Eruptions du Raikoke (Russie) et du Popocatepetl (Mexique)

Raikoke (Mer d’Okhotsk, îles Kouriles, Russie):
Une éruption soudaine et puissante a débuté sur le Raikoke vers 21h50 (TU) le 21 juin 2019. Selon le VAAC de Tokyo, le nuage de cendres s’est élevé à 13,1 km au dessus du niveau de la mer. Les émissions de cendres se sont poursuivies jusqu’au 22 juin.
La dernière éruption de ce volcan remonte à février 1924, avec un VEI 4. Auparavant, deux éruptions avaient eu lieu en 1778 (VEI 4) et 1765 ± 5 ans (VEI 2).
Source: KVERT, The Watchers.

Popocatepetl (Mexique):
Une nouvelle éruption s’est produite sur le Popocatepetl à 21h57 (heure locale) le 21 juin 2019. Des matériaux incandescents ont été projetés à une courte distance du cratère. Une intense activité s’est poursuivie sur le volcan le 22 juin avec une autre éruption majeure. Selon le VAAC de Washington, des panaches de cendres étaient visibles sur une webcam et les images satellitaires; ils s’élevaient à 7,6 km au dessus du niveau de la mer.
Source: CENAPRED, The Watchers.

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Raikoke (Sea of Okhotsk, Kuril Islands, Russia):
A sudden and powerful eruption started at Raikoke volcano at about 17:50 (UTC) on June 21st, 2019. According to the Tokyo VAAC, the ash cloud rose up to 13.1 km above sea level. Ash emissions continued into June 22nd.
The last time this volcano erupted was in February 1924, with a VEI 4. Two previous eruptions took place in 1778 (VEI 4) and 1765± 5 years (VEI 2).
Source: KVERT, The Watchers.

Popocatepetl (Mexico):
Another strong eruption occurred at Popocatepetl volcano, at 20:57 (local time) on June 21st, 2019. Incandescent fragments were thrown a short distance from the crater. Intense activity continued at the volcano on June 22nd with another strong eruption. According to the Washington VAAC, volcanic ash was observed on webcam and satellite imagery rising up to 7.6 km above sea level.
Source: CENAPRED, The Watchers.

Le risque sismique sur la Grande Ile d’Hawaii // The seismic hazard on Hawaii Big Island

Hawaii est bien connu pour ses volcans actifs. Les éruptions du Mauna Loa et du Kilauea sont souvent spectaculaires et peuvent être destructrices. Il ne faudrait pas oublier non plus que l’Etat d’Hawaï est aussi sujet à des tremblements de terre. C’est l’un des endroits les plus sismiques des États-Unis, avec des milliers de secousses chaque année. Pas plus tard que le 28 avril 2019, la Grande Ile a été secouée par un séisme de M 4,2 dont l’épicentre se trouvait sous le flanc sud de Kilauea, à environ 20 km au sud-est du sommet et à une profondeur de 7 km. L’événement a été largement ressenti dans toute la partie orientale de Big Island. Il n’a toutefois causé aucune modification d’activité sur le Kileaua.
Les séismes du passé ont causé des dégâts structurels de plusieurs millions de dollars à la petite ville de Hilo. Le tremblement de terre de M 6,2 en 1973 avait une intensité VIII sur l’échelle de Mercali, avec 11 blessés et 5,6 millions de dollars de dégâts.
Le séisme de M 7,7 à Kalapana, en 1975 a été enregistré avec une intensité VIII à Hilo, et il a causé pour 4,1 millions de dollars de dégâts.
Hilo est la quatrième ville de l’État en termes de population, avec environ 43 000 habitants. On compte au moins 40 bâtiments historiques dans cette ville, y compris des écoles, des hôpitaux, des postes de police, des immeubles de bureaux, des magasins et des églises. L’architecture de Hilo lui donne souvent l’aspect d’une ville d’avant la seconde guerre mondiale. Elle est souvent considérée comme la plus ancienne ville de l’État. En fait, son histoire remonte à  l’année 1100. Les bâtiments historiques sont particulièrement vulnérables aux séismes, en particulier ceux construits avant l’adoption des normes parasismiques.
Selon le HVO, c’est l’intensité des ondes sismiques dans une zone donnée qui détermine le risque de dégâts. Une secousse avec une intensité «très forte» de VII peut causer des dégâts considérables aux structures mal construites, mais endommage généralement peu des structures bien conçues. Une secousse avec une intensité «sévère» de VIII causera des dégâts considérables à la plupart des bâtiments ordinaires. Avec une intensité «violente» de IX, même des structures spécialement conçues pour résister aux tremblements de terre peuvent subir des dégâts considérables. L’intensité «extrême» X détruira la plupart des structures. Il a été admis que des séismes de magnitude M 6,0 à Hawaii peuvent causer des dégâts sur de vastes zones.
L’État d’Hawaï a pris des mesures pour remédier aux problèmes de construction. En outre, un rapport de 2017 indique que 29% des routes hawaiiennes sont en mauvais état. Hawaii se situe au cinquième rang des pires villes du pays pour son réseau routier. Pour ce qui est du financement des routes dans le budget fédéral, Hawaii est le 10ème plus bas des Etats Unis. Près de 6% des routes hawaïennes ont été jugées en mauvais état. Les barrages constituent également le plus grand danger à Hawaii, comparés aux autres États.
Compte tenu de ces informations, certains habitants ne se sentent pas en sécurité sur leur lieu de travail et redoutent les séismes. Ils font remarquer que ce qui s’est passé à Christchurch (Nouvelle-Zélande) en 2011 pourrait aussi se produire à Hilo.
Les autorités expliquent que la Grande Ile doit s’attendre à de nouveaux séismes et s’y préparer. Les habitants doivent être conscients que des événements majeurs se produisent de temps en temps, même s’il n’y en a pas eu de secousse d’une magnitude supérieure à M6.9 depuis assez longtemps. Un sismologue du HVO a déclaré: «Le tout n’est pas de savoir si un puissant séisme se produira, mais de savoir quand il se produira. »
Source: Big Island Now.

