Fire & Iceland

Le 19 mars 2022, tout juste un an après le début de l’éruption de Fagradalsfjall, aura lieu à Reykjavik la première projection publique d’un documentaire intitulé Fire & Iceland. Le film, réalisé par Art As Air Project, a été réalisé au cours de l’éruption, qui s’est terminée le 18 septembre 2021. Il est produit et réalisé par April Anderson.
Selon le communiqué de presse qui accompagne la sortie du documentaire, les cinéastes interrogent des personnes de différents horizons en Islande. Ainsi, les membres des équipes de secours expliquent qu’elle ont du gérer des fractures et autres problèmes cardiaques chez des touristes qui avaient sous-estimé leurs capacités avant d’emprunter le sentier escarpé conduisant au volcan.
Une pilote d’hélicoptère, qui a effectué des allers-retours sur le site plusieurs fois par jour avec des touristes qui assistaient pour la première fois à une éruption volcanique, raconte son expérience.
Ensuite, il y a des témoignages d’artistes – un auteur-compositeur parmi eux – qui expliquentent comment l’éruption les a inspirés.
L’entrée à la projection est gratuite, mais les places sont limitées,
Le documentaire est déjà disponible sur Amazon Prime au Royaume-Uni et aux États-Unis.
Vous pouvez regarder la bande-annonce ci-dessous :

https://youtu.be/iM-oH0DUADI

Source: Iceland Review.

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On March 19th, 2022 in Reykjavik, a year after the start of the Fagradalsfjall eruption, the premier of a documentary film entitled Fire & Iceland will take place in the Icelandic capital. The documentary, made by the Art As Air Project, was filmed over the course of the eruption, which ended on September 18th, 2021. The documentary was produced and directed by April Anderson.

According to press release, the film makers interview people from several different walks of life in Iceland. Members of rescue teams talk about dealing with the daily broken bones and heart attacks that were always a possibility with tourists who underestimated their capabilities on the difficult trail to the volcano.

A helicopter pilot, who flew back and forth to the site several times every day with tourists who were seeing a volcanic eruption for the first time in their lives, describes her experience.

Then there are artists – a songwriter among them – who detail how the eruption inspires them.

Admission is free to the event, but seating is limited,

The documentary is already available on Amazon Prime in the UK and the US.

You can watch the trailer below:

Source: Iceland Review.

Nouvelle approche du processus éruptif au Kamchatka // New approach to the eruptive process in Kamchatka

Quoiqu’en disent certains, la prévision éruptive reste à un niveau très bas, comme le montrent les bilans humains des dernières éruptions majeures. La mise en place du principe de précaution permet aujourd’hui d’éviter le pire. Il est préférable d’évacuer les populations menacées, parfois pour rien, plutôt que de déplorer des centaines, voire des milliers, de victimes.

Malgré des progrès techniques significatifs, nous ne savons que très peu de choses sur le processus éruptif, autrement dit comment fonctionne un volcan. La classification élémentaire en volcans rouges et volcans gris montre que tous les volcans ne se manifestent pas de la même façon Aucune éruption ne ressemble à une autre. Un article publié sur le site Futura nous explique qu’une nouvelle étude montre la complexité du réseau de conduits d’alimentation sous les volcans du Kamchatka (Russie).

Tous les volcans ont un point commun : c’est l’ascension du magma issu de la fusion partielle du manteau supérieur qui gère le processus éruptif, mais la suite est plus complexe. Le style et la fréquence des éruptions peuvent être très variables, non seulement entre les différents volcans du globe, mais également sur un même édifice volcanique. Cette variabilité est avant tout due à la façon dont le magma progresse vers la surface. Le processus d’ascension du magma dépend notamment de l’épaisseur et de la composition de la croûte, facteurs qui vont influencer la capacité de stockage du magma à des niveaux intermédiaires, sa cristallisation, son dégazage, sa différenciation ainsi que les interactions chimiques avec les roches encaissantes.

