Les Islandais vont-ils faire le pont ? // Will Icelanders build a bridge ?

Alors que l’on craignait que l’éruption dans la Geldingadalur prenne fin, un ingénieur islandais a suggéré un moyen de mettre la route côtière – Suðurstrandarvegur – à l’abri de l’éruption. Avec d’autres ingénieurs, il a soumis, dans la cadre de la protection civile, un projet de pont sur Suðurstrandarvegur (voir schéma ci-dessous).

Le projet serait simple et facile à mettre en œuvre. La construction de ce pont permettrait à la lave de s’écouler au-dessus de la route et de prendre la direction de la mer. De plus, des rampes de guidage le long de la route côtière canaliseraient la lave vers le pont pour qu’elle passe au-dessus de la route.

Le projet présenterait de nombreux avantages. A supposer que l’éruption dure plusieurs années, Suðurstrandarvegur pourrait rester ouverte. Les conduites d’eau, l’électricité et les câbles à fibres optiques, que l’on craignait voir disparaître, seraient épargnés par la lave. Par ailleurs, les ingénieurs précisent qu’il est peu probable que la pression exercée par la lave emporte le pont.

Source : Reykjavik Grapevine.

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While it was feared the eruption in Geldingadalur might come to an end, an Icelandic engineer suggested a way to save the costal road – Suðurstrandarvegur – from the eruption. Together with other engineers, he submitted a proposal on the basis of civil protection, for a bridge to be built over Suðurstrandarvegur (see below).

The plan would be simple and easy to implement. With the construction of this bridge, the structure would allow for a passage of flowing lava over the road and towards the sea. Additionally, there would be guidance ramps alongside the coastal road channeling the lava towards the bridge and over the road.

There would be many benefits with the plan. Even if the eruption is lasted for years, Suðurstrandarvegur could stay open. It would also provide a safe area for water pipes, electricity, and the fiber optic cables that have been of concern. Moreover, the engineers explain that it is unlikely that the lava would take the bridge with it.

Source : Reykjavik Grapevine.

Le schéma proposé comporte – du bas vers le haut – une structure en béton et en acier sur laquelle repose la lave plus ancienne (en jaune) et, au dessus, l’épaisseur possible de nouvelle lave (en rouge) [Source : Visir]

Eruption islandaise : une pause…ou la fin ? // Icelandic eruption : a pause…or the end ?

L’activité éruptive dans la Geldingadalur a considérablement ralenti le 28 juin 2021 dans la soirée et a même semblé sur le point de s’arrêter. Le 29 juin, cependant, elle a retrouvé son niveau antérieur. L’activité a diminué de manière significative vers 20h30 et a continué à s’affaiblir jusqu’après minuit, à l’exception de quelques sursauts isolés. Vers 02h00 dans la matinée du 29 juin, le niveau d’activité a recommencé à augmenter et n’a cessé de croître depuis.

Source : www.ruv.is 

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Volcanic activity at the eruption in Geldingadalir slowed significantly on June 28th, 2021 in the evening and appeared to be drawing to a possible close for a while. On June 29th, however, it has returned to its previous levels. Volcanic activity reduced significantly around 20.30 and continued getting weaker until after midnight, with the exception of some isolated pulses of activity. Around 02.00 this morning, the level of activity started to rise again and has done so steadily ever since.

Source : www.ruv.is

Source: Icelandic Met Office

Islande : l’éruption met les archéologues au travail // Iceland : the eruption puts archaeologists at work

Alors que l’éruption de Fagradalsfjall se poursuit et que la lave continue de s’échapper du cratère actif, les autorités islandaises s’inquiètent de l’avenir de la route côtière, de la bourgade de Grindavik et de la centrale électrique voisine.

De leur côté, les archéologues de Minjastofnun, l’Agence qui gère le patrimoine culturel islandais, tentent en ce moment de cartographier et de répertorier les vestiges de monuments partiellement enfouis sous terre à proximité du site de l’éruption. Alors que le champ de lave recouvre une partie sans cesse plus grande de la région, des monuments datant de la période de colonisation de l’Islande risquent d’être perdus et de disparaître à jamais sous les coulées

Les descendants de fermiers sur les terres d’Ísólfsskáli, à l’est de Grindavík, craignent de perdre d’anciens artefacts. On estime à près de 240 le nombre de monuments qui n’ont pas encore disparu sous la lave et qui ont pu être cartographiés.

Lorsque la sismicité a commencé à secouer la péninsule de Reykjanes en février 2021, les archéologues de Minjastofnun ont immédiatement commencé à explorer la zone affectée par les séismes. Personne ne savait si et où la lave sortirait. C’est pourquoi les archéologues ont répertorié des vestiges dans la région et ont collecté des données, au cas où une éruption se produirait. Heureusement, les vestiges de quelques monuments partiellement enfouis sous terre ont déjà été cartographiés et enregistrés par l’Agence du patrimoine culturel islandais. On pense que certains vestiges remontent à la période de colonisation du pays, mais les plus anciens ont probablement disparu en mer, car il y a eu de nombreux glissements de terrain dans la région.

