L’éruption du Krakatau a probablement provoqué un tsunami en Indonésie // The Krakatau eruption probably caused a tsunami in Indonesia

9 heures (heure française): Un tsunami a tué au moins 168 personnes (bilan très provisoire) et fait des centaines de blessés dans les îles indonésiennes de Java et de Sumatra à la suite d’un glissement de terrain sous-marin provoqué par l’éruption de l’Anak Krakatau.
Des centaines de maisons et d’autres bâtiments, tels que des hôtels, ont été lourdement endommagés lors du tsunami qui a frappé le littoral du Détroit de la Sonde en fin de journée le samedi 22 décembre 2018..
Les autorités ont demandé aux habitants et aux touristes des zones côtières de rester à l’écart des plages et un avis de marée haute a été maintenu jusqu’au 25 décembre.
Des images de télévision montrent des routes bloquées par les matériaux de maisons endommagées, des voitures renversées et des arbres à terre. La côte ouest de la province de Banten à Java semble être la région la plus touchée. Les secours et les ambulances ont du mal à atteindre les zones touchées car certaines routes sont bloquées par des débris.
Environ 250 employés de l’entreprise de la compagnie d’ »électricité PLN s’étaient réunis à Tanjung Lesung pour un événement de fin d’année. Au moins sept personnes ont été tuées et beaucoup souffrent de fractures. Un autre reportage télévisé a montré le moment où les vagues de tsunami ont frappé un concert et emporté la scène où se produisait le groupe de rock local Seventeen.
Selon l’agence nationale de gestion des catastrophes, le tsunami a été provoqué par « un glissement de terrain sous-marin résultant de l’activité volcanique de l’nak Krakatau et a été exacerbé par une marée anormalement haute en raison de la pleine lune ». Un géologue a déclaré que le tsunami a pu être causé par un « effondrement partiel » de l’Anak Krakatau, qui vomissait de la cendres et de la lave depuis plusieurs semaines (voir mes notes précédentes) et avait montré une hausse d’activité au cours de la semaine écoulée. Une éruption d’une durée de 13 minutes a eu lieu vers 16 heures le 22 décembre.
Les habitants du littoral ont déclaré ne pas avoir ressenti de signes avant-coureurs du tsunami, tels que le retrait de l’eau ou un séisme. Pourtant, des vagues pouvant atteindre deux mètres de hauteur ont frappé la côte. Les autorités indonésiennes ont d’abord déclaré que la vague n’était pas un tsunami, mais un effet de la marée montante, et ont demandé à la population de ne pas paniquer. Elles se sont ensuite excusées pour leur erreur d’appréciation de la situation.
Encore une fois, cette catastrophe montre notre incapacité à prévoir les éruptions, les séismes et les tsunamis.
Source: VSI et médias d’information internationaux.

Le dernier bilan en date du dimanche 23 décembre 2018 est de 222 morts, 843 blessés et une trentaine de disparus. Des centaines de maisons et de bâtiments ont été endommagés. Les données de l’agence de gestion des catastrophes révèlent que cinq des plages de la régence de Pandeglang ont été touchées, à savoir Tanjung Lesung, Sumur, Teluk Lada, Panimbang et Carita. Au moins 43 maisons et 10 hôtels ont été gravement endommagés.

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20 heures (heure française): Les autorités indonésiennes ont diffusé un document (voir ci-dessous) confirmant que c’est bien l’effondrement d’un flanc du Krakatau qui a déclenché le tsunami meurtrier.

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Cet événement tragique me rappelle ce qui s’est passé à Stromboli (Sicile) le 30 décembre 2002, lorsqu’une partie de la Sciara del Fuoco s’est détachée et a plongé dans la mer. Une dizaine de millions de mètres cubes de roche volcanique se sont précipités dans la Méditerranée. Ce spectaculaire décrochement du flanc du volcan a généré un nuage de vapeur et de cendre et déclenché un tsunami qui a secoué les navires dans des ports situés à plus de 150 km. Sur les pages, la mer s’est retirée puis est revenue sous forme d’une vague de 6 mètres de haut qui a endommagé des maisons sur le littoral de l’île. Heureusement, à cette époque de l’année, il y a peu de touristes à Stromboli et une centaine d’habitants sont allés se réfugier à Lipari.

