Acidification de l’Océan Arctique // Acidification of the Arctic Ocean

drapeau-francaisL’Arctique est l’une des principales victimes du changement climatique. Il se réchauffe plus rapidement que n’importe quelle autre partie de la planète; Les glaciers reculent et la glace de mer fond à grande vitesse. La faune, y compris les ours polaires et les morses, est profondément affectée par le réchauffement climatique. Venant s’ajouter à ces maux, une étude publiée dans la revue Nature Climate Change indique que l’Arctique est également de plus en plus acide, une autre conséquence des gaz à effet de serre dans l’atmosphère. C’est un processus qui se produit lorsque le dioxyde de carbone (CO2) de l’air se dissout dans l’eau de mer, ce qui provoque une baisse du pH de cette dernière. L’étude révèle qu’une surface de plus en plus vaste de l’Océan Arctique a probablement atteint un niveau dangereux pour certains organismes marins.
L’étude se concentre sur les concentrations d’aragonite, une forme de carbonate de calcium que le plancton, les coquillages et les coraux vivant à grande profondeur utilisent pour façonner leurs coquilles externes. Si l’eau devient trop acide, les réactions chimiques empêchent la formation de carbonate de calcium, ce qui représente une véritable menace pour ces animaux. Le niveau d’aragonite est un bon indicateur de la quantité de CO2 dissout dans l’eau de mer. Des expéditions récentes ont montré que certaines régions de l’Océan Arctique de l’Ouest sont largement sous-saturées en aragonite. L’étendue de ces zones a été multipliée par six depuis les années 1990; de plus, elles se sont déplacées vers le nord et ont gagné en profondeur au cours des dernières années. Les scientifiques ont détecté une sous-saturation jusqu’à 250 mètres de profondeur dans des secteurs au-dessus de 85 degrés de latitude nord. Dans ces régions, le niveau d’aragonite se situe en dessous du point que les scientifiques considèrent comme une menace pour les organismes marins.
D’autres facteurs contribuent à l’acidification de l’eau dans l’Arctique. Le CO2 se dissout plus facilement dans l’eau froide. Au fur et à mesure que l’Arctique continue à se réchauffer, la fonte de la glace de mer et des glaciers de la calotte du Groenland constitue un apport d’eau froide pour l’océan et en facilite l’acidification. En outre, moins il y a de glace de mer à la surface de l’océan, plus l’eau se trouve exposée au CO2 de l’atmosphère.
Des recherches récentes ont montré que les eaux de l’Océan Pacifique s’introduisent de plus en plus dans celles de l’Arctique. L’eau du Pacifique semble avoir des propriétés chimiques qui contribuent à l’augmentation de l’acidification. A noter que ces dernières années, on a assisté à augmentation d’arrivée d’eau en provenance du Pacifique par le détroit de Béring.
Les chercheurs soulignent également les changements récents intervenus dans le Gyre de Beaufort, un tourbillon d’eau océanique au nord du Groenland, qui a récemment changé de comportement et transporte maintenant l’eau du Pacifique vers des zones plus vastes et plus profondes.
Des simulations effectuées par des scientifiques indiquent que la surface occupée par la glace de mer continuera de diminuer et que l’Océan Arctique sera probablement dépourvu de glace vers l’été 2030. Si cela se produit, l’ensemble de la surface de l’Océan Arctique sera sous-saturée en aragonite jusqu’à environ 250 mètres de profondeur d’ici quelques décennies.
L’étude met en lumière l’interconnexion qui existe entre les conséquences climatiques dans l’Arctique : les émissions de gaz à effet de serre, la hausse des températures, la fonte des glaces et l’acidification des océans sont toutes liées et se renforcent mutuellement.
Source: Alaska Dispatch News.

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drapeau-anglaisThe Arctic is one of the main victims of climate change. It is warming more rapidly than any other part of the planet; the glaciers are melting and the sea ice is retreating. The wildlife, including polar bears and walruses, is deeply impacted by global warming. Adding to these sufferings, a study published in the journal Nature Climate Change indicates that the Arctic is also becoming more acidic, another consequence of greenhouse gases in the atmosphere. It is a process that occurs when carbon dioxide (CO2) dissolves out of the air and into the sea, lowering the water’s pH in the process. The study reveals that an increasing area of the Arctic Ocean may have reached a level that is dangerous for some marine organisms.

The study focuses on the water concentrations of aragonite, a form of calcium carbonate, that plankton, shellfish and deep-sea corals use to build their hard outer shells. If water becomes too acidic, chemical reactions impede the formation of calcium carbonate, which can be a real threat for these animals. Aragonite levels are a good indicator of how much CO2 is dissolving in sea water. Recent expeditions have shown that some areas of the western Arctic Ocean are largely undersaturated with aragonite. These areas have expanded sixfold since the 1990s; besides, they have crept farther north and extended deeper into the ocean over the past years. Scientists found undersaturation as deep as 250 metres and in locations above 85 degrees North latitude. In these areas, aragonite levels are below the point scientists believe is a threat to marine organisms.

Other factors contribute to the acidification of the water in the Arctic. CO2 dissolves more easily in cold water. As the Arctic continues to warm, melt water from the sea ice and the glaciers on the Greenland ice sheet provides an influx of cold water to the ocean, which makes acidification easier. Besides, the less sea ice there is on the surface of the ocean, the more water is exposed to the CO2 in the atmosphere.

Recent research has shown that more and more Pacific Ocean water is intruding into the Arctic. This water has chemical properties that may contribute to the increase in acidification. In recent years, there has been an increase in the influx of Pacific water coming through the Bering Strait.

The researchers also point to recent changes in the Beaufort Gyre, a swirling current to the north of Greenland, which recently changed its behaviour and now carries Pacific water to larger and deeper areas of the sea.

Simulations performed by scientists indicate that sea ice will continue to decrease and that the Arctic Ocean may be ice-free in the summer by 2030. If this occurs, the entire surface of the Arctic Ocean will be undersaturated in aragonite up to about 250 metres deep within a few decades.

The study highlights the interconnected nature of climate consequences in the Arctic – the way that greenhouse gas emissions, rising temperatures, ice melt and ocean acidification are all linked and help to reinforce one another.

Source: Alaska Dispatch News.

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Vers une disparition à court terme de la glace de mer estivale?

(Photo: C. Grandpey)

Nouvelle conférence, nouvelles images : « Glaciers en péril, les effets du réchauffement climatique »

Tous les randonneurs qui fréquentent le milieu de la haute montagne et donc celui des glaciers s’en rendent compte : la glace est en train de fondre à grande vitesse sur les sommets. Au train où vont les choses, la majorité des glaciers aura disparu dans les prochaines décennies.

Mes pérégrinations à travers notre planète m’ont permis de me rendre compte de la gravité de la situation et j’ai décidé de m’éloigner un peu du monde chaud des volcans pour tirer la sonnette d’alarme à travers une conférence intitulée « Glaciers en péril, les effets du réchauffement climatique ».

Je ne suis pas glaciologue. Il n’est donc pas question pour moi de m’aventurer dans des dédales techniques compliqués. Mes seuls instruments d’observation sont mes yeux et je puis assurer qu’ils ont vu des choses inquiétantes, que ce soit au cours de survols des zones glaciaires, ou au cours de randonnées en haute montagne ou dans les hautes latitudes.

Le but de la conférence n’est pas de chercher les coupables et d’accuser les uns ou les autres. La tâche serait à la fois stérile et inutile. La question n’est pas non plus de savoir si la fonte de la glace dans le monde est due à un cycle naturel ou à des activités humaines abusives. Chaque partie tirant le drap de son côté, aucune conclusion valable ne serait finalement déterminée.

Une chose est sure : la banquise et les glaciers fondent… Aucun continent ne semble épargné, pas plus l’Afrique et les neiges du Kilimandjaro que l’Asie avec la chaîne himalayenne. Une prise de conscience est urgente, faute de quoi notre société sera confrontée à de graves problèmes.

Mes propos seront illustrés par un diaporama en fondu-enchaîné sonorisé : « Glaciers d’Alaska, un monde en péril« .

Des livres et CD seront proposés au public à l’issue de la conférence.

La conférence sera présentée le vendredi 24 mars à 20h45 à la Salle des Fêtes de Puymoyen (Charente). N’hésitez pas à me contacter si votre commune ou votre comité d’entreprise sont intéressés:  grandpeyc@club-internet.fr

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Sawyer Glacier (Alaska): Un recul spectaculaire. (Photo: C. Grandpey)

Alaska: La fonte du glacier Eklutna pourrait menacer Anchorage // The melting of Eklutna Glacier might threaten Anchorage

drapeau-francaisLe recul des glaciers sous l’effet du réchauffement climatique posera inévitablement des problèmes dans certaines parties du monde. Dans les Andes et l’Himalaya, la disparition des glaciers menace déjà l’approvisionnement en eau potable et en énergie hydroélectrique. Ainsi, au Pérou, deux millions de personnes dépendent des glaciers qui ont perdu au moins 34% de leur masse au cours des 40 dernières années. Lima, la capitale avec ses 10 millions d’habitants, dépend des glaciers pour son approvisionnement en eau. On peut facilement imaginer ce qui arriverait s’ils disparaissaient.
La situation est également inquiétante en Alaska où Anchorage (300 000 habitants) dépend principalement du glacier Eklutna pour son approvisionnement en eau et électricité. Au vu des derniers relevés sur le terrain, on peut affirmer que la population actuelle n’est pas menacée, mais les générations futures seront probablement confrontées à de véritables problèmes.
Une nouvelle étude publiée dans le Journal of Glaciology a quantifié la vitesse à laquelle le glacier Eklutna est en train de perdre sa masse de glace. Entre 1957 et 2010, cette perte a été en moyenne de 5% par an. Entre 2010 et 2015, elle a atteint 7%. Au cours de certaines années chaudes, comme 2013 et 2015, la perte était de 13%.
À long terme, le glacier Eklutna, qui présente une longueur de plus de 10 km et une superficie d’environ 30 kilomètres carrés, fondra, à l’exception d’un moignon et de petits glaciers de cirque à haute altitude. Le temps que cela prendra dépendra du climat. Selon l’étude, si le climat reste le même que celui de 2008 à 2015, la disparition presque complète du glacier se produira vraisemblablement dans environ 100 ans. Si le réchauffement s’accélère, ce laps de temps sera beaucoup plus court, et le glacier pourrait disparaître en une cinquantaine d’années.
En 2016, l’Eklutna fournissait 86% de l’eau gérée par l’Anchorage Water and Wastewater Utility, le Service des Eaux de la ville. Un volume d’eau 10 fois supérieur en provenance du glacier a également fait tourner les turbines de la centrale hydroélectrique exploitée par les fournisseurs d’électricité locaux.
Anchorage n’est pas encore dans la situation préoccupante des villes et des villages des Andes et de l’Himalaya. Le climat y est relativement frais et humide ; la population n’est pas aussi importante et ne consomme pas autant d’eau et d’énergie que des villes comme Lima. À court et à moyen terme, le glacier Eklutna sera encore là pour fournir suffisamment d’eau, même si sa masse diminue. En revanche, le long terme risque d’être plus problématique.

Source: Alaska Dispatch News.

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drapeau-anglaisThe retreat of the glaciers because of climate change will inevitably pose problems in some parts of the world. In the Andes and the Himalayas, the disappearance of the glaciers is threatening drinking-water supplies and hydroelectric power. In Peru, two million people depend on the glaciers which have retreated at least 34% in the last 40 years. Lima, the capital (pop. 10 million) depends on the glaciers for its water supply. One can easily imagine what would happen if they disappeared.

Thee situation is equally worrying in Alaska where Anchorage, the main town (pop. 300,000) depends mainly on the Eklutna Glacier for its water supply. The latest observations indicate that the current population is not threatened, but the future generations might have to face real problems.

A new study published in the Journal of Glaciology has quantified the rate at which Eklutna Glacier is losing its icy mass. Between 1957 and 2010, this loss averaged 5 % a year. Between 2010 and 2015, that rate bumped up to 7 %. And in certain hot years, like 2013 and 2015, the rate was 13 %.

