L’épaisseur de la calotte glaciaire du Mont Blanc

Aussi étrange que cela puisse paraître, l’épaisseur de la calotte de glace qui encapuchonne le sommet du Mont Blanc est mal connue. C’est pour cela qu’une équipe scientifique franco-italienne s’est rendue sur le toit de l’Europe le 31 mai 2025 pour y effectuer des mesures. L’opération était annoncée depuis le début 2025 comme l’un des points clefs de l’Année internationale des Glaciers décrétée par les Nations Unies, et dont j’ai fait état sur ce blog.

Le toit de l’Europe est en fait constitué de deux sommets : l’un rocheux, culmine à 4 792 mètres. L’autre est composé d’un amas de couches de neige et de glace. Il est situé plus à l’est et résulte d’une accumulation de neige par le soufflement du vent d’ouest ; c’est lui qui fait figure de référence lorsque le grand public parle d’une altitude variant entre 4 807 et 4 810 mètres.

Ludovic Ravanel, chercheur au laboratoire Edytem, explique que depuis la dernière campagne de mesure au début des années 2000, on a réussi à évaluer qu’une calotte d’une quinzaine de mètres de neige et de glace recouvre le sommet rocheux du Mont Blanc, contre une quarantaine de mètres pour celui en neige.

Il est d’autant plus intéressant de procéder à une nouvelle campagne de mesures qu’en 25 ans, les outils technologiques à disposition des scientifiques ont largement progressé. La précision des GPS différentiels et autres drones Lidar actuels n’a plus rien à voir avec celle des décennies précédentes

Au final,, chaque équipe scientifique a apporté au sommet du Mont Blanc ses connaissances sur ses thèmes de recherche et ses outils de mesure les plus performants. Les Italiens sont venus avec des drones tandis que les Français ont manipulé les GPS.

Le but ultime de la mission était de fixer précisément la topographie de la calotte glaciaire sommitale. Cela permettra, par la suite, d’en savoir davantage sur les conséquences du réchauffement climatique global à cette altitude élevée.

Lors de l’été 2022, les scientifiques ont mesuré des températures de +10 °C au sommet du Mont Blanc, ce qui n’est pas sans effet sur les glaciers. Ludovic Ravanel explique que certains glaciers qui, auparavant, restaient toujours froids et collés à la roche, peuvent passer à 0 °C et commencer à glisser. Ce n’est pas encore le cas pour le sommet du Mont Blanc, mais il est probable que sa calotte se réchauffe tout de même.

Des sismographes et autres géoradars faisaient aussi partie de la panoplie de l’équipée scientifique franco-italienne. L’objectif était de recueillir le maximum de données afin de réaliser, en laboratoire, un modèle en trois dimensions de la coiffe de glace et de neige du Mont Blanc. D’ici la fin de l’été, une fois la modélisation achevée, on en saura beaucoup plus sur la superficie, l’épaisseur, la masse externe et interne de l’immense tête blanche du toit de l’Europe. Mais il n’aura pas encore, pour autant, livré tous ses secrets.

Après la phase de mesures et la modélisation, une troisième étape devrait permettre d’effectuer des carottages dans la croûte de neige et de glace au sommet du Mont Blanc. Cela permettra peut-être de dater et de découvrir toutes les marques qui restent inscrites dans la neige et la glace, comme les traces de pollution. Selon Ludovic Ravanel, « si l’on peut prélever sur le sommet un échantillon de la couche qui s’est formée il y a des millénaires, lors du réenglacement des Alpes, on aura probablement un échantillon de la glace la plus vieille des Alpes, et avec elle, un océan de découvertes à faire pour mieux comprendre l’évolution du climat alpin. »

Source : France 3 Auvergne-Rhône-Alpes.

Photos: C. Grandpey

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde :

L’Épisode 25 du Kilauea (Hawaï) a mis du temps à se déclencher. L’activité précurseur a débuté dans l’Halemaʻumaʻu le matin du 10 juin 2025. Des lueurs et une activité de spattering ont été observées au niveau de la bouche nord. Vers 5 h 54 (heure locale), la lave a débordé une première fois de la bouche nord avant de s ‘écouler sur le fond du cratère. De tels débordements à répétition ont eu lieu dans les jours qui ont suivi. Selon le HVO, l’Épisode 25 devait débuter le 11 ou le 12 juin, voire dès le 10 juin.