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9:00 a.m. (French time): A tsunami killed at least 168 people (this death toll will probably increase) and injured hundreds on the Indonesian islands of Java and Sumatra following an underwater landslide caused by the eruption of Anak Krakatau.

Hundreds of homes and other buildings like hotels were heavily damaged in the tsunami which struck along the rim of the Sunda Strait late on Saturday, December 22nd, 2018. .

Authorities warned residents and tourists in coastal areas around the Sunda Strait to stay away from beaches and a high-tide warning remains in place through till December 25th.

TV footage shows roads blocked by debris from damaged houses, overturned cars and fallen trees. The western coast of Banten province in Java is the worst-hit area so far. Rescue workers and ambulances are finding it difficult to reach affected areas because some roads are blocked by debris.

Around 250 employees of the state utility company PLN had gathered in Tanjung Lesung for an end-of-year event. At least seven people were killed and many suffered broken bones. Another TV footage showed the seconds when waves hit a concert and washed away the stage where local rock band Seventeen was performing.

According to the country’s disaster management agency, the tsunami was caused by « an undersea landslide resulting from volcanic activity on Anak Krakatau and was exacerbated by abnormally high tide because of the full moon.” A geologist said the tsunami may have been caused by a « partial collapse » of Anak Krakatau which had been spewing ash and lava for weeks (see my previous posts) and shown increased signs of activity during the past week. An eruption occurred at about 16:00 on December 22nd and lasted 13 minutes. .

Coastal residents reported not seeing or feeling any warning signs, like receding water or an earthquake, before waves of up to two metres washed ashore. Indonesian authorities had first declared the wave was not a tsunami, but caused by the rising tide, and ansked the population not to panic. They later apologised for having been wrong.

Again, this disaster shows our inability to predict eruptions, earthquakes and tsunamis.

Source: VSI and international news media.

The latest death toll as of Sunday, December 23rd. is 222 people, with 843 injured and about 30 reported missing. Hundreds of houses and buildings have been damaged. Data from Disaster Mitigation Agency (BPBD) reveals that a total of five beaches in Banten’s Pandeglang regency were affected by the disaster, namely Tanjung Lesung, Sumur, Teluk Lada, Panimbang and Carita. At least 43 houses and 10 hotels were severely damaged.

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Indonesian authorities have released a document confirming that the tsunami was triggered by a huge collapse of Kraratau’s flank (see below).

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This tragic event reminds me of what happened at Stromboli (Sicily) on December 30th, 2002 when a part of the Sciara del Fuoco detached itself and plunged into the sea. Around 10 million cubic metres of volcanic rock and boiling lava dropped into the Mediterranean, producing a cloud of steam and ash and a tsunami that rocked ships in ports more than 150 km away. The event sucked the sea from the beaches and then drove it back at them in a 6-metre-high wave, wrecking houses on the shores of the island. Fortunately, at that time of the year there are few tourists at Stromboli and around 100 residents sought the safety of neighbouring Lipari.

Activité éruptive sur le Krakatau (Photo: C. Grandpey)

Effets du tsunami du 30 décembre 2002 à Stromboli (Photo: C. Grandpey)

Histoire de météotsunamis… // About meteotsunamis…

Jusqu’à présent, je savais ce qu’était un tsunami, mais je n’avais jamais entendu parler de tsunami météorologique ou météosunami. J’ai lu dans la presse internationale aujourd’hui qu’un météosunami s’était formé en Mer Méditerranée près de la côte espagnole au petit matin du 16 juillet 2018 et avait inondé les côtes de Majorque et de Minorque dans les îles Baléares. La vague atteignait 1,5 mètre au moment où elle a frappé ces îles. Elle a inondé des plages, des routes, des bars et des terrasses, emportant chaises et parasols. Heureusement, aucun blessé n’est à déplorer car les plages étaient encore relativement vides au moment de l’événement.
Un météosunami ou tsunami météorologique est une vague d’origine météorologique semblable à un tsunami classique. Les météotsunamis sont générés lorsque des changements rapides de pression barométrique provoquent le déplacement d’une masse d’eau. Une perturbation atmosphérique interagit avec l’océan sur une période de temps limitée (de plusieurs minutes à plusieurs heures). Les tsunamis et les météosunamis sont similaires et il est parfois difficile de les distinguer l’un de l’autre, comme dans le cas où apparaît une vague de tsunami sans qu’il y ait la présence d’un séisme.
On estime que 3% des tsunamis historiques ont des origines météorologiques connues, bien que leur prévalence réelle soit peut-être beaucoup plus élevée car 10% des tsunamis historiques ont des origines inconnues. Les tsunamis du passé sont souvent difficiles à valider ; ils ont pu être à tort interprétés comme des ondes de seiche.

