Hawaii: La lave bientôt de nouveau dans l’océan? // Will lava soon reach again the ocean?

drapeau-francaisPlus de deux semaines après le 24 mai, jour où deux nouvelles coulées de lave sont apparues sur les flancs du Pu’uO’o, il semble que la situation soit en train d’évoluer. En effet, seule la coulée sur le versant est du cône est actuellement active, ce qui laisse supposer que la lave a pris la direction de la côte. Dans le même temps, la coulée du 27juin, apparue il y a presque deux ans, ne montre plus d’activité et il se pourrait bien qu’elle ait cessé de vivre. Cela voudarit dire que seule la coulée sur le flanc E du Pu’uO’o évacue la lave. Le 8 juin, les dernières observations effectuées sur le terrain par le HVO ont révélé que cette coulée avait parcouru 3,3 km et qu’elle se trouvait, à vol d’oiseau, à environ 6,5 km de l’océan. Elle avait fait la moitié du chemin pour atteindre le sommet du Pulama Pali, la longue pente qui la conduirait vers la mer. Si elle continue de progresser comme elle le fait actuellement, elle traversera à nouveau les Royal Gardens avant d’atteindre le rivage.Ce n’est toutefois qu’une hypothèse et la partie est loin d’être gagnée. Il faudra peut-être plusieurs semaines, voire plusieurs mois, pour que le spectacle soit visible depuis Kalapana ou d’autres points d’observation mis en place par le Parc des Volcans.

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drapeau-anglaisMore than two weeks after May 24th, when new breakouts appeared on the flanks of Pu’uO’o, it seems the situation is developing in a different way. Indeed, only the breakout on the cone’s east flank is visibly active, suggesting that lava will be funneled toward the coastline. Meantime, the nearly 2-year-old June 27 flow is currently inactive and may have ceased to live. On June 8th, HVO’s latest on-the-field observations revealed that the 3.3-km-long flow on the east flank of Pu’uO’owas about 6.5 km from the coastline as the crow flies and about halfway to the top of Pulama pali. Assuming lava keeps flowing as it does at the moment, its path likely will take it back down roughly through Royal Gardens and it will eventually reach the ocean.However, the process might takes weeks or months.
If the flow continues to head to the coast, it could once again be visible at night from a safe distance at Kalapana or Hawaii Volcanoes National Park viewpoints.

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Photo: C. Grandpey.

Contrôle des émissions de SO2 depuis l’espace // Monitoring of SO2 emissions from space

drapeau-francaisUn article intitulé « Les satellites découvrent de nouvelles sources de dioxyde de soufre » et  publié le 7 juin 2016 par l’Observatoire de la Terre (Earth Observatory) de la NASA fait un inventaire des émissions de SO2 qui étaient inconnues ou mal connues jusqu’à présent.
En utilisant une nouvelle méthode basée sur les observations satellitaires, les scientifiques ont localisé 75 sources naturelles de SO2, ainsi que 39 autres sources importantes, d’origine humaine et non déclarées. On sait depuis longtemps que lorsqu’il est libéré dans l’atmosphère, le dioxyde de soufre se transforme en acide sulfurique (H2SO4), avec de fines particules qui ont des effets néfastes sur la santé et sur l’environnement.
Afin d’élaborer des inventaires complets et précis, les industries, les organismes gouvernementaux et les scientifiques peuvent désormais utiliser les satellites pour repérer les sources de SO2 non répertoriées. En analysant les données pour la période entre 2005 et 2014, les chercheurs ont découvert 39 sources d’émissions de SO2 non signalées précédemment. Parmi elles, on trouve des centrales thermiques brûlant du charbon, des fonderies et des structures pétrolières et gazières, notamment au Moyen-Orient, au Mexique et dans certaines régions de la Russie. En outre, les scientifiques se sont aperçus que les mesures satellitaires des émissions provenant de certaines sources connues étaient deux à trois fois supérieures à ce qui avait été indiqué précédemment en se référant à des estimations effectuées au sol. Au total, les sources non déclarées et sous-déclarées représentent environ 12 pour cent de toutes les émissions anthropiques de dioxyde de soufre, ce qui est considérable.
L’équipe scientifique a également détecté et localisé 75 sources naturelles de SO2, dont beaucoup se trouvent dans des zones volcaniques sans phénomènes éruptifs, mais qui laissent lentement échapper le dioxyde de soufre. Beaucoup de ces sources volcaniques sont dans des endroits éloignés et non surveillés régulièrement. Ces nouvelles données satellitaires sont donc les premières à fournir des informations annuelles régulières sur les émissions volcaniques passives.
La quantification précise des émissions de SO2 a été rendue possible grâce à deux innovations dans l’interprétation des données satellitaires. La première innovation est une amélioration dans le traitement informatique qui transforme les observations satellitaires brutes fournies par l’Ozone Monitoring Instrument (OMI) – instrument de surveillance de l’ozone – en estimations précises des concentrations de SO2, y compris par les installations pétrolières et les centrales électriques de taille moyenne. La seconde innovation est un nouveau programme informatique qui permet de détecter plus précisément le dioxyde de soufre une fois qu’il s’est dispersé et qu’il a été dilué par les vents. Les chercheurs ont combiné ces données avec des modélisations de la force et de la direction du vent pour suivre les polluants jusqu’à leur source.

Source: NASA.

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drapeau-anglaisAn article entitled « Satellite Finds Unreported Sources of Sulfur Dioxide  » published on June 7th, 2016 by NASA’s Earth Observatory makes an inventory of SO2 emissions that were unknown or poorly known until now.

Using a new satellite-based method, scientists have located 75 natural and 39 unreported and major manmade sources of SO2 emissions. When released into the atmosphere, SO2 forms sulphuric acid (H2SO4) and fine particles that have significant adverse effects on human health and the environment.

To develop comprehensive and accurate inventories, industries, government agencies, and scientists can now use satellites to help them pinpoint some of the previously missing sources of SO2. In the analysis of data from 2005 to 2014, researchers found 39 previously unreported emission sources. Among them were clusters of coal-burning power plants, smelters, and oil and gas operations, most notably in the Middle East, but also in Mexico and parts of Russia. Moreover, the satellite measurements of emissions from some known sources were two to three times higher than what was previously reported; referring to ground-based estimates. Altogether, the unreported and underreported sources account for about 12 percent of all manmade emissions of sulphur dioxide, which is considerable.

The research team also located 75 natural sources of SO2, many of them on non-erupting volcanoes that slowly leak the gas. Many of these volcanic sources are in remote locations and not routinely monitored, so this satellite-based data set is the first to provide regular annual information on passive volcanic emissions.

The accurate quantification of SO2 emissions was made possible thanks to two innovations in working with the satellite data. The first innovation was an improvement in the computer processing that transforms raw satellite observations from the Ozone Monitoring Instrument (OMI) into precise estimates of SO2 concentrations, including those emitted by oil-related facilities and medium-sized power plants. The second innovation was a new computer program to more precisely detect sulphur dioxide after it had been dispersed and diluted by winds. The researchers combined those data with model estimates of wind strength and direction to trace pollutants back to their sources.

Source: NASA

SO2

Cette carte montre les émissions de SO2 telles qu’elles ont été détectées au Moyen-Orient entre 2007 et 20019 par l’OMI, mis au point par les Néerlandais et les Finlandais, depuis le satellite Aura de la NASA. (Source : NASA)