Accès à l’Etna // Access to Mt Etna

Bientôt, il sera tout juste possible de prendre un verre à la Casa Cantoniera! La limite d’accès à l’Etna sur le versant sud vient d’être abaissée par une ordonnance du maire de Nicolosi. L’accès au volcan est libre jusqu’à l’altitude 2700 mères, nécessite l’accompagnement d’un guide entre 2700 et 2920 mètres et est interdit au-dessus de cette dernière altitude. Il est loin le temps où je bivouaquais au pied du Cratère Sud-Est et où je donnais un coup de main aux guides quand l’afflux de touristes était trop important.

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Very soon, we will just be able to have a drink at the bar of the Casa Cantoniera! The access limit to Mt Etna on its south flank has just been lowered by the mayor of Nicolosi. The access to the volcano is authorised up to 2700 metres a.S.L. You need to have a guide between 2700nm and 292à m. All access is strictly forbidden beyond that point..I can remember the time when I could pitch my tent at the foot of the SE Crater and help the guides when too many people came to see the lava flows. there are incredible memories…

Une ruée vers l’or au fond des océans // A gold rush at the bottom of the oceans ?

Des tests sont en cours pour extraire des ressources du plancher océanique afin de répondre à la demande mondiale en métaux.
On sait depuis longtemps qu’il y a probablement des quantités importantes de métaux cachés dans les profondeurs des océans. Selon les scientifiques rassemblés lors de la dernière réunion annuelle de l’Association américaine pour la promotion de la science (AAAS), l’exploitation minière pourrait être la seule façon de répondre à cette demande en métaux qui ne fait que croître année après année.
On estime que la demande mondiale en métaux tels que le fer et le cuivre pourrait tripler ou même quadrupler d’ici à 2050. La question est de savoir s’il y a suffisamment de minerais sur Terre pour répondre à cette demande et on commence à assister une véritable ruée vers l’or de nos océans. L’ International Seabed Authority, qui gère les fonds marins, a émis 27 contrats de prospection de métaux en haute mer. Les prospecteurs recherchent un certain nombre de minerais comme les nodules de manganèse qui sont de la taille d’un poing et recouvrent en général des étendues plates du plancher océanique. Ces mêmes prospecteurs recherchent également des dépôts de sulfures polymétalliques que l’on rencontre autour des bouches hydrothermales – comme les ‘fumeurs noirs’ – le long des dorsales océaniques.
De nombreux pays explorent actuellement leurs propres eaux territoriales avec acharnement dans l’espoir d’y trouver des métaux. Les machines capables d’extraire des nodules de manganèse ont déjà été construites et testées. Celles pour l’extraction des gisements de sulfures polymétalliques sont opérationnelles. Cependant, aucune extraction n’a encore eu lieu sur le terrain océanique. Les machines sont des prototypes qui ont subi des essais préliminaires en eau peu profonde, mais cette technologie d’extraction n’a pas encore été testée dans les profondeurs océaniques.
Tout le monde est d’accord pour dire que les gisements de nodules de manganèse sont très prometteurs. Dans la zone de Clarion-Clipperton, entre Hawaï et le Mexique, on estime qu’il y a 20 à 30 milliards de tonnes de nodules de manganèse et on sait qu’ils contiennent suffisamment de nickel et de cobalt pour satisfaire la demande mondiale pendant des décennies.
Il y a environ quatre ou cinq ans, on estimait que les ressources en sulfures polymétalliques au fond des océans atteignaient 600 millions de tonnes. Après réexamen, le chiffre est passé à 6 milliards de tonnes. La plupart se trouvent dans des parties des océans qui n’ont pas été encore bien explorées. L’exploration s’est en effet limitée à la bande formée par les dorsales océaniques. Le problème est que plus on s’éloigne d’une dorsale, plus le sédiment est profond. A 10 km de la dorsale, on se trouve probablement confronté à une dizaine de mètres de sédiments pélagiques, voire plus. On peut imaginer qu’à une centaine de kilomètres de la dorsale, l’exploitation des ressources deviendrait très compliquée, ou même impossible. Une autre question est de savoir, une fois les ressources découvertes, comment on fera pour les récupérer.
Au-delà de ce problème pratique, il y a aussi des préoccupations environnementales et les perturbations occasionnées aux écosystèmes. De nouvelles recherches ont montré que ces écosystèmes prennent beaucoup de temps pour se rétablir après avoir subi une perturbation.
Source: Chemistry World.

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Tests are underway to extract resources from the ocean floor to meet the world’s growing demand for metals.

