Surveillance des petits geysers de Yellowstone // Monitoring of the small geysers of Yellowstone

Le Parc National de Yellowstone aux États-Unis possède la plus grande concentration de geysers au monde. Le plus populaire est sans aucun doute le Vieux Fidèle – Old Faithful – dont les éruptions se produisent de manière régulière. D’autres geysers comme le Castle Geyser ou le Steamboat Geyser se manifestent, eux aussi, de manière spectaculaire, mais il est plus difficile de prévoir ces événements. Les autres geysers du parc entrent en éruption quand ils en ont envie. Ces éruptions peuvent se produire soudainement et violemment et devenir un danger pour les visiteurs qui se trouveraient à proximité.
Le principe de fonctionnement des geysers est bien connu. L’eau de surface (pluie ou neige) s’infiltre dans la terre. Lorsqu’elle s’approche d’une source de chaleur comme une chambre magmatique, elle est peu à peu portée vers son point d’ébullition, mais les conditions de pression qui règnent en profondeur sont si extrêmes qu’elles empêchent l’eau d’entrer en ébullition et de s’évaporer. A l’approche de la surface, la pression chute considérablement et l’eau peut alors entrer subitement en ébullition. Se faisant, elle se change rapidement en vapeur et occupe tout d’un coup un volume bien plus important qu’elle ne le faisait à l’état liquide. Cela se traduit en surface par des jets de vapeurs et fumerolles, par des bassins d’eau bouillonnante, mais aussi par des éruptions d’eau et de vapeur : les geysers !

Le Porkchop Geyser dans le Norris Geyser Basin était autrefois une petite source chaude qui se manifestait parfois sous forme d’un geyser. Cependant, en 1985, le comportement du geyser a changé. Il a commencé à envoyer des panaches d’eau à 6 ou 10 mètres de hauteur à partir d’un cratère sec le plus souvent. On entendait parfois le grondement des explosions à plus d’un kilomètre de distance et, en hiver, les panaches de vapeur formaient des cônes de glace de plus de 6 mètres de hauteur. Puis, dans l’après-midi du 5 septembre 1989, le geyser a de nouveau changé son comportement avec des jets d’eau chaude de 15 à 25 mètres de hauteur. Puis il a carrément explosé. L’explosion a arraché des roches et envoyé des matériaux plus petits à plus à 60 mètres de distance, laissant derrière elle un cratère de 3 mètres de diamètre. Heureusement, il n’y avait personne à proximité et il n’y eut aucun blessé.
Les scientifiques de l’Observatoire Volcanologique de Yellowstone, de l’Université de l’Utah et de l’Université du Wyoming ont mis en place un réseau de sismomètres, de stations GPS et de jauges dans les rivières du parc. L’objectif est de comprendre comment se comporte la caldeira de Yellowstone et de prévoir tout changement significatif.
Aujourd’hui, les volcanologues de Yellowstone veulent essayer de mieux comprendre les zones géographiques plus réduites comme le Norris Geyser Basin qui présentent plus de risques que les manifestations éventuelles et peu probables du super volcan. Cela fait partie d’un nouveau plan décennal de l’Observatoire visant à améliorer la surveillance et l’évaluation des risques liés à l’activité volcanique, hydrothermale et sismique à Yellowstone. Ce plan se décompose en deux volets : « backbone » et suivi de l’activité hydrothermale.
La surveillance backbone ou «épine dorsale» comprend le renforcement du système déjà en place à l’échelle de la caldeira. Le suivi de l’activité hydrothermale est nouveau. Son objectif est de contrôler l’activité dans les zones hydrothermales de Yellowstone afin de mieux la prévoir.
Dans les zones de petits geysers, les données de surveillance satellitaire indiquent que le sol peut se soulever pendant l’été lorsqu’il y a plus d’eau présente dans le sous-sol et s’affaisser à la fin de l’été lorsque cette eau s’est évacuée. Une surveillance plus étroite permettra de confirmer ce phénomène, mais indiquera aussi si un geyser isolé présente un comportement anormal comme ce fut le cas pour le Porkchop Geyser. De telles explosions hydrothermales se produisent lorsque l’eau se transforme en vapeur et doit immédiatement s’échapper vers la surface. Selon les scientifiques de Yellowstone, de telles explosions sont relativement courantes et se produisent une ou deux fois par an dans l’arrière-pays. Il s’agit d’un « risque sous-estimé » dans le Parc proprement dit et « bien plus important d’un point de vue humain qu’une éruption volcanique ». L’Observatoire Volcanologique de Yellowstone espère installer la première station de surveillance dans le Norris Geyser Basin en 2023.
Adapté d’un article du Jackson Hole News & Guide.

