Pauvres coraux ! // Poor corals !

Dans ma dernière note du 10 août 2024, j’alertais sur la hausse de la température de la mer Méditerranée où jusqu’à 29°C ont été enregistrés à la surface de l’eau à Nice le mardi 6 août 2024. Le thermomètre a même atteint 30°C le 4 août entre 16h30 et 17 heures. J’ajoutais que cela fait plusieurs années que la température de l’eau se maintient entre 3 et 4°C au-dessus de la moyenne normale. Appartenant à un bassin fermé, la Méditerranée se réchauffe 20% plus rapidement que les autres masses d’eau sur Terre.

De l’autre côté de la planète, l’Australie suffoque elle aussi sous des températures beaucoup trop élevées. Une étude publiée dans la revue Nature confirme cette situation. Les eaux qui abritent la Grande Barrière de corail ont enregistré au cours des 10 dernières années les températures les plus élevées depuis 400 ans.

Pour établir ce constat, les chercheurs, australiens, ont travaillé avec des échantillons de coraux prélevés dans 22 sites le long de la Grande Barrière et conservés depuis le début du 17ème siècle. Les coraux sont très réactifs à leur environnement ; il est possible, en les étudiant, de retrouver les températures dans lesquelles ils ont baigné. La conclusion de l’étude est formelle : les températures étaient relativement stables avant 1900. Ensuite, la mer s’est réchauffée de 0,12°C par an en moyenne depuis 1960 avec une hausse encore plus importante depuis une dizaine d’années. Cinq des six années les plus chaudes sur les 407 années de relevés océaniques ont été observées depuis 2015 [NDLR : L’évolution correspond donc parfaitement à l’accélération du réchauffement climatique dans les années 1960-1970.]

Il est facile de savoir si les coraux souffrent de la hausse de la température de l’océan. Quand le corail est soumis à un stress trop important, comme une hausse brutale de la température, il expulse les micro-algues qu’il abrite et perd ainsi sa coloration. De plus, il est fragilisé, il se développe et se reproduit beaucoup moins vite et devient très sensible à des maladies qui peuvent être mortelles.

Sur la Grande Barrière et ses 2 300 km de longueur, des blanchissements à grande échelle sont observés depuis 1998 avec des niveaux variables. En 2024, par exemple, qui a été particulièrement chaude, 81% des coraux de la Barrière ont été touchés. L’étude parue dans Nature précise qu’Il faudra plusieurs mois aux scientifiques pour savoir quelle proportion de coraux pourra survivre mais la répétition de ces épisodes de chaleur et de dépérissement ne pousse pas à l’optimisme, car le corail n’a pas le temps de s’adapter.

Outre quelque 600 espèces de coraux, la Grande Barrière héberge plus de 1 600 espèces de poissons qui y trouvent refuge et nourriture. Les récifs coralliens ne recouvrent que 0,1% à 0,2% de la surface des océans dans le monde, mais ils abritent environ 30% de la biodiversité marine. Ils jouent aussi un rôle de protection des côtes en limitant l’érosion. Ce sont donc des écosystèmes majeurs qui subissent de plein fouet le réchauffement climatique et l’acidification des océans qui l’accompagne.

S’agissant des coraux, il ne faudrait pas oublier que la France possède la deuxième plus grande barrière au monde, en Nouvelle-Calédonie. Cette région est, elle aussi, sous la menace de la hausse des températures.

Source : Nature.

Autre mauvaise nouvelle: selon l’agence européenne Copernicus, le mois de juillet 2024 a été le 2ème plus chaud de l’histoire des relevés.