La plupart des supposés tsunamis observés dans les zones à faible risque sismique sont des météo-tsunamis. Exceptionnellement, deux phénomènes peuvent s’additionner, un météotsunami pouvant aggraver les effets d’un  tsunami classique (ou inversement), comme ce fut le cas lors de l’éruption du Krakatoa en 1883, qui a généré des tsunamis volcano-météorologiques également liés à la puissance de l’explosion volcanique.

Les météotsunamis n’ont que des effets locaux car n’ont pas l’énergie suffisante pour provoquer un tsunami au sens où on l’entend habituellement. Cependant, lorsqu’ils sont amplifiés par résonance, ils peuvent devenir dangereux. Le météonunami qui a frappé la baie de Nagasaki le 31 mars 1979 a atteint une hauteur maximale de 5 mètres et trois personnes ont été tuées. La vague de trois mètres qui a frappé la rive du Lac Michigan à Chicago en 1954 a noyé sept personnes.

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Up to now, I knew what a tsunami was, but I had never heard about meteotsunamis. I could read in the newspapers today that a meteotsunami formed in the Mediterranean Sea near the coast of Spain in the early morning of July 16th, 2018, and flooded the coasts of Mallorca and Menorca in the Balearic Islands. The wave was as high as 1.5 metres when it struck the shores of these islands. It flooded beaches, roads, bars and terraces, sweeping away chairs and parasols. Fortunately, there are no reports of injuries as the beaches were still relatively empty when the event took place.

A meteotsunami or meteorological tsunami is a tsunami-like wave of meteorological origin. Meteotsunamis are generated when rapid changes in barometric pressure cause the displacement of a body of water. A travelling atmospheric disturbance normally interacts with the ocean over a limited period of time (from several minutes to several hours). Tsunamis and meteotsunamis are otherwise similar enough that it can be difficult to distinguish one from the other, as in cases where there is a tsunami wave but there are no seismic records of an earthquake.

Only about 3% of historical tsunami events are known to have meteorological origins, although their true prevalence may be considerably higher than this because 10% of historical tsunamis have unknown origins; Tsunami events in the past are often difficult to validate, and meteotsunamis may have previously been misclassified as seiche waves.

Most of the so-called tsunamis observed in areas of low seismic risk are meteotsunamis.  Exceptionally, two phenomena can add up, a meteotsunami aggravating the effects of a real tsunami in progress (or conversely), as was the case for example during the eruption of Krakatoa in 1883, which generated volcano-meteorological tsunamis, also related to the power of the volcanic explosion.

Meteotsunamis are restricted to local effects because they lack the energy available to significant seismic tsunami. However, when they are amplified by resonance they can be hazardous. A meteotsunami that struck Nagasaki Bay on March 31st, 1979 achieved a maximum wave height of 5 metres andthree people died. A three-metre wave that hit the Chicago waterfront in 1954 swept people off of piers, drowning seven.

Vue des dégâts provoqués par un météotsunami au cours de l’ouragan Ike à Gilchrist (Texas) en 2008. (Crédit photo: Wikipedia)

Groenland: Un iceberg menace un village // Greenland: An iceberg threatens a village

Nouvel exemple du réchauffement climatique dans l’Arctique, un énorme iceberg s’est détaché de la banquise et est venu s’échouer près d’un petit village sur la côte ouest du Groenland. Les habitants craignent qu’un tsunami vienne submerger leurs maisons au moment des épisodes de vêlage. La masse imposante de l’iceberg qui ne bouge plus domine les maisons du village d’Innaarsuit et ses 170 habitants. En cliquant sur le lien ci-dessous, vous verrez une vidéo montrant l’iceberg et de gros morceaux de glace qui s’en détachent et plongent dans la mer. On craint que de plus gros morceaux de glace puissent déclencher des tsunamis et menacer le village.
Les habitants disent qu’ils n’ont jamais vu un tel iceberg. La zone à risque près de la côte a été évacuée et les gens sont allés se réfugier au sommet de la colline où se trouve le village.
L’été dernier, quatre personnes sont mortes lorsque des vagues ont submergé un village dans le nord-ouest du Groenland.
https://youtu.be/r8zf8EZePjg

Source : Presse internationale.

