La sismicité sous le Mauna Kea (Hawaii) // Seismicity beneath Mauna Kea (Hawaii)

Le Mauna Kea n’a pas connu d’éruptions depuis plus de 4 500 ans, mais cela ne signifie pas que c’est un volcan éteint. En fait, depuis des décennies, il cache l’un des signaux sismiques les plus étranges jamais observés sur un volcan.
Il y a plusieurs années, les sismologues de l’USGS testaient une nouvelle méthode d’analyse de la sismicité sur le Kilauea. Elle consiste à analyser des fractions de 24 heures de données sismiques afin de détecter des signaux similaires sur plusieurs appareils. Par curiosité, ils ont décidé d’étendre leurs observations au reste de l’île d’Hawaii. Ce qu’ils ont découvert est surprenant. Une étude publiée dans la revue Science en mai 2020 explique qu’ils ont détecté des séismes profonds sous le Mauna Kea, avec une répétition toutes les 7 à 12 minutes. La pollution sonore générée par le vent et les voitures à proximité, ainsi que la faible magnitude (M 1.5) des séismes avaient empêché leur détection par le réseau sismique traditionnel. .
Ces petits séismes se produisent à des profondeurs d’environ 15 – 25 km directement sous le sommet du Mauna Kea, toutes les 7 à 12 minutes avec une régularité surprenante. En outre, ces événements répétitifs apparaissent depuis au moins l’année 1999, mais il est très probable qu’ils se produisaient bien avant cette date.
Les scientifiques se sont tout d’abord montrés prudents avant d’attribuer ces séismes à des processus volcaniques car leur régularité semblait artificielle. Ils ont pris le temps d’éliminer toutes les causes possibles, comme les activités dans la zone d’entraînement de Pohakuloa ou les travaux routiers.
Un facteur permettant d’interpréter l’origine des séismes répétés et profonds du Mauna Kea est que leurs ondes sismiques sont différentes de celles des séismes classiques. Alors que les séismes classiques donnent naissance essentiellement à des événements haute fréquence, ceux du Mauna Kea sont plus prolongés, avec des fréquences plus basses. Cela signifie qu’un décrochement sur une faille n’est pas la cause de ces événements.
Les séismes basse fréquence peuvent se produire sur les volcans, mais il n’y a aucun autre exemple de ce type de répétition ou de longévité dans le monde. Au total, on a enregistré plus d’un million de secousses sismiques sur le Mauna Kea entre 1999 et 2018. Cumulée, l’énergie ainsi libérée correspond à un séisme de M 3.0 sous le volcan chaque jour. En mettant ensemble les signaux produits par ces milliers de ces séismes, on peut examiner leur forme d’onde plus en détail. Les résultats montrent que ces événements sont probablement causés par le mouvement de fluides au-dessus d’une chambre magmatique profonde. À mesure que les fluides s’élèvent, ils pénètrent dans une fissure hermétique dans sa partie supérieure. L’arrivée continue de fluide met la fissure sous pression, ce qui finit par briser l’obturation à son sommet et déclencher un séisme. La fissure se referme ensuite, et tout recommence.
La question est de savoir d’où proviennent ces fluides. La source d’alimentation réside probablement au niveau des gaz magmatiques qui se comportent comme des fluides lorsqu’ils se trouvent dans les profondeurs de la croûte terrestre. Ces gaz se séparent du magma en se refroidissant. Les grandes poches magmatiques mettent des centaines à des milliers d’années pour se refroidir, donc ce processus génère des fluides sur le long terme, ce qui pourrait expliquer la présence des séismes profonds sous le Mauna Kea.
Selon cette interprétation, les fluides sont produits par le refroidissement du magma en place. Rien n’indique toutefois qu’il y ait une ascension du magma sous le Mauna Kea. Bien que cette étude donne un aperçu intéressant des processus en cours sous le volcan, elle ne change en rien le niveau de risque volcanique du Mauna Kea. Si une éruption devait être imminente, les scientifiques de l’USGS pensent que l’ouverture d’un nouveau conduit d’alimentation s’accompagnerait d’essaims sismiques à faible profondeur pour avertir à l’avance d’une activité éruptive imminente.
Les séismes profonds qui ont été détectés par les scientifiques de l’USGS confirment que le Mauna Kea reste un volcan potentiellement actif.
Source: USGS, HVO, AVO.

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Mauna Kea volcano hasn’t erupted in over 4,500 years, but that doesn’t mean it is quiet. In fact, for decades it has been hiding one of the most unique seismic signals seen at any volcano.

Several years ago, USGS seismologists were trying out a new method to track seismicity at Kilauea Volcano. The method scans 24-hour sections of seismometer data looking for signal similarity on many instruments. Out of curiosity, they decided to look at the rest of the Island of Hawaii to see what else they might find. What they found came as a surprise. A study published in the journal Science in May 2020 describes how they detected deep earthquakes beneath Mauna Kea that repeat every 7 to 12 minutes. Noise in the seismic records from wind and nearby cars, together with the small size of the individual earthquakes (magnitude M 1.5), had prevented these earthquakes from being detected with the regular earthquake detection system.

The small, repeating earthquakes occur at depths of about 15-25 km directly beneath Mauna Kea’s summit and happen every 7 to 12 minutes with surprising regularity. Furthermore, the repeating events can be detected going back to at least 1999, but it is very likely that the repeating earthquakes were occurring even further back in time.

Scientists were initially cautious about interpreting the earthquakes due to volcanic processes because the regularity seemed man-made. It took a long period of investigation to rule out all of the possibilities, such as activity at the Pohakuloa Training Area or road construction.

One clue to the origin of the repeating, deep Mauna Kea earthquakes is that their seismic waves look different from those of ordinary earthquakes. Where regular earthquakes produce more high frequency shaking, the Mauna Kea events are more drawn out, containing lower frequencies. This means that regular slip on a fault is not responsible for the deep Mauna Kea events.

Low-frequency earthquakes are not unusual at volcanoes, but there is no other example of this kind of repetition or longevity anywhere in the world. Ultimately, over 1 million earthquakes were found from 1999 to 2018. Summing the energy release of the earthquakes gives a total that is equivalent to an M 3.0 earthquake under Mauna Kea every day. Adding together the signals of thousands of these earthquakes allows the waveform to be examined in greater detail, and the results suggest the events are caused by the movement of fluids above a deep magma chamber. As the fluids ascend, they enter a crack that is sealed at the top. The continuous flow of fluid pressurizes the crack, eventually breaking the top seal and creating the earthquake. The crack then reseals, and everything starts over again.

The question is to know where these fluids come from. The source of the fluid dupply is likely magmatic gases that behave like fluids when they are deep within the Earth’s crust. These gases separate from the magma as it cools. Large magma bodies cool over hundreds to thousands of years, so this process provides a long-term, nearly continuous supply of fluids to repeatedly drive deep earthquakes beneath Mauna Kea.

Under this interpretation, the fluids are produced from magma cooling in place. There is no evidence that magma is rising under Mauna Kea. So while this study provides important insight into processes beneath the volcano, it does not change estimates of volcanic hazard at Mauna Kea. USGS scientists expect any opening of a new conduit will be accompanied by swarms of shallow earthquakes to provide advanced warning of impending eruptive activity.

The earthquakes nonetheless underscore that Mauna Kea is classified as an active volcano.

Source : USGS, HVO, AVO.

Photos: C. Grandpey

Eruption du Raung (Indonésie) // Eruption of Raung Volcano (Indonesia)

Une nouvelle éruption a débuté sur le Raung (Ile de Java / Indonésie) à 13h53 (heure locale) le 16 juillet 2020. La dernière éruption avait eu lieu entre les mois de février et août 2015.

