Inconscience et déni climatique // Climate unconsciousness and denial

Soit parce qu’ils pratiquent la politique de l’autruche et refusent de voir la réalité, soit parce qu’ils ne sont pas conscients du danger imminent, beaucoup de gens préfèrent ignorer les conséquences du réchauffement climatique et ce qui est susceptible de se produire dans les années à venir.
Un article de la presse américaine prend l’exemple de Galveston (54 000 habitants) au Texas, une station balnéaire et un port au large de la côte sud-est de cet État, construits sur l’île de Galveston et l’île Pelican.
Galveston défie les éléments depuis sa création, et affronte les caprices des marées dans le Golfe du Mexique pour construire un ensemble urbain sur l’eau. Aujourd’hui, une série de catastrophes naturelles liées au climat met la ville à l’épreuve comme jamais auparavant.
Pour les habitants de Galveston, la vie est devenue une course contre la montre et les marées. Au cours des dernières décennies, la ville s’est lancée dans plusieurs projets financés par le gouvernement fédéral, à hauteur de plusieurs millions de dollars, pour construire un mur de protection contre la mer, renforcer les dunes de sable et même surélever des quartiers entiers. Aujourd’hui, les scientifiques préviennent que les menaces liées à la hausse des températures dans le monde dépasseront la capacité de la ville à se fortifier. Le problème, c’est que peu de gens prennent cette mise en garde au sérieux.
À Galveston, d’importants projets de développement en bord de mer sont en cours dans une zone qui a connu à plusieurs reprises l’érosion, les inondations et la montée du niveau de la mer à un rythme plus rapide que dans le reste du pays. L’attitude optimiste des promoteurs, à la limite du déni, est particulièrement inquiétante. Un climatologue a déclaré : « Je pense que les gens n’ont pas conscience de ce qui va leur tomber dessus. Personne n’a encore connu ça. »
L’accélération rapide des événements météorologiques extrêmes tels que les ouragans plus puissants, l’augmentation des précipitations et des risques d’inondation, est directement liée à la hausse des températures de la planète.

Ces événements ne devraient pas ralentir de sitôt. D’un côté, ils mettent en danger des villes comme Galveston qui attirent de nombreux touristes, souvent encore moins conscients de la menace. D’un autre côté, ils font grimper les coûts d’assurance et nécessitent des sommes colossales d’argent public chaque année pour reconstruire et renforcer les côtes vulnérables. Cette situation n’est pas propre au Texas. Les villes côtières du Maine, de Floride, de Californie et de nombreux autres États sont aux prises avec le difficile équilibre entre investir dans la résilience et déménager.
Pour préserver les maisons, l’économie et les habitants, les autorités de Galveston n’ont d’autre choix que de renforcer la côte. Si une grande partie de ce travail, comme la reconstruction des plages et des dunes de sable après les tempêtes, est réactive, d’autres solutions font preuve de proactivité. Par exemple, la ville prévoit d’installer des pompes à eau dans des quartiers bas pour minimiser les inondations et éviter de surélever l’ensemble du quartier, ce qui serait beaucoup plus coûteux. D’autres solutions consistent à expérimenter des matériaux de construction conçus pour résister aux conditions météorologiques extrêmes, comme des maisons flottantes et des toits absorbants qui peuvent capter l’excès d’eau de pluie.

Au train où vont les choses, avec la hausse des températures et du niveau de la mer, ces mesures risquent de s’avérer insuffisantes à l’avenir et la relocalisation apparaîtra alors comme la seule solution.
Source : Yahoo Actualités.

Par sa position insulaire, Galveston est très exposée à la hausse du niveau de l’océan (Source : TSHA)

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Either because they practice the ostrich policy and refuse to see reality, or because they are not conscious of the impending danger, many people prefer to ignore the consequences of global warming and what is likely to happen in the coming years.

