Verdissement et rebond isostatique en Antarctique // Greening and isostatic rebound in Antarctica

La nouvelle n’est pas vraiment une surprise. Avec le réchauffement climatique, l’Antarctique verdit à un rythme effréné. C’est ce que confirme une étude récente réalisée pa des scientifiques britanniques et publiée dans la revue Nature Geoscience. Elle montre que la couverture végétale sur la Péninsule Antarctique a plus que décuplé au cours des quatre dernières décennies. La surface occupée par la végétation sur la péninsule est passée de 28 kilomètres carrés en 1986 à près de 370 kilomètres carrés en 2021.
L’étude rappelle que « l’Antarctique a connu des hausses de température importantes au cours des 60 dernières années, avec un niveau de réchauffement plus élevé en Antarctique occidental et sur la Péninsule Antarctique et beaucoup plus rapide que le réchauffement global de la planète ».
Les températures sur la péninsule ont augmenté de plus de 2,7°C depuis 1950, une hausse bien plus importante que celle observée ailleurs dans le monde. Les épisodes de chaleur extrême deviennent de plus en plus fréquents dans la région.
L’étude explique que le verdissement de l’Antarctique va se poursuivre, avec le risque d’arrivée d’espèces non indigènes et invasives, souvent introduites par des touristes, des scientifiques ou d’autres visiteurs du continent.
La nouvelle étude a utilisé des images satellites pour prouver qu’une tendance au verdissement à travers la péninsule Antarctique se produit et s’intensifie.
Source : USA Today via Yahoo News.

Image satellite de Robert Island montrant le développement de la végétation sur la Péninsule Antarctique

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Parallèlement au verdissement, les glaciers et les calottes glaciaires fondent et de nombreux scientifiques se demandent si le rebond isostatique pourrait contribuer à déclencher une activité volcanique. Une nouvelle étude révèle que le réchauffement climatique pourrait accélérer le volcanisme en Antarctique Une ‘étude identique a été réalisée en Islande il y a quelques années, mais nous ne disposons pas de suffisamment de recul géologique pour confirmer cette hypothèse.
En étudiant l’interaction entre le volcanisme et la glaciation au cours des 150 000 dernières années, des scientifiques américains et allemands ont déterminé que le rebond isostatique pourrait augmenter la fréquence et l’intensité de l’activité volcanique dans le système de rift antarctique occidental (West Antarctic Rift System – WARS). Les résultats de l’étude ont été publiés dans la revue Geochemistry, Geophysics, Geosystems.
L’une des zones volcaniques les plus actives au monde, la région de WARS abrite plus de 130 volcans, dont beaucoup sont situés le long de la côte ouest de l’Antarctique. Si certains de ces volcans, comme le mont Erebus, sont visibles, beaucoup d’autres se cachent sous une épaisse couche de glace, une couche qui s’amincit et recule lentement.
Les auteurs de l’étude ont analysé la « dynamique interne » du système d’alimentation magmatique dans la région en concevant un modèle de chambre magmatique thermomécanique et en simulant diverses baisses de pression causées par la déglaciation. L’étude a également examiné comment ce changement de pression faisait augmener la taille de la chambre magmatique tout en impactant l’émission des substances volatiles. Après avoir effectué plus de 4 000 simulations, ils ont découvert que plus la chambre magmatique était grande, plus elle était impactée par le retrait des glaciers qui la surmontent.
Pour tester leurs conclusions, les chercheurs ont également exploré l’impact de la déglaciation dans les Andes, qui s’est produite il y a environ 18 000 à 35 000 ans. Ils ont trouvé des preuves d’une augmentation du volcanisme pendant la déglaciation au cours du dernier maximum glaciaire.
On peut lire dans l’étude que « à mesure que la glace fond, la réduction de poids sur le volcan permet au magma de se dilater et d’exercer une pression sur la roche environnante, ce qui peut faciliter les éruptions. La réduction de poids due à la fonte de la glace au-dessus permet également à l’eau dissoute et au dioxyde de carbone de former des bulles de gaz, ce qui provoque une accumulation de pression dans la chambre magmatique et peut éventuellement déclencher une éruption. »
Source : Populatr Mechanics via Yahoo News.