Selon l’observatoire volcanologique du Raung, l’éruption initiale a duré 56 secondes, avec des panaches de cendre qui sont montés jusqu’à 6 km d’altitude. En conséquence, la couleur de l’alerte aérienne est passée à l’Orange. Des vols en provenance et à destination de Bali et d’aéroports régionaux ont été annulés à cause de la menace de la cendre.

On peut voir de l’incandescence au sommet du Raung et la sismicité restée élevée. Des retombées de cendre ont été signalées dans les zones sous le vent.

Source : The Watchers.

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 A new eruption occurred at Raung volcano (Java / Indonesia) at 13:53 (local time) on July 16th, 2020. This is the first eruption since the last one that lasted between February and August 2015.

According to Raung Volcano Observatory, the initial event had a duration of 56 seconds with an ash cloud that rose up to 6 km above sea level. As a consequence, the aviation colour code was raised to Orange. Flights into and out of Bali and other regional airports were cancelled due to concerns about the ash clouds.

Incandescent can be seen at the summit and elevated seismicity is still recorded. Ashfall has been reported in downwind areas

Source: The Watchers.

Vue du Raung depuis le Kawah Ijen (Photo: C. Grandpey)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde.

L’activité strombolienne continue sur le Pacaya (Guatemala). Les explosions projettent des matériaux incandescents à une centaine de mètres de hauteur. On observe toujours des coulées de lave pouvant atteindre une longueur de 800 mètres.

Source : INSIVUMEH.

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La crise sismique se poursuit dans la Tjörnes Fracture Zone (Islande), avec plus de 13 000 secousses enregistrées depuis le début de l’essaim le 19 juin 2020. Il s’agit du plus grand essaim sismique dans la région au cours des 40 dernières années. L’événement le plus significatif avait une magnitude de M5,8 le 21 juin.
Personne ne sait quand l’essaim se terminera et personne ne connaît la cause des séismes. Les scientifiques de l’IMO remarquent qu’ils sont peu profonds et pourraient être liés à l’activité d’une centrale géothermique dans la région..
Source: IMO.

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Au Kamchatka, la situation n’a pas beaucoup évolué. La couleur de l’alerte aérienne est maintenue à l’Orange pour l’Ebeko, le Karymsky et le Sheveluch car des explosions accompagnées de panaches de cendres peuvent se produire et perturber le trafic aérien.

La couleur est Jaune pour le Bezymianny et le Klyuchevskoy.

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Ces derniers jours, on a observé une activité strombolienne plus ou moins intense sur la zone sommitale de l’Etna (Sicile), dans les secteurs Bocca Nuova / Voragine et Cratère SE / Nouveau Cratère SE. Dans ce dernier secteur, l’activité était localisée dans la « selle » séparant les deux édifices. On a pu voir plusieurs images de cette activité sur les réseaux sociaux. Le tremor reste à des valeurs basses.

Source : LGS.

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D’après l’Agence Météorologique Japonaise (JMA), l’activité reste intense sur le volcan de  l’île Nishinoshima. Une importante séquence éruptive a été observée le 11 juillet 2020. Les images diffusées par l’Agence montrent des gerbes de matériaux incandescents qui jaillissent jusqu’à 200 mètres au-dessus du cratère. La lave continue à s’écouler en abondance, tandis que les panaches de cendre montent jusqu’à 5400 m au-dessus du sommet du volcan.

Source : JMA, JCG.

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Le Stromboli (Sicile) mérite une visite ces jours-ci car le nombre d’événements sismiques VLP correspondant aux explosions stromboliennes est élevé, avec une moyenne de 13 à 15 événements d’intensité moyenne chaque heure.
Aucune déformation significative de l’édifice volcanique n’est actuellement enregistrée. Il y a très peu de chutes de blocs le long de la Sciara del Fuoco (environ 4 événements par jour en moyenne).
Les émissions de SO2 dans le secteur NE de la terrasse cratèrique sont faibles, avec 23 tonnes par jour. Les émissions de CO2 mesurées sur le secteur C / S de la terrasse cratèrique atteignent en moyenne 585 t / j.
Vous trouverez ci-dessous une photo et une image thermique de la zone sommitale du Stromboli.
Source : Laboratorio Geofisica Sperimentale, INGV.

