Sur le front des glaciers

Si les glaciers et leur fonte vous intéressent, je vous invite à regarder un documentaire particulièrement intéressant diffusé par la chaîne de télévision France 5. Il est intitulé « Sur le front des glaciers » et est visible sur le site web de la chaîne jusqu’au 31 décembre 2021.

https://www.france.tv/france-5/sur-le-front/1303881-les-glaciers.html

Le film vous fera voyager pendant 105 minutes dans l’Arctique sur les traces de Mike Horn. Au Svalbard, les glaciers viennent vêler dans la mer en reculant à une vitesse incroyable. Un hélicoptère vous déposera sur la Mer de Glace où la grotte qui y est creusée n’a plus que quelques années à vivre. Vous ferez une halte au pied du glacier de Planpincieux dans le Val d’Aoste en Italie. Selon moi, la séquence la plus intéressante se déroule au Pérou où la ville de Huaraz est sous la menace d’un tsunami glaciaire. Des exercices d’évacuation ont lieu régulièrement, au cas où…

Vous retrouverez dans ce documentaire les messages d’alerte que j’envoie régulièrement sur ce blog. Je n’insisterai jamais assez sur les conséquences désastreuses de la fonte des glaciers et de la banquise.

Le Sawyer (Alaska) et la Mer de Glace (France) : des glaciers en perdition (Photos: C. Grandpey)

Vol en wingsuit au-dessus du cratère du Villarrica (Chili) // Wingsuit flight above the Villarrica crater (Chile)

Voici le genre d' »exploit » que je n’apprécie pas et qui ne me fait pas vraiment frémir. Je trouve la performance à la fois inutile et douteux car elle peut avoir des conséquences tragiques et mettre en danger la vie des sauveteurs en cas d’échec.

L’auteur du pseudo exploit est un pratiquant du vol en wingsuit – autrement dit vol en combinaison ailée. une pratique à la mode, en particulier dans l’hémisphère sud. La combinaison se gonfle d’air dès que celui ou celle qui la porte se lance dans le vise depuis un avion ou un hélicoptère. Un vol en wingsuit se termine par l’ouverture d’un parachute.
Un ancien pilote de l’armée de l’air chilienne et casse-cou de nature, avec pour surnom « Écureuil » est récemment devenu la première personne équipée d’un wingsuit à entrer et sortir du cratère d’un volcan actif. En fait, il a plus volé au-dessus du cratère que vraiment à l’intérieur.
Une vidéo spectaculaire montre l’homme de 36 ans en train d’accomplir son vol à la fin du mois de novembre 2021 sur le volcan Villarrica.
L’amateur de sensations fortes a sauté d’un hélicoptère à une altitude de près de 3 500 m et a atteint une vitesse d’environ 290 km/h pour entrer et sortir du cratère d’environ 200 mètres de large.
L’article publié par le New York Post explique qu’il a fallu au bonhomme plus d’un an pour se préparer à ce genre de cascade qui a nécessité 500 sauts d’entraînement.
Source : New York Post.

Voici la vidéo de l' »exploit »qui a nécessité plusieurs tentatives. D’un point de vue volcanique, il est intéressant de noter que fin novembre il n’y avait pas de lac de lave au fond du cratère du Villarrica.
https://www.redbull.com/int-en/volcano-sebastian-ardilla-alvarez-wingsuit

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Here is the kind of « feat » I don’t like. It is both useless and can have tragic cosequences in case it fails. putting at risk the rescuers.

The author of the pseudo feat is a practitioner of wingsuit flight, a fashionable practice, especially in the southern hemisphere. The suit inflates with air as soon as the wearer launches from an airplane or helicopter. A wingsuit flight ends with the opening of a parachute.

A former Chilean Air Force pilot and wingsuit daredevil whose nickname means “Squirrel” recently became the first person to fly in and out of an active volcano. He actually rather flew above than inside the crater.

A dramatic video posted shows the 36-year-old man accomplishing the death-defying feat by the end of November 2021 at Villarrica volcano.

The thrill-seeker jumped out of a helicopter at an altitude of almost 3500 m and reached speeds of about 290 kmph as he flew into and out of the 200-meter-wide crater of the volcano.

The article released by the New York Post explains it took the wingsuit daredevil more than a year to prepare for the stunt, which required 500 practice jumps.

Source: New York Post.

Here is the video of the « feat » which required several attempts. From a volcanic point of view, it is interesting to note that at the end of November there was no lava lake at the bottom of the Villarrica crater.
https://www.redbull.com/int-en/volcano-sebastian-ardilla-alvarez-wingsuit

Crédit photo: Wikipedia

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

L’éruption du Cumbre Vieja continue sur l’île de La Palma. Le volcan reste actif, malgré une certaine baisse de la sisimcité. On observe toujours des coulées de lave qui continuent à détruire des bâtiments.

Vous trouverez une description de l’éruption dans les différentes notes publiées quotidiennement sur ce blog.

Capture écran webcam

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En Islande la crue glaciaire – jokulhlaup en islandais – du Grimsvötn (glacier Vatnajökull) a eu lieu le 5 décembre, avec toutefois un débit plus faible que prévu. Par précaution, l’alerte aérienne du volcan est passée à l’Orange, mais rien n’indique le la crue glaciaire sera suivie d’une éruption. Aucune sismicité significative n’a été enregistrée.
Source : Iceland Monitor.

Source : IMO

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Les opérations de recherche pour retrouver d’éventuels survivants continuent dans les villages engloutis sous la cendre du Semeru (Indonésie). Le bilan actuel fait état de 39 morts et 12 disparus. Près de 3 700 personnes ont été évacuées de la zone affectée par les coulées pyroclastiques. Le gouvernement indonésien envisage de reloger les populations vivant dans des zones jugées dangereuses. Cela signifie qu’environ 2 000 maisons sont concernées.
Source : Médias d’information indonésiens.

Photo: C. Grandpey

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L’éruption du Kilauea (Hawaii) a redémarré dans la soirée du 6 décembre 2021, après une pause de 3 jours, à partir de la bouche située dans la partie ouest du cratère de l’Halema’uma’u. La lave a fait sa réapparition et a recouvert l’ancienne surface du lac de lave. Cette pause d’activité était la quatrième, mais aussi la plus longue depuis le début de l’éruption le 29 septembre. Aucune des pauses précédentes n’avait duré plus de 24 heures avant la reprise de l’activité éruptive.

Source: HVO.

Image thermique de la lave dans l’Halema’uma’u (HVO)

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Après une longue période de calme, le Cratère Sud-Est (CSE) de l’Etna (Sicile) a repris du service avec une nouvelle phase d’activité strombolienne accompagnée de panaches de cendre. L’amplitude du tremor reste stable, à des valeurs moyennes. Aucune déformation significative n’a été observée.

Source: INGV.

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GeoHazards indique que des émissions de vapeur s’élèvaient à une hauteur d’environ 250 m au-dessus du lac Voui (Ambae / Vanuatu) début décembre. Une image fixe tirée d’une vidéo prise depuis un avion montre de l’eau couleur marron autour d’ un cône actif qui envoie des tephra à quelques mètres au-dessus de la surface du lac. Le niveau d’alerte reste à 1 (sur une échelle de 0 à 5) et le public est prié de rester en dehors d’un rayon de 2 km autour des bouches actives de 2017-2018 du lac Voui et à l’écart des ravines où persiste un risque de lahars lors de fortes pluies.

Activité éruptive dans le lac Voui (Source: GeoHazards)

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L’activité du Sangay (Equateur) se caractérise par une hausse de la sismicité, des explosions et des émissions de cendres, et une nouvelle coulée de lave sur le flanc nord. Les panaches de cendres s’élèvent à 7-10 km au-dessus du sommet
Source : Instituto Geofisico.

Panache du Sangay (Source: Wikipedia)

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L’AVO a détecté un certain changement dans le schéma de déformation d’Okmok (Aléoutiennes / Alaska) dans la caldeira du volcan entre septembre et novembre 2021.
Le modèle de déformation consiste en une inflation presque continue qui est généralement considérée comme étant liée à l’injection de magma entre 2 et 4 km sous le plancher de la caldeira.
Cependant, la déformation est depuis revenue aux niveaux de fond et il n’y a eu aucun changement significatif dans l’activité sismique au cours de la période. Les images satellites n’ont montré aucun changement de surface.
Okmok a éclaté pour la dernière fois en juillet-août 2008. Cette éruption a entraîné la construction d’un nouveau cône (Ahmanilix) dans la caldeira.
Il n’y a pas de zones peuplées à proximité du volcan.
Source : AVO.

Vue de l’Okmok en juin 2020 (Crédit photo : AVO)

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

The eruption of Cumbre Vieja continues on the island of La Palma. The volcano remains active, despite a certain decrease in sisimcity. There are still lava flows that continue to destroy buildings.
You will find a description of the eruption in the various posts published daily on this blog.

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In Iceland, the glacial outburst flood – jokulhlaup in Icelandic – of Grimsvötn (Vatnajökull) was observed on December 5th , but with a lower flow than expected. As a precaution, the volcano’s aviation color code was raised to Orange, but there is no indication that the glacial flood will be followed by an eruption. No significant seismicity was recorded.
Source: Iceland Monitor.