Source: NASA

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In my last post of August 10th, 2024, I warned about the rise in the temperature of the Mediterranean Sea where up to 29°C were recorded on the surface of the water in Nice on Tuesday, August 6th, 2024. Temperature even reached 30°C on August 4th between 4:30 p.m. and 5 p.m. I added that the water temperature has been between 3 and 4°C above the normal average for several years. Belonging to a closed basin, the Mediterranean is warming 20% ​​faster than other bodies of water on Earth.
On the other side of the planet, Australia is also suffocating under temperatures that are much too high. A study published in the journal Nature confirms this situation. The waters that shelter the Great Barrier Reef have recorded the highest temperatures in 400 years over the last 10 years. To establish this observation, the Australian researchers worked with coral samples taken from 22 sites along the Great Barrier Reef and preserved since the beginning of the 17th century. Corals are very reactive to their environment; it is possible, by studying them, to find the temperatures in which they bathed. The conclusion of the study is formal: temperatures were relatively stable before 1900. Then, the sea warmed by 0.12°C per year on average since 1960 with an even greater increase over the last ten years. Five of the six warmest years out of the 407 years of ocean records have been observed since 2015 [Editor’s note: The evolution therefore corresponds perfectly to the acceleration of global warming in the 1960s-1970s.]
It is easy to know if corals are suffering from the rise in ocean temperature. When coral is subjected to too much stress, such as a sudden rise in temperature, it expels the micro-algae it shelters and thus loses its colour. In addition, it is weakened, it develops and reproduces much more slowly and becomes very sensitive to diseases that can be fatal.
On the Great Barrier Reef and its 2,300 km in length, large-scale bleaching has been observed since 1998 with varying levels. In 2024, for example, which was particularly hot, 81% of the corals of the Barrier Reef were affected. The study published in Nature specifies that it will take several months for scientists to know what proportion of corals will be able to survive, but the repetition of the episodes of heat and decline does not encourage optimism, because the coral does not have time to adapt.
In addition to some 600 species of coral, the Great Barrier Reef is home to more than 1,600 species of fish that find refuge and food there. Coral reefs cover only 0.1% to 0.2% of the world’s ocean surface, but they are home to around 30% of marine biodiversity. They also play a role in protecting coasts by limiting erosion. They are therefore major ecosystems that are being hit hard by global warming and the accompanying acidification of the oceans.
When it comes to corals, we should not forget that France has the second largest barrier reef in the world, in New Caledonia. This region is also under threat from rising temperatures.
Source: Nature.

More bad news: according to the European agency Copernicus , July 2024 was the second hottest month in recorded history.

Nouvelle vague de chaleur en Antarctique // New heat wave in Antarctica

Ça va mal en Antarctique. En juillet 2024, les températures au sol sur de vastes zones de la calotte glaciaire ont atteint en moyenne 10 °C au-dessus de la normale, Les scientifiques parlent d’une vague de chaleur « quasi record. » C’est d’autant plus inquiétant que c’est l’hiver en ce moment dans l’hémisphère sud et que le continent antarctique est plongé dans l’obscurité.

Si les températures restent inférieures à zéro, elles ont dépassé de 28 °C les prévisions certains jours ! Le globe vient de connaître 12 mois de chaleur record, avec des températures qui ont dépassé régulièrement la hausse de 1,5 °C par rapport aux niveaux préindustriels, définie comme la limite pour éviter la pire catastrophe climatique.

Les modèles des climatologues avertissent depuis longtemps que les effets les plus importants du réchauffement climatique anthropique se feraient sentir dans les régions polaires, et nous en avons la preuve avec la situation actuelle en Antarctique. Ce type de réchauffement en hiver, qui se poursuit pendant les mois d’été, peut entraîner la fonte, voire la disparition, des calottes glaciaires.

La vague de chaleur actuelle est la deuxième dans la région au cours des deux dernières années. La dernière, en mars 2022, a entraîné un pic de 39 °C et provoqué la disparition d’une partie de la calotte glaciaire de la taille de Rome.

La hausse des températures en juillet en Antarctique fait suite à un épisode El Niño particulièrement fort qui a probablement influencé la vague de chaleur actuelle, en relation avec la hausse générale des températures causée par le réchauffement climatique.

Les scientifiques expliquent que la cause immédiate de la vague de chaleur est un affaiblissement du vortex polaire, la bande d’air froid et de basse pression qui tourne dans la stratosphère autour de chaque pôle. L’interférence des ondes atmosphériques a affaibli le vortex et a entraîné une hausse des températures à haute altitude cette année.

Un géophysicien de la Scripps Institution of Oceanography a déclaré qu’il était « extrêmement inquiet de ce qui attend cette région dans les années à venir ». Un de ses collègues a ajouté : « Je ne suis pas surpris étant donné qu’il s’agit malheureusement d’une conséquence attendue du changement climatique. »

Source : The Washington Post et d’autres médias d’information américains.

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Here is some more bad news about Antarctica. In July 2024, dround temperatures across large areas of the ice sheets of Antarctica have soared an average of 10°C above normal in what has been described as a near record heatwave. This is all the more worrying as it is winter in the South Hemisphere and the Antarctic continent is shrouded in darkness.

While temperatures remain below zero on the polar land mass, temperatures have reportedly reached 28°C above expectations on some days.

The globe has experienced 12 months of record warmth, with temperatures consistently exceeding the 1.5°C rise above preindustrial levels that has been defined as the limit to avoiding the worst climate disaster.