Après l’exploration la plus urgente de la zone menacée par l’éruption, les archéologues s’intéresseront à la péninsule de Reykjanes dans son ensemble. Ils espèrent que les restes d’une hutte, située sur les terres d’Ísólfsskáli, seront épargnés par la lave, mais ils sont plus inquiets pour le secteur de Grindavík où se trouve Þórkötlustaðahverfi, une zone protégée avec des monuments et des restes de peuplement.

Les archéologues expliquent que l’inventaire des artefacts est la forme de protection la plus simple, mais le travail est une course contre la montre et contre la lave.

Source : Reykjavik Grapevine.

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As the Fagradalsfjall eruption continues and lava keeps flowing from the active crater, Icelandic authorities worry about the future of the coastal road, Grindavik and the nearby power station.

Archaeologists from Minjastofnun, the Cultural Heritage Agency of Iceland, are now trying to map and register buried relics and monuments close to the eruption site. With the lava field covering a large part of the region, monuments from the settlement period might be lost

Descendants of farmers on the land of Ísólfsskáli, east of Grindavík, fear losing ancient artifacts to the lava flow. It has been estimated that nearly 240 monuments, not yet submerged in lava, have already been mapped.

When seismicity began to shake the Reykjanes peninsula in February 2021, Minjastofnun archaeologists immediately started to visit the area affected by the earthquake. It was not known where the magma would come up so, so they went to register relics in the area and collected data, in case an eruption should occur

Luckily, a few hidden relics are already mapped and registered by the Cultural Heritage Agency of Iceland. It is believed that some relics might be from the settlement period, but the oldest ones have probably gone to sea, as there have been many landslides in the area.

After the most urgent exploration of the area threatened by the eruption, the whole Reykjanes peninsula will be explored next. Archaeologists hope that that the monuments of a hut, located on the land of Ísólfsskáli, could possibly escape being buried under the lava. However, they are more worried about Grindavík where there is Þórkötlustaðahverfi, a protected area with settlement monuments and relics.

The archeologists explain that registration of artifacts is the simplest form of protection, but the work is a race against both time and lava.

Source: Reykjavik Grapevine.

 

Vue du site archéologique de Þórkötlustaðahverfi (Source : Minjastofnun)

La fête du Kesada sur le Bromo (Indonésie) // The Kesada festival on Mt Bromo (Indonesia)

Hier 26 juin 2021 était jour de fête sur le Bromo avec le Yadnya Kasada. Les festivités durent un mois. Elles remontent à la légende du 15ème siècle qui entoure la princesse du royaume hindou javanais de Majapahit et de son mari.

C’était le deuxième Yadnya Kasada depuis le début de la pandémie de Covid-19 en Indonésie. Le festival ne peut pas se tenir dans un autre endroit, et encore moins virtuellement.

Chaque année, des membres de la communauté hindoue des Tengger se rassemblent sur la lèvre du cratère du Bromo pour jeter des fruits, des légumes, des fleurs et même des chèvres et des poulets dans le cratère. Une longue file de fidèles gravit les marches qui conduisent au sommet du volcan. Ils espèrent ainsi s’attirer les bonnes grâces des dieux et apporter la prospérité à leur communauté. Certains fidèles apportent des échantillons de leurs propres récoltes ; ils espèrent que les jeter dans le volcan leur portera chance et que leurs champs seront fertiles pour de bonnes récoltes.

Debout sur les pentes abruptes internes du cratère, d’autres villageois qui n’appartiennent pas à la communauté Tengger tentent d’attraper les offrandes à l’aide de filets et de sarongs avant qu’elles disparaissent dans le cratère. Cela ne fait pas partie du rituel mais reflète la nécessité de ne pas gaspiller la nourriture.

Voir mon post du 14 août 2014 pour plus de détails sur la légende et le festival : https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2014/08/14/le-bromo-et-la-fete-du-kesodo-ile-de-java-indonesie/

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Yesterday June 26th, 2021 was a day of festival on Mt Bromo with the Yadnya Kasada. The month-long festival dates back to the 15th-century legends of the Javanese Hindu Majapahit kingdom’s princess and her husband.

It was the second Yadnya Kasada festival since the Covid-19 pandemic hit Indonesia. It can’t be held in another place or be done virtually

Every year people from the Hindu Tengger community gather from the surrounding highlands to throw fruit, vegetables, flowers and even livestock such as goats and chickens into Mount Bromo’s crater. A long line of worshippers can be seen climbing the stairs to the top of the volcano in the hopes of pleasing Hindu gods and bringing prosperity to their communities. Some worshippers carry their own crops in the hopes that casting them into the volcano will bring good luck and that their fields will be fertile for good harvests.

Standing on the crater’s steep slopes, other villagers who are not members of the Tengger tribe try to catch the offerings using nets and sarongs before they disappear into the crater

This is not part of the ritual but reflects the need not to waste the food.

See my post of August 14th, 2014 for more details about the legend and the festival :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2014/08/14/le-bromo-et-la-fete-du-kesodo-ile-de-java-indonesie/

Offrande au Bromo

 Vue du Bromo et de son cratère

Vue de la communauté Tengger au pied du volcan

(Photos : C. Grandpey)