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Hawai‘i is well known for its active volcanoes. The eruptions of Mauna Loa and Kilauea are often spectacular and can be setructive. One should not forget either that Hawaii is also an earthquake country. It is one of the most seismically active states in the US, experiencing thousands of earthquakes  each year. As recently as April 28th, 2019, Big Island residents experienced an M 4.2 earthquake beneath Kilauea’s south flank, roughly 20 kilometres SE of the summit at a depth of 7 kilometres. The quake was widely felt across East Hawaii. It did not cause any changes on Kileaua Volcano.

Earthquakes in the past have caused millions of dollars in structural damage to the small town of Hilo. The 1973 M 6.2 earthquake produced shaking of intensity VIII on the Mercali scale, injuring 11 people and causing 5.6 million dollars of damage.

The 1975 M 7.7 Kalapana earthquake caused a shaking with an intensity VIII in Hilo, causing 4.1 million dollars in damage.

Hilo is the state’s fourth largest city by population with approximately 43,000 residents. There are at least 40 historic buildings in this town, including schools, hospitals, police stations, office buildings, storefronts and churches. Hilo’s architecture gives it a pre-World War II persona. The city is often considered to be the state’s oldest one. In fact, oral history can be traced back to 1,100 AD. Historic buildings are especially vulnerable to seismic events, particularly those built before seismic codes were adopted.

According to the Hawaiian Volcano Observatory, what determines the potential for damage is how intense the seismic waves generated by the earthquake are in any given area. Shaking with ‘very strong’ intensities of VII can cause considerable damage to poorly-built structures but generally little damage to well-designed structures. It takes shaking at ‘severe’ intensity VIII to cause considerable damage to most ordinary buildings. At ‘violent’ intensity IX, even specially designed earthquake-tolerant structures can have considerable damage. ‘Extreme’ intensity X can destroy most structures. It has been admitted that earthquakes above magnitude M 6.0 in Hawai‘i generally can produce damages over large areas.

The state of Hawaii has taken some action to address building concerns. Besides, a 2017 report indicates that 29% of the state’s roads are in poor condition, ranking Hawaii the fifth worst in the nation. For highway funding as a percentage of the total government spending, Hawaii is the 10th lowest in the nation. Nearly 6% of Hawai‘i roads were deemed deficient. Dams posed the most hazard in Hawaii than any other state.

Given these reports, some residents feel unsafe in their workplace during earthquakes. They say that what happened in Christchurch (New Zealand) in 2011 that could so easily happen in Hilo.

Authorities explain that the Big Island needs to be prepared for earthquakes. Residents need to be aware there are big ones now and then, even though it has been there has not been an event above M6.9 for quite a long time. Said one HVO seismologist “It’s not a matter of if, but when a strong earthquake will occur.”

Source: Big Island Now.

Des séismes sont souvent enregistrés sur le flanc sud du Kilauea (Source: USGS)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Le Popocatepetl (Mexique) est probablement le volcan le plus actif en ce moment.
Une puissante éruption a secoué le volcan à 10h40 (heure locale) le 14 juin 2019. Selon le VAAC de Washington, le panache de cendre est monté jusqu’à une dizaine de kilomètres d’altitude. En l’espace de 24 heures le 14 juin, on a enregistré 115 épisodes d’émissions de vapeur d’eau, de gaz et aussi d’un peu de cendre. Le CENAPRED a aussi enregistré trois explosions, une le 13 juin et deux autres le 14 juin. Un séisme volcano-tectonique de M 1,9 et 27 minutes de tremor a été enregistré dans la soirée du 13 juin. Un fort dégazage avait été observé au cours d’un survol du volcan le 11 juin, mais les scientifiques ont remarqué l’absence d’un nouveau dôme à l’intérieur du cratère qui présente toujours 350 mètres de diamètre.
D’autres éruptions relativement puissantes ont été observées sur le volcan le 17 juin 2019, avec des panaches de cendre qui sont monté jusqu’à environ 13 km d’altitude.
Le CENAPRED avait fait passer le niveau d’alerte à la couleur Jaune Phase 3 le 28 mars dernier, avant de le ramener à la Phase 2 le 7 mai. C’est ce dernier niveau d’alerte qui est actuellement en place sur le Popocatepetl.

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Tout est redevenu calme sur le Piton de la Fournaise (Île de la Réunion) depuis la courte éruption du 11 au 13 juin 2019. Il n’y a actuellement aucun signe qu’une nouvelle éruption va commencer à court terme, bien qu’une inflation de l’édifice volcanique soit à nouveau enregistrée. Malgré la situation calme, l’Enclos Fouqué reste fermé au public.
Source: OVPF.

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Une éruption du Mont Agung (Indonésie) a été enregistrée par le réseau sismique à 13 h 38 le 13 juin 2019. Des matériaux incandescents ont été éjectés sur les flancs du volcan. Le VAAC de Darwin a indiqué que les panaches de cendres avaient atteint des altitudes de 5,5 et 9,1 km. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1-4) avec la zone d’exclusion d’un rayon de 4 km.
Source: CVGHM

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Une phase d’inflation du cratère de Minamidake sur le Sakurajima (Japon) a commencé à 11h00 le 11 juin 2019. À 14h31, une explosion a projeté des matériaux à 1,2 km du cratère et a généré un panache de cendres qui s’est élevé à 2,2 km au-dessus de la lèvre du cratère. Une explosion à 13h21 le 13 juin a été suivie d’une déflation de l’édifice. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 5).
Source: JMA.

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Une moyenne de 10 à 20 explosions par heure a été enregistrée sur le Fuego (Guatemala) du 15 au 18 juin 2019, avec des panaches de cendres atteignant 1,1 km au-dessus du cratère. Les explosions ont parfois généré des ondes de choc qui ont secoué les maisons des localités proches du volcan. Des matériaux incandescents ont été éjectés à une hauteur de 200 à 400 mètres et ont provoqué des avalanches dans plusieurs ravines. Des retombées de cendres ont été signalées dans plusieurs zones sous le vent.
Source: INSIVUMEH.

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Des explosions stromboliennes sont observées au niveau du cratère Mackenney du Pacaya (Guatemala). Elles éjectent des matériaux jusqu’à 30 mètres au-dessus du bord du cratère. Une coulée de lave divisée en deux branches parcourt environ 300 mètres le long des flancs nord-ouest et ouest.
Source: INSIVUMEH.

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La couleur de l’alerte aérienne reste Orange sur les volcans du Kamchatka: Sheveluch, Karymsky; Ebeko, Klyuchevskoy.

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Le 12 juin 2019, de petites éruptions phréatiques dans le cratère du Poás (Costa Rica) ont projeté des matériaux jusqu’à une hauteur de moins de 50 mètres à raison d’un événement par heure. Le 18 juin, une éruption d’environ six minutes a généré un panache d’une hauteur qui n’a pas pu être estimée en raison des conditions météorologiques. Les habitants auraient entendu plusieurs « bruits forts » tôt le matin et auraient vu un panache éruptif s’élever au-dessus du cratère. Des reteombées de cendre ont été observées dans plusieurs localités.
Source: OVSICORI.

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Popocatepetl (Mexico) is probably the most active volcano these days.
A strong eruption occurred at 10:40 (local time) on June 14th, 2019. According to the Washington VAAC, the ash cloud rose to an estimated height of about 10 kilometres above sea level. In 24 hours on June 14th, monitoring systems registered 115 exhalations, accompanied by water vapour, gas and light amounts of ash. There were also three explosions, one on June 13th, the other two on June 14th. Additionally, a volcano-tectonic earthquake with a magnitude of M 1.9 and 27 minutes of tremor was recorded in the evening of June 13th. Intense degassing had been observed during an overflight on June 11th. However, the flight confirmed that a dome has not been formed inside the internal crater, which maintains its dimension of 350 metres.
Several other significant eruptions took place at the volcano on June 17th, 2019. The volcanic ash cloud rose up to about 13 kilometres above sea level.
CENAPRED had raised the Alert Level to Yellow, Phase Three on March 28th and lowered it back to Yellow, Phase Two on May 7th where it remains to date..
Source: CENAPRED, The Watchers.

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Everything has been quiet again at Piton de la Fournaise (Reunion Island) since the short eruption of June 11th-13th. There are currently no signs that a new eruption will start in the short term, although an inflation of the volcanic edifice s again recorded. Dspite the quiet situation, the Enclos Fouqué is still closed to the publc.
Source: OVPF.

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An eruption at Mt Agung (Indonesia) was recorded by the seismic network at 1:38 on 13 June 2019. It ejected incandescent material onto the flanks of the volcano. The Darwin VAAC stated that ash plumes rose to altitudes of 5.5 and 9.1 km. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4) with the exclusion zone set at a 4 km radius.
Source: CVGHM.

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Inflation at Minamidake crater on Sakurajima (Japan) began at 5:00 on 11 June 2019. At 14:31 an explosion ejected material 1.2 km from the crater and generated an ash plume that rose 2.2 km above the crater rim. An explosion at 9:21 on 13 June was followed by some deflation. The Alert Level remains at 3 (on a 5-level scale).
Source: Japan Meteorological Agency (JMA).

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An average of 10-20 explosions per hour was recorded at Fuego (Guatemala) during 15-18 June 2019, generating ash plumes that rose as high as 1.1 km above the crater rim. Explosions sometimes produced shock waves that rattled houses in nearby communities. Incandescent material was ejected 200-400 m high and caused avalanches of material in several drainages. Ashfall was reported in several downwind areas.
Source: INSIVUMEH.

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Strombolian explosions are observed at Pacaya’s Mackenney Crater (Guatemala). They eject material as high as 30 metres above the crater rim. A lava flow dividing into two branches travels about 300 metres down the NW and W flanks.
Source: INSIVUMEH.

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The aviation colour code remains at Orange on Kamchatka volcanoes: Sheveluch, Karymsky; Ebeko, Klyuchevskoy.

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On 12 June 2019, small phreatic eruptions at Poás (Costa Rica) ejected material less than 50 metres high at a rate of about once per hour. On 18 June, an eruption that lasted about six minutes produced a plume of unknown height due to weather conditions. Residents reportedly heard several loud noises in the early morning and observed an eruption plume rising from the crater. Ash fell in several municipalities.
Source: OVSICORI.

Vue du parcours encore fumant emprunté par la lave du 11 au 13 juin sur le flanc E du Piton de la Fournaise (Photo: C. Grandpey)

Nouvelles recherches sur l’histoire éruptive de Yellowstone // More research about Yellowstone eruptive history

La surveillance des volcans aux États-Unis est une priorité pour l’USGS qui est en train de mettre en place un système d’alerte volcanique à l’échelle du pays. Le système permettra aux scientifiques de mieux contrôler les volcans dangereux aux États-Unis en modernisant et en étendant les réseaux de surveillance existants, notamment à l’aide de sismomètres large bande, de récepteurs GPS effectuant des mesures en continu et en temps réel, et de capteurs de gaz volcaniques. De nouveaux réseaux sont également en train d’être installés sur des volcans mal surveillés jusqu’à présent, comme le Mont Baker dans l’Etat de Washington. Yellowstone fait partie de ces efforts pour améliorer la surveillance des volcans américains.
La plupart des articles de presse sur Yellowstone affirment que le volcan est en retard dans son processus éruptif et qu’une éruption majeure pourrait survenir à court terme. Le super volcan de Yellowstone a provoqué une éruption cataclysmale il y a environ 613 000 ans. Il a alors a rejeté environ 1 000 kilomètres cubes de matériaux, ce qui représente plus du double du volume du Lac Érié et 2 500 fois le volume de matériaux émis pendant l’éruption du Mont St. Helens en 1980.
Depuis la dernière super éruption, le volcan de Yellowstone a connu de nombreuses éruptions de moindre importance avec émissions de coulées de rhyolite. Les scientifiques de l’USGS essayent maintenant de mieux appréhender ces événements de moindre envergure afin de comprendre les dangers liés au système magmatique du volcan de Yellowstone.
Selon le California Volcano Observatory, le super volcan a connu au moins 28 éruptions de rhyolite au cours des 610 000 dernières années. Ce ne sont pas des éruptions mineures car elles ont donné naissance à des coulées de lave avec des volumes allant de 0,42 à 71 km3. En comparaison, le Mont St. Helens a vomi 0,25 kilomètre cube de matériaux en 1980.
Les scientifiques espèrent savoir si ces coulées de lave ont été produites lentement au fil du temps, ou si elles proviennent de courtes éruptions réparties sur un bref laps de temps. Si les éruptions sont regroupées dans le temps, la survenue d’une première éruption peut indiquer que d’autres peuvent se produire à brève échéance.
Les chercheurs ont utilisé une technique de datation basée sur la désintégration du potassium 40 radioactif en argon 40 radioactif ; elle permet de savoir à quel moment la roche s’est cristallisée et donc de calculer l’époque à laquelle elle est apparue.
En analysant les roches volcaniques de Yellowstone, les chercheurs ont découvert que les coulées de rhyolite étaient «fortement concentrées dans le temps», avec des éruptions qui se sont produites par épisodes. Au cours de l’une des phases d’activité, il y a eu sept éruptions sur une période d’environ 1 000 ans. L’équipe scientifique espère maintenant affiner ces recherches et les intégrer dans l’évaluation des risques volcaniques à Yellowstone.
Source: USGS, Newsweek.

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Monitoring volcanoes across the U.S. is a priority for the USGS, and the agency is currently in the process of establishing a National Volcano Early Warning System. The system will help scientists better monitor all dangerous volcanoes in the U.S. by modernizing and expanding its networks using broadband seismometers, real-time continuous GPS receivers and volcanic gas sensors, among other technologies. New networks are also being introduced to poorly monitored volcanoes like Mount Baker in Washington. Yellowstone is part of these efforts to better monitor U.S. volcanoes.

Most press articles about Yellowstone affirm that the volcano is overdue in its eruptive history and that a major eruption might occur in the short term. The Yellowstone supervolcano produced a huge eruption around 613,000 years ago, when it ejected about 1,000 cubic kilometres of material. This is more than double the volume of Lake Erie, and 2,500 times bigger than the 1980 eruption of Mount St. Helens.

Since that time, the Yellowstone volcano has produced many more smaller eruptions of rhyolite lava flows. USGS scientists are now working to better understand these smaller events in order to understand the hazards posed by the magmatic system at Yellowstone.

According to the California Volcano Observatory, the super volcano has produced at least 28 rhyolite eruptions over the last 610,000 years. These were not small eruptions as they produced lava flows ranging from 0.42 to 71 cubic kilometres. In comparison, Mount St. Helens produced 0.25 cubic kilometres of material.

What scientists are hoping to work out is whether these lava flows were produced slowly over time, or whether it came from short, clustered eruptions. If eruptions are clustered in time then the occurrence of one eruption may indicate that the next eruption may follow closely.

Researchers used a dating technique based on the decay of the radioactive potassium-40 to radioactive argon-40, which can tell them when the rock crystalized, allowing them to work out time of origin.

By analyzing the volcanic rocks at Yellowstone, researchers discovered that rhyolite lava flows were “highly clustered in time,” with eruptions taking place in episodes. In one phase of activity there were seven eruptions over a period of around 1,000 years. The scientific team now hopes to further refine these episodes and build this into volcanic hazard assessments for Yellowstone.

Monitoring volcanoes across the U.S. is a priority for the USGS, and the agency is currently in the process of establishing a National Volcano Early Warning System. The system will help scientists better monitor all dangerous volcanoes in the U.S. by modernizing and expanding its networks using broadband seismometers, real-time continuous GPS receivers and volcanic gas sensors, among other technologies. New networks are also being introduced to “under-monitored” volcanoes like Mount Baker in Washington.

“Improvements to volcano monitoring networks allow the USGS to detect volcanic unrest at the earliest possible stage,” Tom Murray, the USGS Volcano Science Center director, said in a statement. “This provides more time to issue forecasts and warnings of hazardous volcanic activity and gives at-risk communities more time to prepare.”

Source : USGS, Newsweek.

Coulées de lave et dépôts de rhyolite à Yellowstone (Photos: C. Grandpey)