Climate scientists’ models have long predicted that the most significant effects of anthropogenic global warming would be on polar regions, and we have a proof of it with the current situation in Antarctica where that kind of warming in the winter and continuing in to summer months can lead to collapsing of the ice sheets.

The current heatwave is the second to hit the region in the past two years, with the last, in March 2022, leading to a spike of 39°C and causing a portion of the ice sheet the size of Rome to collapse.

Antarctica’s increased July temperatures follow a particularly strong El Niño episode which probably influenced the heat wave, in combination with the general increase in temperatures caused by global warming.

Scientists say the proximate cause of the heatwave was a weakened polar vortex, the band of cold air and low pressure that spins in the stratosphere around each pole. Interference from atmospheric waves weakened the vortex and led to rising high-altitude temperatures this year.

A geophysicist at the Scripps Institution of Oceanography said he was “certainly worried about what’s in store for this region in the years to come”. One of his colleagues added : I’m not surprised considering this is sadly an expected outcome of climate change.”

Source : The Washington Post and other US news media.

Navigation : le passage du nord-ouest n’est pas pour demain ! // Shipping : Northwest Passage not for tomorrow !

Avec la hausse rapide des températures dans l’Arctique et la fonte tout aussi rapide des calottes glaciaires, on pensait que de nouvelles routes maritimes s’ouvriraient dans la partie nord du globe terrestre. On imaginait que les passages du Nord-Est et du Nord-Ouest deviendraient accessibles, raccourcissant les trajets de navigation entre les continents. C’était aller un peu trop vite en besogne. Les scientifiques nous expliquent aujourd’hui que la fonte rapide des glaces dans l’océan Arctique ne facilite pas, au moins pour le moment, la navigation entre l’Europe et l’Asie et vice versa. En fait, le réchauffement climatique génère une glace plus épaisse et plus dangereuse qui provoque des blocages dans les deux passages.

Un nombre de plus en plus important de navires naviguent dans le Passage du Nord-Ouest au nord du Canada, et la fonte de la banquise promet de nouvelles opportunités de commerce et d’exploration. Des cargos, des bateaux de pêche et même un paquebot de croisière avec 1 000 passagers à son bord figurent parmi les navires qui ont effectué ces dernières années ce voyage autrefois impensable.
Cependant, une nouvelle étude publiée dans la revue Communications Earth and Environment tempère l’optimisme actuel et remet en question la croyance de plus en plus répandue selon laquelle le Passage du Nord-Ouest pourrait devenir une voie de navigation alternative dans l’Arctique. Les auteurs de l’étude ont constaté que, loin de s’ouvrir, la saison de navigation dans le Passage du Nord-Ouest – le nombre de semaines par an pendant lesquelles un navire peut naviguer en toute sécurité – s’est en fait raccourcie entre 2007 et 2021.
La cause de cette situation est une augmentation de la glace plus ancienne et plus épaisse provenant de la calotte polaire. Elle fond, dérive vers le sud et entre dans le Passage, où elle s’accumule dans les points d’étranglement, entravant ainsi la navigation. Cette glace ancienne présente un plus grand risque pour les navires que la glace plus jeune et plus mince que l’on rencontre le plus souvent dans l’archipel canadien.
Les explorateurs ont toujours rêvé de découvrir un Passage du Nord-Ouest à travers l’Arctique. En 1906, Roald Amundsen est devenu le premier Européen à effectuer ce trajet envahi par la glace. Le voyage permettrait aux navires d’économiser environ 7 000 kilomètres de distance entre l’Europe et l’Asie. Avec la fonte rapide de la glace de mer dans l’Arctique, la perspective d’une refonte de la navigation commerciale dans le monde a ravivé l’intérêt géopolitique et économique pour cette route qui présente de nombreux obstacles. Il faudra faire face au manque d’infrastructures, à son éloignement, aux hauts-fonds et au labyrinthe de détroits qui rendent la navigation périlleuse.
La dernière étude indique qu’avec la fonte de la glace de mer, le nombre de voyages à travers l’ensemble de l’Arctique canadien a quadruplé depuis 1990. Les voyages dans le Passage du Nord-Ouest ont également augmenté, mais restent rares. Cela pourrait changer avec la poursuite du réchauffement climatique. Une étude de 2021 prévoyait que le Passage du Nord-Ouest serait navigable pendant au moins une partie de l’année si les températures globales augmentaient de 2 degrés Celsius au-dessus des niveaux préindustriels.
La dernière étude ne propose pas de projections pour l’avenir, mais on sait déjà que la glace plus ancienne et plus épaisse qui s’accumule dans le Passage sera encore là pendant de nombreuses années pour entraver la navigation.
Source : médias d’information internationaux.

