L’alimentation magmatique du rift est-africain // The East African Rift’s magma feeding system

Le rift est-africain est l’un des plus vastes systèmes de rift de la planète. Il s’étend sur plus de 6 400 kilomètres, de l’Éthiopie au nord jusqu’au Malawi au sud. Il est parsemé de vallées de rift secondaires et de régions volcaniques actives, parmi lesquelles figurent certains des volcans les plus célèbres au monde, comme le Kilimandjaro et l’Ol Doinyo Lengai en Tanzanie, ou encore l’Erta Ale en Éthiopie. Cette activité volcanique fait de l’Afrique de l’Est un point chaud géothermique. Ainsi, une grande partie de l’électricité du Kenya est d’origine géothermique.
L’exploitation de cette énergie géothermique présente des avantages pour les scientifiques qui étudient le rift est-africain. Ils peuvent profiter des forages géothermiques pour mieux comprendre les mécanismes qui régissent les processus géologiques dans la région. Bien que la théorie dominante, avec une remontée de magma du manteau profond, soit à l’origine du processus de formation du rift, il est très difficile de déterminer si ce phénomène provient d’un panache unique d’origine profonde ou de plusieurs panaches disséminés le long du rift est-africain.

Dans une nouvelle étude publiée dans la revue Geophysical Research Letters, des scientifiques de l’Université de Glasgow ont utilisé des données recueillies sur le champ géothermique de Menengai au Kenya. Ils ont analysé le néon, un gaz rare, et conclu qu’il provient du manteau profond, probablement d’une zone entre le noyau externe et le manteau. Grâce à la spectrométrie de masse de haute précision, l’équipe scientifique a également détecté une « empreinte » commune des gaz sur une grande distance, ce qui étaye l’idée que le rift est-africain est alimenté par un seul « super panache » plutôt que par plusieurs processus à moindre profondeur.
La nouvelle étude émet l’hypothèse d’une masse de matériaux à très haute température en provenance de la limite noyau-manteau sous l’Afrique de l’Est. La pression de cette masse fait s’écarter les plaques tectoniques et se soulever cette partie du continent africain qui se trouve ainsi à plusieurs centaines de mètres au-dessus de son niveau normal.
Pour déterminer si le rift est-africain est effectivement alimenté par un super panache, les chercheurs ont d’abord dû analyser les isotopes du néon car les gaz rares peuvent révéler le comportement de la Terre dans les profondeurs. Cependant, ces gaz sont également facilement contaminés, à la fois par l’atmosphère et par d’autres gaz rares qui se forment dans la lithosphère. En analysant les gaz rares du champ géothermique kényan, les scientifiques ont constaté que la contamination était minime. Ils ont également découvert que les caractéristiques isotopiques du néon avaient également été observées dans d’autres parties du système de rift, notamment dans les basaltes de l’Afar en Éthiopie et dans la vallée du Rift occidental, entre l’Ouganda et la République Démocratique du Congo. Selon ses auteurs, l’étude « fournit la première preuve géochimique de l’existence d’un manteau profond commun sous l’ensemble du système de rift est-africain ».
Ces données concordent également avec une étude de 2023 de la Virginia Tech qui a cherché à comprendre pourquoi le rift est-africain présentait des déformations parallèles, et non perpendiculaires, au rift. Leur analyse a étayé l’idée qu’un super panache à la source profonde devait propulser le magma vers le nord, donnant naissance à ces étranges déformations.
Bien que le rift est-africain semble relativement statique si l’on se place au niveau de l’espérance de vie humaine, il pourrait à terme déchirer l’Afrique en deux. Autrement dit, ce à quoi nous assistons actuellement pourrait un jour donner naissance à un nouvel océan. Cependant, toutes les rifts ne se transforment pas en océans. L’évolution géologique de notre planète dira un jour ce qu’il en est du rift est-africain.
Source : Popular Mechanics via Yahoo News.