It has been known for quite a long time that there may be significantly large amounts of metals hidden in the deep sea. According to experts at a recent annual meeting of the American Association for the Advancement of Science (AAAS), mining them could be the only way to meet the growing demand.

Estimates indicate that worldwide demand for resources such as iron and copper could treble or even quadruple by 2050. The question is to know whether there are adequate resources on land to meet this demand, and these pressures are currently driving a deep sea ‘gold rush’. The International Seabed Authority has issued 27 contracts to prospect for metals in the deep sea. The prospectors will be searching for a number of metals including manganese nodules which are about the size of a human fist and tend to occur on flat expanses of the ocean floor. They will also be looking for polymetallic massive sulphide deposits which are precipitated around hydrothermal vents at mid-ocean ridges.

Many countries are now aggressively exploring their own territorial waters in the search for metals. The machines for mining manganese nodules have already been built and tested. Those for mining polymetallic sulphide deposits are ready to go. However, there is no actual extraction yet taking place. The machines are prototypes that have undergone preliminary testing in shallow water, but this extraction technology has not yet been applied in a deep sea setting.

The consensus is that manganese nodules hold significant promise. In the Clarion–Clipperton zone, found between Hawaii and Mexico, there is an estimated 20 to 30 billion tons of manganese nodules. They are known to contain enough nickel and cobalt to satisfy global demand for those two metals for decades.

About four or five years ago, it was estimated that deep ocean polymetallic massive sulphides resources ran to 600 million tons. Upon re-examination, the figure was increased to 6 billion tons, mostly located in a part of the ocean that has not been explored aggressively. The exploration was limited to the thin ribbon of volcanic activity around mid-ocean ridges. The problem is that the further you get from the ridges, the deeper the sediment. Going 10 km out likely means 10 metres or more of pelagic sediment. One can imagine that going out to 100 km would probably be prohibitive for the discovery of resources. Another question is to know, if we find them, how would we ever recover them?

Beyond this practical problem, there are also concerns about disrupting unique ecosystems. New research has shown that these ecosystems take a long time to recover after a disturbance.

Source: Chemistry World.

Nodules de manganèse dans le Pacifique équatorial nord

(Crédit photo : IFREMER)

Fumeurs noirs (Crédit photo : NOAA)

Des nouveaux drones pour explorer les volcans // New drones to explore volcanoes

La NASA vient de signer avec Black Swift Technologies (BST), une entreprise d’ingénierie basée à Boulder (Colorado), un contrat pour la construction de drones capables d’explorer les volcans. Le projet permettra d’améliorer les systèmes de gestion du trafic aérien et la mesure des concentrations de cendre dans l’air.
BST construira des petits drones avec une structure et des capteurs adaptés à la mesure de la température, de la pression, de l’humidité, de la taille des particules de cendre et des gaz traces. Ils auront l’aspect d’avions à voilure fixe, avec une envergure d’environ 3 mètres.  Ils seront opérationnels dans les environnements difficiles, même par vents forts. Il faudra environ deux ans pour les concevoir ; le travail se fera dans le Colorado.
Les drones seront spécifiquement conçus pour transporter un équipement scientifique dans leur partie avant. Leur construction s’inspirera d’un autre projet déjà subventionné par la NASA et qui mesurait l’humidité du sol depuis le ciel. Les nouveaux drones devraient avoir une autonomie d’environ trois heures, avec une seule batterie.
À l’avenir, Black Swift prévoit d’adapter ses drones à d’autres fins de recherche, en partenariat avec l’Université du Colorado et la NOAA. Le but est d’utiliser le drone pour des processus commerciaux, tels que le suivi des cultures pendant leur développement.
Source: BizWest.

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NASA has awarded Black Swift Technologies, a specialized engineering firm in Boulder (Colorado), a contract to develop a drone platform to explore volcanoes. The research will be used to improve air-traffic-management systems and the accuracy of ashfall measurements.

BST will deliver small drones that include an airframe and sensors specific to measuring temperature, pressure, humidity, particle sizing and trace gases. They will be fixed-wing aircraft with a wingspan of about 3 metres. They will be able to work in harsh environments, even with strong winds. It will take about two years to design, build and test the aircraft, which will be done in Colorado.

The unmanned aerial system will be specifically designed to carry scientific equipment as its payload, loading it near the nose of the plane. The aircraft BST is using is actually a modification from another project they did under a NASA grant that measured soil moisture from the air. It should have a flight time of about three hours on a single battery.

Looking ahead, Black Swift has started adapting its aircraft for other research purposes, partnering with the University of Colorado and National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA). The plan eventually is to use the aircraft for commercial processes, such as monitoring crops during the grow season.

Source : BizWest.

Source: BST.