Les sources hydrothermales ne sont pas des fontaines de Trevi ! // Hydrothermal pools are not Trevi Fountains !

La Fontaine de Trevi à Rome est la fontaine la plus connue au monde. « Trevi » est un mélange de mots italiens : « tre », qui signifie « trois » et « vie », qui signifie « routes », car la fontaine a été édifiée à l’intersection des trois artères les plus importantes de Rome. Lancer des pièces dans l’eau de la fontaine est une tradition qui remonte à des temps immémoriaux. Selon la légende, il existe trois raisons pour jeter des pièces dans la fontaine de Trevi. La première est que ce geste vous fera revenir un jour à Rome. Les deux raisons sont moins connues : jeter une pièce permettrait de trouver l’amour à Rome, et s’y marier avec bonheur. Au final, la collecte des pièces rapporte de l’argent à la ville de Rome. On estime que 3 000 euros atterrissent dans le bassin de la fontaine chaque jour ! L’argent ainsi récolté dans la Fontaine de Trevi sert à payer la nourriture et à entretenir un marché pour les habitants les plus pauvres du quartier.

Crédit photo: Wikipedia

Les touristes qui visitent les parcs nationaux avec des sources hydrothermales ont tendance à confondre ces dernières avec la Fontaine de Trevi et ils n’ont ce cesse de jeter des pièces dans leur eau.
Près de trois millions de touristes affluent chaque année dans le Parc National de Yellowstone et beaucoup jettent des pièces de monnaie et des cailloux dans les sources, dans l’espoir que ce geste leur portera bonheur. En 2015, la belle couleur bleu transparente de la Morning Glory Pool a pris une teinte jaune-vert vif, après avoir reçu des pièces pendant des années. Selon le National Park Service, la source a changé de couleur en raison de l’accumulation de pièces de monnaie, de déchets et autres débris naturels. Cela a eu pour effet de bloquer partiellement la source de chaleur souterraine et d’abaisser la température de l’eau dans laquelle ont proliféré des micro-organismes qui ont produit des pigments qui ont entraîné la couleur jaune et verte.

Photo: C. Grandpey

En 2017, l’Agence islandaise de l’Environnement a essayé de mettre fin à la pratique consistant à jeter de petites pièces dans les sources chaudes. L’Agence a installé des panneaux expliquant aux voyageurs que la pratique est interdite et a organisé des opérations de nettoyage pour retirer les pièces. Le nettoyage de Blesi, l’une des sources chaudes dans la zone géothermale de Geysir, a rapporté 10 000 couronnes (environ 70 euros) en petite monnaie aux bénévoles cette année-là. Blesi est un bassin particulièrement apprécié des voyageurs qui ne peuvent s’empêcher de laisser une trace de leur passage, endommageant au passage cette formations naturelle.
La situation s’est améliorée après l’installation de panneaux demandant aux visiteurs de ne pas jeter d’objets dans les sources, mais il y a toujours des imbéciles qui pensent que les règles ne s’appliquent pas à eux.

Photo: C. Grandpey

En 2022, le personnel du Parc national des Volcans d’Hawaï a demandé aux gens d’arrêter de jeter des détritus ou de l’argent dans les bouches de vapeur de Wahinekapu, près du sommet du Kilauea.
Le personnel du Parc ne sait pas pourquoi les gens ont ce comportement, mais « peut-être pensent-ils que cela leur portera chance, comme avec un puits à souhaits ». De toute façon, jeter des pièces n’est pas une bonne idée car cela met les employés du Parc en danger et manque de respect à la culture hawaïenne. Les Hawaïens de souche utilisent depuis longtemps ces bouches de vapeur pour « se nettoyer » avant les cérémonies au sommet du Kilauea.

