunted to near extinction in the region. In the 19th century, whale oil was used primarily for lamp fuel. But after 1910, new uses were found for the oil, including as industrial lubricants and edible fats. In 1946, international efforts were made to protect whales. The goal of the International Whaling Commission created that year was “to provide for the proper conservation of whale stocks and thus make possible the orderly development of the whaling industry.” But, again in the 1960s, public attitudes toward whales, like seals, began to change when environmentalists revealed they were highly intelligent, sociable creatures that sang in the ocean depths. Most nations ceased whale hunting in the Antarctic by the end of the 1960s.

Contrary to whale hunting, Antarctica’s rich marine life continues to be exploited today. Krill began to be fished in the 1970s. Krill, a small shrimp-like crustacean, is used in nutritional supplements and pet foods. Norway, China, South Korea and Chile are its biggest harvesters.

Whales, seals, birds and other fish rely on krill, making them essential to the Antarctic marine ecosystem. While krill is currently plentiful in the Antarctic, it is unclear how much the reduction of sea ice and the changing migration patterns of predators who feed on it are affecting their populations. Even though sustainable harvesting is possible now, climate change is rapidly undermining Antarctic’s ecological stability. While major environmental campaigns try to raise awareness of Antarctica’s fragility, most consumers of its products likely do not even know their provenance. Whale and seal populations continue to recover from past overexploitation, but the future impacts of current fishing practices and climate change are uncertain.

Source : The Conversation.

Source : Wikipedia

Des nouvelles de l’iceberg A68a // More news of iceberg A68a

Comme je l’ai écrit précédemment, l’iceberg A68a (2600 km2) a commencé à se briser en plusieurs morceaux, mais cela ne signifie pas pour autant que les phoques et les manchots de l’île de Géorgie du Sud sont hors de danger. Un morceau de 144 km2, baptisé A68d, s’est détaché de la masse de glace il y a quelques semaines et les images fournies le 21 décembre par le satellite Copernicus Sentinel-2 montrent que de nouvelles fissures sont apparues sur l’iceberg tabulaire. Cependant, le monstre reste encore relativement homogène. Il a déjà laissé échapper deux autres fragments : A68e (655 km2) et A68f (225 km2).

Même si l’A68a se brise en plusieurs morceaux, chacun d’eux pourrait représenter un danger pour la faune locale s’il venait à s’échouer le long de la côte de la Géorgie du Sud. Les manchots et les phoques auraient plus de difficulté à chercher du poisson et du krill.

À l’heure actuelle, tous les fragments de l’A68a sont entraînés dans les eaux rapides du courant circumpolaire antarctique. On pense que ce courant va les entraîner autour de la pointe sud de l’île avant de les faire remonter vers le nord. Les satellites vont suivre leur progression autour du plateau continental peu profond. Il y a un certain nombre d’endroits où les fragments pourraient s’accrocher au plancher marin et s’immobiliser.

Source: La BBC.

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As I put is before, the giant A68a iceberg (2,600 sq km) has started to break up, but this does not mean the seals and penguins of South Georgia island are safe. A chunk of ice, 144 sq km, dubbed A68d, broke free a few weeks ago and the images provided on December 21st by the Copernicus Sentinel-2 satellite show more fissures on the tabular iceberg. However, the monster has not split apart yet. Two other fragments have already broken free, they were named A68e (655 sq km) and A68f (225 sq km).

Even if A68a breaks into several pieces, each of them could become a danger to the local fauna if it were to anchor along the coast of South Georgia. The penguins and seals would find it more difficult to forage for fish and krill.

At the moment, all the berg fragments are entrained in the fast-moving water of the Southern Antarctic Circumpolar Current Front. This is likely to sweep the icebergs around the island and then throw them north. Satellites will monitor their progress as they skirt the shallow continental shelf. There are a number of places where the fragments could get caught and anchor in place.

Source : The BBC.

Image satellite de l’A68a le 21 décembre 2020 (Source : Copernicus)

Encore des nouvelles inquiétantes de l’iceberg A68a // More worrying news of iceberg A68a

L’iceberg A68a (4200 km2), qui s’est détaché de la plateforme glaciaire Larsen C en 2017, continue sa course vers la Géorgie du Sud. Les scientifiques espéraient que les courants marins feraient dévier sa trajectoire mais il n’en est rien. Le colosse se rapproche de l’île. Les dernières images fournies par le satellite Copernicus Sentinel-1 montrent qu’il ne se trouve plus qu’à une soixantaine de kilomètres de la Géorgie du Sud.

La collision d’un iceberg de cette taille avec l’île pourrait avoir des effets dévastateurs, notamment sur la faune sauvage locale.

Comme je l’ai indiqué précédemment, si l’énorme bloc de glace devait se bloquer contre le côte de cette île, la situation serait très inquiétante pour les manchots, phoques, éléphants de mer, etc. qui trouvent leur nourriture dans les eaux riches de l’océan. L’écosystème serait forcément bouleversé.

