Un télescope géant au sommet du Mauna Kea (Hawaii / Etats Unis)

1475806114.50.jpgLe sommet du Mauna Kea (4200 m) à Hawaii a été choisi mardi dernier pour être le site d’implantation du plus puissant télescope du monde qui permettra aux scientifiques de percer le mystère des premiers soubresauts de l’univers.

Le miroir du télescope aura un diamètre de près de 30 mètres, soit presque l’envergure d’un Boing 737.  Il sera capable de capter la lumière qui aura mis 13 milliards d’années-lumière pour parvenir jusqu’à la terre. Cela signifie que les astronomes pourront voir les images des premières étoiles et galaxies qui se sont formées 400 millions d’années après le Big Bang.

Le télescope devrait être opérationnel en 2018. Il sera construit par l’Université de Californie, l’Institut de Technologie de Californie et l’Association des Universités Canadiennes pour la Recherche en Astronomie.

L’autre site candidat à l’implantation du télescope était le Cerro Armazones au Chili, mais le Mauna Kea présentait l’avantage d’être plus haut, d’avoir un air plus sec et d’avoir des fluctuations de températures moindres pendant la journée.

Toutefois, la décision a suscité les protestations des Hawaiiens de souche et des groupes écologistes. Les premiers font remarquer que la haute altitude est sacrée et représente la porte du Paradis. Dans le passé, seuls les chefs et les prêtres étaient autorisés à atteindre le sommet du Mauna Kea. Les seconds sont contre l’implantation du télescope car elle constitue un danger pour les espèces menacées.

 

Les touristes doivent savoir que l’accès au sommet du Mauna Kea est limité aux véhicules 4×4. Les phares doivent être éteints après le coucher du soleil pour ne pas gêner les observations astronomiques. Les rangers contrôlent l’accès au Onizuka Visitors Center où des observations passionnantes de la voûte céleste sont organisées tous les jours de 18 heures à 22 heures.

 

993348610.52.jpgHawaii’s Mauna Kea (4200 m) was chosen Tuesday as the site for the world’s most powerful telescope that will allow scientists to get a glimpse into the early years of the universe.

The telescope’s mirror will stretch almost 30 metres in diameter, or nearly the length of a Boeing 737’s wingspan. It will be able to gather light that will have spent 13 billion light-years travelling to earth. This means astronomers looking into the telescope will be able to see images of the first stars and galaxies forming some 400 million years after the Big Bang.

The telescope is expected to be completed by 2018. It will be built by the University of California, the California Institute of Technology and the Association of Canadian Universities for Research in Astronomy.

The other finalist candidate site for the telescope was Chile‘s Cerro Armazones mountain but Mauna Kea is at a higher elevation, its air is drier and its average temperature fluctuates less during the course of the day.

However, the decision invited protests from some Native Hawaiian and environmental groups. Native Hawaiian tradition holds that high altitudes are sacred and are a gateway to heaven. In the past, only high chiefs and priests were allowed at Mauna Kea‘s summit. Environmentalists oppose the telescope on the grounds it would hurt some endangered species.

 

Tourists should know that the access to the summit of Mauna Kea is restricted. Only 4-wheel-drive vehicles are allowed. Headlights should be turned off after sunset so as not to disturb astronomical observations. Rangers are controlling the access at the Onizuka Visitors Center where interesting stargazing programs are conducted daily from 6 p.m. to 10 p.m.

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Télescopes au sommet du Mauna Kea
(Photo: C. Grandpey)

Kilauea (Hawaii / Etats Unis)

1475806114.49.jpgDes scientifiques du HVO et de l’Université d’Hawaii ont utilisé des lasers pour observer l’intérieur de la bouche qui perce le cratère de l’Halema’uma’u et mesurer sa profondeur.

Leur conclusion est que la bouche a la forme d’une caverne dont la  taille est immense à côté de la petite ouverture à la surface. La caverne en question se trouve à environ 200 mètres sous le plancher du cratère, soit 280 mètres en dessous de la lèvre.  

Les chercheurs ont utilisé la technology du LiDAR (Light Detection And Ranging). En faisant rebondir sur eux des impulsions laser, le LiDAR permet de connaître la distance à laquelle se trouve des objets inaccessibles. S’agissant de la bouche de l’Halema’uma’u, l’image ainsi produite a révélé un pit crater profond avec des parois formant une voûte à proximité de la surface. La morphologie est donc différente de celle du cratère de l’Halema’uma’u ou de la caldeira du Kilauea dont les parois sont parfaitement verticales.

Les scientifiques pensent que l’Halema’uma’u et le Kilauea sont des pit craters – ou cratères d’effondrement – qui se sont formés quand les voûtes surplombant une bouche se sont effondrées, laissant ainsi des parois verticales. Il semblerait que c’est le phénomène qui est en train de se produire actuellement à l’intérieur du cratère de l’Halema’uma’u. Les bouffées de cendre qui s’échappent de temps en temps de la bouche seraient dues à des effondrements de la voûte qui se trouve en surplomb.

Si cette hypothèse se vérifie, on peut s’attendre à des effondrements plus importants qui feraient considérablement s’élargir le diamètre de la bouche actuelle et – pourquoi pas ? – laisser apparaître un nouveau lac de lave semblable à celui qui existait au 19ème siècle et que Mark Twain a remarquablement décrit dans ses Lettres d’Hawaii ou dans A la dure.  

Source : Presse hawaiienne.

 

993348610.45.jpgScientists at the HVO and the University of Hawaii used lasers to look inside and measure the depth of the vent in Halemaumau Crater. Their conclusion is that the vent has a cavernous interior that dwarfs the size of the opening at the surface. The cavern is about 200 metres below the surface of Halemaumau and 280 metres below the rim of the crater.

Researchers used the LiDAR (Light Detection And Ranging) technology. By bouncing pulses of lasers off out-of-reach objects, LiDAR can determine the distance to them.

The image produced by Halema’uma’u vent revealed a deep pit crater with overhanging walls near the surface. It is different from the steep and vertical walls of Halemaumau and Kilauea caldera.

Scientists believe that both Halemaumau and Kilauea are pit craters – or collapse craters – created when the overhanging walls of a vent collapsed, leaving the vertical walls.

That appears to be what is happening now within the vent in Halemaumau crater. The occasional pulses of ash plumes rising from the vent appear to be caused by the collapse of the overhanging rim.

Should this hypothesis prove true, one can expect more collapses that would considerably enlarge the current vent and – why not? – reveal a new lava pond similar to the one that existed in the 19th century and that was remarkably described by Mark Twain in his Letters from Hawaii or in Roughing it.

Source. Hawaiian newspapers.

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Cratère de l’Halema’uma’u (Juillet 2007)

Vue de la partie du cratère où est apparue la bouche active

(Photo: C. Grandpey)

Taal & Mayon (Philippines)

1475806114.48.jpgL’accès de l’île qui se trouve dans la partie centrale du lac Taal, et où ont eu lieu toutes les éruptions historiques, est interdit aux touristes depuis hier mardi. En effet, les sismologues ont détecté des secousses qui pourraient annoncer une prochaine éruption. Des explosions de vapeur ainsi que de fortes accumulations de gaz toxiques peuvent se produire.

Chaque jour, des dizaines de touristes prennent le bateau pour se rendre sur l’île et grimper sur la lèvre du cratère qui culmine à 311 mètres.

Dans le même temps, le Mayon reste en alerte de niveau 2.

 

993348610.59.jpgTourists were ordered off Volcano Island – located in north-central Lake Taal – where all historical eruptions occurred – yesterday, after seismologists detected ground shaking that they said could presage an eruption. Steam explosions may suddenly occur or high concentrations of toxic gases may accumulate.

Scores of visitors cross the lake by boat every day before making a short day hike to the 311-metre-high crater lip.

Meantime, the alert level on Mayon remains at 2.

Katla (Islande)

1475806114.46.jpgD’après le site Iceland Review Online, cela fait 3 semaines que l’on enregistre une acticité sismique à une dizaine de kilomètres sous le glacier Eyjafjallajökull dans le sud du pays. Une activité sismique similaire a déjà été enregistrée en 1994 et 1999, sans qu’aucune éruption ait été observée par la suite. On pense qu’il s’agissait alors d’une simple intrusion de magma. L’histoire volcanique de l’Islande montre pourtant que l’activité sous le glacier Eyjafjallajökull est susceptible de signaler une éruption à court terme du volcan Katla qui se situe à proximité. C’est ce qui s’est produit en 1821. Celle année-là, une éruption a débuté au niveau du glacier Eyjafjallajökull ; elle a duré deux ans et a été suivie par une éruption du Katla en 1823. Affaire à suivre…

 

993348610.51.jpgAccording to the website Iceland Review Online, seismic activity has been detected over the past three weeks beneath Eyjafjallajökull Glacier, in the southern part of the country. A similar seismic activity already occurred in 1994 and 1999 but no eruption was observed. It was probably a simple magma intrusion. However, Iceland’s volcanic history shows that activity beneath Eyjafjallajökull Glacier may herald a short-term eruption of Katla volcano which is located a short distance away. This is what happened in 1821 when an eruption started in Eyjafjallajökull Glacier; it lasted two years and eventually led to an eruption of Katla in 1823. A story to be continued…