Volcans du monde // Volcanoes of the world

Les dernières observations montrent qu’une activité effusive a repris sur le Shishaldin (Aléoutiennes / Alaska) le 13 octobre 2019. Une hausse de la température de surface a été enregistrée au sommet du volcan. Un faible niveau de sismicité est par ailleurs observé, confirmant la poursuite probable de l’activité éruptive. L’éruption se limite à la zone sommitale et aucun nuage de cendre n’a été observé.

L’AVO  a fait passer la couleur de l’alerte aérienne à l’Orange et le niveau d’alerte volcanique a été relevé à Watch (Vigilance).

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Le réseau infrason de Sand Point et le réseau sismique local ont détecté de petits signaux d’explosions sur le Pavlof (Aléoutiennes / Alaska) le 19 octobre 2019.  A cause de la couverture nuageuse, il n’a pas été possible de voir sur les images satellites si le volcan émettait des panaches de cendre. Le faible niveau des signaux tend à montrer que l’activité se limite à la zone sommitale du volcan.

Toutefois, l’AVO a fait passer la couleur de l’alerte aérienne au Jaune et le niveau d’alerte volcanique à Advisory (surveillance accrue).

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L’éruption de l’Ubinas (Pérou) continue mais on observe une baisse de l’activité sismique qui révèle que l’ascension du magma est en perte de vitesse. Par ailleurs, les émissions gazeuses sont moins intenses. En conséquence, l’IGP a décidé d’abaisser le niveau d’alerte volcanique à la couleur Jaune.

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Voici une petite vidéo montrant l’activité strombolienne dans la Bocca Nuova et la Bocca Nord-Est de l’Etna (Sicile) pendant le nuit du 18 au 19 octobre 2019. Du grand classique et rien de très important toutefois. Le tremor se maintient à des valeurs stables. A noter que les nuages de cendre provoquent des perturbations ponctuelles dans le fonctionnement de l’aéroport de Catane.
https://youtu.be/upNTVzvYqgk

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Lundi 21 octobre – 20 heures (heure métropole) : Depuis 20h00 (heure locale), une crise sismique ( plus de 200 événements le 21 octobre) est enregistrée sur les instruments de l’Observatoire Volcanologique du Piton de la Fournaise. Cette crise sismique est accompagnée de déformation rapide. Ceci indique que le magma est en train de quitter le réservoir et se propage vers la surface. Une éruption est probable à brève échéance, dans les prochaines minutes ou heures.

Cette situation n’est guère surprenante. En effet, au cours des derniers jours, l’OVPF a enregistré de nombreux séismes volcano-tectoniques sous le cône sommital.

Par ailleurs, les stations GPS de la zone sommitale enregistrent une inflation qui révèle la mise en pression d’une source superficielle. Celles installées en champ lointain enregistrent une inflation qui montre la mise en pression d’une source profonde. (voir courbes ci-dessous)

Les émissions de CO2 confirment ce qui est écrit précédemment. Au niveau du sommet, elles sont: proches ou en dessous du seuil de détection. Au niveau du sol, elles sont en diminution en zone distale (Plaine des Cafres) et en faible augmentation en zone proximale (Gîte du Volcan).

Source : OVPF.

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Lundi 21 octobre – 22h30 (heure métropole) : Le volcan a le don de jouer avec les nerfs de l’Observatoire ! Alors que tout le monde croyait à une possible éruption il y a environ deux heures, le crise sismique s’est arrêtée. Le nombre d’événements a fortement diminué depuis 20h34 (heure locale). L’OVPF explique que « les déformations de surface se sont arrêtées vers 20h30 signifiant l’arrêt de cette intrusion de magma en profondeur. »

Toutefois, au vu de la forte sismicité enregistrée ces derniers jours, aucune hypothèse ne saurait être écartée quant à la suite des événements. Une reprise de la propagation du magma vers la surface, ou encore l’arrêt de la propagation, restent possibles.

Il faut rester prudent dans les pronostics. On n’oubliera pas que les éruptions du 18 février au 10 mars 2019 et du 03 au 04 avril 2018 avaient été précédées par une intrusion de magma similaire qui s’était arrêtée, respectivement 2 et 3 jours avant le début de l’éruption.

Source : OVPF.

