Image d’un volcan iranien // Image of an Iranian volcano

drapeau francaisLa NASA a récemment mis en ligne une belle photo prise le 23 juin 2014 depuis la Station Spatiale Internationale. Elle montre le lac d’ Ourmia (également connu sous le nom Orumiyeh ou Orumieh) dans l’ouest de l’Iran avec un volcan à proximité, dont le nom n’est pas mentionné dans le répertoire de la Smithsonian Institution. Les nuances de vert et de beige montrent l’eau dans le lac ; elle est très salée et présente une profondeur de seulement quelques dizaines de mètres, même à marée haute. Le littoral apparaît sous la forme d’un liseré blanc de sel. Le lac est l’un des plus importants du Moyen-Orient. Il mesure 130 kilomètres depuis la rive nord jusqu’au delta de végétation.
Les rivières qui se jettent dans le lac sont les lignes vertes étroites. Elles forment des deltas marqués par des groupes de champs agricoles verts; les sols humides et l’approvisionnement en eau permettent l’agriculture dans une région par ailleurs très sèche. Le lac et ses zones humides ont été déclarés Réserve de Biosphère de l’UNESCO.
La ville d’Ourmia apparaît sous la forme d’une tache grise au milieu des champs. Sur la rive opposée, se dresse la structure ovale du volcan éteint. Une chaussée relie les rives du lac à cet endroit.
Le lac a connu forte perte de son eau liée à une diminution de la pluviométrie depuis plusieurs années et au captage pour l’agriculture.
D’un point de vue technique, la photo a été prise par un astronaute avec un appareil photo numérique Nikon D3S et un objectif de 80 millimètres.
Vous verrez une image plus grande en cliquant sur ce lien:
http://eoimages.gsfc.nasa.gov/images/imagerecords/84000/84116/iss040e17264_lrg.jpg

 ————————————————-

drapeau anglaisNASA recently released a nice photo taken on June 23rd 2014 from the International Space Station. It shows Lake Urmia (also known as Orumiyeh or Orumieh) in western Iran with a volcano close by, whose name is not mentioned in the Smithsonian Institution directory.  Green and tan shades show the extent of the water in the lake which is highly saline and only a few tens of meters deep even at high water. The shoreline appears as a white margin of salt. The lake is one of the largest in the Middle East, measuring 130 kilometres from the northern shoreline to the vegetated delta.

Rivers that flow into the lake appear as narrow green lines. They form deltas marked by clusters of green agricultural fields; soft soils and the nearby water supply support farming in an otherwise dry region. The lake and its wetlands have been declared a UNESCO Biosphere Reserve.

The city of Urmia stands out as a gray patch surrounded by fields. On the opposite shore, the extinct volcano appears as an oval shape. A causeway and bridge connect the shorelines at this point.

The lake has been experiencing a drastic loss of water related to a long-term decrease in rainfall and the extraction of water for farming.

From a technical point of view, the photo was taken by an astronaut using a Nikon D3S digital camera with an 80 millimetre lens.

A larger image can be seen by clicking on this link:

http://eoimages.gsfc.nasa.gov/images/imagerecords/84000/84116/iss040e17264_lrg.jpg

Lake-Urmia

Crédit photo:  NASA.

Autres nouvelles indonésiennes

Avec l’éruption du Sinabung, la vie est devenue très difficile pour la population de la région. Les cultures sont quasiment anéanties et les conditions de vie des personnes évacuées sont de plus en plus délicates. Comme toujours dans ce genre de situation, les dons sont les bienvenus. Ils peuvent être adressés à la Croix Rouge indonésienne dont voici les coordonnées.

Contact :
Mr. Daryadi / Red Cross Director
Yuliko Pambudi
Phone: 62-274-372-176
Email : info@pmi-yogya-org
Address : Palang Merah Indonesia (Indonesian Red Cross)
Jalan. Tegal Gendu 25
Kotagede, Yogyakarta 55172 (Indonesia)

Par ailleurs, mon ami indonésien m’a adressé des informations concernant le Merapi et sa région. Elles pourront intéresser les personnes qui ont l’intention de se rendre prochainement en Indonésie (j’ai des noms… !). Voici l’intégralité de ses propos qui rejoignent le contenu de ma note du 27 décembre 2013 :

« La dernière éruption du Merapi a rendu les chemins d’accès au sommet très instables et c’est physiquement dur. La voie la plus facile est par le coté nord, entre Merbabu et Merapi, depuis Selo (Boyolali). Mais c’est vraiment dur. Il faut avoir une bonne condition physique.
Un peu déçu au sommet. On ne voit rien de l’intérieur. Les lèvres du cratère sont très instables. On ne peut plus tourner autour. Il faudrait le survoler avec un ULM, à mon avis, pour voir vraiment l’intérieur.
Sinon, comme je le pressentais, l’éruption est en train de provoquer une autre éruption, mais celle-là est sociale. Il y a un mécontentement qui gronde. Il y a quelques jours, une bombe incendiaire a été lancée dans une banque, avec des revendications anticapitalistes. Ce n’est pas anodin. Même si peu font le lien, il y a eu un attentat contre une église de Solo il y a environ un mois. Les islamistes risquent de surfer (ce n’est pas une surprise) sur la vague de mécontentement social. Du grabuge dans l’air.
L’effet secondaire de tout ça est que personne ne se préoccupe plus d’améliorer les préventions de séismes. [Les Pompiers de l’Urgence Internationale (PUI)] voudraient installer un centre de prévention des risques en Indonésie. C’est sûr qu’il le faudrait, et c’est même urgent. Mais la mentalité javanaise est très loin de ces sujets. Anticiper, prévoir, organiser … ce n’est pas dans leur dictionnaire. Ça va être dur. »

Etna (Sicile / Italie)

drapeau francais   Dans l’attente d’un possible, voire probable, paroxysme, le Cratère SE de l’Etna émet régulièrement des panaches de cendre et autres lapilli. Boris Behncke (INGV Catane) indiquait ces jours-ci que les explosions étaient relativement discrètes.

Ce genre de situation n’a rien d’exceptionnel sur l’Etna. J’ai eu l’occasion d’assister à de telles émissions qui, selon moi, ne sont pas de type vulcanien comme on peut le lire sur certains sites. Ainsi, à la fin de l’été 1998, la Voragine vomissait d’impressionnants panaches où se mêlaient cendre et lapilli dont les importantes retombées étaient accompagnées de crépitement sur la zone sommitale du volcan.

 

drapeau anglais   In anticipation of a possible, even likely, paroxysm, Mount Etna’s SE Crater regularly sends plumes of ash and lapilli. Boris Behncke (INGV Catania) reported these days that the explosions were relatively discrete.
This kind of situation is not exceptional on Mount Etna. I had the opportunity to attend such emissions which, in my opinion, are not vulcanian, as can be read on some websites. Thus,  late summer 1998, the Voragine vomitted impressive plumes of ash and lapilli whose fall was accompanied by cracklings on the summit area of the volcano.

Cendre Etna

(Photo:  C.  Grandpey)

 

L’éruption de boue indonésienne en perte de vitesse? // Is the Indonesian mud eruption dying out?

   Il se pourrait que l’éruption de Lusi, le tristement célèbre volcan de boue indonésien, touche à sa fin. Elle dévaste toute une région depuis le mois de mai 2006, suite à une erreur commise lors d’un forage de gaz. Plus de 60 000 personnes ont dû être relogées. La zone affectée a une surface équivalente à deux fois Central Park à New York. Au vu du volume de boue rejeté pendant les trois premières années de l’éruption, les scientifiques ont estimé que la catastrophe durerait entre 23 et 50 ans.
Une nouvelle estimation réalisée par des scientifiques de l’Université du Colorado apporte des modifications à cette prévision en prenant en compte une période plus longue de l’histoire de Lusi. Les chercheurs ont analysé les données satellitaires recueillies entre octobre 2006 et avril 2011 et faisant référence à l’affaissement du sol provoqué par l’éruption. En effet, les variations de la vitesse d’affaissement vont de pair avec des modifications de pression à l’intérieur du volcan. Les scientifiques ont remarqué que la pression – qui est le moteur de l’éruption – a baissé exponentiellement avec le temps. Lusi rejette aujourd’hui environ 10 000 mètres cubes de boue chaque jour. Si la baisse de pression continue, le volcan devrait vomir quotidiennement moins de 1000 mètres cubes vers 2017.
Espérons que les prévisions des chercheurs américains sont exactes !
Source : Science News.

 

   The end may be near for Lusi mud volcano that has wreaked havoc in Indonesia since May 2006 after a drilling accident at a nearby gas exploration well. Since then, the eruption has buried an area about twice the size of New York’s Central Park and displaced more than 60,000 people. Based on the amount of muck released during the eruption’s first three years, scientists had estimated Lusi’s fury would last 23 to 50 years.
A new estimate by scientists at the University of Colorado changes the predictions by taking into account a longer period of Lusi’s history. The researchers analyzed satellite measurements collected from October 2006 to April 2011 of sinking ground caused by the eruption. Indeed, changes in the rate of sinking reflect changes in the pressure inside the volcano. High pressure fuels the eruption and has decreased exponentially over time. Currently, Lusi releases 10,000 cubic metres of mud per day. Because of pressure drops, by around 2017, the volcano will erupt less than 1,000 cubic meters daily.
Let’s hope the predictions of the Americans scientists are reliable!
Source: Science News.

Lusi-blog

Voici Lusi vu depuis l’espace en 2009.  Les couleurs sont fausses.  Le rouge représente les zones de végétation. On voit clairement l’enceinte murale édifiée autour du volcan de boue pour contenir les émissions.

(Crédit photo: NASA)