An article in the U.S. press takes the example of Galveston (pop. 54,000) a coastal resort city and port off the Southeast Texas coast on Galveston Island and Pelican Island in the U.S. state of Texas.

Galveston has defied the elements since its inception, facing whims of the Gulf of Mexico’s tides to build a community on the water. Today, an influx of climate-related natural disasters will test the city like never before.

For Galveston residents, the notion of racing against time – and tides – is merely a fact of life. Over the past several decades, the city has embarked on several multimillion-dollar federally funded projects to construct a sea barrier wall, reinforce sand dunes, and even raise the ground floor of entire neighborhoods. But now, scientists and officials are warning that the threats fueled by rising global temperatures will outpace the city’s ability to fortify itself. Yet it seems few people take these warnings seriously.

In fact, in Galveston, there are major proposed beachside developments moving forward in an area that has repeatedly seen erosion, flooding, and sea level rise at a rate that outpaces the rest of the country. The developers’ attitude of optimism bordering on denial has many concerned. A climate scientistsaid : « I don’t think people really understand what’s coming. It’s nothing anybody has ever experienced. »

The rapid acceleration of these weather events, from stronger hurricanes to increased precipitation and flood risk, is directly tied to the planet’s rising temperatures. And these events are not expected to slow down anytime soon.

Not only do these events endanger communities like Galveston, which draw in many tourists who may be even more unaware of the threat, they also drive up insurance costs and require millions of dollars in taxpayer money each year to rebuild and refortify their vulnerable coastlines. This is not unique to Texas. Coastal communities in Maine, Florida, California, and many other states are grappling with the difficult balance of investing in resilience versus relocating.

To preserve their barrier island’s homes, economies, and communities, authorities in Galveston have no choice but to defend the coast. While much of this work, like rebuilding beaches and sand dunes after storms, is reactive, others are looking for ways to be proactive, too. For example, the city plans to install water pumps in certain low-lying neighborhoods to minimize flooding and avoid raising the entire neighborhood, which would be much more expensive. Other groups are experimenting with more resilient building materials designed to withstand extreme weather, such as floating homes and absorbent rooftops that can help capture excess rainwater.

As things are going, with rising temperatures and rising sea level, these measures might prove insufficient in the future ansd relocation will come as the only solution.

Source : Yahoo News.

Glaciers et prévision volcanique // Glaciers and volcanic prediction

Voici une information qui justifie le titre de mon blog et le lien entre Volcans et Glaciers. Une nouvelle étude menée par des scientifiques des universités d’Aberdeen, Birmingham et Manchester, publiée dans Communications Earth & Environment, montre que les glaciers proches de volcans actifs avancent plus vite que les autres. Cette constatation montre que l’on pourrait prévoir certaines éruptions volcaniques en fonction de la vitesse des glaciers.
Les auteurs de l’étude affirment que les glaciers pourraient fournir « des informations utiles aux autorités locales pour planifier l’évacuation éventuelle d’une ville voisine, ou imposer une zone d’exclusion aérienne, sans dépendre de décisions prises à la dernière minute ».
Pour leur étude, les chercheurs ont analysé des données satellitaires sur la vitesse de près de 180 000 glaciers dans le monde. Parmi eux figurent des glaciers associés à certains des volcans les plus emblématiques et parfois les plus dangereux au monde, comme le mont Rainier et Glacier Peak dans l’État de Washington, le Redoubt et le Veniaminof en Alaska, et l’Eyjafjallajokull en Islande. En prenant en compte le climat local, l’épaisseur de la glace et la pente des montagnes, les chercheurs ont découvert que les glaciers situés à moins de 5 kilomètres d’un volcan actif avancent 46 % plus vite, en moyenne, que les autres glaciers.