Auparavant, on considérait généralement que le magma était stocké dans des réservoirs stables situés à faible profondeur. Toutefois, de plus en plus d’études expliquent que l’on a affaire à des mécanismes plus complexes. Les réservoirs magmatiques sembleraient plutôt échelonnés sur toute l’épaisseur de la croûte, avec une distribution du magma hétérogène. Ces différents réservoirs seraient reliés entre eux de manière intermittente. La variabilité des éruptions dépendrait donc de l’évolution et de l’interaction avec le temps de ces différentes zones de stockage du magma au sein de la croûte terrestre. Le conditionnel est de rigueur car il s’agit d’une hypothèse avec de nombreuses inconnues

Des scientifiques de l’Institut des Sciences de la Terre de Grenoble, ainsi que leurs collègues russes viennent de caractériser le système magmatique profond du groupe volcanique Klyuchevskov au Kamchatka. Pour ce faire, les chercheurs ont utilisé l’activité sismique – en particulier les trémors – générée par les volcans.

La pression exercée par le magma au sein du système magmatique varie avec le temps. Ces variations de contrainte engendrent une activité sismique qui peut être mesurée. Il peut s’agir de signaux transitoires ou de petites secousses, les trémors, qui durent sur de longues périodes de temps. Leur analyse permet de définir la dynamique du système volcanique dans l’espace, mais également de suivre son évolution dans le temps.

Les chercheurs ont analysé l’évolution de l’activité sismique sur certains volcans situés sur la péninsule du Kamchatka. Le volcanisme de la région est le résultat de la subduction de la plaque Pacifique sous la péninsule. Les résultats de l’étude, publiée dans la revue Science Advances, montrent que le système magmatique s’étage sur toute l’épaisseur de la croûte. Il prendrait sa source à la base de la croûte, au niveau du Moho (environ 30 kilomètres de profondeur) et se ramifierait vers le haut pour alimenter plusieurs volcans par le biais de différents conduits. Le système magmatique pourrait ainsi s’étendre horizontalement sur de grandes distances. Grâce à l’analyse des trémors, les chercheurs ont pu définir les zones actives du système et suivre leur évolution dans le temps. L’existence de « bouchons » pourrait empêcher temporairement le magma de progresser, faisant localement augmenter la pression jusqu’à la rupture. Ce processus mènerait à l’activation transitoire des différentes zones. Là encore, le conditionnel est de rigueur.

Cette étude montre que nous progressons dans notre approche du processus éruptif, mais que de nombreuses questions restent aussi sans réponse.

Source: Futura (autrefois Futura-Sciences).

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Despite what some people say, eruptive prediction remains at a very low level, as shown by the human tolls of the last major eruptions. The implementation of the precautionary principle now makes it possible to avoid the worst. It is better to evacuate threatened populations, sometimes for nothing, than to deplore hundreds, even thousands, of victims.
Despite significant technical progress, we know very little about the eruptive process, in other words how a volcano works. The basic classification into red volcanoes and grey volcanoes shows that all volcanoes do not work in the same way No eruption looks like another. An article published on the Futura website explains that a new study shows the complexity of the network of supply conduits beneath the volcanoes of Kamchatka (Russia).
All volcanoes have one thing in common: it is the ascent of magma resulting from the partial melting of the upper mantle that manages the eruptive process, but what follows is more complex. The style and frequency of eruptions can vary greatly, not only between different volcanoes around the globe, but also on the same volcanic edifice. This variability is mainly due to the way magma is transported from the depth to the surface. The characteristics of magma ascent depend, among others, on the thickness and composition of the continental crust, which will influence the storage capacity of magma at intermediate levels, its crystallization, its degassing, its differentiation as well as the chemical interactions with the surrounding rocks.
Previously, magma was generally considered to be stored in stable reservoirs located at shallow depths. However, more and more studies explain that we are dealing with more complex mechanisms. The magmatic reservoirs would seem rather staggered over the entire thickness of the crust, with a heterogeneous distribution of magma. These different reservoirs would be interconnected intermittently. The variability of eruptions would therefore depend on the evolution and interaction over time of these different magma storage zones within the Earth’s crust. The conditional is required because it is a hypothesis with many unknowns
Scientists from the Institute of Earth Sciences in Grenoble, together with their Russian colleagues, have just characterized the deep magmatic system of the Klyuchevskov volcanic group in Kamchatka. The researchers used the seismic activity – in particular the tremors – produced by the volcanoes.
The pressure exerted by magma within the magma system varies with time. These stress variations generate seismic activity that can be measured. These can be transient signals or tremors that last over long periods of time. Their analysis makes it possible to define the dynamics of the volcanic system in space, but also to follow its evolution over time.
The researchers analyzed the evolution of seismic activity on some volcanoes located on the Kamchatka Peninsula, a result of the subduction of the Pacific plate which plunges under the peninsula. The results of the study, published in the journal Science Advances, show that the magmatic system is staggering through the entire thickness of the crust. The system would take its source at the base of the crust, at the level of the Moho (about 30 kilometers deep) and would branch upwards to feed several volcanoes through different conduits. The magmatic system could thus extend horizontally over large distances. Thanks to the analysis of tremors, the researchers were able to define the active zones of the system and follow their evolution over time. The existence of « plugs » could temporarily prevent magma from progressing, locally increasing the pressure until rupture. This process would lead to the transient activation of the different zones. Again, the conditional is required.
This study shows that we are progressing in our approach to the eruptive process, but that many questions also remain unanswered.
Source: Futura (formerly Futura-Sciences).

Carte montrant la fosse Kourile-Kamchatka, résultat de la subduction de la plaque Pacifique sous la péninsule. On notera, dans la partie septentrionale de la zone, la jonction avec l’arc aléoutien (Source: Wikipedia)

Volcan Klyuchevskoy (Source : KVERT)

La musique du Kilauea (Hawaii) // Kilauea’s music (Hawaii)

Différentes sortes de perturbations peuvent affecter le réservoir magmatique ou le lac de lave au sommet du Kilauea : arrivée de poches de gaz, effondrements des parois du cratère dans le lac de lave, etc. Lorsqu’un réservoir magmatique ou un lac de lave est perturbé, le fluide qu’il contient peut réagir de diverses manières. Dans un lac de lave, comme celui qui existait de 2008 à 2018 dans le cratère de l’Halema’uma’u, ces mouvements de fluides peuvent parfois être observés sous forme d’ondulations ou de clapotis à la surface du lac.
Il est possible de détecter des mouvements de magma en profondeur en utilisant des sismomètres pour mesurer les vibrations du sol. Toutefois, les signaux sismiques générés par le mouvement du magma sont souvent différents des autres types de signaux sismiques. Comparé aux séismes conventionnels, le magma en mouvement génère habituellement des vibrations relativement lentes au moment où le sol monte et descend pendant un laps de temps de plusieurs secondes ou dizaines de secondes.
Pendant des décennies, les scientifiques ont interprété ces signaux sismiques comme des preuves de migration ou d’accumulation du magma en profondeur, susceptibles d’annoncer une éruption imminente. Ces dernières années, toutefois, ils ont acquis de nouvelles méthodes pour interpréter ces signaux sismiques et pour résoudre les propriétés des systèmes magmatiques.
Un réservoir magmatique ou un lac de lave vibrent plus fortement à certaines fréquences – les fréquences de résonance – qui dépendent de la géométrie du réservoir magmatique ou du lac de lave, mais aussi des propriétés du magma ou de la lave qui s’y trouve, comme la température et la teneur en gaz. Ces vibrations ressemblent à la façon dont les notes de musique produites par un instrument comme une flûte de pan sont liées à la forme de l’instrument et aux propriétés de l’air qu’il contient.
Si un magma ou une lave est très fluide, une seule perturbation peut faire résonner le corps magmatique pendant des dizaines de minutes (voir figure ci-dessous).
Les variations dans les fréquences de résonance peuvent indiquer des changements dans la quantité de gaz contenue dans le magma ou la lave, facteur important pour comprendre son potentiel éruptif. De plus, des fluctuations dans la durée de résonance peuvent indiquer des changements dans la température du magma ou de la lave, ce qui indique aux scientifiques une possible arrivée de magma juvénile à haute température.
Une telle résonance a permis de déterminer la géométrie du système magmatique sommital peu profond du Kilauea. Les scientifiques ont constaté que le conduit reliant le réservoir sommital peu profond au lac de lave dans le cratère de l’Halema’uma’u de 2008 à 2018 mesurait plus de 15 mètres de large. Cette résonance a également révélé la dynamique complexe du magma au cours de la dernière décennie, ce qui explique le niveau d’activité élevé du volcan Kilauea.
Source : HVO.
L’article ne précise pas si le Kilauea vibre ces jours-ci, mais l’activité dans le cratère de l’Halena’uma’u est relativement faible. La lave alterne apparitions et disparitions sur le plancher du cratère.

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Different types of disturbances may affect Kilauea’s summit magma reservoir or the lava lake : rising gas pockets, the fall of wall rocks into a lava lake, and so on. When a body of magma or lava is disturbed, the fluid in it can respond in a variety of ways. In a lava lake, such as the one that existed from 2008–2018 in Halema‘uma‘u crater, these fluid motions can sometimes be observed as ripples or sloshing of the surface.

One can also detect deeper magma motion by using seismometers to measure ground vibrations. The seismic signals generated by magma motion are often distinct from other types of seismic signals. Compared to normal earthquakes, magma motion usually produces relatively slow vibrations, where the ground rises and falls over several seconds or tens of seconds.

For decades scientists have been interpreting these seismic signals as evidence of underground magma migration or accumulation, which can be used to look for signs that might indicate an impending eruption. In recent years, scientists have been learning new methods to use these seismic signals to resolve properties of underground magma systems.

Magma or lava bodies vibrate most strongly at certain frequencies – resonant frequencies – that depend on the body’s geometry and the properties of the magma or lava it contains, such as temperature and gas content. This is similar to how the musical notes produced by an instrument like a pan flute depend on the instrument’s shape and the properties of the air in it.

If a magma or lava is very fluid, then a single perturbation can cause the magma body to resonate for tens of minutes (see figure below).

Changes in the resonance frequencies can indicate changes in the amount of gas contained within the magma or lava, which is important for understanding its eruptive potential. Additionally, changes in the resonance duration can indicate changes in the magma or lava temperature, which tells scientists if fresh hot magma is being brought up from deeper in the earth.

Such resonance has helped to reveal Kilauea’s shallow summit magma system geometry, for example suggesting that the conduit connecting its shallow summit magma reservoir with the overlying lava lake in Halema‘uma‘u from 2008–2018 was more than 15 meters wide. It has also revealed complex magma dynamics over the past decade which inform the restless nature of Kilauea Volcano.

Source : HVO.

The article does not specify whether Kilauea is vibrating these days, but activity within Halena’uma’u Crater is quite low, with lava appearing or disappearing on the crater floor.

Le graphique du haut montre le tracé d’un séisme classique peu profond, de magnitude M 2,0 enregistré en 2013 à quelques kilomètres au sud du sommet du Kilauea.

Le tracé du bas montre un enregistrement sismique, effectué en 2013, de la résonance du magma lors de l’impact produit par un rocher qui s’était détaché d’une paroi du cratère de l’Halema’uma’u. On notera les différentes échelles de temps; le séisme classique n’a duré qu’une vingtaine de secondes alors que chaque cycle d’oscillation du magma dans le graphique du bas a duré 40 secondes et les vibrations ont continué pendant plus de 20 minutes.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Une éruption majeure a eu lieu sur le volcan de l’île de Manam (Papouasie-Nouvelle-Guinée) les 8 et 9 mars 2022 avec des explosions qui ont envoyé des panaches de cendres jusqu’à 15 km d’altitude.
La couleur de l’alerte aérienne a été élevée au Rouge et le niveau d’alerte volcanique est à 3 sur une échelle de 5.
La dernière éruption majeure du volcan a eu lieu le 19 octobre 2021, avec un nuage de cendres qui s’est élevé jusqu’à 15,2 km d’altitude.
D’autres violentes éruptions ont également été signalées sur le volcan en décembre 2018 – janvier 2019.
Source : Darwin VAAC, The Watchers.

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L’activité reste faible sur le Kilauea (Hawaii) avec des apparitions éphémères de la lave sur le plancher de l’Halema’uma’u. Aucune activité particulière n’est observée le long de l’East Rift Zone.

Source : HVO

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Suite à la dernière crise éruptive du Fuego (Guatemala) du 6 au 8 mars 2022, l’INSIVUMEH indique que des explosions faibles, modérées et fortes sont toujours enregistrées sur le volcan, avec des panaches de cendres qui se déplacent vers l’ouest et le sud-ouest. On continue à observer des avalanches faibles et modérées dans les ravines Ceniza, Trinidad et Las Lajas. L’incandescence persiste dans le cratère mai aucune coulée de lave active n’est observée. La zone affectée par les récentes coulées pyroclastiques présente un rayon de 7 km du cratère en direction du sud-ouest, du sud et du sud-est où la végétation et les cultures ont été affectées par des nuages ​​de gaz et de cendres à haute température. Des retombées de cendre ont également eu lieu sur les localités à proximité du Fuego. Pendant les périodes de pluie, des lahars peuvent se déclencher dans tous les ravines sur les flancs du volcan, en particulier dans les ravines El Jute, Las Lajas, Ceniza et Trinidad.

Source: INSIVUMEH.

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Le 10 mars 2022, le Merapi (Indonésie) a émis plusieurs coulées pyroclastiques qui ont forcé quelque 250 habitants à fuir vers des abris temporaires. Les cendres ont recouvert les villages voisins, mais aucune victime n’a été signalée. Les avalanches ont parcouru jusqu’à 5 kilomètres sur les pentes du volcan. Leur grondement pouvait être entendu à plusieurs kilomètres.
Il est conseillé aux personnes vivant sur les pentes du Merapi de rester à 7 kilomètres du cratère.
Source : CVGHM.

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Toujours en Indonésie, l’éruption du Semeru se poursuit, incitant l’observatoire à émettre plusieurs alertes aux panaches de cendres. Le 3 mars 2022, une coulée pyroclastique provenant du front d’une coulée de lave a descendu la ravine Kobokan sur le flanc SE. Des panaches de cendres sont observés jusqu’à 400 m au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4). Le public est prié de rester à au moins 500 m de la ravine Kobokan et de ne pas s’approcher du lit des cours d’eau provenant de Semeru, en raison des risques de lahar et de coulée pyroclastique.
Source : CVGHM.

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Une hausse de la sismicité a été enregistrée juste en dessous du Shinmoedake (Japon), incitant la JMA à relever le niveau d’alerte à 2 (sur une échelle de 1 à 5) le 2 mars 2022. Aucun changement n’a été observé sur le volcan lors d’une visite sur le terrain ce même jour. L’activité sismique d’origine volcanique a persisté jusqu’au 7 mars.
Source : JMA.

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Lors d’un survol du Popocatépetl (Mexique) le 23 février 2022, des scientifiques locaux ont noté que les dimensions intérieures du cratère étaient semblables à celles enregistrées en novembre 2021. Le cratère mesurait 390-410 m de diamètre et 160-200 m de profondeur ; le fond du cratère était recouvert de tephra et des restes d’explosions récentes du dôme de lave. Le volcan émet ses habituels panaches de vapeur auxquels se mêle parfois un peu de cendre. Le niveau d’alerte reste au Jaune, Phase 2.
Source : CENAPRED.

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L’éruption du Wolf (Galapagos / Equateur) se poursuit. Des coulées de lave actives avancent sur le flanc SSE du volcan.
Source :Instituto Geofisico.

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Au Kamchatka, la couleur de l’alerte aérienne reste Orange pour le Karymsky et le Sheveluch. Elle est maintenue au Jaune pour le Bezymianny.

Source: KVERT.

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

A major eruption took place at Manam volcano (Papua New Guinea) on March 8th and 9th, 2022 with explosions that sent ash plumes up to 15 km above sea level.

The Aviation Color Code was raised to Red and the Volcano Alert Level is at 3 out of 5.

The last major eruption at the volcano took place on October 19th, 2021,with an ash cloud up to 15.2 km above sea level.

Other high-level eruptions were also reported at the volcano in December 2018 – January 2019.

Source : Darwin VAAC, The Watchers.

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Activity remains low on Kilauea (Hawaii) with short-lives lava emissions on the floor of Halema’uma’u. No unusual activity is observed along the East Rift Zone.
Source: HVO.

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Following the latest eruptive crisis of Fuego (Guatemala) from March 6th to 8th, 2022, INSIVUMEH indicates that weak, moderate and strong explosions are still recorded on the volcano, with ash plumes moving west and the southwest. Light and moderate avalanches continue to be observed in the Ceniza, Trinidad and Las Lajas drainages. Incandescence persists in the crater but no active lava flow is observed. The area affected by the recent pyroclastic flows has a radius of 7 km from the crater towards the southwest, south and southeast where vegetation and crops have been affected by hot gas and ash clouds. Ashfall also occurred in municipalities near Fuego. During rainfall, lahars can be generated in all drainages on the flanks of the volcano, in particular in the El Jute, Las Lajas, Ceniza and Trinidad drainages.
Source: INSIVUMEH.

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On March 10th, 2022, Mount Merapi (Indonesia) spewed several pyroclastic flows that forced about 250 residents to flee to temporary shelters. Ash blanketed nearby villages and towns, but no casualties were reported. The avalanches traveled up to 5 kilometers down the volcano’s slopes. The rumbling could be heard several kilometers.

Residents living on Merapi’s fertile slopes are advised to stay 7 kilometers away from the crater.

Source: CVGHM.

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Still in Indonesia, the eruption at Semeru continues, causing the observatory to issue several alerts for ash plumes. On March 3rd, 2022, a pyroclastic flow originating from the end of a lava flow descended the Kobokan drainage on the SE flank. Ash plumes are observed rising up to 400 m above the summit. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4). The public is asked to stay at least 500 m away from Kobokan drainages within 17 km of the summit, along with other drainages originating on Semeru, due to lahar and pyroclastic flow hazards.

Source: CVGHM.

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An increase in seismicity has been recorded just below Shinmoedake (Japan), prompting JMA to raise the Alert Level to 2 (on a scale of 1-5) on March 2nd, 2022. No changes were seen at the volcano during a field visit that same day. Volcanic earthquakes persisted through March 7th.

Source: JMA.

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During an overflight of Popocatépetl (Mexico) on February 23rd, 2022 , local scientists noted that the inner crater dimensions were similar to those recorded in November 2021. The crater was 390-410 m in diameter and 160-200 m deep; the crater floor was covered in tephra and the remains of recent lava domes. The volcano emits its usual steam plumes, with occasional ash in them. The Alert Level remains at Yellow, Phase Two.

Source: CENAPRED.

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The eruption at Wolf (Galapagos / Ecuador) continues. Active and advancing lava flows are observed on the SSE flank of the volcano.

Source:Instituto Geofisico.

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In Kamchatka, the aviation color code remains Orange for Karymsky and Sheveluch. It is Yellow for Bezymianny.

Source: KVERT.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm