Sabancaya (Pérou / Peru)

Dans son bulletin résumant l’activité du Sabancaya entre le 15 et le 21 mai 2017, l’IGP indique que la situation éruptive est relativement stable. On observe quotidiennement une quarantaine d’événements explosifs qui génèrent des panaches de cendre qui s’élèvent à environ 4000 mètres au-dessus du cratère. Le 18 mai, les émissions de SO2 atteignaient 2195 tonnes/jour.

On peut voir ces différents paramètres dans le document diffusé par l’Institut.

http://ovs.igp.gob.pe/sites/ovs.igp.gob.pe/files/pdf/Sabancaya/2017/reporte_sabancaya_201721.pdf

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In its bulletin summarizing activity at Sabancaya Volcano between 15 and 21 May 2017, IGP indicates that the eruptive situation is relatively stable. About 40 explosive events are recorded each day, generating ash plumes that rise about 4000 meters above the crater. On May 18th, SO2 emissions reached 2,195 tonnes / day.
These different parameters can be seen in the document released by the Institute.
http://ovs.igp.gob.pe/sites/ovs.igp.gob.pe/files/pdf/Sabancaya/2017/reporte_sabancaya_201721.pdf

Source: IGP / INGEMMET

Le fonds Krafft menacé à Nancy // The Krafft heritage under threat in Nancy (France)

Mauvaise nouvelle pour la science en général et la volcanologie en particulier. La liquidation judiciaire du Centre Image Lorraine (CIL), situé à Nancy, a dernièrement été prononcée. La structure, qui possède un fonds de deux millions de photos et de 30 000 films inédits, a été fermée dans la foulée. Les fonds du CIL, primés à plusieurs reprises par le passé, pourraient dans le meilleur des cas être repris par Imag’Est Epinal si le liquidateur judiciaire l’autorise. Les collections photographiques pourraient également être transférées dans le futur Centre des mémoires de Meurthe-et-Moselle qui devrait voir le jour d’ici 2018.

Parmi les trésors du CIL figurent les archives volcanologiques de Katia et Maurice Krafft, tragiquement disparus pendant l’éruption de l’Unzen (Japon) en 1991. Les documents accumulés par Haroun Tazieff avaient, eux aussi, été très menacés après le décès de l’épouse du célèbre volcanologue.

Il faut espérer que les institutions mentionnées dans l’article de presse, et d’autres comme le Muséum d’Histoire Naturelle ou Vulcania, pourront protéger ce précieux patrimoine scientifique.

Source : BLE Lorraine.

Malheureusement, de nos jours, Culture et Patrimoine ont tendance à devenir des gros mots et les autorités locales préfèrent allouer leur argent à d’autres secteurs d’activité. Nancy n’est pas une exception. Ainsi, la municipalité de Limoges a réduit ses subventions à la Bibliothèque Francophone Multimédia qui doit désormais faire payer ses adhérents, et les associations culturelles locales – dont les subventions ont été diminuées – doivent puiser dans leurs budgets pour utiliser les structures municipales.

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Bad news for science in general and volcanology in particular. The judicial liquidation of the Centre Image Lorraine (CIL), located in Nancy, has recently been pronounced. The structure, which has a fund of two million photographs and 30,000 films, was closed in the wake. CIL funds, which have been awarded several times in the past, could at best be taken over by Imag’Est Epinal if authorized by the liquidator. Photographic collections could also be transferred to the future Memorial Center of Meurthe-et-Moselle, which is expected to be completed by 2018.
Among the treasures of the CIL are the volcanological archives of Katia and Maurice Krafft, who died during the eruption of Mt Unzen (Japan) in 1991. The documents accumulated by Haroun Tazieff had also been greatly threatened after the death of the wife of the famous volcanologist.
It is to be hoped that the institutions mentioned in the press article, and others like the Museum of Natural History or Vulcania, will be able to protect this precious scientific heritage.
Source: BLE Lorraine.

Unfortunately, nowadays, Culture and Heritage tend to become dirty words and local authorities prefer to allocate their money to other sectors of activity. Nancy is no exception. For example, the municipality of Limoges has reduced its subsidies to the Bibliothèque Francophone Multimédia, which now has to charge its members, and local cultural associations – whose subsidies have been reduced – must use their budgets to use municipal structures.

Crédit photo: Wikipedia.

Il faut espérer que le fonds Krafft sera protégé et ne se limitera pas à ces quelques objets… (Photos: C. Grandpey)

La malédiction de Pélé à Hawaii // Pele’s curse in Hawaii

Il y a quelques décennies, après avoir visité le volcan Kilauea à Hawaii, une amie a rencontré de très sérieux problèmes à son retour à la maison: décès de parents et d’amis proches, tracasseries financières, etc. Elle a attribué ces soucis aux morceaux de lave qu’elle avait recueillis sur le volcan et à «la malédiction de Pélé», une croyance selon laquelle la déesse des volcans de la Grande Île d’Hawaï, jette un sort sur ceux qui osent prélever de la lave sur les îles de l’archipel. Mon amie a décidé d’envoyer ses échantillons de roche à l’adresse qu’elle avait trouvée sur le site du Parc des Volcans, afin qu’ils soient restitués à la déesse. Elle m’a affirmé que sa vie était redevenue normale à partir de ce moment-là.
Chaque année, des centaines de personnes envoient de tels morceaux de lave par la poste ou reviennent à Hawaii afin de rendre la lave à la Grande Île. Ils espèrent ainsi échapper à la malédiction de Pélé en apaisant le courroux de la déesse. Les rangers reçoivent la lave en provenance, entre autres, de France, d’Allemagne, du Japon et d’Australie. Certains ‘voleurs’ de lave reviennent à Hawaii afin de déposer la lave aussi près que possible de l’endroit où ils l’ont trouvée.
Comme beaucoup de mythes, les origines de la malédiction de Pélé sont obscures. Les universitaires hawaïens estiment qu’il n’y a pas vraiment de lien avec la religion locale. Une théorie populaire affirme que dans les années 1940, les rangers qui ne supportaient plus que les touristes prélèvent des morceaux de lave, ont inventé la malédiction pour mettre fin à ce comportement. Les retours de lave ne cessent depuis cette époque et deviennent un casse-tête pour les rangers qui reçoivent des colis presque quotidiennement. Aujourd’hui, les morceaux de lave viennent s’entasser dans un lieu du Parc des Volcans où le public n’a pas accès. Il y en a des milliers, rouges et noirs, déchiquetés et lisses ; certains sont minuscules tandis que d’autres ont presque un mètre de long. Les rangers essayent de convaincre les visiteurs que la malédiction de Pélé n’existe pas et leur rappellent que prélever la lave, ou tout autre élément qui n’est pas vendu dans la boutique du Parc, est illégal.
En ce qui me concerne, je possède quelques échantillons de lave et de sable d’olivine à la belle couleur verte. Je n’ai remarqué aucune malédiction dans ma vie. Lors de ma dernière visite au Kilauea, je pense avoir rencontré Pélé et elle m’a tendu la main, comme on peut le voir sur la photo ci-dessous…
Source: The Wall Street Journal.

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A few decades ago, after a trip to Kilauea Volcano in Hawaii, a friend of mine encountered a lot of very serious problems once back home: deaths of close friends or relatives, financial problems and so on. She attributed the problems to chunks of lava she had collected on the volcano and thought they were the results of “Pele’s curse”, a widespread belief that Pele, the volcano goddess of Hawaii’s Big Island, will bring bad luck to those who take lava off the islands. She decided to send the rock back. Her fortunes, she said, improved right away.

Each year, hundreds of people mail, fly or hike pieces of lava back to the Big Island, hoping that by returning rocks they snatched, they will break the curse, appease the goddess and end their bad luck. Lava is shipped back from France, Germany, Japan and Australia. Some lava thieves return to Hawaii so they can place the lava as close as possible to where they found it.

Like many myths, the origins of Pele’s curse are murky. Hawaiian scholars agree it has little basis in native Hawaiian religion. One popular theory holds that park rangers in the 1940s, frustrated by tourists who kept making off with pieces of lava, invented the curse. Lava has been flowing back toward the Big Island ever since, becoming a headache for rangers who have to deal with almost daily shipments. Lava is added to a massive pile in a part of the park off-limits to the public. There are thousands of pieces, red and black, jagged and smooth, some tiny and others almost one metre long. Rangers have tried to convince visitors the curse isn’t real and remind them that taking lava, or anything not sold in the gift shop, from the park is illegal.

As far as I am concerned, I brought some small pieces of lava and olivine-coloured sand from Hawaii Big Island. I did not notice any curse in my life. During my last visit to Kilauea Volcano, I think I met Pele and nearly shook her hand, as can be seen in this photo…

Source: The Wall Street Journal.

Photo: C. Grandpey

 

Bogoslof & Cleveland (Alaska)

Je suis de retour des États-Unis après une virée de 3 semaines dans le sud-ouest et l’ouest du pays. J’avais prévu quelques volcans – mais pas de glaciers – en cours de route. Le but du voyage était la découverte de nouveaux sites et la re-découverte d’autres que j’aime beaucoup. Je publierai quelques photos dans les prochains jours.
Mon blog est resté actif pendant ce temps afin de vous tenir informés des derniers événements naturels. Aucune éruption majeure ne s’est produite pendant que j’étais loin de chez moi. Les derniers événements ont eu lieu dans les îles Aléoutiennes (Alaska).

Le Bogoslof est à nouveau entré en éruption le 16 mai 2017 juste après 22h30 après plus de deux mois d’inactivité. L’événement a duré 73 minutes et a envoyé un panache de cendre jusqu’à 10 200 mètres d’altitude, ce qui a provoqué des retombées à Nikolski sur l’île de Umnak. L’activité a ensuite décliné puis cessé. L’AVO a alors fait passé la couleur de l’alerte aérienne du Rouge à l’Orange et l’alerte volcanique  à Vigilance.
Les dernières observations du Bogoslof montrent que les éruptions ont remodelé l’île avec l’apparition d’un lac en son centre. Un survol en hélicoptère a permis d’observer ce lac rempli d’une eau d’où s’échappait de la vapeur. Les images satellites ont montré que le lac avait une température supérieure à celles des eaux environnantes. Des scientifiques ont déjà signalé la présence de tels lacs sur Bogoslof Island, avec une température suffisamment chaude pour mettre en danger les phoques à fourrure. Ces derniers et les lions de mer de Steller fréquentent Bogoslof Island. Les biologistes pensent que les dernières éruptions ne devraient pas modifier le comportement de ces animaux.

Le Cleveland, à environ 40 km à l’ouest de l’île d’Umnak, a connu lui aussi une brève éruption vers 7h15 mardi dernier. L’explosion a envoyé un panache de cendre moins volumineux que celui du Bogoslof. Les images satellites ont révélé qu’il est monté jusqu’à environ 4 500 mètres d’altitude avant de se diriger vers le SO.
Sources: AVO & Alaska Dispatch News.

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I’m back from the U.S. after a 3-week journey in the south-western and western parts of the country. There were a few volcanoes – but no glaciers – on the way. The aim of the trip was a discovery of new places and the re-discovery of old ones I like very much. I will insert some photos in the next days.

My weblog remained active during that time so that you might be kept informed of the latest natural events. No major eruptions occurred while I was away from home. The latest ones occurred in the Aleutian Islands (Alaska).

Bogoslof erupted again on May 16th 2017 just after 10:30 p.m. after more than two months of inactivity. The event lasted 73 minutes and sent an ash plume up to 10,200 metres a.s.l., causing ash to fall in Nikolski on Umnak Island. The lack of further activity caused AVO to lower Bogoslof’s aviation colour code to « orange » and its alert level to « watch » — down from the more severe « red » and « warning » levels.

The latest observations of Bogoslof volcano showed that Bogoslof Island’s continuous reshaping by the eruptions has produced a lake at the center of the island. Its steaming waters were seen by observatory staff during a helicopter overflight of the volcano. Satellite images showed the lake at temperatures above those of ambient waters in the area. Other scientists have previously reported similar lakes at Bogoslof hot enough to scald fur seals. Fur seals and Steller sea lions are currently visiting Bogoslof, one of their traditional pupping grounds and biologists think the recent eruptions aren’t likely to affect that trend.

Cleveland, about 40 km west of Umnak Island, erupted slightly earlier than Bogoslof at about 7:15 p.m. on Tuesday. That blast sent up a lesser ash plume, which headed southwest over the Pacific Ocean. Satellite images revealed a plume that extended to about 4,500 metres a.s.l.

Sources: AVO & Alaska Dispatch News.