Des nouveaux drones pour explorer les volcans // New drones to explore volcanoes

La NASA vient de signer avec Black Swift Technologies (BST), une entreprise d’ingénierie basée à Boulder (Colorado), un contrat pour la construction de drones capables d’explorer les volcans. Le projet permettra d’améliorer les systèmes de gestion du trafic aérien et la mesure des concentrations de cendre dans l’air.
BST construira des petits drones avec une structure et des capteurs adaptés à la mesure de la température, de la pression, de l’humidité, de la taille des particules de cendre et des gaz traces. Ils auront l’aspect d’avions à voilure fixe, avec une envergure d’environ 3 mètres.  Ils seront opérationnels dans les environnements difficiles, même par vents forts. Il faudra environ deux ans pour les concevoir ; le travail se fera dans le Colorado.
Les drones seront spécifiquement conçus pour transporter un équipement scientifique dans leur partie avant. Leur construction s’inspirera d’un autre projet déjà subventionné par la NASA et qui mesurait l’humidité du sol depuis le ciel. Les nouveaux drones devraient avoir une autonomie d’environ trois heures, avec une seule batterie.
À l’avenir, Black Swift prévoit d’adapter ses drones à d’autres fins de recherche, en partenariat avec l’Université du Colorado et la NOAA. Le but est d’utiliser le drone pour des processus commerciaux, tels que le suivi des cultures pendant leur développement.
Source: BizWest.

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NASA has awarded Black Swift Technologies, a specialized engineering firm in Boulder (Colorado), a contract to develop a drone platform to explore volcanoes. The research will be used to improve air-traffic-management systems and the accuracy of ashfall measurements.

BST will deliver small drones that include an airframe and sensors specific to measuring temperature, pressure, humidity, particle sizing and trace gases. They will be fixed-wing aircraft with a wingspan of about 3 metres. They will be able to work in harsh environments, even with strong winds. It will take about two years to design, build and test the aircraft, which will be done in Colorado.

The unmanned aerial system will be specifically designed to carry scientific equipment as its payload, loading it near the nose of the plane. The aircraft BST is using is actually a modification from another project they did under a NASA grant that measured soil moisture from the air. It should have a flight time of about three hours on a single battery.

Looking ahead, Black Swift has started adapting its aircraft for other research purposes, partnering with the University of Colorado and National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA). The plan eventually is to use the aircraft for commercial processes, such as monitoring crops during the grow season.

Source : BizWest.

Source: BST.

 

La naissance du mot « vog » à Hawaii // How the word « vog » appeared in Hawaii

Au cours de certaines périodes, principalement lorsque les alizés arrêtent de souffler, une brume produite par les nuages ​​de gaz du Kilauea se répand sur la Grande Ile d’Hawaii et atteint même parfois les autres îles de l’archipel. Ce brouillard volcanique a été baptisé « vog » en 1950. Voici comment ce mot est apparu pour la première fois.
Le 13 juin 1950, la ville d’Honolulu a soudain été envahie par la brume la plus épaisse jamais observée depuis le début du 20ème siècle. Elle couvrait une superficie estimée à plus de 3 millions de kilomètres carrés.
Selon le Bureau Météorologique d’Honolulu, le phénomène avait la forme d’une «brume sèche … due à une concentration de particules de sel … et d’autres impuretés telles que la fumée». Le Bureau a estimé que la brume était piégée sous une couche d’air stable connue aujourd’hui sous le nom de couche d’inversion, ce qui l’empêchait de s’élever. Toutefois, bien que le Bureau Météorologique ait pu définir à peu près la nature de la brume par l’endroit où elle se trouvait, sa cause restait un mystère.
Il s’agissait de l’époque où les Américains effectuaient des essais nucléaires atmosphériques dans les îles Marshall. On a donc pensé que la cause pouvait être une explosion atomique, mais cette hypothèse a été rapidement écartée car les compteurs Geiger n’ont détecté aucune radiation.
Le Bureau Météorologique a avancé trois autres hypothèses pour expliquer l’épaisse brume:
La première était une éruption cataclysmique (comme celle du Krakatau en 1883 ou du Katmai en 1912) quelque part sur Terre à une certaine distance, probablement au sud-ouest. Cependant, aucune éruption n’avait été signalée récemment.
Une deuxième hypothèse était qu’une méga tempête de poussière ou de sable quelque part dans le monde avait éjecté des particules fines dans l’atmosphère et qu’elles avaient été transportées jusqu’à Hawaii par des vents en altitude. Bien que la poussière des tempêtes de sable du désert de Gobi ait déjà été détectée à Hawaï, aucune tempête n’avait eu lieu à cette époque.
La troisième hypothèse était que la brume était indirectement provoquée par l’éruption en cours du Mauna Loa. Toutefois, selon les géologues sur le continent, le Mauna Loa ne pouvait pas avoir causé directement la brume car il s’agissait d’un volcan «silencieux», et pas explosif comme le Krakatau en 1883. Les géologues ont admis que l’éruption du Mauna Loa, en particulier par les entrées océaniques, avait probablement contribué à répandre la brume, mais l’éruption n’était sûrement pas la cause principale car cette brume se déplaçait en direction du Mauna Loa et pas le contraire.
De nouvelles analyses ont été effectuées sur les particules recueillies dans la brume. L’analyse des services sanitaires d’Hawaii a révélé « 500 à 600 fois la quantité normale de particules en suspension dans l’air à Honolulu ». 22% des particules étaient du sel et le reste était constitué de particules solides, légèrement acides, de couleur sombre, mais non identifiés. Les chercheurs du Pineapple Research Institute ont découvert plus de sulfate que de sel dans les particules solubles (ce qui a donné naissance au terme «smalt» pour qualifier la brume – un mélange des mots «smog» et «salt» – brouillard et sel), ce qui ouvrait l’hypothèse d’une source volcanique.
Etant donné que le Mauna Loa était la source la plus probable de la brume, le capitaine Charles K. Stidd, responsable de la 199ème station météorologique de l’Hawaii Air National Guard, a donné l’explication suivante : Comme la couche d’inversion se situait plus haut que les bouches éruptives du Mauna Loa au moment où la brume recouvrait l’archipel hawaiien, le phénomène a permis aux émissions gazeuses du Mauna Loa de stagner dans la basse atmosphère autour des îles. Le capitaine Stidd a baptisé la brume « vog« , contraction de « volcanic fog », autrement dit brouillard volcanique. Une fois que la couche d’inversion est redescendue en dessous du niveau des bouches éruptives du Mauna Loa, la brume s’est de nouveau retrouvée confinée au-dessus de la couche d’inversion et les alizés ont pu évacuer la brume des îles hawaïennes… et des esprits.
Source: USGS Hawaiian Volcano Observatory.

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On some occasions, mainly when the trade winds stop blowing, a haze produced by the gas clouds from Kilauea Volcano spreads over Hawaii Big Island and sometimes reaches the other islands of the Hawaiian archipelago. This volcanic fog has been dubbed vog since 1950. Here is how the word appeared for the first time.

On June 13th, 1950, Honolulu was suddenly blanketed by the thickest haze seen since the beginning of the 20th century. Globally, it covered an estimated area of more than 3 million square kilometres.

The Weather Bureau in Honolulu described the phenomenon as a “dry haze…due to a concentration of salt particles…and other impurities such as smoke.” The Bureau surmised that the haze was trapped beneath a stable layer of air we know today as the inversion layer, which prevented vertical movement of the haze. So, although the Weather Bureau was able to roughly characterize the nature of the haze by where it was found, its cause was still a mystery.

This was the era of atmospheric nuclear testing in the Marshall Islands, so an atomic blast was the first suspected cause. But that was quickly ruled out after Geiger counters detected no radiation.