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Yellowstone National Park in the United States has the largest concentration of geysers in the world. The most popular is undoubtedly Old Faithful whose eruptions occur in a regular way. Other geysers like Castle Geyser or Steamboat Geyser erupt in a dramatic way but it is more difficult to predict these events. The other geysers in the park erupt when they feel like it. These eruptions may occur suddenly and violently and become a danger to visitors that would stand close by.

The operating principle of geysers is well known. Surface water (rain or snow) seeps into the ground. When it approaches a heat source such as a magma chamber, it is gradually brought to its boiling point, but the pressure conditions prevailing at these depths are so extreme that they prevent water from boiling and evaporating. Approaching the surface, the pressure drops considerably and the water can then suddenly boil. In doing so, it quickly changes into vapour and suddenly occupies a much larger volume than it did in the liquid state. This is reflected on the surface by jets of steam and fumaroles, by pools of bubbling water, but also by eruptions of water and steam called geysers.

The Porkchop Geyser in the Norris Geyser Basin was once a small hot spring that occasionally erupted. However, in 1985 the geyser’s behaviour changed. It started sending plumes of water 6 to 10 meters high from a mostly dry crater. The roaring sound of the explosion could occasionally be heard from more than one kilometer away, and in winter the spray created ice cones more than 6 meters high. Then, on the afternoon of September 5th, 1989, the geyser changed again with jets of hot water 15-25 meters tall. Then the geyser exploded. The blast uprooted rocks and sent smaller material more than 60 meters away, leaving a 3-meter-wide crater. Fortunately there was no one close enough to be hurt.

Scientists at the Yellowstone Volcano Observatory, thz University of Utah and University of Wyoming have set up a network of seismometers, GPS stations and stream gauges which measure the temperature, flow and chemistry of the park’s rivers. The goal is to understand how the Yellowstone Caldera is acting and predict any substantial changes.

Today, Yellowstone volcanologists are gearing up to try to better understand smaller geographies like the Norris Geyser Basin that pose a greater risk to human health and safety than less likely large-scale super volcano activity. This is part of the Volcano Observatory’s new 10-year plan to improve monitoring and hazards assessments of volcanic, hydrothermal and earthquake activity in the Yellowstone Plateau. That plan is broken down into two parts: “backbone” and hydrothermal monitoring.

“Backbone” monitoring includes beefing up the larger, caldera-wide system already in place. The hydrothermal monitoring is new. Its aim is to track activity within Yellowstone’s individual thermal areas and geyser basins in order to better forecast their activity.

In smaller geyser basins, satellite monitoring data indicates that the ground may rise during the summer when there’s more water present and fall in late summer when that water drains away. More detailed monitoring could confirm that, but also indicate that an individual geyser basin is doing something weird, like getting ready to explode, like Porkchop Geyser did. Such hydrothermal explosions are caused by water flashing to steam and immediately having to escape its container. According to Yellowstone scientists, such explosions are relatively common, happening once every year or two in the backcountry. They are an “under-appreciated hazard” in the front country and “one that’s far more important on human time scales than a volcanic eruption.” The Yellowstone Volcano Observatory hopes to set up the first geyser basin monitoring station in Norris Geyser Basin in 2023.

Adapted from an article in the Jackson Hole News & Guide.

Photos: C. Grandpey

Le point sur l’éruption du Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) // Update on the eruption of Piton de la Fournaise (Reunion Island)

Il aura fallu attendre 6 jours pour voir la couverture nuageuse se dissiper et obtenir enfin une vue de l’éruption du Piton de la Fournaise. Ce sont malheureusement les heures les plus spectaculaires qui sont restées invisibles. La webcam du Piton de Bert permet aujourd’hui de voir seulement un panache de gaz qui s’échappe d’une bouche éruptive.

Selon les dernières informations fournies par l’OVPF, l’amplitude du trémor éruptif est stable et se situe à environ 20% de son niveau initial. Les fontaines ont disparu et l’écoulement de la lave se fait principalement en tunnel, avec deux axes d’écoulement. Le front de lave actif se situe dans le secteur du cratère Château-Fort, vers 2 000 m d’altitude. On estime que depuis le début de l’éruption, le 19 septembre, le volume de lave émis est de l’ordre de 1,2 à 2,6 millions de mètres cubes. Le débit actuel est assez faible, entre 1 et 3 mètres cubes par seconde.

L’accès à l’Enclos reste interdit. L’éruption est visible depuis le Piton de Bert que l’on atteint à partir du parking Foc-Foc. Comme je l’ai écrit précédemment, un plan de circulation est mis en place depuis le 23 septembre afin d’éviter les embouteillages.

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It took the clouds 6 days to dissipate and finally offer a view of the eruption of Piton de la Fournaise. Unfortunately, the most spectacular hours could not be seen. Today, the Piton de Bert webcam allows to see a gas plume coming out of an eruptive vent.
According to the latest information provided by OVPF, the amplitude of the eruptive tremor is stable at about 20% of its initial level. The fountains have disappeared and the flow of the lava is mainly in tunnels, with two axes. The active lava front is located in the area of the Château-Fort crater, around 2,000 m above sea level. It is estimated that since the start of the eruption on September 19th, the volume of lava emitted has been about 1.2 to 2.6 million cubic meters. The current lava output is low, between 1 and 3 cubic meters per second.
Access to the Enclos remains prohibited. The eruption can be observed from Piton de Bert, which can be reached from the Foc-Foc car park. As I wrote previously, a traffic plan has been in place since September 23rd to avoid traffic jams.

Vue de l’éruption grâce à la webcam du Piton de Bert

Éruption du Piton de la Fournaise (Île de la Réunion) : la fin des embouteillages?

L’éruption du Piton de la Fournaise, débutée le 19 septembre 2022, ne devrait pas rester dans les annales. En grande partie gâchée par le mauvais temps, elle ne présente pas une grande intensité. La pression du magma dans les conduits d’alimentation ne semble pas très forte.

Même si l’accès à l’Enclos Fouqué est strictement interdit, une éruption de la Fournaise attire toujours les foules au Pas de Bellecombe-Jacob, avec son cortège d’embouteillages sur la route qui conduit aux parkings. Ce sont souvent plus de 1000 véhicules qui se précipitent vers le site, avec des automobilistes qui se garent n’importe où le long du chemin, au risque parfois de bloquer la circulation et le passage de véhicules de secours.

Afin que ces embouteillages prennent fin, l’ONF et la mairie du Tampon ont pris des mesures pour réguler la circulation. Elles devaient entrer en vigueur dès le 23 septembre 2023. .

En cas de forte affluence, la circulation sera régulée par des patrouilles de gendarmerie et de police depuis le chemin de la Grande Savane, à Bourg-Murat. Le dispositif prévoit également la mobilisation d’agents municipaux au niveau des parkings Bellecombe-Jacob et Foc Foc afin de contrôler le flux de véhicules et faire en sortent qu’ils ne bloquent pas la circulation. Le parking du Pas de Bellecombe a une capacité de 300 places tandis que le Foc Foc peut accueillir 250 véhicules.

L’ONF a émis un arrêté qui interdit aux bus transportant plus de 23 passagers d’emprunter la route forestière n°5. La mesure est en fait en vigueur depuis le déclenchement de la phase d’alerte 2-1 « Eruption dans l’Enclos ».

Il est par ailleurs demandé à la population de respecter le site en utilisant les poubelles et sanitaires sur le parking Foc Foc.

Source: Réunion la 1ère.

Photo: C. Grandpey

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Le niveau d’alerte volcanique du Taupo (Nouvelle-Zélande) a été relevé à 1 (activité volcanique mineure) le 20 septembre 2022 en raison d’une augmentation de la sismicité et de la déformation du sol sur le volcan depuis le mois de mai 2022. La dernière éruption du Taupon a eu lieu en 232 après JC ± 10 ans.
Ce n’est pas la première fois qu’un regain d’activité est observé sur le Taupo. Il y a eu 17 épisodes similaires au cours des 150 dernières années. Plusieurs d’entre eux étaient plus significatifs que celui observé actuellement. Aucun de ces épisodes ne s’est terminé par une éruption.
Source: GNS Science.

Lac Taupo (Photo: C. Grandpey)

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Une anomalie thermique intense a été identifiée sur l’Alaid (îles Kouriles) sur des images satellites le 15 septembre 2022 (heure locale) indiquant probablement le début d’une éruption strombolienne. La couleur de l’alerte aérienne est passée au Jaune (le deuxième niveau sur une échelle de quatre couleurs). Les images satellite acquises le 18 septembre ont montré un panache de gaz et de vapeur en train de dériver vers l’ESE. Plusieurs photographies de l’éruption ont été prises le même jour. La couleur de l’alerte aérienne a été élevée à Orange.
Source : KVERT.

Source: GVN

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Une hausse de de la sismicité, de la déformation du sol, ainsi que des coulées de lave au sommet du Kilauea (Hawaii) ont été observées dans l’après-midi du 20 septembre 2022. Toute activité s’est limitée au cratère de l’Halema’uma’u et il n’y a aucune indication que l’activité migrait dans l’une ou l’autre des zones de rift.
Cette activité était probablement due à un blocage momentanée de l’émission de lave à l’intérieur de l’Halemaʻumaʻu, ce qui a provoqué une hausse de pression sous la surface. Cela a entraîné lla hausse de la sismicité et l’inflation du sol. Une fois le blocage terminé, l’éruption a repris son activité habituelle avec de nouvelles émissions de lave sur la plancher du cratère de l’Halemaʻumaʻu.
Source : HVO.

Cratère de l’Halema’uma’u le 12 septembre 2022 (Source: HVO)

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L’éruption du Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) qui a débuté le 19 septembre 2022 se poursuit, mais les mauvaises conditions météo ont largement gâché le spectacle. Le tremor éruptif continue de décliner régulièrement. Le 21 septembre, il n’atteignait que 10% de sa valeur initiale. Quelques irréductibles ont bravé le mauvais temps et ont réussi à rapporter quelques photos du spectacle.

Photo: C. Holveck

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La nouvelle île de Home Reef qui a émergé de l’océan le 10 septembre 2022 continue de croître. L’éruption se poursuit avec une intensité variable, en produisant des panaches de gaz et de vapeur qui ne dépassent pas 1 km au-dessus du niveau de la mer. L’eau est décolorée autour de l’île qui mesurait 170 m de diamètre le 16 septembre. Elle a atteint 182 m N-S et 173 m E-O le 18 septembre. Les panaches de vapeur avec une certaine teneur en cendres montaient à 3 km de hauteur du 19 au 20 septembre. Il est conseillé aux marins de rester à 4 km du volcan.
Source : Services géologiques des Tonga.

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Le Met Office islandais a indiqué que les systèmes volcaniques de Fagradalsfjall et de Krýsuvík-Trölladyngja étaient indépendants l’un de l’autre. C’est ce que révèlent des recherches scientifiques antérieures qui viennent s’ajouter à des données collectées et analysées à partir des deux éruptions de 2021 et 2022.
Le 15 septembre 2022, la couleur de l’alerte aérienne pour le Fagradalsfjall a été abaissée au Vert. L’éruption dans la vallée de Meradalir a cessé le 21 août. La sismicité reste à des niveaux faibles et aucune déformation n’est détectée. L’éruption est donc officiellement terminée.

Image webcam

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De petites émissions de cendres ne dépassant pas 600 m de hauteur ont été observées au niveau de la bouche active dans le cratère de White Island (Nouvelle-Zélande) le 18 septembre 2022. Ces émissions étaient visibles sur les images de la webcam. La couleur de l’alerte aérienne a été élevée à Orange ; le niveau d’alerte volcanique est resté à 2. Un panache de vapeur pouvait être depuis la côte de la Bay of Plenty. Un fort signal de SO2 associé à ces émissions a été identifié sur les images satellites le même jour.
Source : GeoNet.

Photo: C. Grandpey

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

The Volcanic Alert Level for Taupo (New Zealand) was raised to 1 (minor volcanic unrest) on September 20th, 2022 because of an increase in seismicity and ground deformation at the volcano that started in May 2022. The last eruption of this volcano took place in in 232 AD ± 10 years.

This is not the first time unrest has been observed at Taupo. There have been 17 previous similar episodes over the past 150 years. Several of these were more severe than the one currently observed. None of these episodes ended in an eruption.

Source : GNS Science.

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Increased seismicity, ground deformation, and surface lava flows at Kilauea’s summit (Hawaii) occurred in the afternoon of September 20th, 2022. All activity was restricted to Halema’uma’u Crater and there is no indication of activity migrating into either rift zone.

This activity likely represented a temporary blockage in the eruption of lava at Halemaʻumaʻu, causing pressurization below the surface. This resulted in the earthquakes and ground inflation. Once the blockage was cleared, eruption of lava resumed with new breakouts occurring on Halemaʻumaʻu crater floor.

Source : HVO.

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An intense thermal anomaly was identified over Alaid (Kuril Islands) in satellite images on September 15th, 2022 (local time) likely indicating the onset of a Strombolian eruption. The Aviation Color Code was raised to Yellow (the second lowest level on a four-color scale). Satellite images acquired on September 18th showed a gas-and-steam plume drifting ESE. Several photographs of the eruption were taken that same day. The Aviation Color Code was raised to Orange.

Source : KVERT.

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The eruption of Piton de la Fournaise (Reunion Island) which began on September 19th, 2022 continues, but bad weather conditions have largely spoiled the show. The eruptive tremor continues to steadily decline. On September 21st, it showed only 10% of its initial value. A few diehards braved the bad weather and managed to bring back some photos of the show.

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The new island at Home Reef that emerged from the ocean on September 10th, 2022 continues to grow. The eruption continues at variable intensities, producing daily plumes of gas and steam that rise no higher than 1 km above sea level. The island is surrounded by plumes of discolored water. It was 170 m in diameter by September 16th and had grown to 182 m N-S and 173 m E-W by September 18th. Steam plumes with some ash content rose 3 km during September 19th-20th.. Mariners are advised to stay 4 km away from the volcano.

Source : Tonga Geological Services.

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The Icelandic Met Office has stated that the Fagradalsfjall and Krýsuvík-Trölladyngja volcanic systems have been designated as two separate systems based on previous scientific research combined with data collected and analyzed from the two recent eruptions (2021 and 2022).

On September 15th, 2022, the Aviation Color Code for Fagradalsfjall was lowered to Green. Lava from the fissure that opened in Meradalir stopped erupting on August 21st. Seismicity remains at low levels and no deformation is detected. The eruption is officially over.

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Minor ash emissions rising no higher tha 600 m from the active vent area in White Island’s crater (New Zealand) were visible in webcam images on September 18th, 2022. The Aviation Color Code was raised to Orange; the Volcanic Alert Level remained at 2. A steam plume was seen from the Bay of Plenty coast. A strong SO2 signal associated with the emissions was identified in satellite images that same day.

Source : GeoNet.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm