Les volcans du Guatemala en images // Images of Guatemala volcanoes

drapeau francaisUne mission scientifique a récemment eu lieu au Guatemala. Son but était d’obtenir des images radar des volcans afin de détecter des déformations qui seraient le signe d’une activité imminente, avec les risques que cela suppose pour les zones boisées ou cultivées. A bord d’un avion C20 de la NASA, un radar à synthèse d’ouverture (RSO) a, entre autres,  rassemblé sur une même photo quatre volcans parmi les plus actifs du pays. On remarquera que tous les volcans se dressent le long d’une ligne née de la subduction de la plaque des Cocos sous celle des Caraïbes.

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(Crédit photo:  NASA)

Vous verrez une image plus grande en cliquant sur ce lien :

http://i.livescience.com/images/i/000/065/328/original/guatemala-volcanoes-140424.jpeg?1398378062

Le volcan à la forme conique au centre de l’image est l’Agua (3500 mètres) qui se dresse tout près de la ville d’Antigua (35 000 habitants), inscrite au Patrimoine Mondial de l’UNESCO. Le volcan tire son nom de la masse d’eau qui a accompagné un lahar en 1541. Quand j’ai visité Antigua, j’ai été impressionné par les traces laissées par le lahar sur le flanc du volcan et je me suis dit que ce n’était pas forcément une bonne idée de construire une ville à cet endroit.

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Sommet de l’Agua et trace du lahar  (Photo:  C. Grandpey)

Derrière l’Agua, on distingue parfaitement deux autres volcans. Celui de gauche est le Fuego – le volcan de feu – qui a montré une belle activité au cours des derniers mois. L’éruption la plus significative a eu lieu en septembre 2012, avec l’évacuation de plus de 30 000 personnes dans les villages au pied du volcan.

A côté du Fuego se dresse l’Acatenango dont les dernières éruptions (sans caractère particulièrement explosif) remontent aux années 1920 et à 1972. La dernière éruption digne de ce nom s’est produite il y a environ 1900 ans.

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Le Fuego et l’Acatenangovus depuis Antigua  (Photo:  C. Grandpey)

Le volcan au premier plan est le Pacaya dont la dernière éruption a eu lieu le 2 mars 2014 avec une activité strombolienne dans le cratère Mackenney et des coulées de lave.

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Le Pacaya  (Photo: C.  Grandpey)

La liste des volcans actifs du Guatemala serait incomplète si l’on ne mentionnait pas le Santa Maria dont les éruptions ont tué plusieurs milliers de personnes en 1902 et 1929 (voir mon livre Killer Volcanoes). En 1922 est né le Santiaguito dont l’activité est quasi permanente.

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Vue du Santa Maria (3772 m.)  [Photo:  C.  Grandpey]

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Le Santiaguito vu depuis le sommet du Santa Maria  (Photo:  C. Grandpey)

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drapeau anglaisA four-week radar-imaging mission was recently performed in Guatemala. Its aim was to provide data on land deformation near volcanoes, which can indicate imminent activity and danger to vegetation data in forested areas. NASA’s C20-A aircraft, carrying a Synthetic Aperture Radar (SAR), could take a picture showing four volcanoes among the most active in the country. One can notice that all the volcanoes are located along a line due to the subduction of the Cocos plate beneath the Caribbean plate.

A larger image can be seen by clicking on this link:

http://i.livescience.com/images/i/000/065/328/original/guatemala-volcanoes-140424.jpeg?1398378062

The conical volcano in the middle of the image is Agua (3,500 metres), the mountain close to Antigua (pop. 35,000) and a UNESCO World Heritage site. The volcano gets its name from a 1541 lahar, because of the watery flood associated with this event. When I visited Antigua, I was impressed by the traces left by the lahar and I told myself that building a city so close to the volcano was not the best idea.

 Behind Agua, one can see two peaks. The one on the right is Fuego – the Volcano of Fire – which has been quite active during the past months. The most significant eruption occurred in September 2012 and led to the evacuation of more than 30,000 people from nearby villages.