The Weather Bureau had three remaining hypotheses for what caused the thick haze:

The first was that there had been a cataclysmic eruption (like Krakatoa in 1883 or Katmai in 1912) someplace on Earth at some distance, probably to the southwest. However, none was known in recent times.

A second hypothesis was that a giant dust storm somewhere in the world had ejected fine dust particles high into the atmosphere and they were carried to Hawaii by winds aloft. Although dust from storms in the Gobi Desert has been detected in Hawaii, no such storm was happening then.

The third hypothesis was that the haze was indirectly caused by the Mauna Loa eruption going on at the time. According to mainland geologists, Mauna Loa could not have directly caused the haze because it was a “quiet” type of volcano, not explosive, like Krakatoa in 1883. They acknowledged that the Mauna Loa eruption, specifically its ocean entries, probably contributed to the haze but was not a main component because the haze appeared to move toward, rather than from, Mauna Loa.

More testing was done on the particles collected from the haze. Hawaii Board of Health analysis showed “500 to 600 times the normal amount of suspended particles in Honolulu’s air.” 22% of the particles were salt and the rest were unidentified dark, slightly acidic solids. Pineapple Research Institute scientists found more sulfate than salt in the soluble particles (prompting the term ‘smalt’ for the haze—combining the words ‘smog’ and ‘salt’), suggesting a volcanic source.

With Mauna Loa looking more likely as the source, Captain Charles K. Stidd, commanding officer of the 199th weather station, Hawaii Air National Guard, suggested that because the inversion layer rose above the elevation of Mauna Loa’s vents during the time that haze covered the Hawaiian Islands, it may have allowed Mauna Loa emissions to remain within the lower atmosphere around the islands. Capt. Stidd called the haze “vog.” Once the inversion layer dropped below Mauna Loa’s erupting vents, the haze was again confined above the inversion layer. Trade winds then cleared it out of the Hawaiian Islands and minds.

Source: USGS Hawaiian Volcano Observatory.

Les coulées de lave émises pendant l’éruption du Mauna Loa en 1950.

(Source: USGS / HVO)

Aujourd’hui, le « vog » provient essentiellement de l’éruption sommitale du Kilauea (Photo: C. Grandpey)

 

Kick-’em-Jenny (Mer des Caraïbes / Caribbean Sea)

L’Agence Nationale pour la Gestion des Catastrophes indique que l’on observe actuellement une hausse de l’activité à Kick- ’em-Jenny, volcan sous-marin situé à huit kilomètres au nord de l’île de la Grenade et à huit kilomètres à l’ouest de l’île Ronde dans les Grenadines. L’agence a été informée de l’augmentation de l’activité par le Centre de Recherche Sismique de l’Université des Antilles. Le Centre a enregistré un signal d’amplitude élevée, d’une durés d’environ 25 secondes, sur l’une des stations de la Grenade. Le signal a également été enregistré sur une station sismique de Montserrat.
En conséquence, le niveau d’alerte a été élevé à la couleur Jaune. Il est demandé aux plaisanciers et aux navires de ne pas s’approcher du volcan sous-marin et de respecter la zone d’exclusion de 5 km autour de Kick-’em-Jenny.
Source: The Antigua Observer.

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The National Disaster Management Agency is monitoring an increase in activity at Kick-’em-Jenny, the submarine volcano located 8 km (5 mi) north of the island of Grenada and about 8 km west of Ronde Island in the Grenadines. The agency has been advised of the increase in activity by the Seismic Research Centre of the University of the West Indies. The Center recorded a high amplitude signal, lasting about 25 seconds, on one of the Grenada stations. The signal was also recorded on a station in Montserrat.

As a result, the alert level is now on Yellow and sea users and ships have been warned to stay away from vicinity of the submarine volcano. The 5-km exclusion zone of Kick-’em-Jenny should be strictly observed.

Source: The Antigua Observer.

Source: Wikipedia

Hawaii : Ōhia Lehua en danger de mort // Hawaii : Ōhia Lehua in mortal danger

Selon les encyclopédies, Metrosideros polymorpha, ōhia lehua, est une espèce d’arbre à feuilles persistantes et à fleurs qui est endémique dans l’archipel hawaiien. Il s’agit d’un arbre de taille très variable qui peut atteindre une hauteur de 20 à 25 mètres dans des situations favorables et peut devenir un arbuste rabougri lorsqu’il se développe dans des sols trop humides ou directement sur le basalte. Il se pare de fleurs de toute beauté qui peuvent aller du jaune au rouge vif. Beaucoup de traditions hawaiiennes affirment que l’arbre et ses forêts sont sacrés et associés à Pele, la déesse des volcans, et à Laka, la déesse de hula, danse qui aurait été apportée à Hawaii par la petite sœur de Pele. Les arbres Ōhia Lehua poussent facilement sur la lave et sont généralement les premières plantes que l’on voit naître sur les nouvelles coulées. Malheureusement, l’Ōhia Lehua est actuellement en danger de mort.
Plusieurs cas de « rapid ohia death (ROD) » – mort rapide de l’ohia – ont été confirmés par les autorités du Parc National des Volcans d’Hawaï. Ce sont les premiers cas de maladie mortelle dans l’un des endroits les plus visités de l’île et même de l’archipel hawaiien. Depuis février 2017, cinq nouveaux cas de ROD ont été détectés dans la région de Kipuka Puaulu. Deux cas ont été recensés près de l’intersection entre la Chain of Craters Road et Hilina Pali, près du cratère Ko’oko’olau. Le Parc National avait déjà observé des cas de ROD dans son unité de Kahuku, au sud-est de Ka’u, et 26 cas y ont été confirmés à ce jour.
La mort rapide de l’ohia est causée par un champignon, le Ceratocystis. Il affecte les systèmes vasculaires à l’intérieur de l’arbre, ce qui coupe son alimentation. Un arbre peut être infecté bien avant de présenter des symptômes, mais une fois que ces derniers – qui se traduisent par le brunissement des feuilles – apparaissent, l’arbre meurt en quelques semaines.
Depuis que des cas de ROD ont été signalés pour la première fois dans le District de Puna en 2010, plus de 20 000 hectares de forêts d’ohias sur la Grande Île ont été contaminés. Heureusement, la maladie ne semble pas s’être encore propagée dans d’autres îles. Une quarantaine a été mise en place en août 2015.par le Département de l’Agriculture pour empêcher le transport d’ohias depuis l’île d’Hawaii.
Certaines variantes du Ceratocystis causent également des maladies chez d’autres plantes telles que les chênes dont les feuilles flétrissent quand les arbres sont contaminés. À Hawaï, le Ceratocystis fimbriata était déjà responsable d’épidémies de pourriture noire dans les champs de patates douces dans les années 1940.
Il existe deux espèces de Ceratocystis susceptibles de provoquer une ROD, mais aucune n’a été observée ailleurs dans le monde. On ne sait pas comment les champignons sont arrivés sur l’île d’Hawaï, et les chercheurs essaient de comprendre comment la maladie se propage d’un arbre à l’autre. La ROD peut pénétrer dans les arbres au niveau de plaies, telles que des écorchures sur l’écorce ou des endroits où les branches ont été brisées. 59 803 dollars ont été alloués au Parc en 2016 aux fins de surveillance et de gestion de la ROD. Cette année, il a reçu 45 731 dollars. Le Ministère de l’Intérieur a également financé un programme de détection précoce et d’intervention rapide.
Une nouvelle rubrique sur la ROD a été ajoutée à la page d’accueil du site web du Parc National afin que les gens puissent être informés avant leur visite. Dans les zones les plus fréquentées du Parc, des pédiluves avec un désinfectant permettent aux visiteurs de nettoyer leurs chaussures.
La gestion des cas de ROD confirmés dans le Parc se fait arbre par arbre. À Kahuku, les arbres infectés ont été abattus et recouverts de bâches pour prévenir la propagation de la maladie. La colonie de coléoptères dans les arbres de Kipuka Puaulu a été analysée pour s’assurer qu’ils ne sont pas responsables de la propagation de la ROD ; il a été décidé que le meilleur mode d’action était un suivi continu.
Pour en savoir plus sur la mort rapide de l’ohia, vous pouvez visiter les sites www.rapidohiadeath.org  et www.nps.gov/havo/learn/nature/rapid-ohia-death.htm.
Source: Journaux hawaïens.

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According to the encyclopaedias, Metrosideros polymorpha, the ōhia lehua, is a species of flowering evergreen tree that is endemic to the six largest islands of Hawaii. It is a highly variable treewhich can be 20–25 metres tall in favourable situations, and a much smaller shrub when growing in boggy soils or directly on basalt. It produces a wonderful display of flowers which can range from fiery red to yellow. Many native Hawaiian traditions refer to the tree and the forests it forms as sacred to Pele, the volcano goddess, and to Laka, the goddess of hula. Ōhia trees grow easily on lava, and are usually the very first plants to grow on new lava flows. Unfortunately, they are currently in danger.

Several cases of rapid ohia death (ROD) were confirmed by the authorities of Hawaii Volcanoes National Park, marking the first instances of the deadly fungal disease in one of the most visited locations on the island. Since February 2017, five cases of ROD have been detected in the Kipuka Puaulu (Bird Park) area. Two cases were found near the intersection of Chain of Craters Road and Hilina Pali, near Ko‘oko‘olau Crater. The National Park previously found cases of rapid ohia death in its Kahuku Unit, which is located in southeast Ka‘u, and where there have been 26 confirmed cases of ROD in Kahuku to date.

Rapid ohia death is caused by the Ceratocystis fungus. The fungus affects vascular systems within a tree, cutting off its nutrient flow. A tree can be infected well before it shows symptoms, but once symptoms — the most noticeable being browning of leaves — appear, the tree dies within weeks.

Since cases of ROD were first reported in Puna in 2010, more than 50,000 acres of ohia forest on the Big Island have been affected, although the disease has not yet spread to other islands. A state Department of Agriculture quarantine on transporting ohia from Hawaii Island has been in place since August 2015.

Ceratocystis species also cause plant diseases such as oak wilt. In Hawaii, Ceratocystis fimbriata was responsible for outbreaks of sweet potato black rot going back to the 1940s.

There are two Ceratocystis species that cause ROD, neither of which has been found anywhere else in the world. It’s not known how the fungi arrived on Hawaii Island, and researchers are still trying to understand how the disease spreads from tree to tree. ROD can get into trees through wounds, such as scraped bark or spots where branches were broken.

The park received $59,803 in National Park Service funds in 2016 for the purpose of ROD monitoring and management. This year, it received $45,731. The Department of the Interior also funded an early detection and rapid response program.

A new ROD information section was added to the National Park’s home page so people can prepare before their visit. Within the park, sanitation stations for parkgoers to clean their footwear are set up in heavily trafficked areas.

Management of the confirmed cases in the park is determined on a tree-by-tree basis. In Kahuku, trees were felled and covered with tarp to prevent disease spread. Beetle colonization in the Kipuka Puaulu trees was analysed to determine the likelihood of ROD spreading and decided the best course of action would be continued monitoring.

To learn more about rapid ohia death, visit www.rapidohiadeath.org or www.nps.gov/havo/learn/nature/rapid-ohia-death.htm.

Source: Hawaiian newspapers.

Photos: C. Grandpey

Pele arbore très souvent des couronnes de fleurs d’ohia lehua