C’est maintenant le commencement de l’été austral qui marque aussi le début de la période de nourrissage des poussins des manchots. Pendant cette période, la distance à parcourir pour trouver de la nourriture est essentielle. Si les manchots devaient faire un grand détour à cause de la présence de l’iceberg, ils ne reviendraient as à temps pour empêcher leurs poussins de mourir de faim.

Source: British Antarctic Survey.

Dernière minute: Ue dépêche de l’agence Reuters nous apprend, aujourd’hui 18 décembre 2020, que de forts courants dans la zone où l’iceberg A68a a été observé pour la dernière fois – à environ 50 kilomètres de la côte ouest de la Géorgie du Sud – l’ont fait changer de direction et se briser, de sorte que ce sont maintenant deux icebergs qui sont partis à la dérive à la surface de l’océan.

Alors que l’A68a s’approchait d la bordure occidentale de la plateforme littorale, il arencontré de forts courants qui l’ont fait pivoter de près de 180 degrés. C’est à ce moment précis qu’il s’est brisé en deux. Le nouvel iceberg a immédiatement été baptisé A68d.

Le courant océanique va probablement éloigner maintenant l’A68a de la bordure de la plateforme littorale avant de le faire remonter vers la plateforme orientale de l’île.

Cela signifie que l’iceberg pourrait toujours provoquer une catastrophe environnementale pour la faune locale, mais sur la côte est de l’île et non plus dans la partie sud-ouest.

Les scientifiques ne savent pas encore si le nouvel iceberg A68d suivra le même chemin que l’A68a ou s’immobilisera ailleurs sur la plateforme littorale.

Source: Reuters, British Antarctic Survey.

Personnellement, je ne pense pas que le bloc restant de l’A68a va venir s’échouer contre la côte orientale de La Géorgie du Sud. En effet, il va d’abord se heurter à la bordure de la plateforme littorale et il y a de fortes chances pour que les courants le fassent remonter vers le nord où il finira par se désagréger dans des eaux océaniques plus chaudes.

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Iceberg A68a (4,200 km2), which broke off from the Larsen C Ice Shelf in 2017, continues its course towards South Georgia. Scientists hoped that sea currents would divert its course, but they did not. The colossus is approaching the island. The latest images from the Copernicus Sentinel-1 satellite show it is now only about 60 kilometres from South Georgia. The collision of an iceberg of this size with the island could have devastating effects, especially on local wildlife.

As I indicated previously, if the huge block of ice were to block against the coast of this island, the situation would be very worrying for penguins, seals, sea elephants and so on that find their nourishment in the rich waters of the ocean. The ecosystem would inevitably be upset. Now is the onset of the southern summer which also marks the beginning of the feeding season for penguin chicks. During this period, the distance to be travelled to find food is essential. If the penguins had to take a big detour because of the iceberg, they wouldn’t come back in time to keep their chicks from starving to death.

Source: British Antarctic Survey.

Last minute : A report from the Reuters press agency informs us today, December 18th, 2020 that strong currents in the area where A68a was last observed – about 50 kilometres from South Georgia’s west coast – caused it to shift direction and lose a major chunk of ice, so that now two bergs are drifting at the surface of the ocean.

As A68a approached the western shelf edge of the island, it encountered strong currents, causing it to pivot nearly 180 degrees. It was at this very moment that a large piece broke apart apart. That new piece was immediately named A68d.

As a consequence, the ocean current will likely carry A68a away from the shelf edge before sweeping it back around toward the island’s eastern shelf area. This means the iceberg could still cause an environmental disaster for local wildlife, but along the island’s eastern coast rather than the southwest.

Scientists don’t yet know if A68d will follow the same path as A68a, or anchor somewhere else on the shelf.  .

Source : Reuters, British Antarctic Survey.

As far as I’m concerned, I don’t think the remaining A68a will anchor along the eastern coast of South Georgia. It will first come into contact with the  landshelf and the currents will probably push it northward where it will break into pieces in the warmer ocean waters.

Dernière image fournie par le satellite Copernicus Sentinel-1 le 15 décembre 2020

Vue du parcours de l’iceberg géant A68 depuis 2017.(Source : NASA)

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Les satellites suivent la trajectoire de l’A68a jour après jour. Comme prévu, il est entraîné par le Courant Circumpolaire Antarctique et il arrive à un point où le courant est dévié par le plateau continental. Si l’A68a continue à dériver comme prévu sous l’effet du Courant, il devrait faire une boucle vers le sud autour de l’île avant de remonter vers le nord.

L’image ci-dessous est intéressante car elle montre bien le comportement de l’iceberg au cours des dernières semaines, ainsi que l’influence exercée par la plateforme continentale et le courant circumpolaire autour le la Géorgie du Sud.

Source : La BBC.

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Satellites are following the trajectory of A68a day by day. As predicted, it has turned with the Southern Antarctic Circumpolar Current Front. It has reached a point where the current gets deflected by continental shelf. If A68a continues to drift in SACCF, it should loop south around the island before turning north.

The image below is interesting because it shows the behaviour of the iceberg in recent weeks, as well as the influence of the continental shelf and the circumpolar current around South Georgia.

Source : The BBC.