Sommet de l’Erebus (Crédit photo: Wikipedia)

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The piece of news does not really come as a surprise. With global warming, Antarctica is « greening » at a dramatic rate. It was confirmed by a recent study by British scientists, published in the journal Nature Geoscience, which showed that vegetation cover across the Antarctic Peninsula has increased more than tenfold over the last four decades. Greening on the Antarctic Peninsula increased from 28 square kilometers in 1986 to nearly 370 square kilometers in 2021.

The study reminds us that « Antarctica has experienced significant increases in temperature over the past 60 years, with rates of warming highest in the West Antarctic and Antarctic Peninsula regions and occurring much faster than global average warming. »

Temperatures on the peninsula have risen by more than 2.7°C since 1950, a much bigger increase than seen elsewhere in the world, with extreme heat events becoming increasingly frequent in the region.

The research suggests the of greening in Antarctica will continue to increase, with the risk of non-native and invasive species arriving, possibly carried by tourists, scientists or other visitors to the continent.

The new research used satellite images to determine that a greening trend across the Antarctic Peninsula is occuring and increasing.

Source : USA Today via Yahoo News.

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Together with the greening, glaciers and icecaps are melting and many scientists wonder whether the isostatic rebound might trigger volcanic activity. A new study suggests that global warming could accelerate volcanism in Antarctica This kind of study aw made in Iceland a few years ago, but w’ell need more geological observations to confirm this hypothesis.

Studying the interplay between volcanism and glaciation over the past 150 thousand years, scientists from the U.S. and Germany determined that the isostatic rebound could increase the frequency and intensity of volcanoes in the West Antarctic Rift System (WARS). The results of the study were published in the journal Geochemistry, Geophysics, Geosystems.

One of the most volcanically active areas of the world, WARS is home to more than an estimated 130 volcanoes, many of which are located along Antarctica’s western coast. While some of these volcanoes, such as Mount Erebus, are visible, many more are hidden away beneath a deep sheet of ice, a sheet that is slowly thinning and retreating.

The authors of the study analyzed the“internal dynamics” of the magma plumbing system in the region by designing a thermomechanical magma chamber model and simulated various pressure decreases caused by deglaciation. The study also investigated how this change in pressure increased the size of the magma chamber while also impacting the expulsion of volatiles. After running more than 4,000 simulations, they found that the larger the magma chamber, the more impacted it was by retreating glaciers overhead.

To test their findings, the researchers also explored the impact of deglaciation in the Andes Mountains, which occurred around 18,000 to 35,000 years ago. They found evidence of increased volcanism during deglaciation during the Last Glacial Maximum.

One can read in the study that “as the ice melts away, the reduced weight on the volcano allows the magma to expand, applying pressure upon the surrounding rock that may facilitate eruptions. The reduced weight from the melting ice above also allows dissolved water and carbon dioxide to form gas bubbles, which causes pressure to build up in the magma chamber and may eventually trigger an eruption.”

Source : Populatr Mechanics via Yahoo News.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde :

En Islande, l’éruption débutée dans la soirée du 20 novembre 2024 se poursuit sur la péninsule de Reykjanes. Voir les mises à jour régulières publiées sur ce blog.

Image webcam de l’éruption

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Le 20 novembre 2024, la couleur de l’alerte aérienne pour le volcan sous-marin Ahyi (arc volcanique des Mariannes) a été relevé au Jaune (niveau 2 sur une échelle de quatre couleurs) et le niveau d’alerte volcanique a été relevé à Advisory (surveillance conseillée) en raison d’une éruption sous-marine en cours. Des panaches d’eau décolorée ont été observés jusqu’à plusieurs centaines de mètres du volcan sur les images satellite. Il se peut qu’un banc de pierre ponce ait été identifié à la surface de l’océan a été sur l’imagerie satellite la plus récente. Aucune activité volcanique n’a été observée dans les données fournies par les capteurs de pression sous-marins près de l’île Wake (à environ 2 270 km à l’est d’Ahyi).
Source : USGS.

Source : USGS

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Aux Philippines, le PHIVOLCS indique que l’activité éruptive du Kanlaon se poursuit. Le réseau sismique enregistre quotidiennement des événements d’origine volcanique. Les émissions de SO2 varient de 4 246 à 7 818 tonnes par jour. Des émissions de gaz avec parfois de la cendre s’élèvent jusqu’à 1 km au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 0 à 5) et il est rappelé au public de rester en dehors de la zone de danger permanent de 4 km de rayon. Il est demandé aux pilotes de ne pas voler à proximité du volcan.

