L’éruption du Fuego (Guatemala) // The eruption of Fuego (Guatemala)

Comme je l’ai mentionné dans des notes précédentes, le volcan Fuego (sud du Guatemala) traverse actuellement une crise éruptive majeure. L’éruption a débuté le 4 juin 2025, après des semaines d’activité intense. Les explosions ont produit des panaches de cendres atteignant jusqu’à 4 800 m d’altitude, et des coulées de lave ont affecté plusieurs zones autour du volcan. Selon les agences locales, entre cinq et huit explosions étaient enregistrées, chacune accompagnée de grondements durant de 1 à 13 minutes. Des projections incandescentes, des avalanches et des retombées de cendres continues ont été signalées. Des avalanches et une coulée de lave s’étirant sur environ 600 m ont été observées sur plusieurs versants, en particulier dans les ravines Seca et de Ceniza.

L’activité éruptive s’est poursuivie le 5 juin 2025. Une puissante explosion a provoqué la chute d’un énorme bloc, ce qui a généré une onde pyroclastique. Des coulées de lave ont emprunté les ravines Las Lajas, Ceniza et Seca, jusqu’à 7 km du cratère, On a observé d’épais nuages ​​de cendres et de débris volcaniques d’intensité modérée à forte. Suite à l’intensification de l’activité volcanique, les autorités ont évacué environ 700 personnes dans plusieurs villages. De fortes pluies ont aggravé la situation en déclenchant des lahars qui ont bloqué les routes et entravé les secours. Les autorités ont déclenché une alerte Orange. Les cours ont été interrompus dans 43 écoles. La route nationale 14 a également été fermée par mesure de précaution. Une coulée de lave d’environ 1,2 km de long, se déplaçant du cratère vers la ravine Ceniza, a également été observée. Des matériaux incandescents ont été éjectées à plus de 300 m au-dessus du cratère, avec des grondements faibles à modérés pouvant durer jusqu’à cinq minutes.
Un bulletin d’alerte a été adressé aux pilotes volant à proximité du volcan. Les habitants des environs sont invités à rester vigilants et à suivre les instructions officielles. L’accès aux volcans Fuego et Acatenango est actuellement interdit. Dans les zones touchées par les cendres, le port du masque est fortement recommandé.

Crédit photo: Clima Guatemala

Dans sa dernière mise à jour (7 juin 2025), l’INSIVUMEH indique que des explosions générant des colonnes de cendres s’élevant jusqu’à 4 800 m d’altitude sont toujours observées. On peut entendre des grondements, semblables à ceux d’une locomotive. L’Institut prévient que d’autres éruptions, ainsi que des coulées pyroclastiques, sont encore possibles. De fortes pluies peuvent déclencher d’autres lahars.

https://twitter.com/i/status/1930773081582182439

Source : INSIVUMEH, CONRED.

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As I put it in previous posts, Fuego (southern Guatemala) is currently going through a significant eruptive episode. The eruption began on June 4, 2025, following weeks of increased activity. Explosions produced ash plumes reaching up to 4 800 m above sea level, and lava flows have impacted several nearby areas.According to local agencies, between five and eight explosions were recorded, each accompanied by loud sounds lasting from 1 to 13 minutes. Incandescent emissions, avalanches, and continuous ashfall were reported. Avalanches and a lava flow extending approximately 600 m were observed on multiple sides of the volcano, predominantly advancing toward the Seca and Ceniza ravines.

Eruptive activity continued into June 5, 2025. A powerful explosion sent a huge boulder crashing down as part of a pyroclastic surge. Flows moved through the Las Lajas, Ceniza, and Seca ravines, traveling as far as 7 km from the crater, carrying dense ash clouds and volcanic debris with moderate to strong force. As a result of increased activity, local authorities evacuated an estimated 700 people from several villages. Heavy rains worsened conditions by triggering lahars that blocked roads and hampered emergency efforts. Authorities closed schools, shut down roads, and issued an Orange alert. Classes have been called off at 43 schools. National Route 14 was shut down as a precaution. A lava flow of about 1.2 km moving from the crater into the Ceniza ravine, with glowing material clearly visible, has also been observed. Bursts of incandescent material were ejected more than 300 m above the crater, accompanied by weak to moderate rumbling sounds lasting up to five minutes.