L’épisode a finalement commencé à 11h57 (heure locale) le 11 juin 2025. L’intensité des fontaines et des coulées de lave a augmenté de façon significative à partir de 12h30, avec des fontaines atteignant une centaine de mètres de hauteur.

L’Épisode 25 a pris fin vers 20h08 (heure locale) le 11 juin après environ 5 heures d’activité des bouches sud, et surtout nord, dans le cratère de l’Halema’uma’u. Les fontaines de lave émises par la bouche nord ont atteint plus de 305 m de hauteur.
Comme lors des épisodes précédents, après avoir montré une déflation, l’inclinomètre sommital a inversé la tendance avec un retour à l’inflation et une baisse d’intensité du tremor. Un nouvel épisode éruptif est probable dans quelques jours. .

Source : HVO.

Image webcam des fontaines de lave à leur maximum

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L’INGV a publié un complément d’information sur l’essaim sismique enregistré dans les Champs Phlégérens (Italie) le 5 juin 2025. L’événement a débuté à 6h39 et a pris fin à 23h38. Il a inclus 24 secousses d’une magnitude maximale M 3,2 ±0,3. Seules 11 avaient une magnitude supérieure à M 1.0 et presque toutes se sont produites dans la région de Solfatara-Pisciarelli à une profondeur comprise entre 2 et 3 km. Aucune variation significative dans les paramètres géochimiques et géodésiques n’a été détectée avant et pendant l’essaim sismique.

L’INGV souligne les efforts fourmis par l’Institut pour assurer le bon fonctionnement des instruments de mesures dans toute la région. Le but est de fournir une information toujours plus efficace aux institutions chargées des actions de protection civile et de contribuer à la protection de l’énorme patrimoine culturel du territoire napolitain.

 

Vue de la Solfatara (Photo: C. Grandpey)

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Une activité intense est observée sur le Fuego (Guatemala) ces derniers jours.
Le 4 juin 2025 a été marqué par des coulées de lave, d’épais panaches de cendres et des coulées pyroclastiques. Le style éruptif du Fuego a évolué vers une activité plus effusive.
Le 5 juin, des coulées pyroclastiques faibles à modérées ont dévalé les ravines Seca, Ceniza et Las Lajas jusqu’à 7 km de distance. Des retombées de cendres ont été signalées dans plusieurs localités. Plus tard dans la journée, des lahars ont dévalé les lits des rivières Ceniza, Zarco et Mazate, emportant des branches d’arbres, des troncs, des matériaux volcaniques et des blocs pouvant atteindre 3 m de diamètre. La CONRED a décidé d’évacuer environ 600 habitants dans les localités à risque. Dans un rapport spécial publié le 5 juin, l’INSIVUMEH a signalé que des coulées pyroclastiques ont continué de se propager jusqu’à 7 km dans plusieurs ravines. Les panaches de cendres et de gaz issus de ces coulées se sont élevés à plusieurs centaines de mètres de hauteur. Des matériaux incandescents sur le flanc sud-ouest du volcan étaient visibles sur les images de la webcam.
Du 6 au 7 juin, le réseau sismique a enregistré 4 à 6 explosions par heure. Des panaches de cendres et de gaz se sont élevés jusqu’à 1,1 km au-dessus du sommet. Certaines explosions ont généré des grondements et des ondes de choc. Des matériaux incandescents ont été éjectés à 200 m au-dessus du sommet.
Des nuages ont encapuchonné le sommet du 9 au 10 juin, mais les instruments ont détecté 2 à 8 explosions par heure. Des retombées de cendres ont continué d’être signalées dans plusieurs localités, principalement au sud-ouest du Fuego.