Source: Wikipedia

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In East Africa, the East African Rift System (EARS) is one of the largest rift systems on Earth. It stretches over 6,400 kilometers from Ethiopia in the north to Malawi in the south. It is filled with rift valleys and active volcanic regions that include some of the world’s most famous volcanoes, like Mount Kilimanjaro and Ol Doinyo Lengai in Tanzania), or Erta Ale in Ethiopia. This volcanic activity means that eastern Africa is a geothermal hotspot. For example, a large majority of Kenya’s electricity is of geothermal origin.

Geothermal energy has positive side effects for scientists studying EARS. They can take advantage of the geothermal drilling to gain a better understanding of what is driving the geologic processes in the region. Although the running theory is that hot, buoyant deep-mantle upwelling drives the rifting process, it has been very difficult to figure out if this comes from one deep-sourced plume or multiple plumes along the EARS expanse.

In a new study published in the journal Geophysical Research Letters. , scientists at the University of Glasgow, using data gathered at the Menengai geothermal field in Kenya, analyzed of the noble gas neon and determined that it originates in the deep mantle, probably between the outer core and the mantle. Using high precision mass spectrometry, the scientific team also determined a common “fingerprint” of gases across a far distance, which supports the idea that EARS is powered by one singular “superplume” rather than multiple, shallower processes.

The new research suggests that a giant hot blob of rock from the core-mantle boundary is present beneath East Africa ; it is driving the plates apart and propping up the Africa continent so it is hundreds of meters higher than normal.

To investigate whether EARS is in fact powered by a superplume, the researchers first needed to analyze neon isotopes, as noble gasses can reveal deep Earth behavior. However, these gases are also easily contaminated, both by the atmosphere and by other noble gases formed in the lithosphere. However, by analyzing noble gases from the Kenyan geothermal field, scientists found that contamination was minimal. Additionally, they discovered that those same neon isotopic features had also been observed in other parts of the rift system, including in basalts from the Afar plume in Ethiopia, and in the Western Rift Valley between Uganda and the Democratic Republic of Congo. According to its authors, the study “provides the first geochemical evidence for a common deep mantle beneath the entirety of the East African Rift System.”

This data also aligns with a 2023 study from Virginia Tech that investigated why EARS displayed deformations parallel to the rift rather than perpendicular. Their analysis supported the idea that a deep-rooted superplume must be driving a northward-moving magma flow in order for these strange deformations to take shape.

While EARS appears somewhat static, at least, from a human lifespan perspective, the rift could eventually tear Africa in two. So, what we are now witnessing could one day result in the birth of an entirely new ocean. However, not all rifts turn into oceans, so we won’t know for sure until geologic history takes its course.

Source : Popular Mechanics via Yahoo News.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde :

L’Épisode éruptif 23 du Kilauea (Hawaï) a commencé le 25 mai 2025 à 16h15 (heure locale). Les fontaines de lave ont atteint 70 mètres de hauteur à la bouche éruptive sud et plus de 300 mètres à la bouche nord. L’épisode a pris fin vers 22h30 (heure locale) après environ 6 heures et 15 minutes d’activité. Le panache éruptif, fortement chargé de téphras (cendres, scories et cheveux de Pélé), a atteint au moins 1 500  mètres de hauteur. Les coulées de lave ont recouvert environ la moitié du plancher du cratère de l’Halemaʻumaʻu. Au terme de l’épisode, les tiltmètres au sommet du volcan ont de nouveau enregistré une transition de la déflation (pendant l’activité éruptive) à l’inflation. Cela signifie que la chambre magmatique superficielle du Kilauea est de nouveau en train de se remplir et qu’un 24ème épisode devrait se produire dans les prochains jours.

Voici une bonne vidéo qui montre en accéléré les épisodes éruptifs. Un professeur à l’Université d’Hawaï compare les événements actuels avec ceux du passé et se hasarde à faire quelques prévisions :

https://www.youtube.com/watch?v=7Wy-8u90e9s

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Afin de calmer les angoisses de ceux qui s’affolent aux moindres soubresauts des Champs Phlégréens (Italie), voici un résumé du dernier bulletin fourni par l’INGV. L’Institut indique qu’au vu des données de surveillance, « aucun élément n’annonce des évolutions significatives à court terme. » D’un point de vus sismique 23 séismes d’une magnitude maximale de M2,6 ont été enregistrés entre le 19 et le 25 mai 2025. Le soulèvement du sol continue avec une valeur mensuelle moyenne d’environ 15±5 mm. Aucune variation significative des paramètres géochimiques n’a été signalée Le capteur de température installé à proximité de la fumerolle principale de Pisciarelli montre une valeur moyenne relativement stable d’environ 96 °C.

Fumerolle de Pisciarelli (Photo: C. Grandpey)

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L’activité éruptive se poursuit sur le Kanlaon (Philippines). Les émissions quotidiennes de SO2 varient de 653 à 1 836 tonnes. Les émissions de gaz et de vapeur atteignent généralement 75 à 700 m au-dessus du sommet. Les fortes pluies du 22 mai 2025 ont généré des lahars dont les dépôts, composés de boue et de débris, ont bloqué le pont de Biaknabato et une partie de la route de Biaknabato à La Castellana. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 0 à 5). Il est toujours demandé au public de se tenir à au moins 6 km du sommet.
Source : PHIVOLCS.

Crédit photo: PHIVOLCS

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Dans un bulletin spécial publié le 25 mai 2025, le CVGHM a indiqué que l’activité éruptive du Lewotobi Laki-laki (Indonésie) avait diminué après la forte éruption du 18 mai, ainsi que les panaches de cendres et l’incandescence du cratère observés les 19 et 20 mai. Aucun grondement n’était entendu, et aucune incandescence n’était visible au sommet. Une séquence éruptive survenue le 23 mai a produit un épais panache de cendres qui s’est élevé à environ 300 m au-dessus du sommet. Plus tard dans la journée, un survol du sommet par un drone a révélé que de la lave noire avait rempli le cratère. Le 25 mai 2025, le niveau d’alerte a été abaissé à 3 (sur une échelle de 1 à 4) et le public a été invité à rester à au moins 6 km du centre du Laki-laki.
Source : CVGHM.

Vue du Lewotobi en octobre 2024

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Des émissions continues de gaz et de vapeur sont toujours observées sur le Poás (Costa Rica). La teneur en cendres des panaches est très faible, voire inexistante. Les émissions de SO2 restent élevées, bien qu’en baisse par rapport à la semaine précédente. Une intense incandescence est toujours visible dans la Boca A et la Boca C. Le 21 mai, la température maximale mesurée à la Boca A atteignait 470 °C. Le niveau d’alerte volcanique reste à 3.
Source : OVSICORI.

Incandescence dans l’une des bouches du Poás (Crédit photo: OVSICORI)

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Dans sa dernière mise à jour, l’AVO indique que l’intrusion magmatique sous le mont Spurr (Alaska) s’est arrêtée et que la probabilité d’une éruption continue de diminuer. Cependant, le volcan reste à un niveau d’activité élevé et une éruption explosive comme celles de 1953 et 1992 est toujours possible.
D’après des observations récentes, l’activité sismique reste élevée, mais avec un déclin constant de fin mars à avril. Les valeurs de SO2 au sommet sont supérieures à la normale, mais semblables aux niveaux de 2004-2006. Aucune concentration de SO2 n’a été détectée dans le cratère sommital. De plus, les satellites ont régulièrement détecté de faibles concentrations de SO2 au sommet du mont Spurr au cours des dernières semaines. La déformation du sol est à l’arrêt depuis la mi-mars, ce qui laisse supposer que l’intrusion magmatique peu profonde s’est arrêtée. Aucun changement significatif n’a été observé dans les fumerolles au niveau du cratère sommital au cours du mois dernier.
Source : AVO.

Source: AVO

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about volcanic activity in the world:

Eruptive episode 23 at Kilauea volcano (Hawaii) officially started on May 25th, 2025 at 4:15 pm (local time). The lava fountains reached heights of 70 m at the south vent and more than 300 meters at the north vent. The episode ended at about 10;30 pm (local time) after about 6 hours and 15 minutes of activity. The eruptive plume was heavily laden with tephra (ash, scoria, and Pele’s hair) and reached at least 1,500 meters in height. Lava flows covered about half of the floor of Halemaʻumaʻu crater. At the conclusion of the episode, summit tiltmeters again recorded a transition from deflation (during the eruptive activity) to inflation. This means that Kilauea’s shallow magma chamber is filling again and that a 24th episode is likely in the coming days.

Here’s a good video showing the eruptive episodes in time-lapse. A professor at the University of Hawaii compares the current events with those of the past and ventures some predictions:
https://www.youtube.com/watch?v=7Wy-8u90e9s

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In order to quiet down those who panic at the slightest jolts in the Phlegraean Fields (Italy), here is a summary of the latest bulletin provided by the INGV. The Institute indicates that, based on monitoring data, « no element indicates significant changes in the short term. » From a seismic point of view, 23 earthquakes with a maximum magnitude of M2.6 were recorded between May 19 and 25 2025. Ground uplift continues with a monthly average value of about 15±5 mm. No significant variation in geochemical parameters has been reported. The temperature sensor installed near the main Pisciarelli fumarole shows a relatively stable average value of about 96 °C.

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Eruptive activity continues at Kanlaon (Philippines). Daily SO2 emissions range from 653 to 1,836 tonnes per day. Gas-and-steam emissions generally rikse 75-700 m above the summit. Heavy rain on 22 May 2025 generated lahars whose deposits, consisting of mud and volcanic debris, blocked the Biaknabato Bridge and a portion of the Biaknabato Highway in La Castellana. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 0-5). The public is still asked to stay 6 km away from the summit.

Source : PHIVOLCS.

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In a special bulletin released on 25 May 2025, CVGHM stated that eruptive activity at Lewotobi Laki-laki (Indonesia) had decreased after the large 18 May eruption and subsequent ash plumes and crater incandescence observed during 19-20 May. No rumbling was heard and no incandescence was visible at the summit. An eruptive event on 23 May produced a dense gray ash plume that rose around 300 m above the summit. Later that day a drone flight over the summit revealed that dark lava had filled the crater. On 25 May 2025 the Alert Level was lowered to 3 on a scale of 1-4) and the public was asked to stay at least 6 km away from the center of Laki-laki.

Source : CVGHM.

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Continuing gas-and-steam emissions are still obserrved at Poás (Costa Rica). Ash content of the plumes is either very low or not present. SO2 emissions remain at high levels, though they have decreased compared to the previous week. Intense incandescence continues to be visible at both Boca A and Boca C vents. On 21 May the temperature at Boca A was measured at a maximum of 470° C. The volcano Alert Level remains at 3.

Source : OVSICORI.

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In its latest update, AVO indicates that the magma intrusion beneath Mount Spurr (Alaska) has stalled, and the likelihood of an eruption continues to gradually decline. However, the volcano remains at an elevated state of unrest, and an explosive eruption like those that occurred in 1953 and 1992 is still possible.

According to recent observations, seismic activity remains elevated, but following a steady decline from late March through April. SO2 values at the summit are above background, but similar to 2004-2006 observations. No SO2 was detected from Crater Peak. In addition, satellites have regularly detected low-level SO2 from Mount Spurr in the past several weeks. Ground deformation has paused since mid-March, suggesting the shallow magma intrusion has stalled. There have also been no significant changes to the fumaroles within Crater Peak over the past month.

Source : AVO.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Kilauea (Hawaï): L’Épisode 23 a démarré… et est terminé ! // Kilauea (Hawaii) : Episode 23 has started… and is over !