Mont Rainier (Photo: C. Grandpey)

Les auteurs de l’étude pensent que la chaleur sous les volcans actifs fait fondre la partie inférieure des glaciers situés à proximité. Cette accélération de la fonte réduit le frottement entre le glacier et la roche sous-jacente, et ces glaciers avancent donc plus rapidement. À la lumière de leurs découvertes, les chercheurs préviennent que l’activité volcanique en Antarctique pourrait déstabiliser encore davantage l’immense calotte glaciaire de l’Antarctique occidental, déjà soumise aux effets du réchauffement climatique
Ces découvertes par les universitaires britanniques pourraient permettre aux volcanologues de développer un nouveau système d’alerte précoce pour les éruptions sur des sites tels que Eyjafjallajokull en observant et en analysant les changements de vitesse des glaciers. Elles pourraient révéler une augmentation de l’activité volcanique plusieurs mois avant une éruption.

Éruption de l’Eyjafjoll en 2010 (Crédit photo: Wikipedia)

L’un des auteurs de l’étude a déclaré : « Notre travail a des implications significatives en matière de prévention des risques volcaniques. Les volcans recouverts de glace sont parmi les plus dangereux au monde car l’eau de fonte des glaciers libérée lors des éruptions peut déclencher des inondations soudaines et des coulées de débris capables de submerger rapidement les zones habitées voisines. […] La couverture de glace limite également l’utilisation des techniques permettant de surveiller l’activité volcanique. Des études récentes ont montré que la taille, la forme et l’altitude des glaciers peuvent influer sur l’activité volcanique, mais la relation entre le volcanisme et la vitesse de progression des glaciers reste inconnue. Nos résultats montrent que les observations par satellite de la vitesse des glaciers pourraient constituer une aide précieuse pour la surveillance de l’activité volcanique et la prévision des éruptions. »
Source : Médias d’information internationaux.

Volcan Redoubt en Alaska (Photo: C. Grandpey)

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Here is a piece of information that justifies the title of my weblog and the link between volcanoes and glaciers. New research by scientists at University of Aberdeen, University of Birmingham and Manchester Metropolitan University, published in Communications Earth & Environment, shows that glaciers near active volcanoes flow faster than other glaciers. The findings suggest it would be possible to predict volcanic eruptions by tracking the speed of glaciers.

The authors of the study say that glaciers could provide “much needed forewarning to local authorities to plan the possible evacuation of a nearby city, or impose a no-fly zone, without relying on last-minute decisions.”

For the study, researchers analyzed satellite data on the speed of close to 180,000 glaciers worldwide. Those in the study include those associated with some of the most iconic volcanoes in the world, such as Mt Rainier and Glacier Peak in Washington, Mt Redoubt and Mt Veniaminof in Alaska, and Eyjafjallajokull in Iceland. Controlling for the local climate, the thickness of ice, and the slope of mountains, they found that glaciers that lie within 5 kilometers of an active volcano flow 46 percent faster, on average, than other glaciers.

The authors of the study believe that underground heat from active volcanoes is melting the undersides of nearby glaciers. The enhanced melt reduces friction between the glacier and the underlying rock, causing those glaciers to flow more quickly. In light of their findings, authors warn that volcanic activity in Antarctica could further destabilize the massive West Antarctic Ice Sheet.

The findings could enable volcanologists to develop a new early warning system for potential eruptions at sites such as Eyjafjallajokull by tracking changes in glacier velocities that could reveal increases in volcanic activity several months ahead of an eruption.

One of the authors of the study said : « Our research has notable implications for the mitigation of volcanic hazards. Ice-covered volcanoes are among the most dangerous globally because glacial meltwater released during eruptions can trigger outburst floods and debris flows capable of rapidly submerging nearby settlements. […] Ice cover also limits the use of established techniques for monitoring volcanic activity. Recent studies have shown that the size, shape and elevation of glaciers can respond to volcanic activity, but the relationship between volcanism and glacier flow remained unknown. Our results suggest that satellite observations of glacier velocity could be a valuable new technique for monitoring volcanic activity and predicting eruptions. »

Source : International news media.