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The latest observations show that a new lava effusion began at Shishaldin (Aleutians / Alaska) on 13 October 2019. Elevated surface temperatures have been observed at the summit of the volcano and low-level seismicity continues on the local network indicating that eruptive activity is likely continuing. The eruption is confined to the summit area and no ash clouds have been observed.

The Alaska Volcano Observatory has raised the aviation colour code to Orange and the volcanic alert level to Watch.

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Small explosion signals from Pavlof (Aleutians / Alaska) were detected on the infrasound network located at Sand Point and on the local seismic network on October 19th, 2019. Because of the cloud cover in satellite images, it is unknown if the explosions produced any volcanic ash, but their small size suggests any hazard is currently confined to the area around the volcano’s summit.

Because these signals are above normal background, the aviation colour code has been raised to Yellow and the volcanic alert level to Advisory.

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The eruption of Ubinas (Peru) continues but seismic activity is decreasing, which reveals that magma ascent within the edifice is slowing down. Moreover, gaseous emissions are less intense. As a consequence, IGP has decided to lower the volcanic alert level to Yellow.

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Here is a short video showing Strombolian activity in the Bocca Nuova and Bocca Northeast of Mt Etna (Sicily) during the night18-19 October 2019. Quite usual and nothing very significant, however. The tremor keeps stable values. The ash clouds cause occasional disruptions in the operation of Catania airport.
https://youtu.be/upNTVzvYqgk

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Monday, October 21st – 20:00 (Paris time): Since 20:00 (local time), a seismic crisis (with more than 200 events) is recorded by the instruments of the Volcanological Observatory of Piton de la Fournaise. This seismic crisis is accompanied by rapid deformation. This indicates that the magma is leaving the shallow reservoir and

spreading to the surface. An eruption is likely in the short term, in the next minutes or hours.

This situation does not come as a surprise. Indeed, over the past few days, OVPF has recorded many volcano-tectonic earthquakes under the summit cone.
In addition, the GPS stations in the summit area are recording an inflation which reveals an increase in pressure of a shallow source. Those installed in the far field record an inflation which shows the pressure of a deep source. (see curves below)
CO2 emissions confirm what is written above. At the summit, they are: near or below the detection threshold. At ground level, they are decreasing in the distal zone (Plaine des Cafres) and in slight increase in the proximal zone (Gîte du Volcan).
Source: OVPF

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Monday, October 21st – 22h30 (Paris time): The volcano has the gift of playing with the nerves of the Observatory! While everybody thought about a possible eruption about two hours ago, the seismic crisis stopped. The number of events has significantly decreased since 20:34 (local time). The OVPF explains that « the surface deformations stopped around 20:30, which means the stop of the magma intrusion in depth. »
However, given the strong seismicity recorded in recent days, no hypothesis can be ruled out as to the sequence of events. A new magma ascent towards the surface, or the stop of the ascent, remain possible.
We must remain cautious in the forecasts. It should be remembered that the eruptions from February 18th to March 10th, 2019 and from April 3rd to April 4th, 2018 were preceded by a similar magma intrusion that stopped 2 and 3 days before the onset of the eruption, respectively.
Source: OVPF.

L’inflation sur le Piton de la Fournaise (Source : OVPF)

Collaboration entre observatoires aux Etats-Unis // Collaboration between observatories in the United States

Les observatoires volcanologiques à travers les États-Unis fonctionnent en étroite relation les uns avec les autres pour assurer une surveillance efficace des volcans actifs de ce pays. Cette collaboration est particulièrement évidente lors d’une crise, comme ce fut le cas au moment de l’éruption du Kilauea en 2018. Cette année-là, des scientifiques, des ingénieurs et des administratifs du Volcano Science Center de l’USGS se sont rendus sur la Grande Ile d’Hawaï pour épauler le HVO, l’observatoire des volcans d’Hawaï, et aider les volcanologues locaux à surveiller les coulées de lave et les effondrements qui se produisaient au sommet du Kilauea. Leur aide fut essentielle au bon fonctionnement du HVO 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.
La collaboration entre les observatoires volcanologiques existe également quand il n’y a pas de crise éruptive majeure. Certains observatoires tels que l’Alaska Volcano Observatory (AVO) doivent effectuer toutes les missions sur le terrain en été car les conditions météorologiques sont difficiles et les conditions de travail dangereuses le reste de l’année. Comme la saison estivale est courte en Alaska, il est important de faire appel à l’aide temporaire d’autres États.
L’AVO a beaucoup de travail à effectuer au cours de la saison estivale. Le soleil est presque en permanence dans le ciel et les heures de clarté sont pleinement utilisées lorsque le temps le permet. L’aide d’autres observatoires permet aux équipes de terrain d’être renouvelées tous les mois afin d’éviter l’épuisement professionnel.

Comme il y a peu à faire en ce moment à Hawaii depuis la fin de l’éruption du Kilauea, plusieurs géologues du HVO se sont rendus en Alaska cet été pour aider à la mise en place de nouveaux sites de surveillance sismique et la mise à niveau d’instruments plus anciens sur les volcans des Aléoutiennes. Cela fait partie d’une campagne entreprise par l’AVO pour convertir l’ensemble de son réseau sismique analogique en un réseau entièrement numérique. Un tel travail est important car les instruments numériques peuvent détecter une gamme plus large de signaux sismiques. Le HVO est passé à un réseau numérique de 2014 à 2017.
Dans les Aléoutiennes, la mission a débuté à Adak, une île située à environ 1 700 kilomètres au sud-ouest d’Anchorage. L’île, qui abritait une base militaire de 1942 à 1997, est très paisible maintenant que la plupart des installations ont été abandonnées. Adak a servi de base aux opérations scientifiques. En effet, c’est un point central où les stations les plus éloignées sont raccordées au réseau de surveillance des volcans de l’Alaska.
A partir d’Adak, les scientifiques ont voyagé à bord d’un navire de recherche qui les a conduits à travers la Mer de Béring afin de visiter différents volcans. Une fois un volcan atteint, le capitaine jetait l’ancre dans un port bien protégé des tempêtes parfois très violentes qui surviennent dans les Aléoutiennes. À partir de là, les scientifiques ont pris l’hélicoptère embarqué sur le navire pour visiter les différents sites.
Les conditions météorologiques sont souvent difficiles dans les Aléoutiennes, ce qui rend la surveillance des volcans d’autant plus délicate. Un scientifique explique qu’il y avait un épais brouillard presque tous les matins. À chaque fois que le pilote de l’hélicoptère estimait qu’une fenêtre était utilisable, les hommes chargeaient le matériel et décollaient.
Une fois sur un volcan, les scientifiques se mettaient au travail. Il fallait d’abord installer un local de protection du matériel et creuser un trou de 2 mètres de profondeur pour y loger le sismomètre. Des panneaux solaires étaient ensuite installés sur le local avec à l’intérieur 15 batteries de 12 volts pour alimenter l’électronique qui numérise les signaux du sismomètre et envoie les données à Adak par radio. Le travail a toujours été une course contre le soleil, tout en luttant contre les conditions météorologiques en constante évolution.
Les hommes expliquent que le travail fut difficile mais enrichissant. La cohabitation permanente, l’élaboration de stratégies pour faire face aux éléments et le travail en équipe sur un volcan loin de tout ont permis de créer des liens solides entre le HVO et l’AVO. Cet état d’esprit se prolongera bien au-delà du travail sur le terrain dans les îles Aléoutiennes.
Source: USGS / HVO.

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Volcano observatories across the United States work together to ensure efficient and thorough monitoring of the nation’s active volcanoes. This collaboration is particularly evident during a crisis, like the 2018 eruption of Kilauea Volcano. In 2018, scientists, field engineers, and administrative professionals from across the US Geological Survey Volcano Science Center came to the Island of Hawaii to assist the Hawaiian Volcano Observatory (HVO) in monitoring Kilauea’s Lower East Rift Zone (LERZ) lava flows and summit collapses. Their assistance was critical to maintaining HVO’s 24/7 response capability.

Collaboration between volcano observatories also occurs in non-crisis times. Some volcano observatories, such as the Alaska Volcano Observatory (AVO) must accomplish all field work in the summer because other times of the year can bring harsh weather and dangerous working conditions. Since the summer field season in Alaska is short, it is important to use temporary help from other states.

The field season for AVO staff is intense. The sun is almost always up, and the daylight hours are fully used when weather permits. Help from other volcano observatories allows field teams to be rotated every month to avoid burn-out.

As there is little to do in Hawaii with the end of the Kilauea eruption, several HVO staff travelled to Alaska this summer to help build new, and upgrade old, seismic monitoring sites on western Aleutian volcanoes. This is part of a big step that AVO is taking to convert their entire seismic network from an analog to an all-digital network. This is important because digital instruments can detect a wider range of earthquake signals. HVO made the transition to a digital network in 2014 to 2017.

The mission began on Adak, an island about 1,700 kilometres SW from Anchorage. The island, home to a military base from 1942 to 1997, is very peaceful now that most of the facilities have been abandoned. Adak was the base of operations, a central place where more-remote field stations tie into the Alaska volcano monitoring network.

From Adak, the scientists boarded a research vessel which took them across the Bering Sea in order to visit different volcanoes. Once the targeted volcano was reached, the captain dropped anchor in a harbour that would be mostly protected from potentially fierce Aleutian storms. From there, the scientists flew in the onboard helicopter to go back and forth from the ship to the different field sites.

Weather conditions are often difficult in the Aleutians, which makes the monitoring of the volcanoes all the more difficult. The scientific team explains that they were shrouded in fog nearly every morning. Whenever the helicopter pilot deemed that a safe window of opportunity had arrived, they loaded up and took off.

Once the geologists landed on a volcano, the real work began. They dug a foundation for the equipment hut and a 2-metre-deep hole where the seismometer would reside. Solar panels were mounted on the hut, which housed 15 12-volt batteries to power the electronics that digitizes signals from the seismometer and sends data back to Adak via radio. The work was always a race against the sun, while battling the ever-changing weather conditions.

The men explain that the work was difficult but rewarding. Living in close quarters, continuously strategizing to overcome the elements, and working as a team on a remote volcano, led to a bond between HVO and AVO that will last beyond the Aleutian field work.

Source : USGS / HVO.

Le Cleveland, le Semisopochnoi  ou le Veniaminof comptent parmi les volcans les plus actifs des Aléoutiennes, sans oublier l’Augustine… (Photos : AVO et C. Grandpey)

Réchauffement climatique : La pollution des navires en escale // Global warming: Pollution of ships in ports of call

S’agissant des gaz à effet de serre, cause principale de l’accélération du réchauffement climatique, on nous parle beaucoup des voitures et des conséquences nocives des gaz d’échappement sur l’atmosphère. On nous parle des vignettes CRIT’AIR qui sont censées réduire la pollution automobile.

A côté de cela, il est un fléau que les médias oublient de mentionner : les fumées émises par les navires à quai dans les ports. Ainsi, à Marseille (Bouches-du-Rhône), les navires en escale sont responsables de près de 15% de la pollution atmosphérique. Ils rejettent dans l’atmosphère des gaz toxiques comme l’oxyde d’azote – jusqu’à 40% du taux présent dans la ville – des gaz à effet de serre et des suies perceptibles jusque dans les habitations des riverains. La solution à ce problème est bien connue, mais jamais mise en application. Elle consisterait à relier les bateaux en escale au réseau électrique.

Un plan « Escales zéro fumée » a été présenté le jeudi 5 septembre 2019 par la région PACA. Il vise à généraliser le raccordement des navires au réseau électrique dans les grands ports de Marseille, Nice et Toulon, moyennant un investissement de 30 millions d’euros. Les compagnies maritimes devront donc payer leur consommation. Des quais électriques devraient être installés à partir de 2025. La plupart des riverains pensent que cette date est trop éloignée. Tendant les prochaines années, on va continuer à enregistrer des milliers de nouveaux décès provoqués par cette pollution des bateaux en escale. 67 000 décès prématurés sont imputés chaque année à la pollution de l’air pour un coût estimé à 100 milliards d’euros. Un élu socialiste a demandé l’interdiction des bateaux à fioul lourd dans le port de Marseille, comme c’est le cas à Miami, affirmant que « les grandes compagnies de croisière envoient leurs bateaux les plus polluants à Marseille ». Selon la société Marseille Provence Cruise Terminal, qui gère les terminaux de croisière dans la cité phocéenne, près de 500 escales ont été enregistrées en 2018.

La chaîne de radio France Info nous explique que pour les riverains du quartier de Mourepiane qui surplombe le port de Marseille, la situation est souvent intenable. Ainsi, depuis le 3 juillet, le Liverpool Express, un porte-conteneurs allemand, est en maintenance dans la forme 10 du Grand Port de Marseille et les cheminées du navire continuent à  émettre en permanence leurs fumées toxiques ingérées par les poumons des riverains. Ce n’est qu’un exemple de la pollution générée par les ferries, cargos et navires de croisière lorsqu’ils sont à quai.

Source : France Info.

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When it comes to greenhouse gases, the main cause of accelerating global warming, we hear a lot about cars and the harmful effects of exhaust fumes on the atmosphere. We are told about the CRIT’AIR stickers that are supposed to reduce car pollution.
Beside that, there is a scourge that the media forget to mention: fumes emitted by ships docked in ports. In Marseilles (Bouches-du-Rhône), for example, ground-based vessels account for nearly 15% of air pollution. They release into the atmosphere toxic gases such as nitrogen oxide – up to 40% of the rate present in the city – greenhouse gases and soot that can be seen into the homes of residents. The solution to this problem is well known, but never implemented. It would consist in connecting the boats in call to the electricity network.
A plan « Ports of call with zero smoke » was presented on Thursday, September 5th, 2019 by the PACA region. It aims to generalize the connection of ships to the electricity network in the major ports of Marseilles, Nice and Toulon, with an investment of 30 million euros. Shipping companies will have to pay for their electricity consumption. Electric docks should be installed from 2025. Most residents think that this date is too far away. Over the next few years, there will still be thousands of new deaths caused by this pollution of vessels calling. 67,000 premature deaths are attributed each year to air pollution at an estimated cost of 100 billion euros. An elected Socialist asked for the ban of heavy fuel oil in the port of Marseilles, as is the case in Miami, saying that « the big cruise companies send their most polluting boats to Marseilles. » According to the company Marseille Provence Cruise Terminal, which manages cruise terminals in the Mediterranean city, nearly 500 stopovers were recorded in 2018.
The France Info radio channel explains that for the residents of the Mourepiane district overlooking the port of Marseilles, the situation is often unbearable. For instance, since July 3rd, the Liverpool Express, a German container ship, is in maintenance in Dock10 of the Grand Port of Marseille and the funnels of the ship continue to emit permanently their toxic fumes ingested by the lungs of the residents. This is just one example of the pollution generated by ferries, cargo ships and cruise ships when they are docked.
Source: France Info.

Les paquebots font escale dans le port de Juneau (Alaska) où ils déversent des milliers de touristes, mais aussi d’énormes quantités de gaz toxiques (Photo: C. Grandpey)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

La webcam SKYLINE est en panne depuis quelques jours et il faut donc se fier aux informations données par le Laboratorio Geofisica Sperimentale pour avoir des informations sur l’activité du Stromboli. Cette dernière reste soutenue. Le dernier bulletin fait état d’un dégazage faible et d’une intensité explosive moyenne au niveau des différentes bouches éruptives. Le tremor éruptif est stable et montre des valeurs moyennes. En revanche, le nombre d’événements longue période (VLP) – autrement dit les événements explosifs – présente des valeurs très élevées. On dénombre une trentaine d’explosions stromboliennes par heure. Deux anomalies thermiques ont été détectées par le système MODIS au cours des dernières 24 heures. Les émissions de SO2 atteignent en moyenne 210 tonnes par jour. On enregistrait une moyenne de 7 retombées de blocs sur la Sciara del Fuoca au cours des dernières 24 heures.

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Dans un rapport publié le 6 septembre 2019, l’INGV indiquait que l’amplitude moyenne du tremor volcanique  sur l’Etna présentait une tendance à la hausse, confirmant ainsi l’activité strombolienne et de spattering observée ce même jour dans la Bocca Nuova.
Une augmentation lente et progressive de l’amplitude moyenne du tremor est enregistrée depuis la deuxième quinzaine d’août. Les valeurs actuelles sont comparables à celles observées peu avant l’éruption de décembre 2018 et supérieures à celles observées avant les épisodes éruptifs de mai à juillet 2019.
A deux reprises en 24 heures, on a assisté à une hausse brutale du tremor, probablement liée à la présence d’une activité strombolienne dans le Cratère NE, la Bocca Nuova ou le Cratère SE (voir les images de la caméra thermique). Le deuxième hausse, la plus significative, a eu lieu le 9 septembre 2019. Selon Boris Behncke, la montée en puissance du tremor est plus impressionnante que l’activité sommitale proprement dite. Il se peut que le magma cherche une autre porte de sortie. Le sommet du volcan est dans les nuages en ce moment, mais les sismographes montrent que le volcan a repris du service.

Aucune variation significative n’a été observée dans la déformation du sol.
Source: INGV.

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L’Alaska Volcano Observatory (AVO) doté d’instruments de surveillance sismique le Mont Dutton (près de l’extrémité de la péninsule de l’Alaska), et le Mont Wrangell (situé dans la Wrangell-St. Elias National Park and Preserve). L’AVO peut maintenant contrôler de manière fiable l’activité sismique sur ces volcans. Le niveau d’alerte volcanique est actuellement NORMAL et la couleur de l’alerte aérienne VERTE sur ces deux volcans.

S’agissant des autres volcans de l’Alaska, l’AVO continuera à utiliser les données satellitaires, infrasoniques et de la foudre, ainsi que les rapports des pilotes et des observateurs au sol pour détecter les signes d’activité éruptive.
Source : AVO.

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La sismicité a augmenté sur le Villarrica (Chili) et le petit lac de lave à l’intérieur du cratère est devenu plus actif. En conséquence, le SERNAGEOMIN a décidé d’élever le niveau d’alerte. à ORANGE. le 9 septembre 2019. Les localités proches du volcan doivent se tenir prêtes à une possible évacuation car une éruption majeure semblable à celle de 2015 est susceptible de se produire à court terme. Une zone d’exclusion de 2 km a été mise en place autour du cratère.
Source: SERNAGEOMIN.

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The SKYLINE webcam has been offline for a few days and we must therefore rely on the information provided by the Laboratorio Geofisica Sperimentale to get information on activity at Stromboli which is still elevated. The last bulletin reports weak degassing and medium explosive intensity at the different eruptive vents in the crater terrace. The eruptive tremor is stable and shows medium values. On the other hand, the number of very long period events (VLPs) – in other words explosive events – shows very high values. There are about thirty strombolian explosions per hour. Two thermal anomalies were detected by the MODIS system during the last 24 hours. SO2 emissions average 210 tonnes per day. An average of 7 rockfall events were recorded on the Sciara del Fuoca during the last 24 hours.

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In a report released on September 6th, 2019, INGV indicated that the mean volcanic tremor amplitude at Mt Etna is showing an increasing trend, confirming the strombolian activity and spattering heard on that same day within the Bocca Nuova crater.

A slow and gradual rise of the mean tremor amplitude has been recorded since the second half of August. Today’s values are comparable to those seen shortly before the December 2018 eruption, and higher than those observed before the eruptive episodes of May -July 2019.

Twice in 24 hours, there has been a sharp rise of the tremor, probably linked to Strombolian activity in the NE Crater, Bocca Nuova and the SE Crater (see thermal cam images). The most significant rise of the tremor occurred on September 9th, 2019. According to Boris Behncke, the rise of the remor is more impressive than the summit activity. It might mean that magma ifs teying to come out somewhere else. The summit of the volcano is currently hidden by the clouds, but seismographs show that Mt Etna has gone back to work.

No significant variations are being observed in ground deformation.

Source: INGV.

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 The Alaska Volcano Observatory (AVO) has reestablished seismic monitoring instruments at Mount Dutton near the tip of the Alaska Peninsula, and Mount Wrangell located in the Wrangell-St. Elias National Park and Preserve. AVO can now confidently monitor seismic unrest at these volcanoes. The volcanic alert level is now NORMAL and the aviation colour code is GREEN for both volcanoes.

As at other Alaska volcanoes, AVO will continue to use satellite, infrasound, and lightning data, and reports from pilots and ground observers to detect signs of eruptive activity.

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Seismicity has increased on Villarrica (Chile) and the lava pond in the crater has become more active. As a consequence, SERNAGEOMIN decided to raise the alert level. to ORANGE. on September 9th, 2019. Nearby communities should be ready for evacuations as a major eruption similar to the 2015 event may occur in the short term. An exclusion zone of 2 km has been set up around the crater.

Source : SERNAGEOMIN.

Source: INGV

Vue du Mt Wrangell depuis la Glenn Highway (Photo: C. Grandpey)