Next to Fuego is Acatenango, which erupted in the 1920s and again in 1972, though those eruptions did not involve explosive ejections of ash and lava. The last explosive eruption of the volcano was about 1,900 years ago.

Finally, the volcano in the foreground is Pacaya whose most recent eruption was on March 2nd 2014 with strombolian activity in the Mackenney Crater and lava flows.

However, the list of Guatemala active volcanoes should also include Santa Maria whose eruptions killed several thousand people in 1902 and 1929. Santiaguito was born in 1922 at the foot of Santa Maria and has been quite active since then.

 

Popocatepetl (Mexique): Activité stable

drapeau francaisL’activité est relativement stable sur le Popocatepetl. La sismicité révèle des émissions continues de vapeur et de gaz auxquelles de mêle parfois un peu de cendre. Des explosions se produisent de temps à autre avec des projections incandescentes jusqu’à une centaine de mètres de distance. L’incandescence est parfois visible la nuit. Toutes ces observations laissent supposer qu’un dôme continue à se former à l’intérieur du cratère et qu’il est régulièrement pulvérisé par la pression des gaz. Le niveau d’alerte est maintenu à la couleur Jaune, Phase 2.

Source : CENAPRED.

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drapeau anglaisActivity is quite stable at Popocatepetl. Seismicity indicates continuous emissions of water vapour, gas, and occasional small amounts of ash. Occasional explosions eject incandescent material 100 metres or so from the crater. Incandescence is sometimes visible at night. All this suggests that a lava dome is still growing within the crater and regularly destroyed by gas pressure. The alert level remains at to Yellow, Phase Two.

Source: CENAPRED.

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Emissions de vapeur au sommet du Popocateptl vues par la webcam du CENAPRED.

 

Nicaragua: Pas de risque éruptif? // Nicaragua: No eruptive risk?

drapeau francaisAprès la série de séismes qui a frappé le Nicaragua au cours de la semaine passée et les craintes que certains volcans puissent se réveiller, les autorités nicaraguayennes ont déclaré qu’ »il n’y a aucune preuve scientifique » d’une éruption imminente du Momotombo et de l’Apoyeque malgré l’activité sismique récente enregistrée le long des lignes de failles.
Dans un rapport publié par la Sécurité Civile du Nicaragua ( SINAPRED ), une équipe d’experts nationaux et étrangers a indiqué que l’activité sismique actuelle « pourrait conduire à des scénarios futurs d’activité volcanique » au nord de Managua, mais qu’il n’y avait aucune preuve d’une éruption immédiate.
Les scientifiques font remarquer qu’il n’y a pas de modification de la qualité de l’eau dans les cratères des volcans et dans les puits à proximité. On ne relève pas non plus d’émissions de dioxyde de soufre, et pas de changement dans la morphologie des volcans, ce qui signifie qu’une éruption est peu probable à court terme.
Cependant, le rapport indique que l’augmentation spectaculaire de l’activité sismique de la semaine dernière ressemble fortement aux « centaines de séismes » qui ont précédé l’éruption du volcan Cerro Negro en 1999.
Le rapport du SINAPRED indique que l’activité sismique entre le Momotombo et l’Apoyeque semble diminuer, mais les autorités n’excluent pas la possibilité de nouvelles répliques avec des magnitudes entre M 5 et M 6.
Les scientifiques ont déclaré que l’activité sismique avait eu lieu le long d’une ligne de failles de 20 km au nord de Managua, entre Nagarote et Mateare, région qui a subi le plus gros des dégâts du tremblement de terre de M 6,2 le 10 Avril dernier.
Les scientifiques ont également pris en compte la récente « déformation » de la berge du lac de Managua, qui a fait reculer l’eau dans le lac. Ils disent continuent à étudier la situation mais pensent que c’est « un aspect secondaire de l’importante activité sismique dans la région. » Le rapport indique que les températures moyennes de l’eau du lac sont considérées comme normales et que la hausse des températures évoquée précédemment pourrait être due à la présence de sources chaudes dans différentes parties du lac.
Le rapport recommande de maintenir le Nicaragua en état d’alerte et recommande à l’Institut Nicaraguayen d’Etudes Territoriales (INETER) d’ »intensifier le travail de recherche pour aboutir à une meilleure connaissance des risques sismiques. »

Source : Nicaragua Dispatch.

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drapeau anglaisAfter the series of earthquakes around Nicaragua over the past week and the fears that some of the volcanoes in the country might erupt, Nicaraguan authorities said “there’s no scientific evidence” of a pending eruption of Momotombo and Apoyeque volcanoes despite recent earthquake activity along nearby fault lines.

In a report released by Nicaragua’s Disaster Response Agency (SINAPRED), a team of national and foreign experts say the current seismic activity “could lead to future scenarios of volcanic activity” north of Managua, but there’s no evidence of an immediate eruption.

The scientists say there’s no variation to the water quality in the volcanic craters and nearby wells, no emission of sulfur dioxide, and no change to the structure of volcanoes, which means an eruption is unlikely to occur in the short term.

However, the report says the dramatic increase in seismic activity over the past week is similar to the “hundreds of earthquakes” that preceded the 1999 eruption of Cerro Negro volcano.

The SINAPRED report says seismic activity between Momotombo and Apoyeque appears to be diminishing, but authorities are not ruling out the possibility of additional aftershocks with magnitudes between M 5 and M 6.

Scientists said the current earthquake activity has occurred along a 20-km fault line north of Managua, between Nagarote and Mateare, which suffered the brunt of the damage from the M 6.2 quake on April 10th.

Scientists also note the recent “deformation” of the coastline of Lake Managua, which caused the water to recede in the lake. They say they’re investigating the matter, but think it’s “secondary to the high amount of seismic activity in the region.” The report says the overall water temperatures in the lake are considered normal, and said earlier claims of rising temperatures could be due to natural hot springs found in different parts of the lake.

The report recommends that Nicaragua remain on high alert and is calling on the Nicaraguan Institute of Territorial Studies (INETER) to “significantly increase their investigations to generate better knowledge of the seismic risks.”

Source : Nicaragua Dispatch.

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Le Momotombo et le lac de Managua (Crédit photo: Wikipedia)

Volcans du Guatemala

drapeau francaisDepuis le bulletin spécial émis à propos du Fuego le 25 mars dernier, l’activité semble s’être stabilisée sur les volcans guatémaltèques.

On observe essentiellement une émission fumerollienne au niveau du cratère Mackenney sur le Pacaya. Des émissions de cendre se produisent parfois, avec des panaches atteignant 2600 mètres d’altitude. Ces événements ponctuels s’accompagnent d’une brève hausse du tremor volcanique.

Des explosions d’intensité faible à modérée secouent toujours le Fuego, avec des colonnes de cendre pouvant atteindre 4300 mètres d’altitude. Ces explosions s’accompagnent de grondements de dégazage ainsi que d’ondes de choc. De fréquentes avalanches de matériaux se déclenchent au niveau du cratère. Certaines atteignent parfois les zones de végétation.

Le dôme Caliente du Santiaguito montre un dégazage intense avec des panaches atteignant 2900 mètres d’altitude. Des explosions génèrent périodiquement des nuages de cendre avec des retombées de cendre autour du volcan.

Source: INSIVUMEH.

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drapeau anglaisActivity seems to have stabilized on Guatemalan volcanoes since the special bulletin issued about Fuego on March 25th.
Fumarolic emissions are observed at the Mackenney Crater of Pacaya. Ash emissions occur occasionally, with plumes reaching 2600 meters a.s.l. These sporadic events are accompanied by a brief increase in volcanic tremor.

Explosions of low to moderate intensity are still shaking Fuego, with ash columns up to 4300 meters a.s.l. These explosions are accompanied by degassing rumblings and shockwaves. Frequent avalanches of materials are triggered at the crater. They sometimes reach the vegetation.

The Caliente dome of Santiaguito shows an intense degassing with plumes reaching 2,900 meters a.s.l. Explosions periodically produce ash clouds with ashfall in areas around the volcano.

Source: INSIVUMEH.

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Le Fuego vu par la webcam de l’INSIVUMEH, avec l’Acatenango à l’arrière-plan.