Essaim sismique sur le Teide (Tenerife / Îles Canaries) // Earthquake swarm at Teide (Tenerife / Canary Islands)

On peut lire sur le site de la Smithsonian Institution que dans les îles Canaries, le paysage volcanique de Tenerife est un complexe de stratovolcans superposés, dont l’âge va du Miocène au Quaternaire. Le Teide est l’un de ces stratovolcans de Tenerife qui est la plus grande île de l’archipel.
Le massif de la Cordillera Dorsal, orienté vers le NE, relie d’anciennes régions volcaniques au volcan Las Cañadas, formant ainsi le plus grand complexe volcanique des îles Canaries.

La caldeira de Las Cañadas, mesure 10 x 17 km et est en partie occupée par le Teide. On pense que son origine est due à un effondrement suite à des éruptions explosives, ou bien à un important glissement de terrain, comme ceux qui ont formé les vallées de La Orotava et de Guimar, ou bien à une combinaison de ces processus.
L’activité volcanique la plus récente a débuté à la fin du Pléistocène et a conduit à la formation du Pico Viejo et du Teide. Avec un sommet culminant à 3.715 m d’altitude, le Teide est le point le plus haut de toute l’Espagne mais aussi le plus haut volcan d’Europe. Il n’a plus connu de véritable activité volcanique depuis 1909. Au total, le Teide est entré 13 fois en éruption lors des 2.000 dernières années. Celle de 1798 avait duré du 9 juin au 8 septembre. C’est la plus longue éruption connue du volcan de Tenerife.

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Un essaim sismique a été enregistré sur le Teide entre 04h00 et 07h20 UTC le 14 novembre 2024. Il s’est produit dans la région de Las Cañadas del Teide, au sud-ouest du Pico Viejo. Les instruments ont détecté 500 micro-séismes de magnitude inférieure à M 1,1.
Les 10 premiers événements mineurs ont été suivis de signaux longue période (LP) caractérisés par des phases sismiques mal définies et un contenu à haute fréquence. Ensuite, on a enregistré une séquence prolongée de centaines de petits événements à intervalles presque réguliers. Il convient de noter que cette activité sismique s’est produite dans une zone où des événements semblables ont été enregistrés ces dernières années, notamment en octobre 2016, juin 2019 et juin-juillet 2022.
Source : Actualidad Volcánica de Canarias (AVCAN), Involcan.

Teide et Pico Viejo (Photos: C. Grandpey)

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One can read on the Smithsonian Institution’s website that in the Canary Islands Tenerife’s volcanic landscape is a complex of overlapping stratovolcanoes, ranging from Miocene to Quaternary in age. The Teide volcano is located in Tenerife which is the largest island of the archipelago.

The island’s NE-trending Cordillera Dorsal massif connects the older volcanic regions with the Las Cañadas volcano, forming the largest volcanic complex in the Canary Islands.

The Las Cañadas caldera, measuring 10 x 17 km, is partially filled by the Teide stratovolcano. Its origin has been attributed to either a collapse following explosive eruptions, a massive landslide similar to the earlier formations of La Orotava and Guimar valleys, or a combination of these processes.

The most recent volcanic activity began in the late Pleistocene and led to the formation of the Pico Viejo and Teide volcanic edifices. With a peak 3,715 m above sea level, Teide is the highest point in all of Spain and also the highest volcano in Europe. It has not experienced any real volcanic activity since 1909. In total, Teide erupted 13 times in the last 2,000 years. The one in 1798 lasted from June 9th to September 8th. It is the longest known eruption of the volcano in Tenerife.

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An earthquake swarm was recorded at Teide volcano between 04:00 and 07:20 UTC on November 14th 2024. It occurred in the Las Cañadas del Teide area, southwest of Pico Viejo, and consisted of 500 microearthquakes with magnitudes below M 1.1.