Photo: C. Grandpey

Il est également dangereux de jeter des objets dans les bouches de vapeur. L’argent se trouvant parfois à portée de main, il peut être tentant pour quelqu’un de le récupérer, avec le risque de glisser et tomber dans la vapeur brûlante. Les rangers peuvent, eux aussi, être gravement brûlés par la vapeur lorsqu’il essayent de retirer des objets. Les autorités du Parc avait installé des panneaux demandant aux gens de ne rien jeter dans les bouches de vapeur, mais ils ont été volés.
Source : Services des parcs nationaux, Iceland Review.

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The Trevi Fountain in Rome is the most well-known fountain in the world. “Trevi” is a mashup of the Italian words “tre,” meaning “three” and “vie,” meaning “roads,” because the fountain was constructed at the intersection of Rome’s three most important thoroughfares. Tossing coins is a tradiation that has accompanied the fountain for centuries. According to the legend, there are three key reasons for tossing coins into the Trevi Fountain. The first and most well-known reason states that it will bring you back to Rome again, someday. But the next two reasons are lesser-known: to find love or romance while in Rome, and to happily marry there. In the end , the collection of the coins brings money to the city of Rome. An estimated 3,000 euros fly into the Trevi each day! The money gathered at the Trevi is used to pay for the food and upkeep of a market for the area’s poorest inhabitants.

It looks as if tourists visiting national parks with hydrothermal pools are confusing them with Trevi Fountain and keep tossing coins into their water.

Almost three million tourists flock to Yellowstone National Park each year and many throw coins and rocks into the springs, hoping to accrue good luck. In 2015, the crystal blue colour of Morning Glory Pool turned into a bright yellowy-green hue, after years of tourists throwing coins in. According to the National park Service, the pool changed colour because of the accumulation of coins, rubbish and natural debris that had the effect of « partially blocking the underground heat source and lowering the temperature of the spring that became habitable to microorganisms that produced pigments that resulted in the yellow and green colour

In 2017, the Icelandic Environment Agency tried to crack down on the practice of throwing small coins into hot springs, installing signs explaining to travellers that the practice is banned as well as mounting clean-up efforts to fish coins out of springs. One hot spring in the Geysir geothermal area, Blesi, yielded 10,000 ISK (about 70 euros) in small change when volunteers cleaned the spring that year. Blesi has been particularly popular among travellers who can’t resist the urge of trying to leave their personal mark on nature and damage natural formations.

The problem abated after signs were installed, instructing visitors they should not throw things into the springs, but there are always some stupid people who think the rules don’t apply to them.

In 2022, Hawaii Volcanoes National Park staff are asking people to stop throwing trash or money into the steam vents at the popular attraction Wahinekapu, near the summit of Kilauea.

Park staff are not sure why people toss things into the steam vents but « maybe they think it brings them luck, like a wishing well. » They say it is not a good idea as it puts park employees in danger and disrespects Hawaiian culture. Native Hawaiians have long used the steam to « cleans themselves » before cultural protocol at Kilauea Summit.

It’s also dangerous to throw things into the steam vents. Money is a temptation if it falls within reach. Someone trying to retrieve money could slip and fall into the scalding steam. Danger is also posed to park rangers who may get severely burnt from the steam when removing the tossed items. The park did have signs telling people not to litter, but those were stolen.

Source: National Park Services, Iceland Review.

Surveillance des petits geysers de Yellowstone // Monitoring of the small geysers of Yellowstone

Le Parc National de Yellowstone aux États-Unis possède la plus grande concentration de geysers au monde. Le plus populaire est sans aucun doute le Vieux Fidèle – Old Faithful – dont les éruptions se produisent de manière régulière. D’autres geysers comme le Castle Geyser ou le Steamboat Geyser se manifestent, eux aussi, de manière spectaculaire, mais il est plus difficile de prévoir ces événements. Les autres geysers du parc entrent en éruption quand ils en ont envie. Ces éruptions peuvent se produire soudainement et violemment et devenir un danger pour les visiteurs qui se trouveraient à proximité.
Le principe de fonctionnement des geysers est bien connu. L’eau de surface (pluie ou neige) s’infiltre dans la terre. Lorsqu’elle s’approche d’une source de chaleur comme une chambre magmatique, elle est peu à peu portée vers son point d’ébullition, mais les conditions de pression qui règnent en profondeur sont si extrêmes qu’elles empêchent l’eau d’entrer en ébullition et de s’évaporer. A l’approche de la surface, la pression chute considérablement et l’eau peut alors entrer subitement en ébullition. Se faisant, elle se change rapidement en vapeur et occupe tout d’un coup un volume bien plus important qu’elle ne le faisait à l’état liquide. Cela se traduit en surface par des jets de vapeurs et fumerolles, par des bassins d’eau bouillonnante, mais aussi par des éruptions d’eau et de vapeur : les geysers !

Le Porkchop Geyser dans le Norris Geyser Basin était autrefois une petite source chaude qui se manifestait parfois sous forme d’un geyser. Cependant, en 1985, le comportement du geyser a changé. Il a commencé à envoyer des panaches d’eau à 6 ou 10 mètres de hauteur à partir d’un cratère sec le plus souvent. On entendait parfois le grondement des explosions à plus d’un kilomètre de distance et, en hiver, les panaches de vapeur formaient des cônes de glace de plus de 6 mètres de hauteur. Puis, dans l’après-midi du 5 septembre 1989, le geyser a de nouveau changé son comportement avec des jets d’eau chaude de 15 à 25 mètres de hauteur. Puis il a carrément explosé. L’explosion a arraché des roches et envoyé des matériaux plus petits à plus à 60 mètres de distance, laissant derrière elle un cratère de 3 mètres de diamètre. Heureusement, il n’y avait personne à proximité et il n’y eut aucun blessé.
Les scientifiques de l’Observatoire Volcanologique de Yellowstone, de l’Université de l’Utah et de l’Université du Wyoming ont mis en place un réseau de sismomètres, de stations GPS et de jauges dans les rivières du parc. L’objectif est de comprendre comment se comporte la caldeira de Yellowstone et de prévoir tout changement significatif.
Aujourd’hui, les volcanologues de Yellowstone veulent essayer de mieux comprendre les zones géographiques plus réduites comme le Norris Geyser Basin qui présentent plus de risques que les manifestations éventuelles et peu probables du super volcan. Cela fait partie d’un nouveau plan décennal de l’Observatoire visant à améliorer la surveillance et l’évaluation des risques liés à l’activité volcanique, hydrothermale et sismique à Yellowstone. Ce plan se décompose en deux volets : « backbone » et suivi de l’activité hydrothermale.
La surveillance backbone ou «épine dorsale» comprend le renforcement du système déjà en place à l’échelle de la caldeira. Le suivi de l’activité hydrothermale est nouveau. Son objectif est de contrôler l’activité dans les zones hydrothermales de Yellowstone afin de mieux la prévoir.
Dans les zones de petits geysers, les données de surveillance satellitaire indiquent que le sol peut se soulever pendant l’été lorsqu’il y a plus d’eau présente dans le sous-sol et s’affaisser à la fin de l’été lorsque cette eau s’est évacuée. Une surveillance plus étroite permettra de confirmer ce phénomène, mais indiquera aussi si un geyser isolé présente un comportement anormal comme ce fut le cas pour le Porkchop Geyser. De telles explosions hydrothermales se produisent lorsque l’eau se transforme en vapeur et doit immédiatement s’échapper vers la surface. Selon les scientifiques de Yellowstone, de telles explosions sont relativement courantes et se produisent une ou deux fois par an dans l’arrière-pays. Il s’agit d’un « risque sous-estimé » dans le Parc proprement dit et « bien plus important d’un point de vue humain qu’une éruption volcanique ». L’Observatoire Volcanologique de Yellowstone espère installer la première station de surveillance dans le Norris Geyser Basin en 2023.
Adapté d’un article du Jackson Hole News & Guide.

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Yellowstone National Park in the United States has the largest concentration of geysers in the world. The most popular is undoubtedly Old Faithful whose eruptions occur in a regular way. Other geysers like Castle Geyser or Steamboat Geyser erupt in a dramatic way but it is more difficult to predict these events. The other geysers in the park erupt when they feel like it. These eruptions may occur suddenly and violently and become a danger to visitors that would stand close by.

The operating principle of geysers is well known. Surface water (rain or snow) seeps into the ground. When it approaches a heat source such as a magma chamber, it is gradually brought to its boiling point, but the pressure conditions prevailing at these depths are so extreme that they prevent water from boiling and evaporating. Approaching the surface, the pressure drops considerably and the water can then suddenly boil. In doing so, it quickly changes into vapour and suddenly occupies a much larger volume than it did in the liquid state. This is reflected on the surface by jets of steam and fumaroles, by pools of bubbling water, but also by eruptions of water and steam called geysers.

The Porkchop Geyser in the Norris Geyser Basin was once a small hot spring that occasionally erupted. However, in 1985 the geyser’s behaviour changed. It started sending plumes of water 6 to 10 meters high from a mostly dry crater. The roaring sound of the explosion could occasionally be heard from more than one kilometer away, and in winter the spray created ice cones more than 6 meters high. Then, on the afternoon of September 5th, 1989, the geyser changed again with jets of hot water 15-25 meters tall. Then the geyser exploded. The blast uprooted rocks and sent smaller material more than 60 meters away, leaving a 3-meter-wide crater. Fortunately there was no one close enough to be hurt.

Scientists at the Yellowstone Volcano Observatory, thz University of Utah and University of Wyoming have set up a network of seismometers, GPS stations and stream gauges which measure the temperature, flow and chemistry of the park’s rivers. The goal is to understand how the Yellowstone Caldera is acting and predict any substantial changes.

Today, Yellowstone volcanologists are gearing up to try to better understand smaller geographies like the Norris Geyser Basin that pose a greater risk to human health and safety than less likely large-scale super volcano activity. This is part of the Volcano Observatory’s new 10-year plan to improve monitoring and hazards assessments of volcanic, hydrothermal and earthquake activity in the Yellowstone Plateau. That plan is broken down into two parts: “backbone” and hydrothermal monitoring.

“Backbone” monitoring includes beefing up the larger, caldera-wide system already in place. The hydrothermal monitoring is new. Its aim is to track activity within Yellowstone’s individual thermal areas and geyser basins in order to better forecast their activity.

In smaller geyser basins, satellite monitoring data indicates that the ground may rise during the summer when there’s more water present and fall in late summer when that water drains away. More detailed monitoring could confirm that, but also indicate that an individual geyser basin is doing something weird, like getting ready to explode, like Porkchop Geyser did. Such hydrothermal explosions are caused by water flashing to steam and immediately having to escape its container. According to Yellowstone scientists, such explosions are relatively common, happening once every year or two in the backcountry. They are an “under-appreciated hazard” in the front country and “one that’s far more important on human time scales than a volcanic eruption.” The Yellowstone Volcano Observatory hopes to set up the first geyser basin monitoring station in Norris Geyser Basin in 2023.

Adapted from an article in the Jackson Hole News & Guide.

Photos: C. Grandpey

Quand la presse s’amuse à nous faire peur….

Après la COVID-19 et le réchauffement climatique, voici l’éruption susceptible de nous anéantir! On peut lire sur le site Futura Sciences un article dont le titre a de quoi donner des frissons: « Il y a une chance sur six pour qu’une éruption majeure se produise d’ici 100 ans, et nous sommes loin d’être prêts ! »

C’est vrai que la Terre n’est pas à l’abri d’une éruption de grande ampleur qui affecterait notre planète tout entière, mais affirmer qu’il existe une chance sur six qu’une telle catastrophe se produise est aller un peu vite en besogne. A l’heure où nous ne sommes pas fichus de prévoir une éruption à court – voire très court – terme, il est bien évident que nous sommes totalement incapables de faire une telle affirmation.

Il est toutefois indéniable que le risque existe. Il suffit de se pencher sur le passé de la Terre pour s’en rendre compte. Certaines éruptions ont atteint l’indice d’explosivité (VEI) 8, le maximum. Parmi les plus violentes figurent celles du Yellowstone il y a 640.000 ans, ou celle du Taupo il y a 26.500 ans, sans oublier celle du Toba (Indonésie) il y a quelque 74 000 ans. Plus près de nous, l’éruption du Tambora (Indonésie) en 1815 aurait causé la mort de 100.000 personnes et aurait influencé le climat terrestre de manière globale, impactant l’agriculture et causant une série de famines. Elle a été dotée d’un VEI 7.

La dernière éruption du Hunga Tonga-Hunga Ha’apai début 2022, celles du mont St Helens en 1980, ou encore celle du Pinatubo en 1991 – aussi puissantes soient elles – ne supportent pas la comparaison avec les super éruptions que je viens de mentionner. Pourtant, la récente éruption du Hunga Tonga a été catégorisée parmi les plus puissantes de la période moderne. Son indice d’explosivité volcanique (VEI) est évalué entre 5 et 6, sur l’échelle de 8 niveaux.

Sommes-nous prêts à endurer de telles catastrophes? La question est intéressante. Nous avons plus ou moins réussi à faire face à la pandémie de COVID-19. Nous devons aussi faire face au réchauffement climatique qui est en train de devenir une réelle menace, peut-être encore plus forte qu’une éruption volcanique majeure. Des chercheurs mettent en garde sur notre grande vulnérabilité face à ce type d’événements. Des scientifiques de l’Université de Cambridge estiment que, si une éruption de VEI 7 ou 8 avait lieu aujourd’hui, les répercussions sur l’humanité seraient réellement catastrophiques car nos systèmes économiques et nos modes de vie ont considérablement évolué. C’est un fait que nous n’avons que peu d’idée du risque que représente une éruption d’une telle puissance.

Il est utile de rappeler que le risque induit par une super éruption est bien réel et que la menace plane. On sait d’ores et déjà que la cendre d’une éruption du Yellowstone, portée par les vents dominants, anéantirait l’agriculture dans le Corn Belt, le grenier à céréales des Etats Unis, sans parler des conséquences pour l’Europe.

Certains chercheurs expliquent que les archives glaciaires permettent d’estimer la fréquence des éruptions volcaniques majeures. D’après eux, il y aurait ainsi une chance sur six qu’une explosion de magnitude 7 se produise dans les 100 prochaines années. Affirmer cela, c’est vraiment parler pour ne rien dire car nous n’en savons rien! Il n’est pas du tout évident que les super éruptions répondent à un cycle. Pour preuve, il se dit que le Yellowstone est en retard dans son rythme éruptif. De toute façon, il y a de fortes chances pour que ceux qui font de telles affirmations ne soient plus de ce monde quand la catastrophe se produira et on ne pourra donc pas les accuser de s’être trompés!

Dans la dernière partie de l’article de Futura Sciences, on peut lire que le risque d’une catastrophe volcanique majeure serait plusieurs centaines de fois plus important que le risque d’une collision avec un astéroïde de 1 km de diamètre et que nous serions mieux préparés à ce deuxième type de catastrophe. Pas si sûr! Là encore, il s’agit d’une affirmation gratuite car nous n’en savons rien.

Source: Futura Sciences.

Yellowstone, Taupo, Toba, Tambora : des super éruptions ont secoué la Terre (Photos: C. Grandpey, Wikipedia)

Quelques nouvelles de Yellowstone (Etats Unis) // Some news from Yellowstone (United States)

En juin 2022, des précipitations sans précédent ont provoqué d’importantes inondations, des glissements de terrain et des coulées de boue dans le Parc national de Yellowstone. Les routes, les systèmes d’approvisionnement en eau et d’évacuation des eaux usées, les lignes électriques et d’autres infrastructures essentielles ont subi de gros dégâts.
Moins de trois semaines après cette inondation majeure, les circuits routiers sud et nord du parc ont été rouverts au public. Environ 93 % des routes goudronnées sont actuellement ouvertes au public. La carte ci-dessous montre les secteurs où des travaux sont en cours et où vous serez probablement retardés.

Source: National Park Service

Yellowstone a défrayé la chronique ces derniers jours avec la découverte d’un pied à l’intérieur d’une chaussure en train de flotter sur Abyss Pool, l’une des sources chaudes du West Thumb Geyser Basin. Tout liasse à penser qu’un accident impliquant une seule personne a eu lieu le matin du 31 juillet 2022. Les responsables du Parc pensent qu’il ne s’agit pas d’un acte criminel, mais l’enquête se poursuit pour déterminer les circonstances du décès.
Le West Thumb Geyser Basin et le parking ont été temporairement fermés aux visiteurs. Abyss Pool a une profondeur de plus de 15 mètres. C’est l’une des sources chaudes les plus profondes du Parc avec une température d’environ 60°C.

Abyss Pool (Photo: C. Grandpey)

Les autorités du Parc national de Yellowstone rappellent aux visiteurs de rester sur les caillebotis et les sentiers dans les zones hydrothermales et d’être extrêmement prudents. Le sol dans ces zones est fragile et mince avec de l’eau à haute température juste sous la surface.

Photo: C. Grandpey

En 2016, un homme de 23 ans de l’Oregon est décédé après avoir glissé dans une source brûlante du Norris Geyser Basin, dans un endroit interdit d’accès. L’eau était à plus de 100 degrés Celsius et très acide. Les responsables du Parc n’ont jamais pu retrouver les restes du visiteur. Ils pensent que la haute température de la source chaude, associée à sa nature acide, a dissous le corps. Seuls un portefeuille et une paire de tongs ont été récupérés.
Source : Service des parcs nationaux.

Norris Geyser Basin, l’un des sites les plus chauds et les plus dangereux de Yellowstone (Photo: C. Grandpey)

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In June 2022, unprecedented amounts of rainfall caused substantial flooding, rockslides, and mudslides within Yellowstone National Park. Historic water levels caused severe damage to roads, water and wastewater systems, power lines, and other critical park infrastructure.

Less than three weeks after this major flood event, the south and north loops of the park opened to the visiting public. Approximately 93% of paved roads is currently open to the public The map below shows you where road work is underway and where you should expect delays.

Carte

Yellowstone made the headlinesduring the last days with the discovery of a partial foot inside a shoe floating on Abyss Pool. Evidence suggests an incident involving one person likely occurred on the morning of July 31st, 2022. Officials believe there was no foul play, but the investigation is continuing to determine the circumstances of the death.

The West Thumb Geyser Basin – where abyss pool is located – and parking lot were temporarily closed to visitors. Abyss Pool has a depth of more than 15 meters. It is one of the deepest hot springs in the park with a temperature of around 60°C.

Yellowstone National Park reminds visitors to stay on boardwalks and trails in thermal areas and to be extremely cautious around thermal features. The ground in hydrothermal areas is fragile and thin with scalding water just below the surface.

In 2016, a 23-year-old Oregon man died after slipping into a scalding pool at the Norris Geyser Basin while attempting to take a dip in a closed location. The pool was over 100 degrees Celsius and highly acidic. Park officials were never able to find the remains of the visitor. The consensus among the rescue team was that the extreme heat of the hot spring, coupled with its acidic nature, dissolved the body. Only a wallet and a pair of flip-flops were recovered.

Source: National Park Service.