À cause d’un ralentissement sommital de l’inflation, l’Épisode éruptif 23 du Kilauea a mis du temps à démarrer et a perturbé les prévisions du HVO. Les scientifiques ont d’abord prévu le démarrage des fontaines de lave le jeudi 22 mai, puis le vendredi 23, le samedi 24, et enfin le dimanche 25, jour où les fontaines de lave ont effectivement jailli de la bouche éruptive nord dans le cratère de l’Halema’uma’u, après les habituelles phases de spattering et de flux et de reflux de la lave dans la bouche nord.

Selon le HVO, l’épisode a commencé le 25 mai 2025 à 16h15 (heure locale). Les fontaines de lave ont atteint 70 mètres de hauteur à la bouche éruptive sud et plus de 300 mètres à la bouche nord. Le spectacle est toujours aussi somptueux.

Images webcam de l’épisode éruptif

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L’épisode éruptif n°23a pris fin vers 22h30 (heure locale) après environ 6 heures et 15 minutes d’activité. Le panache éruptif, fortement chargé de téphras (cendres, scories et cheveux de Pélé), a atteint au moins 1 500        mètres de hauteur. Les coulées de lave ont recouvert environ la moitié du plancher du cratère de l’Halemaʻumaʻu.

Au terme de l’épisode, les tiltmètres au sommet du volcan ont de nouveau enregistré une transition de la déflation (pendant l’activité éruptive) à l’inflation. Cela signifie que la chambre magmatique superficielle du Kilauea est de nouveau en train de se remplir et qu’un 24ème épisode devrait se produire dans les prochains jours.

Image webcam

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Due to a slowdown in summit inflation, Kilauea’s Eruption 23 was slow to start and disrupted HVO’s predictions. Scientists initially predicted the lava fountains to start on Thursday, May 22nd, then on Friday 23rd, Saturday 24th, and finally on Sunday 25th, the day when lava fountains actually erupted from the north vent in Halema’uma’u Crater, after the usual phases of spattering and ebb and flow of lava in the northern vent. According to HVO, the episode officially started on May 25th, 2025 at 4:15 pm (local time). The lava fountains reached heights of 70 m at the south vent and more than 300 meters at the north vent. The show is sumptuous.

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Eruptive episode 23 ended at about 10;30 pm (local time) after about 6 hours and 15 minutes of activity. The eruptive plume was heavily laden with tephra (ash, scoria, and Pele’s hair) and reached at least 1,500 meters in height. Lava flows covered about half of the floor of Halemaʻumaʻu crater.

At the conclusion of the episode, summit tiltmeters again recorded a transition from deflation (during the eruptive activity) to inflation. This means that Kilauea’s shallow magma chamber is filling again and that a 24th episode is likely in the coming days.

 

Licenciements et réductions budgétaires aux États Unis : Trump joue avec le feu // U.S. layoffs and budget cuts : Trump is playing with fire

La presse américaine, CNN en tête, vient de tomber à bras raccourcis sur la politique de licenciements et de réduction des subventions allouées aux agences en charge de la surveillance des risques naturels aux États Unis par l’Administration Trump.

Les journalistes rappellent au public qu’un séisme majeur – le « Big One » – frappera probablement les États-Unis dans les prochaines décennies. Outre la faille de San Andreas, un danger menace les fonds marins au large de la côte nord-ouest du Pacifique. Après des siècles de frottement de deux plaques tectoniques l’une contre l’autre, la zone de subduction de Cascadia, qui s’étend du nord de la Californie à la Colombie-Britannique, pourrait bien se rompre de notre vivant. Le séisme provoqué par cet événement, de magnitude M9,0, pourrait être dévastateur, accompagné d’un tsunami pouvant atteindre 30 mètres de haut, qui submergerait les villes et villages côtiers. Les chiffres officiels estiment qu’environ 13 800 personnes pourraient mourir et plus de 100 000 autres être blessées. Il pourrait s’agir de la pire catastrophe naturelle que les États-Unis aient connue au cours de l’époque moderne. De nombreux scientifiques affirment que le pays n’est pas préparé à affronter une telle catastrophe. L’équipe scientifique qui a passé des décennies à surveiller la situation a été décimée par les réductions de personnel décidées par l’Administration Trump.

Source: USGS

La plupart des scientifiques interrogés par les médias ont refusé de commenter la situation par crainte de représailles. La National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), qui supervise les tsunamis et les tempêtes solaires, n’a pas répondu aux questions de CNN.

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Les coupes budgétaires rendent difficile la maintenance des sismographes et des capteurs océaniques qui mesurent la vitesse de propagation des vagues de tsunami. Un scientifique a déclaré : « Être capable de détecter, de prévoir et d’alerter la population de l’arrivée d’un tsunami sauverait des centaines, voire des centaines de milliers de vies. On court un risque en réduisant les capacités de la NOAA à effectuer ce travail.» Des équipes de l’USGS se rendent sur le terrain chaque été pour réparer les instruments. Cela deviendra encore plus difficile car ces fonctionnaires fédéraux, et ceux d’autres agences, se sont vu interdire d’effectuer de nouvelles dépenses, ce qui rend cet tâche pourtant cruciale encore plus ardue.
À l’instar des sismographes disséminés le long de la côte, la NOAA maintient un réseau de capteurs en eaux profondes, conçus pour alerter les scientifiques en cas de déferlement d’une vague de tsunami. Les deux centres d’alerte aux tsunamis de l’agence et le programme du Service météorologique national, qui s’efforce de moderniser ses logiciels obsolètes, ont subi des licenciements. Ces centres de surveillance, fonctionnent 24h/24 et 7j/7 et étaient déjà en sous-effectif. Les nouvelles réductions sont donc extrêmement préoccupantes, notamment compte tenu de la menace d’un séisme et d’un tsunami majeurs dans le Pacifique Nord-Ouest. Tous les scientifiques s’accordent à dire que ces réductions de personnel et les coupes budgétaires accroissent le risque de tsunami et de séisme aux États-Unis ; en cas d’événement majeur, elles auront des conséquences dévastatrices pour les populations côtières et l’économie américaine.

Les capteurs océaniques permettent de suivre la progression des vagues de tsunami (Source: NOAA)

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Il existe deux principaux bureaux de l’USGS chargés de surveiller l’activité volcanique : l’un à Hawaï et l’autre en Alaska. Certains volcanologues de l’USGS ont bénéficié du programme de démission différée. Les observatoires volcanologiques sont surveillés 24h/24 et 7j/7, et en cas d’éruption volcanique majeure, tout le monde est sur le pont. Par conséquent, le manque de personnel se fera nettement sentir en cas de crise volcanique, car tous les scientifiques doivent être mobilisés pour assurer la charge de travail.

Le Kilauea à Hawaï est en éruption intermittente depuis 2024 et d’autres éruptions sont à venir. Les volcanologues surveillent également le Grand Sitkin, un volcan des Aléoutiennes qui émet lentement de la lave depuis le début de l’éruption en 2021. Un autre volcan à surveiller de près est le mont Spurr, en Alaska, où une activité sismique a été détectée récemment.

En Alaska, le Mont Spurr a montré des signes d’activité ces dernières semaines (Crédit photo: AVO)

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Si la plupart des dangers les plus importants nécessitant une surveillance constante se produisent sur Terre, d’autres dangers sommeillent dans le cosmos, notamment, ceux liés à l’activité du Soleil. Les tempêtes solaires se produisent lorsque le Soleil projette du plasma et d’autres particules chargées qui transportent le champ magnétique solaire vers la Terre. Les tempêtes qui en résultent peuvent créer de belles aurores boréales, mais elles peuvent aussi perturber nos réseaux électriques et nos systèmes radio. Ce type de tempêtes est d’autant plus fréquent que le Soleil est dans une phase particulièrement active.
Une douzaine d’experts travaillent au Space Weather Prediction Center de la NOAA à Boulder, dans le Colorado, avec généralement deux scientifiques par équipe de 24 heures. Trois employés ont récemment été licenciés.
Le lancement d’un nouveau satellite était prévu pour mieux mesurer et prévoir la météorologie spatiale, mais l’incertitude autour de la situation actuelle pourrait menacer l’avenir de ce programme certes modeste, mais important.