The initial 10 small earthquakes were followed by long-period (LP) signals characterized by undefined seismic phases and high-frequency content. Next, a prolonged sequence of hundreds of small events occurred at nearly regular intervals. It should be noted that this seismic activity occurred in an area where similar events have been recorded in recent years, especially in October 2016, June 2019, and June – July 2022.

Source : Actualidad Volcánica de Canarias (AVCAN), Involcan.

L’ADN rétablit des vérités sur Pompéi (Italie) // DNA restores truths about Pompeii (Italy)

Lorsque le Vésuve est entré en éruption en 79 après J.-C., la plupart des habitants de Pompéi ont péri. Les cendres et la pierre ponce ont recouvert la cité romaine et ses habitants, préservant des scènes de la vie quotidienne comme dans une capsule temporelle.
Les premières fouilles ont commencé en 1748, mais ce n’est qu’en 1863 que l’archéologue Giuseppe Fiorelli a mis au point une méthode permettant de réaliser des moulages en plâtre de certaines des victimes de Pompéi. Les tissus mous des corps enfermés dans la cendre s’étaient décomposés au fil du temps ; alors Fiorelli a versé du plâtre liquide dans certains contours laissés par les corps et a ainsi pu préserver les formes de 104 personnes.

Moulages dans le Jardin des Fugitifs (Photo : C. Grandpey)

L’imagination a ensuite fait son œuvre et on a essayé de comprendre ce que faisaient les habitants en fonction du positionnement de certains corps, par exemple un adulte portant un bracelet qui tenait un enfant ; on a supposé qu’il s’agissait de la mère de l’enfant. De même, on a pensé qu’il s’agissait de sœurs lors de la découverte d’un groupe de corps.
Aujourd’hui, grâce à des techniques modernes, des chercheurs des universités d’Harvard (États-Unis) et Florence ‘Italie) ont pu récupérer des fragments d’os dans le plâtre et en ont séquencé l’ADN. C’est ainsi qu’ils ont découvert qu’aucune de ces hypothèses n’était vraie. Les résultats des travaux, publiés début novembre dans la revue Current Biology, remettent en question les hypothèses admises jusqu’à présent sur le genre et la famille.
En 2015, le Parc archéologique de Pompéi a commencé à travailler sur 86 des 104 moulages réalisés à l’origine par Fiorelli. Des radiographies et des tomodensitogrammes ont montré qu’aucun des moulages ne contenait de squelette complet, mais que subsistaient des fragments d’os dans bon nombre d’entre eux.
Le Parc archéologique a invité les auteurs de l’étude publiée dans Current Biology à rechercher les fragments d’os et les dents encore accessibles dans les moulages. Les scientifiques du Parc et les auteurs de l’étude travaillent aujourd’hui sur un projet plus vaste visant à mieux comprendre la diversité génétique présente à Pompéi pendant l’Empire romain.
Certains os qui avaient été mélangés directement au plâtre des moulages sont extrêmement fragiles. Toutefois, l’équipe scientifique a pu extraire et analyser l’ADN de plusieurs fragments retrouvés dans différents sites, notamment la Maison du Bracelet d’Or, la Maison du Cryptoportique et la Villa des Mystères.

La Maison du Bracelet d’Or, une structure en terrasse décorée de fresques colorées, doit son nom à un adulte portant un bracelet, avec un enfant à califourchon sur ses genoux. À côté d’eux se trouvait un autre adulte, présumé être le père de l’enfant. Tous trois ont été retrouvés au pied d’un escalier qui menait à un jardin, tandis qu’un deuxième enfant a été découvert à quelques mètres de là, peut-être séparé des autres alors qu’ils tentaient de s’échapper vers le jardin.
On pense que les deux adultes et l’un des enfants ont été tués lorsque l’escalier s’est effondré alors qu’ils tentaient de fuir, vraisemblablement vers le port voisin.
Jusqu’à présent, les chercheurs pensaient que la personne portant le bracelet était la mère de l’enfant, mais l’analyse génétique a révélé qu’il s’agissait d’un homme adulte et d’un enfant sans lien de parenté. L’homme adulte avait probablement les cheveux noirs et la peau foncée.

Crédit photo : Parc archéologique

La Maison du Cryptoportique doit son nom au passage souterrain de la maison, dont les ouvertures couraient sur trois côtés du jardin de la propriété. Les murs de la maison étaient décorés de scènes inspirées de « L’Iliade » d’Homère. Bien que neuf personnes aient été retrouvées dans le jardin devant la maison, des moulages n’ont pu être réalisés que pour quatre d’entre elles. Deux corps semblaient s’embrasser, ce qui avait conduit les archéologues à émettre l’hypothèse qu’il s’agissait de deux sœurs, d’une mère et de sa fille, ou d’amantes.
La dernière analyse montre qu’un individu avait entre 14 et 19 ans au moment du décès, tandis que l’autre était un jeune adulte. Bien qu’il n’ait pas été possible de définir le sexe de l’un d’eux, l’autre a été génétiquement classé comme étant de sexe masculin.

 

Crédit photo : Parc archéologique

La Villa des Mystères doit son nom à une série de fresques datant du premier siècle avant J.-C. Elles représentent un rituel dédié à Bacchus, le dieu du vin, de la fertilité et de l’extase religieuse. La villa comprenait son propre pressoir à vin, ce qui était fréquent chez les familles riches de l’époque.
Plusieurs personnes ont été retrouvées dans la maison, et il est évident qu’elles sont mortes à différents moments de l’éruption. Les corps de deux adultes, probablement des femmes, et d’un enfant ont été découverts là où ils sont tombés au rez-de-chaussée de la maison, tandis que six autres restes ont été trouvés dans des dépôts de cendres superposés dans la même maison, ce qui laisse supposer qu’ils ont survécu à la première vague de l’éruption, avant de mourir plus tard.
Une personne a été retrouvée seule dans une pièce avec un fouet et cinq pièces de bronze. Elle portait une bague en fer où était gravée une figurine féminine. À proximité se trouvait un homme mince et mesurant environ 1,85 mètre.D’après les traces de ses vêtements, on a la confirmation qu’il était probablement le gardien de la villa avec un grand sens du devoir. En effet, il est resté à son poste jusqu’à la fin.

 

Photo : C. Grandpey

Les données génétiques recueillies ont aussi révélé que Pompéi était une ville cosmopolite peuplée de personnes d’origines diverses. Beaucoup d’entre elles, comme les 14 individus analysés dans l’étude, descendaient de migrants arrivés récemment de l’est de la Méditerranée, ce qui reflète des schémas plus larges de mobilité et d’échanges culturels dans l’Empire romain.
À l’époque, l’Empire romain s’étendait de la Grande-Bretagne à l’Afrique du Nord et au Moyen-Orient, et Pompéi était située à côté de l’un des ports les plus fréquentés du monde antique, où les navires arrivaient régulièrement d’Alexandrie en Égypte. En outre, cette partie du sud de l’Italie avait une histoire de connexions internationales encore plus longue. En effet, les premières colonies grecques dans la baie de Naples remontent à plus de 800 ans avant l’éruption du Vésuve. Il est donc logique que l’origine et l’apparence de la population reflètent cette histoire cosmopolite.
Source : CNN via Yahoo News, Géo, Futura Science.

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When Mount Vesuvius erupted in AD 79, it killed most of the city’s population. Ash and pumice covered Pompeii and its residents, preserving scenes of the victims of the city’s destruction like a time capsule.

Excavations first began to unearth the forgotten city in 1748, but it wasn’t until 1863 that archaeologist Giuseppe Fiorelli developed a method to make plaster casts of some of the Pompeii victims. The soft tissue of the bodies encased in ash had decomposed over time, so Fiorelli poured liquid chalk into some of the outlines left behind by the bodies to preserve the shapes of 104 people.

