Anak Krakatau (Indonésie): Le tsunami du 22 décembre 2018 // The tsunami of December 22nd, 2018

Dans un article publié le 23 décembre 2018, j’indiquais qu’un tsunami avait tué plus de 430 personnes et blessé des centaines d’autres le 22 décembre sur les îles indonésiennes de Java et de Sumatra à la suite d’un glissement de terrain sous-marin provoqué par l’éruption de l’Anak Krakatau. A l’époque, les télévisions ont montré des routes bloquées par des maisons écroulées, des voitures renversées et des arbres à terre. La côte ouest de la province de Banten sur l’île de Java a été la zone la plus touchée.
Selon l’agence de gestion des catastrophes, le tsunami a été provoqué par «un glissement de terrain sous-marin résultant de l’activité volcanique de l’Anak Krakatau et a été amplifié par une marée anormalement élevée à cause de la pleine lune». Un géologue a déclaré que le tsunami a pu être provoqué par un « effondrement partiel »de l’Anak Krakatau qui vomissait de la cendre et de la lave depuis des semaines. Une éruption s’était produite vers 16 heures le 22 décembre et elle avait duré 13 minutes. .
Une nouvelle étude effectuée par des chercheurs de l’Université Brunel de Londres et de l’Université de Tokyo explique que l’éruption de l’Anak Krakatau en 2018 a généré un tsunami d’au moins 100 mètres de hauteur qui aurait pu tout dévaster s’il avait emprunté une autre trajectoire.
La vague du 22 décembre 2018 qui a tué plusieurs centaines de personnes avait une hauteur entre 5 et 13 mètres lorsqu’elle a déferlé sur les côtes moins d’une heure plus tard. Cependant, la catastrophe aurait pu être bien pire ; en effet, la vague présentait une hauteur estimée entre 100 et 150 mètres à son point de départ. Heureusement, cette hauteur a immédiatement diminué en raison des effets conjoints de la gravité qui a repoussé la masse d’eau vers le bas et des frottements entre le tsunami et le fond de l’océan. Cependant, la vague avait encore une hauteur de plus de 80 mètres quand elle a atteint une île inhabitée à proximité. Pour illustrer leurs propos, les scientifiques font référence à l’éruption du Krakatau en 1883 qui a généré un tsunami qui a touché terre avec une hauteur maximale de 42 mètres, tuant au moins 36 000 personnes à une époque où les zones côtières étaient moins peuplées qu’aujourd’hui.
Les chercheurs ont utilisé des données sur le niveau de la mer, fournies par des jauges de vagues exploitées par le gouvernement indonésien et provenant de cinq sites près de l’Anak Krakatau. Leur analyse a pu confirmer les modèles informatiques simulant la progression du tsunami, depuis l’effondrement du volcan jusqu’au moment où la vague a atteint les côtes..

Il est important d’étudier le comportement des tsunamis en Indonésie car c’est l’un des pays les plus vulnérables aux éruptions volcaniques, aux séismes et aux tsunamis. L’Indonésie a été frappée par deux tsunamis meurtriers en 2018: celui provoqué par l’effondrement de l’Anak Krakatau et un autre provoqué par un glissement de terrain au large des côtes de Sulawesi ; il a tué plus de 2000 personnes.
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Référence : « Numerical modeling of the subaerial landslide source of the 22 December 2018 Anak Krakatoa volcanic tsunami, Indonesia » – Heidarzadeha, M. et al – Ocean Engineering – DOI: 10.1016/j.oceaneng.2019.106733

Ma note a été inspirée d’un article publié sur l’excellent site Web The Watchers.

Voici une très bonne vidéo réalisée à l’aide d’un drone du volcan Krakatau après l’éruption de 2018:
https://youtu.be/I-3A4GR-VnU

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In a post relreased on December 23rd, 2018, I indicated that a tsunami had killed more than 430 people and injured hundreds on December 22nd on the Indonesian islands of Java and Sumatra following an underwater landslide caused by the eruption of Anak Krakatau. TV footage showed roads blocked by debris from damaged houses, overturned cars and fallen trees. The western coast of Banten province in Java was the worst-hit area.

According to the country’s disaster management agency, the tsunami was caused by “an undersea landslide resulting from volcanic activity on Anak Krakatau and was exacerbated by abnormally high tide because of the full moon.” A geologist said the tsunami might have been caused by a « partial collapse » of Anak Krakatau which had been spewing ash and lava for weeks. An eruption had occurred at about 16:00 on December 22nd and had lasted 13 minutes. .

A new study from Brunel University London and the University of Tokyo explains that the 2018 eruption of Anak Krakatau sent a tsunami at least 100 metres high, which could have resulted in widespread devastation if it had travelled on another path.

The December 2018 wave that killed several hundred people was between 5 to 13 metres when it made landfall less than an hour later. However, the disaster could have been much worse if the wave that started between 100 to 150 metres went towards closer shores. Fortunately, the height of the wave immediately shrunk due to the joint effects of gravity pulling the mass of water downward and the friction created between the tsunami and the ocean floor. However, it was still more than 80 metres when it slammed an uninhabited island nearby. To illustrate their explanation, the scientists refer to the 1883 Krakatoa eruption which produced a tsunami that hit land at a maximum height of 42 metres, killing at least 36 000 people at a time when coastal areas were less populated.

Researchers used sea-level data – done by wave gauges operated by the government of Indonesia – from five locations near Anak Krakatoa for the new analysis to justify computer models that simulated the tsunami’s movements, from the volcano’s collapse to the landfall.

It is important to study the behaviour of tsunamis in Indonesia as it is one of the countries in the world that are vulnerable to volcanic eruptions, earthquakes and tsunamis. The nation was hit by two deadly tsunamis in 2018: the one caused by the collapse of Krakatau and one by a landslide off the coast of Sulawesi that killed more than 2 000 persons.

Reference

« Numerical modeling of the subaerial landslide source of the 22 December 2018 Anak Krakatoa volcanic tsunami, Indonesia » – Heidarzadeha, M. et al – Ocean Engineering – DOI: 10.1016/j.oceaneng.2019.106733

This post was adapted from an article released in the excellent website The Watchers.

Here is an excellent video shot by a drone of Krakatau volcano after the 2018 eruption:

https://youtu.be/I-3A4GR-VnU

Image extraite de la vidéo

Stromboli (Sicile)

L’INGV indique que »l’activité éruptive se poursuit à Stromboli avec des coulées de lave qui descendent le long de la Sciara del Fuoco. La situation n’a pas évolué depuis le 29 août au soir où une séquence explosive a été enregistrée dans la zone centre-sud de la terrasse cratèrique ». Après les explosions de la veille, les habitants de Ginostra ont pu voir une couche de cendre, sable et autre matériaux pyroclastiques dans les ruelles sur les toits des maisons. Selon certains témoins, l’activité paroxystique de la soirée avait une intensité légèrement inférieure à celle enregistrée mercredi, mais la répétition de ces phénomènes commence à inquiéter les habitants, même ceux qui sont habitués à vivre avec « Iddu » (« lui » en sicilien), comme on appelle le volcan sur l’île
Source: La Sicilia.

L’INVG est un observatoire et – c’est son rôle – se contente d’observer. Aucune prévision n’est formulée quant à l’évolution de la situation. C’est ce que m’expliquait également Philippe Kowalski à l’Observatoire du Piton de la Fournaise sur l’Ile de la Réunion. Le travail d’un observatoire est d’observer la situation sur le volcan, d’en rendre compte aux autorités si nécessaire, et d’effectuer un travail de recherche.

De toute façon, bien malin serait celui qui pourrait formuler un pronostic sur l’activité du Stromboli dans les prochains jours. On sait que le risque d’un nouveau paroxysme existe, de même qu’existe le risque d’un effondrement sous-marin de la Sciara del Fuoco et d’un tsunami. Les autorités locales semblent avoir pris des mesures concernant la navigation. Que se passera-t-il sur le littoral si un tsunami se déclenche? Il y a beaucoup de monde en ce moment à Stromboli….

Image webcam Slyline

Les paroxysmes du Stromboli (Iles Eoliennes) // Stromboli Volcano’s paroxysms (Aeolian Islands)

Il y a quelque temps, un auteur français m’a contacté car il désirait obtenir des informations sur l’activité volcanique du Stromboli qui figurera dans l’un de ses prochains écrits. Ce fut pour moi l’occasion de faire quelques recherches dans mes archives sur la plus septentrionale des Iles Eoliennes dont le nom provient du grec antique Στρογγύλη (Strongyle : littéralement « la ronde ») donné à l’île en raison de son pourtour circulaire. Les locaux appellent souvent le volcan Iddu, « Lui » en sicilien, car ils vivent en permanence au gré de ses humeurs. Entre autres, c’est le volcan qui leur indique le temps qu’il va faire

L’activité typique du Stromboli – « strombolienne », cela va de soi – consiste en projections plus ou moins régulières de gerbes incandescentes qui font le bonheur des milliers de touristes venus les admirer  En principe, le spectacle est sans danger, mais il arrive que le volcan se fâche et les explosions peuvent alors devenir une menace. C’est la raison pour laquelle l’accès à la plateforme d’observation ne peut désormais se faire qu’avec l’accompagnement des guides locaux. Il n’est plus possible – comme je l’ai fait pendant de nombreuses années – de dormir dans les petits nids de pierre édifiés le long de la Sciara del Fuoco. .

Si l’on examine l’histoire éruptive du Stromboli, on se rend compte que certains paroxysmes ont été relativement sévères, même s’ils n’ont pas atteint l’ampleur des éruptions d’autres volcans de la planète.

En 1916, puis en 1919, des blocs de plusieurs tonnes défoncèrent des maisons de San Bartolo et Ginostra.

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L’éruption de 1930 est probablement la plus violente de ces dernières décennies. Le Stromboli resta très actif pendant toute cette année, mais le paroxysme le plus violent se produisit dans la matinée du 11 septembre. Rien ne laissait présager cet événement sauf une légère augmentation des émissions de cendre moins de deux heures avant le début de l’activité fortement explosive. Selon Alfred Rittmann, l’activité avait été « normale » au cours des mois précédents.. L’éruption dura moins d’une journée, mais causa des dégâts considérables ainsi que plusieurs morts

La phase la plus intense de l’éruption a débuté par une série de fortes émissions de cendre à 8 h 10. Cette activité a duré 10 minutes, puis les conditions sont redevenues normales. À 9 h 52, on a observé deux explosions extrêmement puissantes qui ont projeté d’anciens fragments de roche vers le nord et le sud-ouest de l’île. Au cours de cette phase, les petits cônes présents dans les cratères et une partie des remparts de téphra autour des cratères ont été détruits. De gros blocs, dont certains avaient un volume de plus de 10 mètres cubes, ont détruit 14 maisons à Ginostra et gravement endommagé le bâtiment du Semaforo Labronzo.

Cette séquence a été suivie par la projection de grandes quantités de scories incandescentes qui ont recouvert toute la zone sommitale. En raison de leur accumulation rapide sur les pentes escarpées du volcan, les téphra à haute température ont commencé à glisser sous forme de deux avalanches rougeoyantes sur le flanc nord-est du volcan, à l’extérieur de la zone protégée par les parois délimitant la Sciara del Fuoco. La plus importante des deux avalanches s’est précipitée vers la mer juste au nord de S. Bartolo, en empruntant la profonde ravine de Vallonazzo. Elle a tué quatre pêcheurs qui se trouvaient dans un bateau au large de la côte. En retombant, les cendres et les lapilli ont laissé une couche de 10 à 12 cm d’épaisseur dans le village de Stromboli.
Alors qu’étaient projetés les matériaux incandescents, un tsunami d’une hauteur d’environ 2 mètres a frappé l’île, ce qui a provoqué de nouveaux dégâts et causé la mort d’une autre personne.
L’activité explosive a nettement diminué après 10h40 et le volcan est entré dans une phase effusive, avec plusieurs coulées de lave le long de la Sciara del Fuoco. Les deux plus grandes ont atteint la mer. L’émission de lave a pris fin au cours de la nuit, une quinzaine d’heures après le début de l’éruption.
Si une éruption semblable à celle de 1930 s’était produite par une chaude nuit de début septembre à l’époque où des dizaines de personnes restaient dormir au sommet du Stromboli, elle aurait été catastrophique. Ces touristes auraient subi une forte chute de matériaux incandescents, parfois de grande taille. Pendant la journée, de nombreuses personnes se prélassent sur la plage de Piscità et à proximité de la zone où la plus volumineuse avalanche incandescente est entrée dans la mer en 1930. Les dégâts dans le village auraient été sévères. L’ »Osservatorio », une pizzeria très fréquentée qui offre une bonne vue sur l’activité volcanique de Punta Labronzo, se seraut trouvée dans la zone la plus touchée par les retombées de blocs.

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Le 30 décembre 2002, un autre événement significatif a affecté l’île de Stromboli. Une partie sous-marine de la Sciara del Fuoco s’est effondrée dans la mer. Comme cela a pu être écrit dans la presse à l’époque, ce n’est pas un éboulement à la surface de la Sciara qui a déclenché le tsunami, mais bien un décrochement en profondeur. Comme me l’a fait remarquer par la suite le chef des guides, le déversement de quelques semi-remorques de matériaux dans la mer ne suffirait pas pour déclencher un tsunami.

L’effondrement de la Sciara del Fuoco provoqua aussitôt une série de vagues qui ont frappé les côtes de l’île en causant des dégâts aux structures situées près de la plage et en blessant 6 personnes. Heureusement, à la fin du mois de décembre, il n’y a que très peu de touristes à Stromboli qui a momentanément été privée d’électricité et d’eau potable. La hauteur maximale de la vague de tsunami a été estimée à 8 mètres dans le secteur de Piscita et inférieure ailleurs. L’onde de choc en mer s’est propagée jusqu’à Panarea, où 5 bateaux ont été endommagés, et jusqu’à Milazzo sur la côte de la Sicile où un pétrolier a rompu ses amarres.

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Le 5 avril 2003 à 9h12, une nouvelle forte explosion a secoué le cratère nord-est et projeté des blocs vers le nord-est et vers le sud jusque sur des maisons du petit village de Ginostra.  Elle a été suivie d’un bref épisode de fontaine de lave, puis d’un nuage de cendre qui est monté à plus de1 000 mètres de hauteur. A Ginostra, des bombes ont frappé une habitation ainsi qu’une citerne d’eau, un bien ô combien précieux à Stromboli. Selon les habitants, d’autres bombes sont tombées dans la végétation qui a commencé à se consumer, mais aussi près du port, jusqu’en mer.

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Les années suivantes ont été marquées par des débordements de lave au sommet du Stromboli. Ainsi, le 27 février 2007, d’abondantes coulées ont pénétré dans la mer, suivies d’une nouvelle puissante phase explosive le 15 mars.

D’autres coulées ont été observées en 2014, toujours le long de la Sciara del Fuoco.

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Some time ago, a French author got in touch with me me because he needed some information on the activity of Stromboli Volcano that will appear in one of his next writings. It was an opportunity for me to do some research in my archives on the northernmost of the Aeolian Islands whose name comes from the ancient Greek Στρογγύλη (Strongyle: literally « the round ») given to the island because of its circular shape. The locals often call the volcano Iddu, « He » in Sicilian, because they depend permanently on its moods. Among others, it is the volcano that tells them the weather that will prevail on the island.
The typical activity of Stromboli – « Strombolian », of course – consists of more or less regular ejections of incandescent materials that delight the thousands of tourists who come to admire them. The show is usually safe, but the volcano may get angry and explosions can become a threat. This is the reason why access to the observation platform can now only be done with the accompaniment of local guides. It is no longer possible – as I have done for many years – to sleep in the small stone nests built along the Sciara del Fuoco. .

If we examine the eruptive history of Stromboli, we realize that some paroxysms have been relatively severe, even if they have not reached the scale of eruptions of other volcanoes on the planet.

In 1916 and again in 1919, blocks of several tons struck houses of San Bartolo and Ginostra.

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The 1930 eruption was probably the most violent of recent decades. Stromboli remained very active throughout this year, but the most violent paroxysm occurred on the morning of September 11th. There was no sign of this event except a slight increase in ash emissions less than two hours before the start of the highly explosive activity. According to Alfred Rittmann, activity had been « normal » in previous months. The eruption lasted less than a day, but caused considerable damage as well as several deaths
The most intense phase of the eruption began with a series of impressive ash emissions at 8:10. This activity lasted 10 minutes, then conditions returned to normal. At 9:52 am, two extremely powerful explosions were observed, ejecting ancient rock fragments to the north and south-west of the island. During this phase, the small cones present in the crater area and part of the tephra ramparts around the craters were destroyed. Large blocks, some of which had a volume of more than 10 cubic metres, destroyed 14 homes in Ginostra and severely damaged the Semaforo Labronzo building.
This sequence was followed by the ejection of large quantities of incandescent material that covered the entire summit area. Due to their rapid accumulation on the steep slopes of the volcano, high-temperature tephra began to slide, forming two glowing avalanches on the northeast flank of the volcano, outside the area protected by the walls delimiting the Sciara del Fuoco. The larger of the two avalanches travelled to the sea just north of S. Bartolo, rushing down the deep ravine of Vallonazzo. It killed four fishermen who were in a boat off the coast. The ash and lapilli left a layer 10 to 12 cm thick in the village of Stromboli.
As incandescent materials were projected, a tsunami about 2 metres high hit the island, causing further damage and death to another person.
The explosive activity dropped significantly after 10:40 and the volcano entered an effusive phase, with several lava flows along the Sciara del Fuoco. The two largest reached the sea. The lava emission ended during the night, about fifteen hours after the start of the eruption.
If an eruption similar to that of 1930 had occurred on a warm night of early September when dozens of people were sleeping at the top of Stromboli, it would have been a disaster. These tourists would have endureded the intense fall of incandescent and sometimes large materials. During the day, many people laze on the beach of Piscità and near the area where the largest incandescent avalanche entered the sea in 1930. The damage in the village would have been severe. The « Osservatorio », a busy pizzeria with a good view of the volcanic activity of Punta Labronzo, would have been in the area most affected by falling blocks.

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On December 30th, 2002, another significant event affected the island of Stromboli. A submarine part of the Sciara del Fuoco collapsed into the sea. As one could read in the press at the time, it was not a landslide on the surface of the Sciara del Fuoco that triggered the tsunami but a deep collapse. As the Chief of the Guides later told me, spilling some semi-trailers of materials into the sea would not be enough to trigger a tsunami.
The collapse of the Sciara del Fuoco immediately caused a series of waves that hit the coast of the island, causing damage to structures near the beach and injuring 6 people. Fortunately, at the end of December, there are very few tourists in Stromboli which was temporarily deprived of electricity and drinking water. The maximum height of the tsunami wave was estimated at 8 metres in the Piscita area and lower elsewhere. The shock wave at sea spread to Panarea, where five boats were damaged, and as far as Milazzo on the coast of Sicily where an oil tanker broke off.

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On April 5th, 2003, at 9:12 am, another strong explosion rocked the northeastern crater and sent blocks north-east and south into houses in the small village of Ginostra. It was followed by a brief episode of lava fountain, then a cloud of ash that rose to more than 1,000 metres in the sky. In Ginostra, bombs struck a house and a water cistern, a very precious property in Stromboli. According to locals, other bombs fell in the vegetation that began to burn, but also near the port, and into the sea.

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The following years were marked by lava overflows at the top of Stromboli. Thus, on February 27th, 2007, lava profusely entered the sea, followed by a new powerful explosive phase on March 15th.
Other flows were observed in 2014, still along the Sciara del Fuoco.

Le tsunami du 30 décembre 2002 a causé des dégâts matériels mais n’a pas fait de victimes (Photo: C. Grandpey)

Coulée de lave le long de la Sciara del Fuoco en 2014 (Capture d’écran de la webcam INGV)

Stromboli (Sicile) & Sabancaya (Pérou)

Selon la dernière mise à jour du Laboratorio Geofisica Sperimentale (LGS), l’activité du Stromboli se caractérise en ce moment par de faibles explosions localisées dans des bouches situées au NE et au SW. Les émissions de gaz sont faibles, principalement au niveau du cratère central. Le tremor reste à des valeurs moyennes. La caméra thermique montre un nombre moyen d’événements de faible amplitude.
L’activité éruptive a globalement diminué par rapport aux derniers jours. Le débordement de lave prédit par certains visiteurs ne s’est pas produit. De même, un effondrement des matériaux qui se sont accumulés dans la partie supérieure de la Sciara del Fuoco ne devrait pas déclencher de tsunami. À Stromboli, des tsunamis peuvent survenir lorsque des effondrements ou des glissements de terrain sur la Sciara del Fuoco se produisent sous le niveau de la mer. Il ne faudrait pas oublier que la mer est profonde autour de l’édifice volcanique. Le cône s’élève à 924 mètres au-dessus du niveau de la mer, mais sa base se trouve à une profondeur d’environ 2 000 mètres.
Deux tsunamis se sont déclenchés à 7 minutes d’intervalle le 30 décembre 2002. Le premier a été provoqué par le glissement d’une masse de matériaux estimée à 20 × 106 mètres cubes sous le niveau de la mer très près du littoral. Le deuxième tsunami a été provoqué par le détachement d’une masse de matériaux de 4 à 9 × 106 mètres cubes à environ 500 mètres au-dessus du niveau de la mer. Ce dernier glissement de terrain peut être considéré comme la suite logique, par gravité, du premier événement.
Source: LGS, Bulletin of Volcanology.

L’activité du Sabancaya a été assez stable au cours des derniers jours. Le dernier rapport de l’IGP se termine en ces termes: «En général, l’activité éruptive maintient des niveaux modérés. Il ne devrait pas y avoir de changements significatifs au cours des prochains jours.». Voir le bulletin complet ci-dessous.
Source: INGEMMET, IGP.

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According to the latest update of the Laboratorio Geofisica Sperimentale, activity at Stromboli is characterized by weak explosions localized at the NE and SW vents. Gas emissions are low, mainly at the central crater. The tremor level is medium. Thermal activity shows a medium number of events with low amplitude.

Volcanic activity is globally at a medium level and has decreased compared with the past days. The lava overflow predicted by some visitors did not occur. In the same way, a collapse of the material that has accumulated in the upper part of Sciara del Fuoco is unlikely to trigger a tsunami. At Stromboli, tsunamis may occur when collapses or landslides at the Sciara del Fuoco occur underwater. We need to remember that the sea is quite deep around the volcanic edifice. The cone rises 924 meters above the sea level, but its base is located at a depth of about 2000 metres.

Two tidal waves were generated 7 minutes apart on December 30th, 2002. The first tsunami was due to a submarine mass movement that started very close to the coastline and that involved about 20×106 cubic metres of material. The second tsunami was caused by a mass of material that detached at about 500 metres above sea level and that involved a volume estimated at 4–9×106 cubic metres. The latter landslide can be seen as the retrogressive continuation of the first event.

Source: LGS, Bulletin of Volcanology.

 

Activity at Sabancaya volcano has been quite stable in the past days. IGP’s latest report about the volcano concludes with these words: “In general, eruptive activity maintains moderate levels. There should not be any significant changes in the next days. See complete bulletin below.

Source: INGEMMET, IGP.

Source: IGP