En raison des derniers événements éruptifs, l’accès au volcan a été restreint. Les visites doivent être effectuées avec les guides locaux. En raison de la dernière éruption, il est impossible d’atteindre le Pizzo, autrement dit la zone sommitale au-dessus des cratères. L’altitude maximale autorisée est de 400 mètres.

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 Here is some news of volcanic activity around the world.

Strombolian activity continues at Pacaya (Guatemala) with explosions that send incandescent material up to 100 m high. Lava flows up to 800 m long are still observed.

Source: INSIVUMEH.

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The seismic crisis is going on at the Tjörnes Fracture Zone (Iceland), with more than 13 000 quakes detected since the swarm started on June 19th, 2020. This is the largest earthquake swarm in the region in the past 40 years. The largest event had a magnitude was M5.8 on June 21st.

Nobody knows when the swarm will end, and no one knows the cause of earthquakes. IMO scientists indicate they are shallow and could be related to geothermal production in the region, as they are located near a geothermal power plant.

Source: IMO.

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In Kamchatka, the situation has not much changed during the past days. The aviation colour code is kept at Orange for Ebeko, Karymsky and Sheveluch because ash explosions may occur and disturb air traffic..

The coleour is Yellow for Bezymianny and Klyuchevskoy.

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During the past days, some strombolian activity with variable intensity was observed on Mt Etna’s summit area (Sicily). It affected Bocca Nuova / Voragine as well as SE / NSE craters where activity occurred in the depression between the two craters. Images of this activity were released on social networks. The remor is still at low values.

Source: LGS.

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According to Japan Meteorologiccal Agency (JMA), activity is still intense at Nishinoshima. A powerful eruption occurred on July 11th, 2020. The images released by the Agency show incandescent material rising 200 m above the crater, large lava flows, and an ash plume up to 5 400 m above the summit.

Source : JMA, JCG.

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Stromboli (Sicily) is worth a visit these days as the number of VLP seismic events corresponding with the strombolian explosions is high, averaging 13- 15 medium intensity events per hour.
No significant deformation of the volcano edifice is currently recorded. Rockfall activity along the Sciara del Fuoco is low, with about 4 events per day.
SO2 emissions in the NE sector of the crater terrace are low, 23 t/d. CO2 emissions measured on the C/S sector of the terrace is medium, 585 t/d.

Here is a photo and a thermal image of Stromboli’s summit area.

Source: Laboratorio Geofisica Sperimentale, INGV.

Because of the last eruptive events, access to the volcano has been restricted. The visits should be performed with the local guides. Due to the last eruption, reaching the Pizzo, the summit area above the craters is still impossible. The maximum altitude is 400 metres.

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 Séquence éruptive du 11 juillet 2020 à Nishinoshima (Source : JMA).

 

Strombol 01 02

Vues des cratères du Stromboli (Source: INGV)

Nouvelle approche des éruptions sous-marines profondes // New approach of deep sea eruptions

Il existe environ 1 900 volcans actifs sur les continents ou sous forme d’îles, mais on pense que les volcans sous-marins sont beaucoup plus nombreux. Les chiffres exacts ne sont pas connus car les profondeurs de nos océans restent en grande partie inexplorées. Nous connaissons parfaitement la surface de la planète Mars, mais beaucoup moins bien la morphologie des abysses où se déclenchent des séismes et des éruptions. C’est pourquoi la plupart des éruptions volcaniques sous-marines passent inaperçues.
La plupart des éruptions volcaniques se produisent donc au fond des océans, et les progrès réalisés par l’océanographie ont permis de se rendre compte que le volcanisme sous-marin non seulement dépose de la lave mais émet également de grandes quantités de cendres. Pour la première fois, une équipe internationale de chercheurs a expliqué les mécanismes qui conduisent à la « désintégration explosive » du magma sous l’eau. Leur étude a pour titre «Deep-sea eruptions boosted by induced fuel–coolant explosions.»
L’équipe scientifique a étudié le volcan sous-marin Havre – Havre Seamount – situé au nord-ouest de la Nouvelle-Zélande, à une profondeur d’environ 1 000 mètres sous la surface de la mer. Le volcan est entré en éruption en 2012, en donnant naissance à un banc de pierre ponce qui s’est étalé sur une superficie d’environ 400 kilomètres carrés.
Un robot a été immergé pour examiner les dépôts de cendres et prélever des échantillons sur le plancher océanique. À partir des données d’observation, les chercheurs ont estimé le volume de cendres volcaniques à plus de 100 millions de mètres cubes. Ils ont fait fondre le matériau et l’ont mis en contact avec de l’eau dans différentes conditions de pression et de température qui ont produit des réactions explosives conduisant à la formation de cendres volcaniques artificielles. Au cours de ce processus, le matériau fondu a été placé sous une couche d’eau dans un creuset de dix centimètres de diamètre, puis déformé avec une pression semblable à celle à laquelle est soumis le magma qui émerge des fonds marins. On voit alors des fissures se former et l’eau jaillir brusquement dans le vide créé. L’eau se dilate de sorte que les particules et l’eau sont éjectées de manière explosive. Les scientifiques les ont ensuite fait passer dans un tube en U placé dans une cuve d’eau pour simuler la situation de refroidissement. Les particules ainsi créées, les «cendres volcaniques artificielles», correspondent aux cendres naturelles par leur forme, leur taille et leur composition.

Cette expérience en laboratoire démontre que ces interactions induites par le contact entre le magma et l’eau peuvent se produire dans toutes sortes d’environnements humides, quelle que soit la pression, sous la surface ou en profondeur, et peuvent s’appliquer à des matériaux autres que le magma et l’eau.

Source: The Watchers.

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There are about 1 900 active volcanoes on land or as islands. Meanwhile, the number of submarine volcanoes is estimated to be much higher. The accurate numbers are not yet known because the deep sea is largely unexplored. We perfectly know the surface of Mars, but far less the abysses where earthquakes and eruptions are triggered. Therefore, most submarine volcanic eruptions go unnoticed.

Most volcanic eruptions occur at the bottom of the oceans, and modern oceanography has shown that submarine volcanism not only deposits lava but also emits large amounts of volcanic ash. For the first time, an international research group explained the mechanisms that lead to an explosive disintegration of magma underwater. Their study is entitled « Deep-sea eruptions boosted by induced fuel–coolant explosions. »

The scientific team studied the Havre Seamount volcano, located northwest of New Zealand at a depth of around 1 000 m below the sea surface. The volcano erupted in 2012, producing a raft of pumice particles that spread to about 400 square kilometres.

A diving robot was used to examine the ash deposits and take samples from the seafloor. From the observational data, the group detected more than 100 million cubic metres of volcanic ash. The researchers melted the material and brought it into contact with water under various conditions. Under certain conditions, explosive reactions occurred which led to the formation of artificial volcanic ash. In the process, the molten material was placed under a layer of water in a crucible with a diameter of ten centimetres and then deformed with an intensity that can also be expected when magma emerges from the seafloor. Cracks are formed and water shoots abruptly into the vacuum created. The water then expands explosively. Finally, particles and water are ejected explosively. They were led through a U-shaped tube into a water basin to simulate the cooling situation underwater. The particles created in this way, the ‘artificial volcanic ash,’ corresponded to the natural ash in shape, size, and composition.

This lab experiment demonstrates that interactions between magma and water can occur in a range of wet environments regardless of pressure, from the subaerial to the deep sea, and may apply to materials other than magma and water.

Source: The Watchers.

Image satellite d’un banc de ponce près des Tonga en 2006 (Source : NASA)

Mise en place de pillow lava dans le Bassin de Lau, en arrière de la fosse des Tonga-Kermadec (Source : PMEL)