Narratives formed based on the positioning of some of the remains, including those of an adult wearing a bracelet who was holding a child and thought to be the child’s mother. Similarly, a group of bodies found together were suspected of being sisters.

Today, using modern techniques to restore some of the casts, researchers from the universities of Harvard (USA) and Florence (Italy) retrieved bone fragments from within the plaster and sequenced DNA from them, discovering that none of those assumptions were true. The discoveries, published early November in the journal Current Biology, challenge traditional gender and familial assumptions.

In 2015, the Archaeological Park of Pompeii began efforts to restore 86 of the 104 casts originally made by Fiorelli. X-rays and CT scans showed that while none of the casts contained complete skeletons, bone fragments were within many of them.

The Archaeological Park of Pompeii invited the study team to research the bone fragments and teeth that were accessible due to earlier damage to the casts. Together, park scientists and the study authors are working on a larger project to better understand the genetic diversity present in Pompeii during the Roman Empire.

Some bones were mixed directly in with plaster used in the casts and incredibly fragile, but the team was able to extract and analyze DNA from multiple fragments. The remains studied had been found at different sites including the House of the Golden Bracelet, the House of the Cryptoporticus and the Villa of the Mysteries.

The House of the Golden Bracelet, a terraced structure decorated with colorful frescoes, was named for an adult found wearing the item and with a child astride on their hip. Next to them was another adult, presumed to be the child’s father. All three were found at the foot of a staircase that led out to a garden, while a second child was discovered a few meters away, possibly separated from the rest as they tried to escape to the garden.

It is believed the two adults and one of the children were killed when the staircase collapsed as they tried to flee, presumably to the nearby port.

Traditionally, researchers assumed the bracelet-wearing person to be the child’s mother. But the genetic analysis revealed the pair to be an unrelated adult male and child. The adult male likely had black hair and dark skin.

The House of the Cryptoporticus was named for the home’s underground passageway with openings that ran along three sides of the property’s garden. The home’s walls were decorated with scenes inspired by Homer’s “The Iliad.” While nine people were found in the garden in front of the home, casts could only be made for four of them. Two bodies appeared to be embracing, leading archaeologists to hypothesize that they were two sisters, a mother and daughter, or lovers.

The new analysis showed that one individual was 14 to 19 years old at the time of death, while the other was a young adult. While sex estimation wasn’t possible for one of them, the other was genetically classified as a male.

The Villa of the Mysteries gets its name from a series of frescoes, dating back to the first century BC, that depict a ritual dedicated to Bacchus, the god of wine, fertility and religious ecstasy. The villa included its own winepress, common for wealthy families at the time.

Multiple people were found in the house, and it was clear they died during different points of the eruption. The bodies of two adults, thought to be women, and a child were discovered where they fell on the home’s lower floor, while six more sets of remains ended up in overlaying ash deposits in the same home, suggesting they survived the first wave of the eruption, only to die later.

One person was found alone in a room with a whip and five bronze coins and wore an engraved iron ring bearing a female figurine. The man was thin and about 1.85 meters tall, and based on the traces of his clothes, he was likely the villa’s custodian who remained at his post until the end.

The genetic data collected during the research revealed that Pompeii was a cosmopolitan city full of people with diverse backgrounds. Many descended from recent immigrants to Pompeii from the eastern Mediterranean, which reflects broader patterns of mobility and cultural exchange in the Roman Empire.

At the time, the Roman Empire extended from Britain to North Africa and the Middle East, while Pompeii was located next to one of the ancient world’s busiest ports, where ships regularly arrived from Alexandria in Egypt. Besides, this part of southern Italy had an even longer history of international connections. Indeed, the first Greek settlements in the Bay of Naples go back more than 800 years before the eruption of Mount Vesuvius. So it makes sense that the background and appearance of the population would have reflected this cosmopolitan history.

Source : CNN via Yahoo News, Géo, Futura Science.