Source : Phivolcs

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L’activité éruptive sur le Lewotobi Laki-laki reste à un niveau élevé, avec des panaches de cendres, des fontaines de lave et une coulée de lave sur le flanc ouest. L’éruption continue d’avoir un impact sur la population et les transports. Des panaches de cendres s’élèvent jusqu’à 2,5 km au-dessus du sommet.
Les images de la webcam montrent souvent de l’incandescence du sommet. La coulée de lave sur le flanc ouest a avancé vers le village de Klatanlo (3 km au nord-ouest) où les habitants ne seront pas autorisés à revenir chez eux en raison du danger et ils seront relogés.
Des articles de presse ont indiqué que plusieurs vols intérieurs et internationaux à destination et en provenance de l’aéroport de Lombok ont ​​été annulés ou redirigés le 13 novembre 2024, principalement en raison du panache de cendres de 9 km de hauteur émis le 12 novembre. D’autres aéroports de la région sont restés fermés. Les touristes et les habitants ont dû être déplacés vers d’autres îles par bateau. Le 18 novembre 2024, presque tous les aéroports avaient repris leurs activités normales ; cependant, l’aéroport Frans Xavier Seda est resté fermé.
Source : PVMBG.

Image webcam avec la coulée de lave sur le flanc ouest le 18/11/24

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Au Kamchatka, l’extrusion de lave se poursuit sur le dôme « 300 ans de RAS » (Karan) du Sheveluch sur le flanc sud-ouest du Vieux Sheveluch et au niveau du dôme du Jeune Sheveluch. Les panaches de cendres générés par une forte éruption explosive du 7 au 8 novembre 2024 et l’activité continue des dômes de lave du 9 au 10 novembre se sont étirés jusqu’à 1 200 km à l’est et au sud-est. La couleur de l’alerte aérienne reste Orange. La même couleur est maintenue pour le Karymsky.
Source : KVERT.

Dôme de lave du Sheveluch (Crédit photo : KVERT)

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L’éruption du Sabancaya (Pérou) se poursuit avec une moyenne quotidienne de neuf explosions. Les panaches de gaz et de cendres s’élèvent jusqu’à 1,4 km au-dessus du sommet. Des anomalies thermiques au-dessus du dôme de lave du cratère sommital sont identifiées dans les données satellite. Les émissions de SO2 sont à des niveaux modérés, avec en moyenne 551 tonnes par jour. Le niveau d’alerte reste à l’Orange (niveau 3 sur une échelle de quatre couleurs) et le public est prié de rester à l’extérieur d’un rayon de 12 km du sommet.
Source : IGP.

Crédit photo: IGP

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about volcanic activity in the world:

In Iceland, the eruption that began on the evening of November 20th, 2024, continues on the Reykjanes Peninsula. See the regular updates posted on this blog.

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On 20 November 2024 the Aviation Color Code for Ahyi Seamount (Mariana Volcanic Arc) was raised to Yellow (level 2 on a four-color scale) and the Volcano Alert Level was raised to Advisory due to an ongoing submarine eruption. Plumes of discolored water were observed extending as far as several hundred meters away from the volcano in satellite images. Possible pumice floating on the ocean surface was identified in the most recent image. No volcanic activity was identified in data from underwater pressure sensors near Wake Island (about 2,270 km E of Ahyi).

Source: USGS.

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In the Philippine, PHIVOLCS is reporting continuing unrest at Kanlaon. The seismic network records daily volcanic earthquakes. SO2 emissions range from 4,246 to 7,818 tonnes per day. Daily gas emissions with intermittent ash rise as high as 1 km above the summit. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 0-5) and the public is reminded to remain outside the 4-km-radius Permanent Danger Zone. Pilots have been warned not to fly close to the volcano.

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Eruptive activity at Lewotobi Laki-laki remains at a high-level, with ash plumes, lava fountaining, and an advancing lava flow on the W flank. The eruption continues to impact residents and transportation. Daily ash plumes rise as high as 2.5 km above the summit.
Webcam images often show summit incandescence. The W flank lava flow advanced towards Klatanlo Village (3 km NW) where residents will not be permitted to return to their homes due to unsafe conditions and will be relocated.
News articles noted that multiple domestic and international flights in and out of Lombok Airport were cancelled or rerouted on 13 November 2024, mainly due to ash from the 9-km-high ash plume produced on 12 November. Other airports in the region remained closed. Tourists and residents had to be moved to other islands by boat. By 18 November 2024, almost all airports had returned to normal operations; however, the Frans Xavier Seda Airport remained closed.

Source : PVMBG.

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In Kamchatka, lava extrusion continues at Sheveluch’s “300 years of RAS” (Karan) dome on the SW flank of Old Sheveluch and at the dome at Young Sheveluch. Ash plumes generated from a strong explosive eruption during 7-8 November 2024 and continuing activity at the lava domes during 9-10 November drifted as far as 1,200 km E and SE. The Aviation Color Code remains at Orange.

The Aviation Color Code for Karymsky also remains at Orange.

Source : KVERT.

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The eruption at Sabancaya (Peru) continues with a daily average of nine explosions. Gas-and-ash plumes rise as high as 1.4 km above the summit. Thermal anomalies over the lava dome in the summit crater are identified in satellite data. SO2 emissions are at moderate levels, averaging 551 tons per day. The Alert Level remains at Orange (level 3 on a four-color scale) and the public is asked to stay outside a 12 km radius from the summit.

Source : IGP.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde :

Après une longue pause dans son activité, il semble que l’Erta Ale (Ethiopie) ait à nouveau décidé de se donner en spectacle. En effet, un important débordement de lave, provenant vraisemblablement du cratère nord, s’est produit au niveau du sommet du volcan le 29 octobre 2024, avec la formation d’un lac de lave éphémère et une activité de spattering, comme on peut le voir sur cette vidéo :.

https://youtu.be/he4Nkiwrtxs

Source : The Watchers.

Vue du sommet de l’Erta Ale (Source: Wikipedia)

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Comme je l’ai indiqué dans une note précédente, le Marapi (Sumatra occidental) est entré en éruption le 27 octobre 2024, avec des coulées pyroclastiques qui se sont propagées sur plusieurs kilomètres, recouvrant les localités voisines d’une épaisse couche de débris volcaniques. Il a également envoyé des colonnes de cendres jusqu’à 2 000 mètres de hauteur.

Le niveau d’alerte du Marapi est à 2 (Waspada) sur une échelle de 4 niveaux, depuis janvier 2024, avec un périmètre de sécurité de 3 kilomètres.

Épisode éruptif sur le Marapi (Crédit photo: médias indonésiens)

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Toujours en Indonésie, de fortes explosions dans le cratère Laki-laki du Lewotobi (Île de Florès), le 31 octobre 2024, ont généré des panaches de cendres jusqu’à 2,5 km au-dessus du niveau de la mer, avec des retombées sur les localités proches du volcan. Cette série d’épisodes éruptifs a commencé fin octobre 2024, avec des explosions régulières qui se produisaient 3 à 4 fois par jour. 59 084 personnes vivent dans un rayon de 10 km du Lewotobi, et 906 184 dans un rayon de 100 kilomètres, avec un possible impact de l’activité volcanique sur un grand nombre de personnes.
Le volcan montre une hausse de son activité depuis le 13 juin 2024, date à laquelle le niveau d’alerte a été relevé à 3 (Siaga).

Source : CVGHM.

Activité éruptive sur le Lewotobi le 31 octobre 2024 (Source: MAGMA Indonesia)

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Le complexe de dômes Caliente du Santiaguito(Guatemala) connaît en ce moment une hausse d’activité, avec de fréquentes explosions, de petites coulées pyroclastiques et des avalanches de blocs. Les épisodes éruptifs produisent des panaches de cendres atteignant 3,5 km d’altitude et s’étirant sur une trentaine de kilomètres. Une forte sismicité signale en outre une activité thermique intense, avec une incandescence observée depuis plusieurs kilomètres de distance.
L’INSIVUMEH et la CONRED ont émis des bulletins d’alerte, exhorté la population à appliquer les protocoles de sécurité et restreint l’accès au volcan dans un rayon de 5 km. De fortes pluies peuvent augmenter le risque de lahars. Les autorités aéronautiques ont également été alertées car les nuages ​​de cendres générés par les explosions atteignent jusqu’à 5 km d’altitude, ce qui présente un risque pour le trafic aérien.
Voici une vidéo montrant l’activité éruptive actuelle du Santiaguito :
https://twitter.com/i/status/1848357928044024191

 

Image extraite de la vidéo

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Il est très intéressant de regarder les graphiques illustrant l’inflation dans la région de Svartsengi (Islande). Ils montrent que les dernières éruptions sur la péninsule de Reykjanes ont suivi un scénario répétitif. Le magma s’accumule dans la même zone sous Svartsengi et l’inflation suit la même trajectoire avant les éruptions. On peut remarquer que l’espace temporel entre les éruptions s’allonge. On peut en conclure que des volumes de magma de plus en plus importants s’accumulent entre les événements. La dernière éruption s’est terminée le 6 septembre 2024. Elle a duré deux semaines et a été la troisième plus longue des six qui se sont produites le long de la chaîne de cratères de Sundhnúkagígar depuis décembre 2023.
Les volcanologues islandais pensent que la situation devrait rester calme jusqu’à la mi-novembre. Selon mes calculs personnels, une éruption pourrait se produire vers le 20 novembre. Mais j’ai peut-être tout faux… !

 

Source: Met Office

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L’activité de surface a augmenté sur le Copahue (Chili-Argentine) au cours de la deuxième quinzaine d’octobre 2024. Les signaux de tremor se sont légèrement intensifiés le 15 octobre. Les émissions de SO2 ont également augmenté le 15 octobre. À partir du 16 octobre, l’intensification épisodique d’une anomalie thermique dans le cratère El Agrio a été identifiée dans les données satellitaires. Les émissions de gaz et de vapeur atteignaient au maximum 300 m au-dessus du cratère, avec la présence de cendres à partir du 17 octobre. Le 19 octobre, des panaches de gaz et de cendres ont provoqué des retombées de cendres dans une zone s’étendant à 2,9 km au SE de la bouche éruptive. L’activité a commencé à diminuer le 24 octobre. Le SERNAGEOMIN a précisé qu’une nouvelle hausse d’activité pourrait se produire et a relevé le niveau d’alerte au Jaune (niveau 2 sur une échelle à quatre couleurs).
Source : SERNAGEOMIN.

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Le Taal (Philippines) a continué à montrer des signes d’activité du 22 au 29 octobre 2024. Deux événements phréatiques ont été enregistrés le 22 octobre. Des remontées de fluides chauds dans le lac ont été observées pendant cette période tandis que des panaches de vapeur et de gaz s’élevaient à 1,5 km au-dessus du cratère. Des épisodes de tremor de quatre minutes ont été enregistrés les 24 et 27 octobre. Le niveau d’alerte reste à 1. Il est rappelé au public que l’ensemble de Volcano Island est une zone de danger permanent (PDZ). Le cratère principal (Main Crater) et les zones le long de la fissure Daang Kastila restent interdits d’accès.

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Toujours aux Philippines, l’activité éruptive se poursuit sur le Kanlaon. Des séismes sont enregistrés quotidiennement. Les émissions de SO2 continuent d’être élevées. Un bulletin spécial publié le 28 octobre indiquait qu’elles s’élevaient en moyenne à 10 074 tonnes/jour, soit le cinquième niveau le plus élevé jamais enregistré sur le volcan. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 0 à 5) et le public est prié de rester en dehors de la zone de danger permanent d’un rayon de 4 km. Il est conseillé aux pilotes de ne pas voler à proximité du volcan.
Source : PHIVOLCS.

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Au Kamchatka, la couleur de l’alerte aérienne reste Orange pour l’Ebeko, le Karymsky et le Sheveluch. Elle est maintenue au Jaune pour le Bezymianny.
Source : KVERT.

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Petit rappel : on me demande parfois comment il est possible de recevoir et lire mes articles au moment de leur parution. Pour cela, rendez-vous en haut de la colonne de droite de mon blog où figure le flux RSS qui permet de recevoir automatiquement des mises à jour du blog.

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Here is some news about volcanic activity in the world:

After a long pause in its activity, it looks as if Erta Ale (Ethiopia) is again giving a show. Indeed, a significant lava overflow, presumably from the North Pit Crater, occurred at the volcano’s summit vent on October 29th, 2024, resulting in the formation of a temporary lava lake and high lava spattering as can be seen on this video :.

https://youtu.be/he4Nkiwrtxs

Source : The Watchers.

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As I put it in a previous post, Mount Marapi (West Sumatra) erupted on October 27th, 2024. It unleashed pyroclastic flows that spread for several kilometers, covering nearby villages and towns with thick volcanic debris. It also sent ash columns as high as 2,000 meters.

Mt Marapi has stayed at level 2, on a scale of 4 levels, since January 2024, with a 3-kilometer safety perimeter around the volcano.

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Still in Indonesia, intense explosions at Lewotobi‘s Laki-laki Crater (Flores Island), on October 31st, 2024 generated ash plumes up to 2.5 km above sea level, impacting nearby communities. This series of eruptions began in late October 2024, with regular explosions occurring 3 to 4 times per day. About 59 084 people live within a 10-km radius from Lewotobi, and up to 906 184 within 100 kilometers, with the potential impact of volcanic activity on a large number of people.

The volcano has shown an increase in activity since June 13th, 2024, when the alert level was raised to 3 (Siaga).

Source : CVGHM.

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The Santiaguito Caliente dome complex (Guatemala) is experiencing increased eruptive activity, with frequent explosions, short pyroclastic flows and lava block detachment. The eruptive episodes produce ash plumes reaching 3.5 km a.s.l. and drifting as far as 30 km. Elevated seismicity and strong avalanches further signal intense thermal activity, with visible incandescence observed several kilometers away.

INSIVUMEH and CONRED have issued warnings, urged surrounding municipalities to implement safety protocols, and restricted access within a 5 km radius from the volcano. Heavy rains may increase the risk of lahars. Local aviation authorities have also been alerted, as ash clouds from explosions reach up to 5 km, posing hazards to air traffic.

Here is a video showing the current activity at Santiaguito :

https://twitter.com/i/status/1848357928044024191

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Looking at the graphs illustrating inflation in the Svartsengi area (Iceland) is very interesting. Il shows that the latest eruptions on the Reykjanes Peninsula followed a repeat scenario. Magma accumulates in the same area under Svartsengi and inflation behaves in the same way before the eruptions. One can notice that the time space between eruptions is getting longer. One my conclude that magma volumes are increasingly accumulating between events. The last eruption ended on September 6th, 2024. It lasted for two weeks and was the third longest of the six that have occurred in the Sundhnúkagígar crater row since December 2023.

Icelandic volcanologists say the situation is likely to be quiet until the middle of November. According to my personal calculations, an eruption might occur arounr November 20th. But I may be completely wrong… !

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Shallow activity at Copahue (Chile-Argentina) increased during the second half of October 2024. Tremor signals slightly intensified on 15 October. SO2 emissions also increased on 15 October. Beginning on 16 October episodic intensifications of a thermal anomaly in El Agrio Crater were identified in satellite data. Gas-and-steam emissions rose no higher than 300 m above the crater rim and contained ash starting on 17 October. Gas-and-ash plumes on 19 October deposited ash in an area extending 2.9 km SE of the vent. Activity brgan to decrease on October 24th. SERNAGEOMIN noted that an increase could occur again and raised the Alert Level to Yellow (level 2 on a four-color scale).

Source : SERNAGEOMIN.

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Unrest at Taal (Philippines) continued during 22-29 October 2024. Two phreatic events were recorded on 22 October. Hot fluids upwelling in the lake were observed during that period and steam-and-gas plumes rose 1.5 km above the crater rim. Four-minute-long tremor episodes were recorded on 24 and 27 October. The Alert Level remains at 1. The public is reminded that the entire Taal Volcano Island is a Permanent Danger Zone (PDZ). The Main Crater and areas along the Daang Kastila fissure remain prohibited.

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Still in the Philippines, unrest continues at Kanlaon. Daily volcanic earthquakes are recorded. SO2 emissions continue to be high. A special notice issued on 28 October noted that they averaged 10,074 tonnes/day, the fifth highest ever recorded at the volcano. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 0-5) and the public is asked to remain outside the 4-km-radius Permanent Danger Zone. Pilots are advised not to fly close to the volcano.

Source : PHIVOLCS.

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In Kamchatka, the aviation color code remains Orange for Ebeko, Karymsky and Sheveluch. It id kept at Yellow for Bezymianny.

Source : KVERT.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Mystère autour de l’histoire volcanique de l’île de Pâques // Mystery around Easter Island’s volcanic history

Le 30 septembre 2024, j’ai publié une note expliquant qu’aucun effondrement de population n’avait eu lieu dans le passé sur l’île de Pâques. De nouveaux articles parus dans la presse scientifique ces derniers jours nous apprennent que les plus anciennes laves de l’île de Pâques se sont formées il y a environ 2,5 millions d’années dans la partie supérieure d’une plaque océanique à peine plus ancienne que les volcans eux-mêmes. C’était, du moins, la théorie généralement acceptée jusqu’à présent.
En 2019, une équipe de géologues cubains et colombiens s’est rendue sur l’île de Pâques pour dater avec précision l’île qui héberge plusieurs volcans éteints. Pour ce faire, ils ont eu recours à la datation des minéraux de zircon qui permettent d’évaluer l’âge des chambres magmatiques. Lorsque le magma refroidit, ces minéraux se cristallisent. Ils contiennent un peu d’uranium, qui se transforme en plomb par désintégration radioactive.
Dans la mesure où on connaît le temps mis par ce processus, on peut mesurer depuis combien de temps ces minéraux se sont formés. L’équipe scientifique a donc recherché ces minéraux et en a trouvé des centaines. Leur analyse a surpris les chercheurs car non seulement leur âge n’est pas de 2,5 millions d’années (l’âge supposé de l’île de Pâques), mais leur origine remonte bien plus loin dans le temps, jusqu’à 165 millions d’années. De plus, l’analyse chimique des zircons montre que leur composition est plus ou moins la même dans tous les cas.
Les volcans de Rapa Nui – l’autre nom de l’île de Pâques – n’ont pas pu être actifs pendant 165 millions d’années, car la plaque située en dessous d’eux n’était pas aussi ancienne. La seule explication est que les minéraux anciens proviennent de la source du volcanisme de l’île, dans le manteau terrestre sous la plaque, bien avant la formation des volcans actuels.

Cependant, cette hypothèse a posé à l’équipe scientifique une autre énigme. Les volcans comme ceux de l’île de Pâques sont des « volcans de point chaud » qui sont fréquents dans l’océan Pacifique ; Hawaï en est un bon exemple. Ils sont formés par des panaches mantelliques qui s’élèvent lentement des profondeurs de la Terre. En s’approchant de la base de la plaque tectonique, les roches du panache et du manteau environnant fondent et donnent naissance à des volcans. Les scientifiques savent depuis les années 1960 que le panache mantellique reste en place très longtemps quand la plaque se déplace au-dessus de lui. Au fur et à mesure que la plaque se déplace, le panache mantellique produit un nouveau volcan. Là encore, l’archipel hawaïen illustre parfaitement ce processus. Cela explique les alignements de volcans sous-marins éteints dans l’océan Pacifique, avec un ou plusieurs volcans actifs à l’extrémité de la chaîne. Les chercheurs se sont demandé si cela signifiait que le panache mantellique sous l’île de Pâques était actif depuis 165 millions d’années.
Pour répondre à cette question, ils avaient besoin de preuves issues de la géologie de la Ceinture de Feu du Pacifique où les plaques océaniques plongent dans le manteau terrestre. Ils se sont alors heurtés à une nouvelle difficulté. En effet, en s’enfonçant, les plaques datant d’il y a 165 millions d’années ont depuis longtemps disparu dans les zones de subduction. S’agissant de l’île de Pâques, il semble que le plateau qui existait à l’époque de la formation de l’île ait disparu sous la Péninsule Antarctique il y a environ 110 millions d’années. La chaîne de montagnes, dont les traces sont encore bien visibles à Rapa Nui, pourrait être le résultat de la subduction d’un plateau volcanique qui s’est formé il y a 165 millions d’années. En conséquence, cela montre que le panache mantellique de l’île de Pâques a pu avoir été actif pendant cette période. Cela permettrait de résoudre le mystère géologique de l’île : les anciens minéraux de zircon seraient des vestiges de magmas antérieurs qui ont été ramenés à la surface de la terre, en même temps que des magmas plus jeunes, lors d’éruptions volcaniques.
Un autre problème se pose. La théorie classique du tapis roulant (pour expliquer le mouvement des plaques tectoniques) est difficile à concilier avec l’observation selon laquelle les panaches mantelliques restent en place alors que tout ce qui les entoure continue de bouger. Un scientifique de l’Université d’Utrecht (Pays Bas) a déclaré : «Les panaches mantelliques montent si vite qu’ils ne sont pas affectés par le manteau qui se déplace avec les plaques, et de nouveaux matériaux de panache arrivent constamment sous la plaque pour former de nouveaux volcans.» Dans ce cas, les anciens fragments du panache, avec les anciens zircons, ont probablement été emportés par ces courants mantelliques, loin de l’emplacement de l’île de Pâques, et ne peuvent donc pas se trouver maintenant à la surface. Le scientifique d’ajouter : «Nous en tirons la conclusion que ces minéraux anciens n’ont pu être préservés que si le manteau entourant le panache est resté aussi immobile que le panache proprement dit.» La découverte des minéraux anciens sur l’île de Pâques tend donc à montrer que le manteau terrestre se déplace probablement plus lentement qu’on ne l’a toujours supposé.
Source : Synthèse de plusieurs articles parus dans la presse scientifique.