A warning has been issued to pilots flying near the volcano. People in the surrounding areas are urged to stay alert and follow official instructions. Access to both Fuego and Acatenango is currently prohibited. In areas affected by the ash, wearing a mask is strongly recommended..

In its latest update (June 7, 2025), INSIVUMEH indicates that explosions generating ash columns rising up to 4,800 m above sea level are still observed. Rumblings can be heard, looking like those of a locomotive. The Institute warns that more eruptions are still possible, together with pyroclastic flows. Heavy rains may trigger more lahars.

Source : INSIVUMEH, CONRED.

Les concentrations de CO2 et les décisions de l’Administration Trump affolent les scientifiques américains // CO2 concentrations and the Trump Administration’s decisions are alarming American scientists

La NOAA vient de lancer une nouvelle mise en garde en indiquant que l’atmosphère terrestre présente les concentrations de CO2 les plus élevées de tous les temps. Comme je l’ai expliqué dans une note précédente, pour la première fois, elles ont dépassé 430 parties par million (ppm) en mai 2025. Cela représente une hausse de plus de 3 ppm par rapport à 2024. Cela confirme aussi que nos gouvernements ne font quasiment rien pour limiter les émissions de gaz à effet de serre.

On le sait depuis longtemps : le dioxyde de carbone, comme les autres gaz à effet de serre, retient la chaleur du soleil et peut rester dans l’atmosphère pendant des siècles. De ce fait, de fortes concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère contribuent à la hausse des températures et à d’autres conséquences négatives du réchauffement climatique, notamment l’élévation du niveau de la mer, la fonte des glaces et l’augmentation de la fréquence et de la gravité des phénomènes météorologiques extrêmes.
Il y a plusieurs décennies, on aurait pensé que franchir le seuil des 400 ppm était une chose inimaginable. Cela signifiait que pour 1 million de molécules de gaz dans l’atmosphère, plus de 400 étaient du dioxyde de carbone. La planète a franchi ce cap sinistre en 2013. Aujourd’hui, les scientifiques préviennent que les niveaux de CO2 pourraient atteindre 500 ppm d’ici 30 ans. La dernière fois que la planète a connu des niveaux aussi élevés de dioxyde de carbone dans l’atmosphère remonte probablement à plus de 30 millions d’années, bien avant l’arrivée des humains sur Terre et à une époque où le climat était radicalement différent.

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Dans le même temps, les scientifiques de la NASA sont profondément inquiets car l’Administration Trump vient de proposer un budget qui supprimerait l’un des principaux laboratoires climatiques des États-Unis, le Goddard Institute for Space Studies (GISS) de la NASA. Certaines de ses fonctions seraient transférées dans un organisme plus vaste de modélisation environnementale au sein de l’agence.

La NASA estime que la fermeture définitive du laboratoire va compromettre son rôle de leader en matière de climatologie dans le monde. Les contributions fondamentales du GISS à la recherche et aux applications ont un impact direct sur la vie quotidienne car elles révèlent les aspects du système terrestre qui influencent l’air que nous respirons, notre santé, les aliments que nous cultivons et les villes où nous vivons.
Le laboratoire, fondé en 1961, est reconnu mondialement pour ses modélisations informatiques de la planète, qui permettent aux scientifiques de réaliser des projections sur l’impact potentiel du réchauffement climatique sur les températures, les précipitations, les phénomènes météorologiques extrêmes et d’autres variables. Les quelque 125 scientifiques qui y travaillent sont également connus pour leur suivi des températures de la planète. Les archives du GISS servent de référence indépendante pour les observatoires internationaux qui surveillent le réchauffement climatique.
Source : Médias américains.

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NOAA warns that Earth’s atmosphere has the highest C02 concentrations ever observed. For the first time, they exceeded 430 parts per million (ppm) in May 2025. The new readings represented an increase of more than 3 ppm over 2024. This confirms that hardly anything is done by our governments to limit greenhouse gas emissions.

Carbon dioxide, like other greenhouse gases, traps heat from the sun and can remain in the atmosphere for centuries. As such, high concentrations of greenhouse gases in the atmosphere contribute to higher global temperatures and other negative consequences of global warming, including rising sea levels, melting polar ice, and more frequent and severe extreme weather events.

Decades ago, crossing the 400 ppm threshold was unthinkable. That meant that for every 1 million molecules of gas in the atmosphere, more than 400 were carbon dioxide. The planet hit that grim milestone in 2013. And now, scientists have warned that levels of CO2 could reach 500 ppm within 30 years.

The last time the planet had such high levels of carbon dioxide in the atmosphere was likely more than 30 million years ago, long before humans roamed Earth and during a time when the climate was vastly different.

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In the meantime, NASA scientists are deeply worried after the Trump administration proposed a budget that would eliminate one of the United States’ top climate labs – the NASA Goddard Institute for Space Studies, or GISS. In its place, it would move some of the lab’s functions into a broader environmental modeling effort across the agency.

NASA says that closing the lab for good could jeopardize its value and the country’s leadership role in global climate science. Fundamental contributions in research and applications from GISS directly impact daily life by showing the Earth system connections that impact the air we breathe, our health, the food we grow, and the cities we live in.

The lab, founded in 1961, is still known worldwide for its computer modeling of the planet that enable scientists to make projections for how global warming may affect global temperatures, precipitation, extreme weather events and other variables. The about 125 scientists who work there are also known for tracking global temperatures, with GISS’ records serving as one of the independent checks on other labs around the world monitoring global warming.

Source : U.S. News media.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde :

Le 24ème épisode de l’éruption du Kilauea (Hawaï) a débuté à 20h55 (heure locale) le 4 juin 2025. Comme pour les épisodes précédents, il a été précédé d’une activité de spattering, de jets de gaz et de flammes d’hydrogène le matin du 3 juin. Vers 20h55, l’activité s’est poursuivie avec des fontaines en dôme accompagnées de coulées de lave sur le plancher du cratère. De petites fontaines de lave, hautes de moins de 30 mètres, ont commencé à jaillir de la bouche nord vers 21h15. L’activité a ensuite augmenté et les fontaines ont atteint une centaine de mètres de hauteur, puis plus de 300 mètres à 22h40. Elles ont généré un panache qui a atteint une altitude de 5 000 mètres.
L’épisode 24 s’est terminé brutalement à 4h28 (heure locale) le 5 juin. L’activité de la bouche éruptive nord a cessé vers 4 h 08, et celle de la bouche vers 4 h 28, marquant la fin de l’épisode.
La fin de l’éruption a coïncidé avec un passage rapide de la déflation à l’inflation au sommet du Kilauea, et avec une diminution de l’intensité du tremor éruptif. Comme précédemment, cela signifie qu’un 25ème épisode est susceptible de se produire d’ici quelques jours.
Source : HVO.

Image webcam de l’Épisode 24

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Le Fuego (Guatemala) est entré en éruption le 4 juin 2025, après des semaines d’activité intense. Les explosions ont produit des panaches de cendres atteignant jusqu’à 4 800 m d’altitude, et des coulées de lave ont touché plusieurs zones environnantes. Des émissions incandescentes, des avalanches et des retombées de cendres intenses ont été signalées. L’activité s’est poursuivie jusqu’au 5 juin,avec d’importantes coulées pyroclastiques qui ont provoqué l’évacuation de plusieurs villages. Des avalanches et une coulée de lave d’environ 600 m ont été observées sur plusieurs versants du volcan.
https://twitter.com/i/status/1930658184340856855

Dans une mise à jour publiée le 5 juin 2025, l’INSIVUMEH indiqueque plusieurs coulées pyroclastiques sont descendues principalement par les ravines de Las Lajas, Ceniza et Seca, sur des distances allant jusqu’à 7 km.
Source : INSIVUMEH.

Dernière minute : De puissantes explosions ont généré de volumineuses coulées pyroclastiques et projeté d’énormes blocs sur les pentes du volcan, forçant l’évacuation de plusieurs villages le 5 juin 2025. Les coulées ont parcouru jusqu’à 7 km, transportant d’épais nuages ​​de cendres et des débris volcaniques. Les autorités ont mis en garde la population contre le risque de mort lié à la chaleur et aux gaz toxiques émis par l’éruption.