Source: NASA

Source : Médias d’information américains.

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The U.S. News media,, led by CNN, have just attacked the Trump Administration’spolicy of layoffs and reductions in funding allocated to agencies in charge of the monitoring of natural risks in the United States.

The journalists remind the public that sometime between today and 200 years from now, scientists say a major earthquake – “the Big One” – will hit the United States. Aside from the San Andreas Fault, there is a danger lurking on the sea floor off the Pacific Northwest’s coast: After centuries of two tectonic plates pushing up against each other, the Cascadia subduction zone that runs from Northern California to British Columbia is due to rupture, possibly in our lifetimes. The resulting earthquake could be a devastating M9.0 event, and the subsequent tsunami could be 30 meters high, overwhelming coastal cities and towns. Official figures warn that around 13,800 people could die and more than 100,000 others could be injured. It could be the worst natural disaster the United States has seen in modern times. And many scientists say we are less prepared for it than ever before. The team of scientists that has spent decades keeping watch is being decimated by the Trump Administration’s staffing cuts.

Most scientsist interviewed by the media declined to comment the situation for fear of reprisals. The National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), which oversees tsunamis and solar storms, did not return a request for comment from CNN.

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The budget cuts make it difficultto fix earthquake seismographs and deep ocean sensors that capture how fast tsunami waves are traveling. One scientist said : “Being able to detect forecast and alert people of an incoming tsunami will save hundreds, if not hundreds of thousands of lives. That is the risk we face by reducing the capability to do this work at NOAA.” Teams of scientists from the USGS typically go out every summer to fix broken instruments. This will become more difficult after federal workers there and at other agencies were told they could spend no more than $1 on any single expense, making that critical task increasingly difficult.

Similar to the seismographs scattered along the NOAA keeps a network of sensors deep in the ocean, designed to alert scientists when a tsunami wave rolls through. The agency’s two tsunami warning centers and the National Weather Service program working to modernize their outdated software systems have been hit with firings. The 24/7 monitoring centers were already thinly staffed, and the further reductions are deeply concerning, especially given the threat of an earthquake and tsunami in the Pacific Northwest. All scientists agree to say that these staff cuts and the potential budget cuts make the United States more at risk for a tsunami and earthquake ; they will have devastating impacts for coastal populations and the US economy.

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There are two main USGS offices monitoring volcano activity – one in Hawaii and the other in Alaska. Some USGS volcano scientists have taken the deferred resignation program. The volcano observatories are monitored 24/7, and if there is a big volcanic eruption, it turns into an all-hands-on-deck situation. As a consequence, the staffing shortages will be made much, much worse when there’s a volcanic crisis, because all staff needs to be brought on board to cover the workload.

The Kilauea volcano in Hawaii has been erupting on and off since last year and more eruptions are to come. Volcanologists are also closely watching Great Sitkin, a volcano in the Aleutians that has been slowly spewing lava since it began erupting in 2021. Another volcano to be closely monitored is Alaska’s Mt. Spurr, where recent seismic activity has been detected.

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While many of the biggest hazards that take constant monitoring happen on earth, there are others in the cosmos. Particularly, from the sun. Solar storms happen when the sun flings plasma and other charged particles carrying the sun’s magnetic field toward Earth. The resulting storms can create nice auroras, but they can also wreak havoc on our electric grids and radio systems. And these kinds of storms have been happening more because the sun is in a particularly active phase.

There are roughly a dozen experts who work at NOAA’s Space Weather Prediction Center in Boulder, Colorado, with generally two scientists on any given 24-hour shift. They have recently lost three employees.

The launch of a new satellite had been planned to better measure and predict space weather, but the current uncertainty could threaten the future of a small but important program.

Source : U.S. News media.