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Another example of global warming in the Arctic, a huge iceberg has drifted close to a tiny village on the western coast of Greenland, causing fear that it could swamp the settlement with a tsunami if it calves. The iceberg towers over houses on a promontory in the village of Innaarsuit (pop. 170) but it is grounded and has not moved overnight. By clicking on the link below, you will see a video showing the iceberg and big chunks of ice falling into the sea. It is feared that bigger pieces of ice might trigger tsunamis and threaten the village.

Residents say they have never seen such a big iceberg before. A danger zone close to the coast has been evacuated and people have been moved further up a steep slope where the settlement lies.

Last summer, four people died after waves swamped a settlement in northwestern Greenland.

https://youtu.be/r8zf8EZePjg

Source : International news media.

Prévention des séismes et tsunamis à la Martinique // Seismic and tsunami prevention in Martinique

Depuis que ce blog existe, je ne cesse de mettre l’accent sur l’importance que revêt l’EDUCATION des populations dans les contextes volcanique et sismique. Lors de mes conférences « Volcans et risques volcaniques », je donne l’exemple de la ville de Kagoshima, au pied du volcan japonais Sakurajima, où la population est régulièrement soumise à des exercices d’évacuation dans l’éventualité d’une éruption majeure qui menacerait l’agglomération située à quelques encabliures de ce volcan particulièrement actif.

Le 14 mars 2018, le site web France-Antilles a diffusé un article avec le titre suivant: « Près de 35 000 Martiniquais mobilisés pour Caribe Wave 2018« . Il s’agissait d’un exercice grandeur nature d’alerte tsunami. Commencé le jeudi 15 mars 2018, il a regroupé une cinquantaine de pays et territoires de la Caraïbe, soit environ 200 000 personnes.

L’exercice se déroule de la manière suivante: Selon le scénario établi par le Groupement Intergouvernemental de Coordination / Système d’Alerte aux Tsunamis pour la CARaïbe, un séisme fictif va générer un tsunami dans la Caraïbe. Les côtes de la Martinique sont notamment touchées.

Organisé par le GIC/SATCAR depuis 2011, cet exercice permet de tester le système d’alerte montante vers les autorités publiques responsables de la gestion de crise ainsi que les procédures de diffusion de l’alerte descendante rapide vers la population. Ce dernier point est du ressort des services opérationnels, les mairies, les opérateurs et les médias.

En Martinique, 3 500 personnes, dont une vingtaine de communes et plus de 20 000 collégiens et lycéens se sont inscrits pour participer à l’exercice, via le site http://www.tsunamizone.org/francais/. Ces communes ont choisi soit de mettre en place une sensibilisation, soit de participer à un exercice d’évacuation. En 2018, une attention particulière a été portée sur les itinéraires d’évacuation et sur les 650 sites refuges identifiés.

Parallèlement à cette campagne de sensibilisation sur le terrain, les autorité locales, avec la caution du Préfet de la Martinique, ont distribué un dépliant intitulé « Alerte Tsunami » (voir ci-dessous) qui, graphiques à l’appui, explique ce qu’est un tsunami, comment reconnaître les trois signes naturels d’un tel phénomène et que faire en cas de danger ou d’alerte. Il est en particulier rappelé que « ces vagues ne sont pas surfables! »

Lorsque j’ai visité la ville de St Pierre, j’ai remarqué les nombreux panneaux apposés dans les rues et sur les ruines des monuments historiques, et indiquant les parcours à suivre en cas d’alerte tsunami. Semblables panneaux sont visibles dans d’autres localités côtières

Au cours de mon séjour aux Antilles, j’ai eu l’occasion de parler de cette démarche d’éducation de la population avec plusieurs personnes. Je pense qu’il faudrait aller encore plus loin, comme le font les Islandais. Dans ce pays, les autorités ont demandé aux habitants de la côte sud de l’île, menacée par des éruptions volcaniques et des crues glaciaires, de télécharger une application sur leurs smartphones. En cas de danger imminent, les habitants reçoivent instantanément un message d’alerte leur indiquant le comportement à adopter dans les délais les plus brefs. Il est fort à parier que ce progrès dans le domaine de la prévention sera bientôt adopté par les populations antillaises.

Le risque sismique est identifié depuis longtemps en Martinique. Depuis le 18ème siècle, l’île a subi plusieurs tremblements de terre importants. Le dernier en date, le 29 novembre 2007 avait une magnitude de M 7,4. Il a  été localisé au nord de la Martinique, à une profondeur de 152 km. Les dégâts furent modérés et d’ampleur inégale. A l’image du Centre de découverte des sciences de la Terre, certaines habitations de la Martinique bénéficient de mesures parasismiques.

S’agissant des tsunamis, au cours des trois derniers siècles, la Martinique et la Guadeloupe ont été frappées par plus d’une dizaine d’événements de ce type. Les plus récents ont été observés en mai 1901, décembre 1901, mars et avril 1902, le 6 mai 1902, le 30 août 1902 et le 24 juillet 1939. Cependant, tous n’ont pas été recensés et certaines surcotes marines ne furent jamais identifiées, faute de connaissances.

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Ever since I created this blog, I have kept focusing on the concept of EDUCATION of populations in volcanic and seismic contexts. During my conferences « Volcanoes and Volcanic Risks », I give the example of the city of Kagoshima, at the foot of the Japanese volcano Sakurajima, where the population regularly performs evacuation exercises in the event of a major eruption which would threaten the community located a short distance from this very active volcano.

On March 14th, 2018, the France-Antilles website published an article with the following title: « Nearly 35,000 Martiniquais mobilized for Caribe Wave 2018 ». This was a life-size tsunami warning exercise. Started on Thursday, March 15th, 2018, it brought together about fifty countries and territories of the Caribbean, about 200,000 people.

The exercise took place as follows: According to the scenario established by the Intergovernmental Coordination Group / Tsunami Warning System for CARIBBEAN, a fictitious earthquake generated a tsunami in the Caribbean. The coasts of Martinique were particularly affected.

Organized by the GIC / SATCAR since 2011, this exercise makes it possible to test the rising alert system towards the public authorities responsible for crisis management as well as the procedures for disseminating the rapid downward alert to the population. This last point is the responsibility of the operational departments, the mayors and the media.

In Martinique, 3,500 people, including some 20 municipalities and more than 20,000 middle and high school students have registered to participate in the exercise, via the site http://www.tsunamizone.org/english/. These municipalities chose either to set up an awareness campaign or to participate in an evacuation exercise. In 2018, special attention was paid to the evacuation routes and the 650 identified refuge sites.

In parallel with this awareness campaign on the field, the local authorities, with the guarantee of the Prefect of Martinique, have distributed leaflets entitled « Tsunami Alert » (see below) which, with graphics, explains what a tsunami is, how to recognize the three natural signs of such a phenomenon and what to do in case of danger. People are reminded that « these waves are not surfable! »

When I visited the city of St Pierre, I noticed the many signs posted in the streets and the ruins of historical monuments, and indicating the routes to follow in case of tsunami warning.

During my stay in the West Indies, I had the opportunity to talk about this process of education of the population. I pointed out  that the prevention has to go even further, as the Icelanders do. In this country, the authorities have asked residents of the south coast of the island, threatened by volcanic eruptions and glacial floods, to download an application on their smartphones. In case of imminent danger, the inhabitants receive an instant warning message indicating the behaviour to adopt as soon as possible. It is a safe bet that this progress in the field of prevention will soon be adopted by the West Indian populations.

The seismic risk has long been identified in Martinique. Since the 18th century, the island has suffered several earthquakes. The most recent, on November 29th, 2007 had a magnitude of M 7.4. It was located north of Martinique, at a depth of 152 km. The damage was moderate and uneven.

As for tsunamis, over the last three centuries, Martinique and Guadeloupe have been hit by more than a dozen events. The most recent ones were observed in May 1901, December 1901, March and April 1902, May 6, 1902, August 30, 1902 and July 24, 1939. However, not all were recorded and some increases in the sea level were never identified, due to a lack of knowledge.

Une brochure très pédagogique:

En cas d’alerte tsunami…

Eléments parasismiques au Centre de découverte des sciences de la Terre:

Photos: C. Grandpey