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Toujours au Guatemala, une activité éruptive intense se poursuit sur le complexe de dômes du Santiaguito, avec une extrusion de lave continue au niveau du dôme Caliente. Des explosions quotidiennes, jusqu’à trois par heure, génèrent des panaches de gaz et de cendres qui s’élèvent jusqu’à 1 km au-dessus du dôme. Les matériaux émis par l’extrusion déclenchent parfois de courtes coulées pyroclastiques qui atteignent la base du cône Caliente, où l’incandescence est visible. Des retombées de cendres sont signalées dans les zones sous le vent.
Source : INSIVUMEH.

Coulée pyroclastique sur le Santiaguito (Crédit photo: CONRED)

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Une anomalie thermique était observée quotidiennement sur les images satellites du Klyuchevskoy (Kamchatka) fin mai 2025. Les explosions du 28 mai 2025 ont produit des panaches de cendres qui se sont élevés à environ 1,7 km au-dessus du sommet. Ces panaches étaient visibles sur les images de la webcam. La couleur de l’alerte aérienne a été relevée à l’Orange (niveau 2 sur une échelle de quatre couleurs).

La couleur de l’alerte aérienne reste également à l’Orange pour le Karymsky et le Sheveluch.
Source : KVERT.

Cratère du Karymsky (Crédit photo: KVERT)

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L’activité se poursuit sur le Taal (Philippines), avec plusieurs dizaines de séismes volcaniques quotidiens et quelques épisodes de tremor de 1 à 10 minutes. Les émissions de gaz et de vapeur s’élèvent généralement de 900 à 1 500 m au-dessus du cratère. Des remontées de fluides chauds dans le lac sont observées périodiquement. Les émissions de SO2 s’élèvent en moyenne de 1 351 à 6 289 tonnes par jour la plupart du temps. Une éruption phréatique mineure de quatre minutes s’est produite le 29 mai 2025. Le niveau d’alerte reste à 1 (sur une échelle de 0 à 5). L’ensemble de Taal Volcano Island demeure une zone de danger permanent.

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Toujours aux Philippines, l’activité éruptive se poursuit sur le Kanlaon. Le réseau sismique continue d’enregistrer quotidiennement des séismes volcaniques. Les émissions de SO2 varient de 300 à 1 844 tonnes par jour. Les émissions de gaz et de vapeur s’élèvent généralement de 75 à 750 m au-dessus du cratère. Elles ont atteint 1,2 km le 2 juin 2025. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 0 à 5) ; le public est prié de se tenir à au moins 6 km du sommet et il est conseillé aux pilotes de ne pas voler à proximité du volcan.
Source : PHIVOLCS.

Panaches de cendres sur le Kanlaon (Crédit photo: Phivolcs)

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L’OVSICORI indique que des émissions de gaz et de vapeur sont toujours observées sur le Poás (Costa Rica). Une incandescence est toujours visible et est détectée par la webcam infrarouge au niveau de la Boca A. Une légère inflation est détectée certains jours, tandis qu’aucune tendance n’est observée d’autres jours. Le niveau d’alerte reste à 3.

Incandescence dans le cratère du Poas (Crédit photo: OVSICORI)

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about volcanic activity in the world:

Episode 25 at Kilauea (Hawaii) was slow to start. Precursor activity began at Halemaʻumaʻu Ctrater on the morning of June 10, 2025. Glow and spattering activity were observed at the north vent. At approximately 5:54 a.m. local time, lava overflowed from the north vent before flowing onto the crater floor. Repeated overflows occurred in the following days. According to HVO, Episode 25 was expected to begin on June 11 or 12, or as early as June 10.

The episode finally began at 11:57 a.m. (local time) on June 11, 2025, and the volume and vigor of lava fountains and flows increased markedly as of 12:30 p.m. Lava fountained from the north vent, reaching heights of approximately 100 meters.

Episode 25 ended at 8:08 p.m. HST on June 11, 2025, after about 8 hours of continuous fountaining in both the south, and above all the north vent in Halema’uma’u Crater. Lava fountains from the north vent reached over 305 m.

Like during the previous episodes, after showing deflation during the episode, the summit tiltmeter reversed to inflation and a decrease in seismic tremor intensity. A new eruptive episode is likemy in a few days.

Source : HVO.

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INGV has released additional information on the seismic swarm recorded in the Phlegerian Fields (Italy) on June 5, 2025. The event began at 6:39 a.m. and ended at 11:38 p.m. It included 24 tremors with a maximum magnitude of M 3.2 ± 0.3. Only 11 had a magnitude greater than M 1.0, and almost all occurred in the Solfatara-Pisciarelli area at a depth of between 2 and 3 km. No significant variations in geochemical and geodetic parameters were detected before or during the seismic swarm.
The INGV commends the Institute’s efforts to ensure the proper functioning of measuring instruments throughout the region. The aim is to provide increasingly effective information to institutions responsible for civil protection actions and to contribute to the protection of the enormous cultural heritage of the Neapolitan region.

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Elevated activity was observed at Fuego (Guatemala) during the past days.

4 June 2025 was characterized by lava fountaining, dense ash plumes, and pyroclastic flows. There was a shift in eruption style to more effusive activity.
On 5 June weak-to-moderate pyroclastic flows descended the Seca, Ceniza and Las Lajas drainages as far as 7 km. Ashfall was reported in several municipalities. Later on that day, lahars were traveling down the Ceniza, Zarco, and Mazate rivers and again carried tree branches, trunks, volcanic material, and blocks possibly as large as 3 m in diameter. CONRED decided to evacuate about 600 residents in municipalities at risk. In a special report issued on 5 June INSIVUMEH reported that pyroclastic flows continued to travel up to 7 km down multiple drainages. Ash-and-gas plumes from the flows rose several hundred meters high. Incandescent material on the SW flank was visible in webcam images.
During 6-7 June the seismic network recorded 4-6 explosions per hour. Ash-and-gas plumes rose as high as 1.1 km above the summit. Some explosions generated rumbling and shock waves. Incandescent material was ejected 200 m above the summit.

Weather clouds obscured views during 9-10 June, though the instruments detected 2-8 explosions per hour. Ashfall was still reported in several communities, mainly to the SW.

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Still in Guatemala, elevated eruptive activity continues at Santa Maria’s Santiaguito dome complex with continuing lava extrusion at Caliente dome. Daily explosions, as many as three per hour, generate gas-and-ash plumes that rise as high as 1 km above the dome The collapsed material sometimes produce short pyroclastic flows that reach the base of Caliente cone where incandescence is visible. Ashfall is reported in areas downwind.

Source : INSIVUMEH.

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A daily bright thermal anomaly at Klyuchevskoy (Kamchatka) was identified in satellite images in the last days of May 2025. Explosions on 28 May produced ash plumes that rose about 1.7 km above the summit. The ash plumes were identified in webcam images. The Aviation Color Code was raised to Orange (the second highest level on a four-color scale).

The aviation color code also remains at Orange for Karymsky and Sheveluch.

Source : KVERT.

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Activity continues at Taal (Philippines) with several tens of daily volcanic earthquakes and a few periods of tremor lasting 1-10 minutes long. Daily gas-and-steam emissions usually rise 900-1,500 m above the crater rim. Hot fluids upwelling in the lake are periodically observed. SO2 emissions average 1,351-6,289 tonnes per day on most days. A minor phreatic eruption lasting four minutes occurred on 29 May 2025. The Alert Level remains at 1 (on a scale of 0-5). The entire Taal Volcano Island remains a Permanent Danger Zone (PDZ).

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Still in the Philippines, eruptive activity continuesat Kanlaon. The seismic network keeps recording daily volcanic earthquakes. SO2 emissions range from 300 to 1,844 tonnes per day. Gas-and-steam emissions generally rise 75-750 m above the crater. They reached 1.2 km on 2 June 2025. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 0-5); the public is asked to stay at least 6 km away from the summit and pilots are warned not to fly close to the volcan

Source : PHIVOLCS.

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OVSICORI indicates that gas-and-steam emissions are still observed at Poás (Costa Rica). Incandescence continues to be visible and is detected in infrared webcam views at Boca A vent. Minor inflation is detected on some days and no clear trend is apparent on others. The alert level remains at 3.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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L’Épisode 25 de l’éruption du Kilauea (Hawaï) // Episode 25 of the Kilauea eruption (Hawaii)

L’Épisode 25 du Kilauea (Hawaï) a mis du temps à se déclencher. L’activité précurseur a débuté dans l’Halemaʻumaʻu le matin du 10 juin 2025. Des lueurs et une activité de spattering ont été observées au niveau de la bouche nord. Vers 5 h 54 (heure locale), la lave a débordé une première fois de la bouche nord avant de s’écouler sur le fond du cratère. De tels débordements à répétition ont eu lieu dans les jours qui ont suivi. Selon le HVO, l’Épisode 25 devait débuter le 11 ou le 12 juin, voire dès le 10 juin.

Image webcam d’un débordement de la bouche nord

L’épisode a finalement commencé à 11h57 (heure locale) le 11 juin 2025. L’intensité des fontaines et des coulées de lave a augmenté de façon significative à partir de 12h30, avec des fontaines qui ont d’abord atteint une centaine de mètres de hauteur.

Image webcam

L’Épisode 25 a pris fin vers 20h08 (heure locale) le 11 juin après environ 5 heures d’activité des bouches sud, et surtout nord, dans le cratère de l’Halema’uma’u. Les fontaines de lave émises par la bouche nord ont finalement atteint plus de 305 m de hauteur.

Image webcam

Comme lors des épisodes précédents, après avoir montré une déflation, l’inclinomètre sommital a inversé la tendance avec un retour à l’inflation et une baisse d’intensité du tremor. Un nouvel épisode éruptif est probable dans quelques jours. .

Source : HVO.

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Episode 25 at Kilauea (Hawaii) was slow to start. Precursor activity began at Halemaʻumaʻu Ctrater on the morning of June 10, 2025. Glow and spattering activity were observed at the north vent. At approximately 5:54 a.m. local time, lava overflowed from the north vent before flowing onto the crater floor. Repeated overflows occurred in the following days. According to HVO, Episode 25 was expected to begin on June 11 or 12, or as early as June 10.

The episode finally began at 11:57 a.m. (local time) on June 11, 2025, and the volume and vigor of lava fountains and flows increased markedly as of 12:30 p.m. Lava fountained from the north vent, reaching heights of approximately 100 meters.

Episode 25 ended at 8:08 p.m. HST on June 11, 2025, after about 8 hours of continuous fountaining in both the south, and above all the north vent in Halema’uma’u Crater. Lava fountains from the north vent reached over 305 m.

Like during the previous episodes, after showing deflation during the episode, the summit tiltmeter reversed to inflation and a decrease in seismic tremor intensity. A new eruptive episode is likemy in a few days.

Source : HVO.

Et si on parlait des navires de croisière ? // What about cruise ships ?

Les navires de croisière – que j’appelle affectueusement des promène-couillons – sont de grands navires conçus pour transporter des passagers dans le confort et le luxe à travers les mers et les océans. Dotés de nombreux équipements, tels que des restaurants, des piscines, des théâtres et autres options de divertissement, ils sont souvent comparés à des villes flottantes en raison de leur taille et de leur capacité. Par exemple, l’Icon of the Seas, le plus grand navire de croisière actuellement, peut accueillir plus de 9 000 passagers et membres d’équipage. Le navire, effectuant un maximum de 15 croisières par an, rejette environ 2,85 millions de tonnes de CO2 par an, soit l’équivalent des émissions d’environ 619 565 véhicules de tourisme. De plus, les navires de croisière et autres moyens de transport maritimes, tels que les cargos, les pétroliers, les pétroliers et les ferries, représentent environ 3 % des émissions de gaz à effet de serre annuelles. En moyenne, un navire de croisière émet 250 g de CO2 par passager-kilomètre parcouru, ce qui représente une intensité carbone bien supérieure à celle d’un vol court-courrier. Les émissions de méthane causées par des fuites lors de la combustion des moteurs bicarburants sous pression constituent un sujet de préoccupation pour les navires de croisière comme l’Icon of the Seas. Les navires de croisière ont également été critiqués pour leurs effets nocifs sur l’océan, notamment le déversement d’eaux usées, les émissions de polluants atmosphériques et de gaz à effet de serre, et l’utilisation de fioul lourd. À titre de comparaison, un navire de croisière de taille moyenne peut émettre autant de particules fines qu’un million de voitures.

Le site web Green Match décrit les différents polluants émis par les navires de croisière. Ainsi, les oxydes de soufre (SOx) contribuent à la pollution atmosphérique et aux pluies acides. Les navires de croisière sont responsables de 15 % des particules d’oxyde d’azote (NOx) émises par les véhicules de tourisme en Europe. À Marseille, où 57 navires de croisière ont accosté en 2017, leurs émissions de NOx étaient presque équivalentes à celles produites par un quart des 340 000 voitures particulières de la ville. En termes absolus, des pays comme l’Espagne, l’Italie, la Grèce, la France et la Norvège sont les plus exposés à la pollution atmosphérique par les SOx provenant des navires de croisière, en raison de leur statut de destinations touristiques majeures et de normes moins strictes en matière de carburant marin contenant du soufre.

Comme indiqué plus haut, les navires de croisière les plus grands et les plus performants émettent environ 250 grammes de CO2 par passager et par kilomètre, un chiffre considérablement plus élevé que l’intensité carbone du transport aérien, qui varie de 10 à 130 grammes de CO2 par passager et par kilomètre. Au final, une personne à bord d’un navire de croisière émet autant de CO2 qu’une personne voyageant en avion et séjournant à l’hôtel. Une personne à bord d’un navire de croisière émet 421,43 kilogrammes de CO2 par jour.

Les navires de croisière sont responsables d’une quantité très importante d’émissions de carbone noir (NC), un composant de la suie qui peut aggraver le réchauffement climatique, en particulier dans l’Arctique.

L’industrie des croisières a connu une croissance substantielle de la taille des navires, les plus importants dépassant désormais les 200 000 tonnes brutes (TB). Le plus grand navire de croisière au monde, en 2025, est l‘Icon of the Seas, exploité par Royal Caribbean International. L’empreinte carbone d’un navire de croisière aussi imposant est significative. Une personne qui effectue une croisière de cinq jours sur un navire de croisière, même le plus performant, sera responsable de la production d’environ 500 kg de CO2. Cela représente environ deux fois les émissions totales de gaz à effet de serre d’un vol en avion. Les émissions de carbone de ces navires constituent une préoccupation environnementale majeure : les navires de croisière les plus grands et les plus performants émettent environ 250 g de CO2 par passager-kilomètre.

Les escales de ces géants des mers sont, elles aussi, problématiques. Dans chaque port, les navires de croisière ont une incidence considérable sur l’environnement. Leur impact sur les ports les plus fréquentés au monde est une préoccupation croissante, notamment en ce qui concerne la pollution de l’air et de l’eau. Selon Statista, Barcelone était le port de croisière le plus pollué au soufre d’Europe en 2022. Les navires de croisière émettent 18 277 kilogrammes de dioxyde de soufre (SOx). La région méditerranéenne est la plus touchée par la pollution des navires de croisière, et l’Italie devance l’Espagne comme pays européen le plus pollué par les navires de croisière. Venise a connu une amélioration significative après l’interdiction des grands navires de croisière, entraînant une baisse de 80 % des émissions de SOx.

En ce qui concerne l’avenir des navires de croisière, l’Icon of the Seas est sur le point de marquer une étape importante de leur histoire. Ce navire va probablement initier des changements au sein de l’industrie et la propulser vers un avenir durable. Il démontre que taille et luxe peuvent coexister avec responsabilité. Il démontre qu’il est possible d’intégrer la durabilité dans la conception et l’exploitation. Il est crucial que tous les acteurs du secteur, y compris les constructeurs navals, les décideurs politiques et les consommateurs, s’engagent dans des discussions sur la durabilité des navires de croisière. Le but est, bien sûr, de protéger nos océans pour les générations futures.
Source : Green Match.


Vue de l’Icon of the Seas (Crédit photo : Wikipedia)

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Cruise ships are large vessels designed to carry passengers in comfort and luxury across the seas and oceans. With many amenities, such as restaurants, swimming pools, theatres, and other entertainment options, they are often likened to floating cities because of their size and capacity. For example, the Icon of the Seas can accommodate over 9,000 passengers and crew members. The ship, operating at a maximum of 15 cruises per year, releases approximately 2.85 million metric tons of CO2 annually. This is equivalent to the emissions of about 619,565 average passenger vehicles. Furthermore, on average, cruise ships and other maritime vessels, such as cargo ships, tankers, oil tankers, and ferries, account for about 3% of greenhouse gas emissions yearly. On average, a cruise ship emits 250g of CO2 per passenger kilometre travelled, which is much more carbon intensity than a short-haul flight.

One area of concern for cruise ships like the Icon of the Seas is methane emissions caused by a leakage during combustion from pressure dual-fuel engines. Cruise ships have also been criticised for their harmful effects on the ocean, including the dumping of sewage and wastewater, emissions of air pollutants and greenhouse gases, and the use of heavy fuel oil. To put this into perspective, a medium-sized cruise ship can emit as much particulate matter as one million cars.

The website Green Match enumerates the different pollutants emitted by cruise ships. Sulfur Oxides (Sox) contribute to air pollution and acid rain. Cruise ships accounted for 15% of the nitrogen oxide (Nox) particles emitted by Europe’s passenger vehicles. In Marseille, where 57 cruise ships docked in 2017, their NOx emissions were nearly equivalent to those produced by a quarter of the city’s 340,000 passenger cars. In absolute terms, countries like Spain, Italy, Greece, France, and Norway are the most exposed to SOx air pollution from cruise ships due to their status as major tourist destinations and less stringent marine sulphur fuel standards.

The largest and most efficient cruise ships emit around 250 grams of CO2 per passenger per kilometre, considerably higher than the carbon intensity of air travel, which ranges from 10 to 130 grams of CO2 per passenger per kilometre. Surprisingly, an individual on a cruise ship emits as much CO2 as someone who travels by plane and stays in a hotel. One person aboard a cruise ship emits 421.43 kilograms of CO2 daily.

Cruise ships account for a disproportionate amount of black carbon (BC) emissions, a component of soot that can exacerbate global warming, particularly in the Arctic region.

The cruise industry has seen substantial growth in ship sizes, with the most significant ships now exceeding 200,000 gross tons (GT). The largest cruise ship in the world, as of 2025, is the Icon of the Seas, operated by Royal Caribbean International. The carbon footprint of such a large cruise ship is significant. A person who takes a five-day cruise on a cruise ship, even the most efficient one, will be responsible for generating about 500 kg of CO2. This is about twice the total greenhouse gas emissions of an aeroplane flight. The carbon emissions of these ships are a critical environmental concern, with the largest and most efficient cruise ships emitting about 250 gCO2 per passenger kilometre.

While offering an escape to the sea’s tranquillity and diverse cultural experiences at each port, cruise ships cast a long shadow on the environment. Their impact on the world’s most visited cruise ports is a growing concern, especially regarding air and water pollution. According to Statista, Barcelona was Europe’s most sulfur-polluted cruise port in 2022, with cruise ships emitting 18,277 kilograms of sulfur dioxide (SOx). The Mediterranean region bears the brunt of cruise ship pollution, with Italy surpassing Spain as Europe’s most cruise ship-polluted country.

Venice significantly improved after banning large cruise ships, resulting in an 80% fall in SOx emissions.

As far as the future of cruise ships is concerned, the Icon of the Seas, the largest cruise ship in the world is on the verge of marking a milestone in history. This ship has the potential to initiate changes within the industry, driving it towards a sustainable future. It demonstrates that size and luxury can coexist with responsibility. The ship indicates that incorporating sustainability into design and operation is feasible. It is crucial for all industry stakeholders, including shipbuilders, policymakers, and consumers, to engage in discussions about cruise ship sustainability.The aim is the adoption of practices to protect our oceans for future generations.

Source : Green Match.

https://www.greenmatch.co.uk/