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Rescue operations to find any survivors continue in villages submerged in the ash from Mt Semeru (Indonesia). The current toll is 34 dead and 22 missing. Almost 3,700 people were evacuated from the area affected by the pyroclastic flows. The Indonesian government plans to relocate people living in areas deemed dangerous. This means that around 2,000 homes are affected.
Source: Indonesian news media.

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The eruption of Kilauea (Hawaii) resumed on the evening of December 6th, 2021, after a 3-day pause, from the vent in the western part of Halema’uma’u Crater. Lava reappeared and covered the ancient surface of the lava lake. The break from activity was the fourth, but also the longest since the eruption began on September 29th. None of the previous pauses had lasted more than 24 hours before the resumption of eruptive activity.
Source: HVO.

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After a long period of calm, Mt Etna‘s Southeast Crater (CSE) in Sicily became active again with a new phase of Strombolian activity accompanied by ash plumes. The amplitude of the tremor remains stable, at medium values. No significant deformation has been observed.
Source: INGV.

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GeoHazards indicates that steam emissions are rising an average of 250 m from Lake Voui (Ambae / Vanuatu) in early December. A still image of video taken from a plane showed brown water surrounding an active and growing cone that was ejecting tephra a few meters above the lake’s surface. The Alert Level remains at 1 (on a scale of 0-5) and the public is asked to stay outside a 2-km radius around the 2017-2018 active vents in Lake Voui and away from drainages during heavy rains, with a risk of lahars.

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Activity at Sangay (Ecuador) is characterized by increased seismicity, explosions and ash emissions, and a new lava flow on the northern flank. The ash plumes rise 7-10 km above the summit

Source: Instituto Geofisico.

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AVO has detected some change in the deformation pattern of Okmok (Aleutians / Alaska) within the volcano’s caldera between September and November 2021.

The deformation pattern consists of near-continuous inflation which is generally thought to be related to magma injection between 2 – 4 km below the caldera floor.

However, the deformation has since returned to background levels and there have been no significant changes in seismic activity during period. Satellite images have shown no surface changes.

Okmok last erupted in July – August 2008. This eruption resulted in the construction of a new cone (Ahmanilix) within the caldera.

There are no populated areas close to the volcano.

Source: AVO.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Fonte des glaciers : des chiffres qui donnent le tournis // Glacier melting : figures that make you dizzy

Dans son numéro du mois de décembre 2021, le National Geographic France consacre une rubrique à la fonte des glaciers et, sans surprise, communique des chiffres qui montrent parfaitement la catastrophe qui menace notre planète.

267 milliards de tonnes : c’est la masse d’eau perdue en moyenne chaque année par les glaciers autres que les calottes glaciaires du Groenland et de l’Antarctique entre 2000 et 2019. Les glaciologues dont l’étude a été publiée dans la revue Nature se donnent une marge d’erreur de 16 milliards de tonnes. Au cours de la période en question, la fonte des glaciers s’est accélérée, passant de 227 milliards de tonnes par an dans les années 2000 à 292 milliards de tonnes entre 2015 et 2018.

Le National Geographic rapproche ces chiffres des populations dont la vie dépend de l’eau des glaciers. Au cours de ma conférence « Glaciers en péril », je m’attarde sur la situation au Pérou dont l’économie dépend en grande partie de l’eau de fonte des glaciers de la Cordillère des Andes. Or, ces glaciers sont en train de fondre à une vitesse impressionnante, avec des conséquences désastreuses pour les populations. Si les glaciers disparaissent, il n’y aura plus d’eau potable pour la population, plus d’électricité dans les maisons, plus d’eau pour les systèmes d’irrigation des cultures. Faute d’une ressource essentielle, la population rurale devra migrer et aller s’entasser dans des villes dont les réseaux d’alimentation en eau dépendent eux aussi en grande partie des glaciers de la Cordillère.

Plus près de nous, dans les Alpes, les glaciers sont indispensables au tourisme et à l’alpinisme. Sans oublier que si les chutes de neige diminuent, l’industrie du ski sera impactée et les stations devront se diversifier si elles veulent survivre.

Comme on peut le lire dans le magazine, « les langues glaciaires aident aussi les humains à définir leur sentiment d’appartenance à la Terre ». On s’en rend compte en lisant les légendes qui accompagnent certains glaciers. En Nouvelle Zélande, le Franz-Josef serait né des larmes déversées par une jeune femme après la mort de son amant. A noter que l’approche de ce glacier et celle de son voisin Fox est désormais interdite à cause du risque d’effondrement de l’encaissant des glaciers suite à leur fonte rapide.