 

Illustration de la tectonique et du comportement du panache mantellique sur l’île de Pâques (Source : Université d’Utrecht)

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On September 30th, 2024, I wrote a post explaining that no population collapse had occurred in the past on Easter Island. New articles released in the scientific press explain us today that Easter Island’s oldest lava deposits formed some 2.5 million years ago on top of an oceanic plate not much older than the volcanoes themselves.

In 2019, a team of Cuban and Colombian geologists travelled to Easter Island to accurately date the island which harbours several extinct volcanoes. To do so, they resorted to the dating of dating zircon minerals. When magma cools, these minerals crystallize. They contain a bit of uranium, which turns into lead through radioactive decay.

As we know the time it takes this process to happen, we can measure how long ago those minerals formed. The scientific team team thus looked for those minerals and found hundreds of them. They came as a surprise because not only they were not 2.5 million years old as expected (this was the supposed age of Easter Island), but from much further back in time, up to 165 million years ago.

Chemical analysis of the zircons showed that their composition was more or less the same in all cases.

The volcanoes of Rapa Nui – the other name for Easter Island – cannot have been active for 165 million years, because the plate below them is not even that old. The only explanation then is that the ancient minerals originated at the source of volcanism, in the Earth’s mantle beneath the plate, long before the formation of today’s volcanoes. However, that theory presented the team with another conundrum.

Volcanoes like those on Easter Island are ‘hotspot volcanoes’ which are common in the Pacific Ocean; Hawaii is a good example. They form from large mantle plumes that slowly rise from the Earth’s depths. When they get close to the base of the Earth’s plates, the rocks of the plume as well as from the surrounding mantle melt and form volcanoes. Scientists have known since the 1960s that mantle plumes stay in place for a very long time while the Earth’s plates move over them. Every time the plate shifts a bit, the mantle plume produces a new volcano. One again, the Hawaiian archipelago perfectly illustrates the process. It explains the rows of extinct underwater volcanoes in the Pacific Ocean, with one or a few active ones at the end. The researchers wondrered whether that meant that the mantle plume under Easter Island had been active for 165 million years.

To answer that question, they needed evidence from the geology of the ‘Ring of Fire’ where oceanic plates subduct into the Earth’s mantle. They encountered a new difficulty because the plates from 165 million years ago have long since disappeared in the subduction zones. It appears that the plateau that existed at the time of the formation of Easter Island must have disappeared under the Antarctic Peninsula some 110 million years ago. The mountain range, whose traces are still clearly visible at Rapa Nui could well be the effect of subduction of a volcanic plateau that formed 165 million years ago. As a consequence, it shows that the Easter Island mantle plume could very well have been active for that long. This would solve the geological mystery of Easter Island: the ancient zircon minerals would be remnants of earlier magmas that were brought to the surface from deep inside the earth, along with younger magmas in volcanic eruptions.

But then another problem presents itself. The classical ‘conveyor belt theory’ is already difficult to reconcile with the observation that mantle plumes stay in place while everything around them continues to move.

One researcher said : “People explained this by saying that plumes rise so fast that they are not affected by a mantle that was moving with the plates. And that new plume material is constantly being supplied under the plate to form new volcanoes.” But in that case, old bits of the plume, with the old zircons, should have been carried off by those mantle currents, away from the location of Easter Island, and could not now be there at the surface. “From that, we draw the conclusion that those ancient minerals could have been preserved only if the mantle surrounding the plume is basically as stationary as the plume itself.” The discovery of the ancient minerals on Easter Island therefore suggests that the Earth’s mantle moves much slower than has always been assumed.

Source : Summary of several articles in the scientific press.