Vue des coulées pyroclastiques (Source : réseaux sociaux)

De fortes pluies ont aggravé la situation en déclenchant des lahars qui ont bloqué les routes et entravé les secours. Les autorités ont fermé des écoles et des routes, et ont déclenché une alerte Orange. Les classes ont été fermées dans 43 écoles. Par sécurité, les autorités ont également fermé la route nationale 14.
Voici une vidéo montrant les lahars :
https://twitter.com/i/status/1930773081582182439

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En Sicile, je ne reviendrai pas sur l’épisode éruptif qui a secoué l’Etna (Sicile) le 2 juin 2025. Merci de consulter les dernières notes consacrées à ce volcan pour avoir des informations sur cet événement.

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L’activité éruptive se poursuit sur le Stromboli. Les images de webcam montrent une activité strombolienne au niveau de quatre bouches de la zone Nord, dans la partie supérieure de la Sciara del Fuoco, et d’au moins deux bouches de la zone C-S (cratère centre-sud). Les bouches de la zone N produisent des explosions de faible à moyenne intensité, à un rythme de 4 à 8 événements par heure. Des explosions de faible à moyenne intensité au niveau des bouches de la zone C-S éjectent des cendres, des bombes et des lapilli à un rythme de 3 à 5 événements par heure. Le niveau d’alerte reste Jaune.
Source : INGV.

Source: INGV

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Au Kamchatka, une forte anomalie thermique a été détectée sur le Klyuchevskoy (Kamchatka) sur des images satellites fin mai 2025. Des explosions le 28 mai ont généré des panaches de cendres qui se sont élevés à 6,5 km au-dessus du niveau de la mer, soit environ 1,7 km au-dessus du sommet du volcan. Ces panaches ont également été observés sur des images d’une webcam. La couleur de l’alerte aérienne a été relevé à l’Orange (niveau 2 sur une échelle de quatre couleurs).

Crédit photo: KVERT

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La couleur de l’alerte arienne est également Orange sur le Karymsky et le Sheveluch.
Source : KVERT.

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Aux Philippines, l’activité éruptive se poursuit sur le Taal, avec des séismes d’origine volcanique quasi quotidiens et quelques épisodes de tremor de 1 à 10 minutes. Les émissions quotidiennes de gaz et de vapeur s’élèvent généralement de 900 à 1 500 m au-dessus du cratère. Des remontées de fluides chauds sont périodiquement observées dans le lac. Les émissions de SO2 atteignent en moyenne 1 351 à 6 289 tonnes par jour. Une éruption phréatique mineure s’est produite le 29 mai. Le niveau d’alerte reste à 1 (sur une échelle de 0 à 5). Il est rappelé au public que l’ensemble de Volcano Island est une zone de danger permanent (ZDP). Le Main Crater et les zones bordant la fissure Daang Kastila restent interdits d’accès.
Source : PHIVOLCS.

Crédit photo: Wikipedia

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L’activité éruptive se poursuit sur le Kanlaon. La sismicité reste significative. Les émissions de SO2 varient de 300 à 1 844 tonnes par jour. Des panaches de gaz et de vapeur s’élèvent généralement entre 75 et 750 m au-dessus du sommet. Le 2 juin 2025, un panache de cendres s’est élevé à 1,2 km au-dessus du cratère. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 0 à 5). Il est demandé au public de rester à au moins 6 km du sommet, et aux pilotes de ne pas voler à proximité du volcan.
Source : PHIVOLCS.

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Une petite explosion hydrothermale s’est produite à Yellowstone dans le Black Diamond Pool, au sein de la zone hydrothermale du Biscuit Basin à 20 h 39 le 31 mai 2025. L’analyse des images de la webcam a révélé des changements sur le site de l’événement, mais la nature de ces changements n’a pas été communiqués. Il s’agit du premier événement vidéo enregistré à Black Diamond Pool depuis l’explosion hydrothermale du 23 juillet 2024. Le niveau d’alerte volcanique reste à Normal (le plus bas sur une échelle de quatre niveaux).
Source : Observatoire Volcanologique de Yellowstone.

 

Vue des dégâts occasionnés par l’explosion (Crédit photo : National Park Service)

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Les personnes souhaitant se rendre au Vanuatu seront ravies d’apprendre qu’une activité éruptive a continué d’être observée à Ambae au mois de mai. Des émissions de vapeur et de gaz provenant des bouches actives étaient visibles sur les images webcam le 1er mai. Le même jour, une anomalie thermique a été identifiée sur une image satellite. Les données sismiques ont également confirmé la persistance de l »activité. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 0 à 5) et le public est prié de rester en dehors de la zone de danger d’un rayon de 2 km autour des bouches actives du lac Voui, et à l’écart des ravines en cas de fortes pluies.