In the long term, Eklutna Glacier, which is more than 10 km long and about 30 square kilometres in area, will melt away, except for a remnant and small high-elevation cirque glaciers. How long that will take depends on climate. According to the study, if the climate remains the same as that from 2008 to 2015, the glacier’s near-complete disappearance will likely happen in about 100 years. If the climate warms even more, however, the timeline will be much shorter, perhaps in half as much time.

In 2016, Eklutna water made up 86 % of the water produced for Anchorage Water and Wastewater Utility. In 2016, about 10 times as much of Eklunta’s water went to Eklutna hydroelectric plant operated by local power utilities.

Anchorage is not yet in the position of the cities and villages of the Andes and the Himalayas. It has a relatively cool and moist climate, and the population is not as large and resource-draining as that of cities like Lima. For the near and medium term, the Eklutna Glacier will be present and providing sufficient water, with shrinking mass swelling the supply. In the long term, problems are likely to appear.

Source : Alaska Dispatch News.

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Bon nombre de glaciers en Alaska ont tellement reculé que seuls des lambeaux restent accrochés à la montagne. (Photo: C. Grandpey)

Sale temps pour les manchots! // A dark future for the penguins!

drapeau-francaisUne étude récente publiée par l’Institut Goddard pour les Etudes Spatiales de la NASA confirme que le réchauffement climatique est en train de faire fondre l’Antarctique à un rythme impressionnant. La surface occupée par la glace de mer autour de l’Antarctique n’a jamais été aussi faible depuis le début des relevés en 1979 et elle est en train de se réduire encore davantage. Déjà en 2016, les scientifiques avaient relevé des indices qui annonçaient la situation actuelle. Par exemple, en mai 2016, la glace de l’Antarctique Ouest commençait à se fracturer. Les chercheurs de la NASA ont alors tiré la sonnette d’alarme et annoncé que la fonte pourrait déstabiliser d’énormes surfaces de glace, ce qui entraînerait une élévation globale du niveau des océans de plus de 3 mètres. La seule inconnue était la rapidité avec laquelle se produirait cette élévation du niveau de la mer.
La chaleur infusée dans les océans par la combustion des combustibles fossiles a doublé depuis 1997. Pour faire une comparaison, la NASA indique que c’est l’énergie équivalente à l’explosion d’une bombe atomique de type Hiroshima toutes les secondes pendant 75 années consécutives. La banquise antarctique perd de la masse de plus en plus vite, avec un doublement de cette perte environ tous les dix ans. Au train où vont les choses, on assistera à une élévation du niveau de la mer de plus de 1,80 mètres dans 40 ou 50 ans.
Comme je l’ai écrit dans des notes précédentes, une fracture d’environ 175 km de longueur s’ouvre depuis 2011 dans la plate-forme glaciaire Larsen C dans l’Antarctique Ouest. A tout moment, un iceberg quatre fois plus grand que la ville de  Los Angeles est susceptible de se détacher.
La glace de l’Antarctique Ouest est en train de fondre dans un processus qui semble irréversible, mais ce qui se passe de l’autre côté du continent antarctique est peut-être encore plus inquiétant. Jusqu’à maintenant épargnée, la banquise de l’Antarctique Est montre  elle aussi des signes de fonte. Huit mille lacs de fonte ont été découverts en août 2016 le long du glacier Langhovde, ce qui confirme des observations effectuées entre 2000 et 2013. Ces lacs de fonte ressemblent à ceux que l’on rencontre au Groenland qui est en train de fondre à un rythme beaucoup plus rapide que l’Antarctique.

Un autre élément de l’Antarctique Est, le Glacier Totten, perd entre 63 et 80 milliards de tonnes de glace par an, soit 10 mètres d’épaisseur. Ce glacier contient assez d’eau pour faire monter le niveau des océans de plus de 3 mètres. Les conséquences d’une telle élévation du niveau de la mer seraient désastreuses car toutes les villes côtières seraient impactées

Alors que la glace de mer de l’Antarctique est à son plus bas niveau, il en va de même pour le krill qui alimente tout l’écosystème, que ce soient les oiseaux de mer, les phoques, les manchots et les baleines. Les stocks de krill ont déjà chuté de près de 80 pour cent dans l’Océan Antarctique occidental. Le krill a besoin de la glace de mer pour survivre à son premier hiver. Ces petits crustacés se nourrissent d’algues de glace de mer et de plancton qui sont indispensables à leur existence. Des chercheurs australiens ont détecté les effets en cascade du manque de krill. Ils ont remarqué que les baleines à bosse étaient plus maigres au cours de leur migration vers le nord où se trouvent leurs aires de mise bas pendant l’hiver, dans le nord-ouest de l’Australie. La diminution du krill a une incidence directe sur la capacité des baleines à bosse à se reproduire. Une fois que les cétacés quittent leur aire d’alimentation estivale, ils jeûnent généralement jusqu’à leur retour l’été suivant. C’est pourquoi les femelles doivent se gaver de krill pendant l’été pour produire leur lait riche en calories pendant l’hiver.
En plus de la réduction de la glace de mer en Antarctique, on apprend que la Chine a l’intention de faire passer son tonnage de krill pêché dans l’Océan Austral de 32 000 tonnes à 2 millions de tonnes par an. Cela serait bien sûr une catastrophe pour tout l’écosystème de la région.
Source: Institut Goddard pour les Etudes Spatiales.

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drapeau-anglaisA recent study released by NASA’s Goddard Institute for Space Studies confirms that global warming is melting Antarctica at a stunning rate. The area of sea ice surrounding Antarctica is the lowest since the inception of continuous record keeping began in 1979 and it’s still tumbling. Already in 2016, all signs were pointing towards this situation. In May, 2016, the West Antarctic ice sheet began tearing apart. NASA researchers sounded the alarm that the melting could destabilize enormous areas of ice, resulting in global sea rise of more than 3 metres. The only unknown is how quickly this sea level rise will occur.

Man-made heat, infused into the oceans from the burning of fossil fuels, has doubled since 1997. To make a comparison, NASA indicates it is the equivalent energy of detonating one atomic Hiroshima-style bomb every second for 75 straight years. The ice sheets are losing mass faster and faster, with a doubling time of about 10 years. If that continues, there will be sea level rise of more than 1.80 metres by 40 to 50 years.

As I put it in previous posts, since 2011, the Larsen C ice shelf in West Antarctica has developed a rift of approximately 175 km in length. Any day now it will calve an iceberg four times the size of Los Angeles.

West Antarctica’s ice sheets are irrefutably thawing. Perhaps even more worrisome is what is occurring on the other half of the continent. East Antarctic ice sheets are now showing signs of a huge melt well underway. Eight thousand superglacial lakes were revealed in August, 2016, along the Langhovde Glacier, from observation taken between 2000 and 2013. Those superglacial Antarctic lakes resemble the melt-water lakes on Greenland, which is currently thawing at a much faster rate than Antarctica.

Another East Antarctic ice sheet, the Totten Glacier, is losing between 63 and 80 billion tons of ice annually or 10 metres in thickness each year. The Totten Glacier contains enough water to raise oceans globally by more than 3 metres. The consequences of a 3-metre sea level rise are unimaginable. All coastal cities would become dysfunctional.

In the meantime, while the Antarctic sea ice is at an all-time low, so too is the Antarctic krill which feeds the entire ecosystem, from seabirds to seals, penguins and whales. Already, krill populations have plummeted by as much as 80 percent in the western Antarctic Ocean. Krill require sea ice in order to survive its first winter. They feed on sea ice algae and plankton; it is central to their existence. Australian researchers have detected the cascading effects of missing krill. They recorded skinnier humpback whales migrating northward to their winter calving grounds in northwestern Australia. Fewer krill directly impacts the humpback’s ability to reproduce. Once the whales leave their summer feeding grounds, they mostly fast until returning the following summer. Females must bulk-up on krill in order to feed calves their rich caloric milk during the winter.

In addition to vast amounts of missing Antarctic sea ice, China intends to increase its 32,000-ton catch of Southern Ocean krill up to 2 million tons annually. This would be disastrous for all Southern Ocean marine life.

Source : NASA’s Goddard Institute for Space Studies.

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 Evolution de la glace de mer antarctique entre le 1er et le 30novembre 2016.

(Source: NASA)

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Krill antarctique (Source : Wikipedia)