Glaciers Franz-Josef and Fox (Photos: C. Grandpey)

Dans les prochaines décennies, peut-être même les prochaines années, des populations littorales devront partir car l’eau de fonte des glaciers et des banquises fera s’élever le niveau des océans. Il a déjà augmenté de 1,5 cm depuis l’an 2000 suite à la seule fonte des glaciers. Les données satellitaires permettent de savoir à quelle vitesse fondent les glaciers. On peut modéliser tous les glaciers, même les plus inaccessibles. Par exemple, en Alaska, les images fournies par la NASA permettent de se rendre compte du recul ultra-rapide du Columbia Glacier. Elles ont également permis de se rendre compte que les glaciers de Patagonie reculent aujourd’hui plus vite qu’ils ne l’ont fait en onze mille ans. En cliquant sur ce lien, vous verrez une vidéo en accéléré montrant le recul rapide et impressionnant du Columbia Glacier :

https://earthobservatory.nasa.gov/world-of-change/ColumbiaGlacier

En théorie, la solution du problème de la fonte des glaciers et de la banquise est facile: il suffit de fermer le robinet des gaz à effet de serre produits par les activités humaines. C’est, bien sûr, plus facile à dire qu’à faire car notre mode de vie dépend encore largement des énergies fossiles. A supposer que l’on puisse arrêter par un coup de baguette magique ces émissions nocives, le problème du réchauffement climatique ne se résoudra pas du jour au lendemain. Par un effet de latence, il persistera encore pendant plusieurs décennies avant de s’estomper.

Au vu de la faillite de la dernière COP 26 de Glasgow, ce n’est pas demain que ceux qui nous gouvernent décideront de prendre des mesures permettant de sauver l’avenir des prochaines générations et celui de la planète Terre.

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In its December 2021 issue, National Geographic France devotes a chapter to the melting of glaciers and, unsurprisingly, communicates figures which perfectly show the catastrophe which threatens our planet.
267 billion tonnes: this is the mass of water lost on average each year by glaciers other than the ice caps of Greenland and Antarctica between 2000 and 2019. The glaciologists whose study was published in the journal Nature give themselves a margin of error of 16 billion tonnes. During this period, the melting of glaciers accelerated from 227 billion tonnes per year in the 2000s to 292 billion tonnes between 2015 and 2018.
National Geographic compares these numbers with populations whose lives depend on water from the glaciers. During my conference « Glaciers at Risk », I explain the situation in Peru whose economy depends largely on glacier meltwater in the Andes. However, these glaciers are melting at an impressive rate, with disastrous consequences for the populations. If the glaciers disappear, there will be no more drinking water for the population, no more electricity in the houses, no more water for the irrigation systems of the crops. For lack of an essential resource, the rural population will have to migrate and crowd into towns whose water supply networks also depend largely on the glaciers of the Andes.
Closer to home, in the Alps, glaciers are essential to tourism and mountaineering. Not to mention that if the snowfall decreases, the ski industry will be impacted and the resorts will have to diversify if they are to survive.
As one can read in the National Geographic magazine, « glacial tongues also help humans define their sense of belonging to the Earth ». We realize this by reading the legends that accompany certain glaciers. In New Zealand, the Franz-Josef is said to have been created by the tears shed by a young woman after the death of her lover. It should be noted that the approach to this glacier and that of its neighbor Fox is now prohibited because of the risk of collapse of their valleys following their rapid melting.
In the coming decades, perhaps even the next few years, coastal populations will have to leave as the meltwater of glaciers and ice caps will cause the level of the oceans to rise; it has already risen by 1.5 cm since the year 2000 following the only melting of the glaciers. Satellite data makes it possible to know how fast glaciers are melting. Scientists can model all glaciers, even the most inaccessible. For example, in Alaska, the images provided by NASA mak eus realize the ultra-rapid retreat of the Columbia Glacier. They also make us realize that the glaciers of Patagonia are retreating faster today than they have done in eleven thousand years.
By clicking on this link, you’ll see a NASA time lapse video showing the retreat of the Columbia Glacier between 1986 and 2019. It’s impressive!

https://earthobservatory.nasa.gov/world-of-change/ColumbiaGlacier

In theory, the solution to the problem of melting glaciers and sea ice is easy: just turn off the tap on greenhouse gases produced by human activities. This is, of course, easier said than done because our way of life still depends heavily on fossil fuels. Assuming that we can stop these noxious emissions with a magic wand, the problem of global warming will not be resolved overnight. By a latency effect, it will persist for several decades before fading.
In view of the total failure of the last COP 26 in Glasgow, those who govern us will not soon decide to take measures to save the future of the next generations and that of planet Earth.

Recul des glaciers dans les Alpes françaises (Photo: C. Grandpey)