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Une activité éruptive a également été observée à Ambrym au mois de mai. Des images webcam ont enregistré des émissions de gaz s’élevant du cratère du Benbow le 9 mai. Les données sismiques ont confirmé la persistance de cette activité. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 0 à 5). Il est demandé au public de rester en dehors de la zone de danger permanent A, avec un rayon de 1 km autour du cratère du Benbow et de 2 km autour du cratère du Marum, et de se tenir à au moins 500 m des fissures au sol ouvertes par l’éruption de décembre 2018.

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L’activité du Yasur se poursuit à un niveau d’« activité majeure »Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 0 à 5). Les images satellite et celles de la webcam indiquent que les explosions se poursuivent, accompagnées d’émissions de gaz, de vapeur et de cendres. Les données sismiques confirment la poursuite de l’activité volcanique, avec des explosions parfois fortes. Les matériaux éjectés par les explosions peuvent retomber dans et autour du cratère. Il est rappelé au public de ne pas pénétrer dans la zone à risques, soit moins de 600 m des limites de la zone d’exclusion permanente.
Source : Département de météorologie et des géorisques du Vanuatu (VMGD).

Crédit photo: Vanuatu GeoHazards

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ». .
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

Episode 24 of the Kilauea eruption (Hawaii) began at 8:55 pm (local time) on June 4th, 2025. Like the previous episodes, it was preceded by sporadic spatter, gas pistoning, and hydrogen flames that began on the morning of June 3rd.  At approximately 8:55 pm, the erisode proceeded with low dome fountaining accompanied by lava flows onto the crater floor. Small lava fountains, less than about 30 meters high, began erupting from the north vent around 9:15 pm. Activity increased again when fountains reached heights increased 100 meters, and by 10:40 over 300 meters. They generated a plume that reached an altitude of 5,000 meters.

Episode 24 ended abruptly at 4:28 a.m. (local time) on June 5th. The north vent stopped erupting at approximately 4:08 a.m. The south vent stopped erupting at approximately 4:28 a.m., marking the end of the episode.

The end of the eruption was coincident with a rapid change from deflation to inflation at the summit and a decrease in seismic tremor intensity. Like previously, this means that a 25th episode my occur in a few days.

Source : HVO.

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Fuego (Guatemala) began erupting on June 4, 2025, following weeks of increased activity. Explosions produced ash plumes reaching up to 4 800 m above sea level, and lava flows have impacted several nearby areas. Incandescent emissions, avalanches, and continued ashfall were reported. The activity continued into June 5, producing large pyroclastic flows and triggering the evacuation of nearby villages. Avalanches and a lava flow travelling about 600 m were observed on multiple sides of the volcano.

https://twitter.com/i/status/1930658184340856855

In an update released on June 5th, 2025, INSIVUMEH indicated that several pyroclastic flows have descended primarily through the Las Lajas, Ceniza, and Seca ravines, reaching distances of up to 7 km.

Source : INSIVUMEH.

Latest : Powerful eruptions sent massive pyroclastic flows and a huge boulder down the volcano’s slopes slopes, forcing evacuations of nearby villages on June 5, 2025. The flows traveled as far as 7 km, carrying thick ash clouds and volcanic debris. Officials have warned of the deadly risks from heat and toxic gases from the eruption.

Heavy rains worsened conditions by triggering lahars that blocked roads and hampered emergency efforts. Authorities have closed schools, shut down roads, and issued an orange alert. Classes have been called off at 43 schools. Authorities have also shut down National Route 14 as a precaution. Here is a video showing the lahars :

https://twitter.com/i/status/1930773081582182439

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In Sicily, I will not go into detail about the eruptive episode that shook Mount Etna (Sicily) on 2 June 2025. Please consult the latest posts on this volcano for information on this event.

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Eruptive activity continues at Stromboli. Webcam images show Strombolian activity at four vents in Area North within the upper part of the Sciara del Fuoco and from at least two vents in Area C-S (South-Central Crater). The vents in Area N continue to produce low- to medium-intensity explosions at a rate of 4-8 events per hour. Low- to medium-intensity explosions at the vents in Area C-S ejected ash, bombs, and lapilli at a rate of 3-5 events per hour. The Alert Level remains at Yellow.

Source : INGV.

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In Kamchatka, a daily bright thermal anomaly at Klyuchevskoy was identified in satellite images in the last days of May 2025 May. Explosions on 28 May produced ash plumes that rose 6.5 km above sea level, or about 1.7 km above the summit. The ash plumes were identified in webcam images. The Aviation Color Code was raised to Orange (level 2 on a four-color scale).

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The aviation color code is Orange for Karymsky and Sheveluch too.

Source : KVERT.

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In the Philippines, eruptive activity continues at Taal, with daily volcanic earthquakes and a few periods of tremor tlasting 1-10 minutes.. Daily gas-and-steam emissions usually rise 900-1,500 m above the crater. Hot fluids upwelling in the lake are periodically observed. SO2 emissions average 1,351-6,289 tonnes per day on most days. A minor phreatic eruption occurred on 29 May. The Alert Level remains at 1 (on a scale of 0-5). The public is reminded that the entire Volcano Island is a Permanent Danger Zone (PDZ). The Main Crater and areas along the Daang Kastila fissure remain prohibited.

Source : PHIVOLCS.

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Eruptive activity continues at Kanlaon. Seismicity is still significant. SO2 emissions range from 300 to 1,844 tonnes per day. Gas-and-steam plumes generally rise 75-750 m above the summit. On 2 June 2025, an ash plume rose 1.2 km above the crater. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 0-5). The public is asked to stay 6 km away from the summit and pilots are warned not to fly close to the volcano.

Source : PHIVOLCS.

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A small hydrothermal explosion occurred at Black Diamond Pool, in Yellowstone’s Biscuit Basin thermal area, at 20 :39 on 31 May 2025. An analysis of the webcam images revealed changes at the pool that same evening; the nature of the changes was not reported. The event was the first at Black Diamond Pool captured on video since the hydrothermal explosion on 23 July 2024. The Volcano Alert Level remains at Normal (the lowest level on a four-level scale).

Source : Yellowstone Volcano Observatory.

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Those who intend to visit Vanuatu will be pleased to learn that eruptive activitywas still observed at Ambae during the month of May. Steam and gas emissions from the active vents were visible in webcam images on 1 May. That same day a thermal anomaly was identified in a satellite image. Seismic data also confirmed ongoing unrest. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 0-5), and the public is asked to stay outside the Danger Zone defined as a 2-km radius around the active vents in Lake Voui, and away from drainages during heavy rains.

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Eruptive activity was also observed at Ambrym during the month of May. Webcam images recorded volcanic emissions rising from Benbow Crater on 9 May. Seismic data confirmed ongoing unrest. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 0-5). The public is asked to stay outside Permanent Danger Zone A, defined as a 1-km radius around Benbow Crater and a 2-km radius around Marum Crater, and to stay 500 m away from the ground cracks created by the December 2018 eruption.

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Activity at Yasur continues at a level of “major unrest,”, with the Alert Level at 2 (on a scale of 0-5). Satellite and webcam images indicate that explosions continue, producing emissions of gas, steam, and ash. Seismic data confirm continuing volcanic activity with explosions that are occasionally strong. Ejected material from explosions can fall in and around the crater. The public is reminded to not enter the restricted area within 600 m around the boundaries of the Permanent Exclusion Zone.

Source : Vanuatu Meteorology and Geohazards Department (VMGD).

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ». .

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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L’Arctique, une région de plus en plus stratégique // The Arctic, an increasingly strategic region

Avec la fonte des glaces dans l’Arctique, les tensions s’intensifient entre les superpuissances qui se disputent la région, et la Chine est l’une des plus agressives. Bien que la Chine n’ait aucune ouverture sur l’océan Arctique, le pays est déterminé à devenir un acteur majeur dans l’Arctique. Il cherche à acquérir des biens immobiliers, à participer à des projets d’infrastructures et à établir une présence permanente dans la région. La Chine se décrit déjà comme un « État quasi-arctique », même si Harbin, sa capitale régionale la plus septentrionale, se trouve à peu près à la même latitude que Venise en Italie.
L’Arctique est en passe de devenir l’une des régions les plus convoitées au monde. Pékin fait face à une concurrence féroce de la part de la Russie, de l’Europe, de l’Inde et des États-Unis. L’Arctique couvre seulement 4 % du globe terrestre, mais les puissances mondiales y voient un monde d’opportunités nouvelles grâce aux changements environnementaux. La fonte des glaces de l’Arctique facilite l’accès aux ressources naturelles de la région, telles que les minéraux, le pétrole et le gaz. Environ 30 % du gaz naturel inexploité se trouverait dans l’Arctique. De plus, l’Arctique ouvre la voie à de nouvelles routes commerciales maritimes, réduisant considérablement les temps de trajet entre l’Asie et l’Europe.
À l’intérieur du cercle polaire arctique, à l’extrême nord de la Norvège continentale, l’ancienne ville minière de Kirkenes ressemble aujourd’hui à une ville fantôme. Elle pourrait pourtant devenir le premier port d’escale européen pour un nombre important de porte-conteneurs en provenance d’Asie, en fonction de la vitesse de fonte des glaces polaires. La Chine est bien sûr intéressée, mais les autorités norvégiennes affirment vouloir nouer des relations avec la Chine, sans pour autant en dépendre.
L’approche agressive de la Chine commence à ne pas être appréciée dans l’Arctique européen. Les récentes tentatives de Pékin d’acquérir des ports maritimes en Norvège et en Suède, ainsi qu’un aéroport au Groenland, ont été repoussées.

Pendant ce temps, la Russie contrôle la moitié du littoral arctique et attire les investisseurs chinois. Les deux pays coopèrent également militairement dans l’Arctique. Les garde-côtes chinois sont entrés dans l’Arctique pour la première fois en octobre 2024, lors de manœuvres conjointes avec les forces russes. C’est comme si Pékin et Moscou observaient l’OTAN, qui a intensifié ses exercices dans l’Arctique. Tous les pays riverains de l’Arctique sont membres de l’OTAN, à l’exception de la Russie. La Finlande et la Suède ont adhéré à l’OTAN après l’invasion de l’Ukraine. Il faut noter que la Chine tient à ne pas s’aligner trop étroitement sur la Russie. Elle souhaite éviter les sanctions occidentales et continuer à commercer avec les puissances occidentales, à l’intérieur comme à l’extérieur de l’Arctique.
De son côté, Moscou dépend fortement de ses ressources naturelles dans la région, et la Russie courtise également d’autres investisseurs dans l’Arctique, dont les États-Unis. Le pays compte également sur son Arctique pour stocker des armes stratégiques, principalement sur la péninsule de Kola, qui regorge de capacités nucléaires et abrite sa légendaire Flotte du Nord. La Norvège et ses alliés de l’OTAN sont en alerte face à la présence de sous-marins espions et d’autres navires russes dans l’Arctique.
La Norvège est un important fournisseur de gaz naturel pour l’Europe, y compris le Royaume-Uni, notamment depuis l’imposition de sanctions sur les exportations russes suite à l’invasion de l’Ukraine. Moscou modernise ses capacités militaires dans l’Arctique. La Russie dispose d’une importante flotte de sous-marins espions et nucléaires. Passant inaperçus, ils pourraient potentiellement viser des capitales européennes avec leurs missiles et menacer les États-Unis.

Situé entre la Norvège continentale et le pôle Nord, l’archipel du Svalbard est au cœur de la lutte des puissances mondiales pour les ressources de l’Arctique. Le Svalbard est régi par un traité permettant aux ressortissants de tous les pays signataires d’y travailler sans visa. La plupart des bénéficiaires travaillent dans les mines, le tourisme et la recherche scientifique. Cela peut paraître une situation harmonieuse mais depuis l’invasion de l’Ukraine, on observe une montée du nationalisme dans certaines communautés. La montée de ces rivalités nationales dans l’Arctique n’est pas sans conséquences. Les communautés autochtones de la région, dont un peu plus de la moitié vivent dans l’Arctique russe, ont souvent le sentiment que les dirigeants ne reconnaissent pas les droits des peuples qui y vivent depuis longtemps. Elles accusent les pays européens d’utiliser la crise climatique » comme prétexte pour procéder à des extractions et envahir les terres autochtones. Il n’y a pas si longtemps, on entendait parler d’exceptionnalisme arctique, où les huit pays riverains de la région – le Canada, la Russie, les États-Unis, la Finlande, la Suède, la Norvège, le Danemark et l’Islande – ainsi que les représentants de six communautés autochtones arctiques et d’autres pays observateurs, dont la Chine et le Royaume-Uni, mettaient de côté leurs divergences politiques pour œuvrer ensemble à la protection et à la gouvernance de cette région du monde. Aujourd’hui, c’est différent. Les pays agissent de plus en plus égoïstement, dans leur propre intérêt.
Source : La BBC.

Source: Wikipedia

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With the melting of the ice in the Arctic, tensions rise among superpowers to scrap for a piece of the region, and China is one of the most aggressive. Although China has no open door onto the Arctic Ocean, the country is determined to be a big Arctic player. It’s been vying to buy real estate, get involved in infrastructure projects and hopes to establish a permanent regional presence. China already describes itself as a « near-Arctic state », even though its northernmost regional capital Harbin is on roughly the same latitude as Venice, Italy.

The Arctic is fast becoming one of the most hotly-contested parts of the world. Beijing faces stiff competition from Russia, Europe, India and the US.

The Arctic encompasses 4% of the globe, but global powers see a new world of opportunities opening up in the Arctic on the back of environmental changes. The melting ice in the Arctic makes it easier to access the region’s incredible natural resources – critical minerals, oil, and gas. Around 30% of untapped natural gas is said to be found in the Arctic. What’s more, the Arctic is opening up possibilities for new maritime trade routes, drastically reducing travel time between Asia and Europe.

Inside the Arctic Circle, at the northernmost point of mainland Norway, the former mining town of Kirkenes currently rather looks like a ghost town, but one can imagine the appeal of the possibility of becoming the first European port of call for masses of container ships from Asia, depending on how fast the polar ice continues to melt. China is of course interested but Norwegian authorities say that they want a relationship with China, but don’t want to be dependent on China.

China’s aggressive approach is beginning to be rejected across the European Arctic. Recent attempts by Beijing to buy into seaports in Norway and Sweden and an airport in Greenland, for example, were rebuffed.

Meantime, Russia controls half of the Arctic shoreline and it has been hoovering up Chinese investments. The two countries cooperate militarily in the Arctic too. China’s coastguard entered the Arctic for the first time in October 2024, in a joint patrol with Russian forces. It’s as if Beijing and Moscow are looking over at NATO, which has stepped up its exercises in the Arctic.Every country bordering the Arctic is a member of NATO except Russia. Finland and Sweden joined after the full-scale invasion of Ukraine. However, China is keen not to align itself too closely with Russia. It wants to avoid Western sanctions and to continue doing business with Western powers, inside and outside the Arctic.

On its side, Moscow relies heavily on its natural resources there. And it’s courting other Arctic investors too, including the US. Russia also relies on its Arctic to store strategic weapons – mainly on its Kola peninsula, which bristles with nuclear capabilities and is home to its legendary Northern Fleet. Norway and its NATO allies are on the alert for Russian spy submarines and other vessels in the Arctic.

Norway is a major supplier of natural gas to Europe, including the UK, especially since sanctions were imposed on Russian exports following its full-scale invasion of Ukraine. Moscow has been modernising its military capabilities in the Arctic. It has a serious fleet of spy and nuclear submarines. If they pass undetected, they could potentially target missiles at capitals across Europe and also threaten the US.

Located between mainland Norway and the North Pole, the Svalbard archipelago is at the heart of the scramble between global powers for Arctic resources. Svalbard is governed by a treaty allowing people from all countries that signed it to work there visa-free. Most are employed in mines, tourism and scientific research. That may sound harmonious, but since the full-scale invasion of Ukraine there has been a noticeable flexing of nationalist muscles in some communities here. The rising mood of national rivalries in the Arctic is not without consequences. Indigenous communities in the region, just over half of whom live in the Russian Arctic, often feel that there is a failure on the part of those in power to acknowledge the rights of the peoples who have long called the region home. They accuse European countries of using the climate crisis as an excuse to extract and invade indigenous lands.

Not long ago, one used to hear talk of Arctic exceptionalism, where the eight countries bordering the Arctic – Canada, Russia, the US, Finland, Sweden, Norway, Denmark and Iceland – along with representatives of six Arctic indigenous communities and other observer countries, including China and the UK, would put aside political differences to work together to protect and govern this incredible part of the world. Today is different. Countries increasingly act in their own interests.

Source : The BBC.