 

En pointillés rouges sur les cartes, les passages du NO (à gauche) et du NE (à droite), avec en trait plein, les voies de navigation actuelles (Source : Observatoire de l’Arctique)

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With fast increasing temperatures in the Arctic the rapid melting of the icecaps, it was believed that new shipping routes would open in the northern part of the world. The Northeast and Northwest passages would become accessible, shortening shipping routes between the continents. However, this was thinking a bit too fast. Scientists inform us today that melting sea ice in the fast-warming Arctic Ocean is not making it easier for sailors to navigate a legendary shortcut between Europe and Asia. To the contrary, global warming is causing thicker, more hazardous ice to choke the fabled Northwest Passage between the Pacific to the Atlantic Oceans.

A growing number of ships have been sailing this remote seaway north of Canada as the thawing of the polar ice promised new opportunities for trade and exploration. Cargo ships, fishing boats, and even a1,000-passenger cruise liner were among the vessels to make the once-unthinkable voyage in recent years.

However, a new study published in the journal Communications Earth and Environment challenges the increasingly common belief that the Northwest Passage could become a viable alternative shipping route in the Arctic. Far from opening up, the authors of the sudy found that the shipping season in the northwest passage – the number of weeks per year that a vessel can safely navigate – actually shortened between 2007 and 2021.

The cause of this situation is an increase in older, thicker ice from the melting polar cap drifting southward into the passage, where it reinforces choke points and thus impedes navigation. This ice poses a greater risk to ships than the younger, thinner ice more common in the Canadian archipelago.

Explorers dreamt for centuries of discovering a Northwest Passage through the Arctic. In 1906, Roald Amundsen became the first European to sail its icy distance. The journey saves ships approximately 7,000 kilometres of distance between Europe and Asia. As sea ice has considerably declined in the Arctic, the prospect of reshaping global trade flows has renewed geopolitical and economic interest in the route. However, the lack of infrastructure, its remoteness, and maze-like shoals and straits make navigation perilous.

The latest study says that as sea ice has declined, the number of voyages across the entire Canadian Arctic had quadrupled since 1990. Journeys through the Northwest passage have grown too, but remain very low. This could change as the planet further warms. A 2021 study forecast that the Northwest Passage would be navigable for at least part of the year if global temperatures rose 2 degrees Celsius above pre-industrial levels.

The latest study does not offer future projections but one already knows that the older, thicker ice accumulating in the passage will still be there for many years into the future.

Source : international news media.

La Sicile en proie à une sévère sécheresse et à une pénurie d’eau

Le sujet fait la Une des journaux depuis plusieurs semaines : la Sicile connaît actuellement une forte sécheresse et des températures très supérieures à la normale, comme la plupart des pays du pourtour méditerranéen  ; La température moyenne dans la région est désormais de 1,5°C supérieure à celle d’il y a 150 ans. Le gouvernement italien a déclaré l’état d’urgence en raison des faibles précipitations sur l’île qui ont dévasté les cultures et les pâturages. Ceux qui envisagent de se rendre en Sicile dans les prochaines semaines doivent donc s’attendre à quelques difficultés dans certains parties de l’île. Cerise sur le gâteau, une alerte Orange vient d’être décrétée car on attend des températures supérieures à 40°C dans les prochains jours.

En Sicile, le lac Pergusa, décrit par Ovide dans les « Métamorphoses » comme un lieu de beauté et de « printemps éternel », est un indicateur parfait des conséquences du réchauffement climatique. La partie de l’eau qui était visible a complètement disparu, à part une mare résiduelle. Tout le reste est sous terre, dans la nappe phréatique ou ce qu’il en reste. Le lac servait d’escale et de station de repos aux oiseaux migrateurs entre l’Afrique et l’Europe. Faute d’eau, la situation va devenir problématique pour ces volatiles.

Au cours des 12 derniers mois, la pluie s’est faite rare en Sicile qui se trouve désormais dans une situation hydrique d’urgence. Un assèchement total et un manque d’eau à l’automne seraient véritablement catastrophiques.

Le manque d’eau met à mal le tourisme, en particulier dans la province d’Agrigente où les hôteliers ont décidé de limiter leurs entrées aux touristes. Cette zone côtière cache sous ses structures archéologiques et ses vestiges de la Vallée des Temples un vieil aqueduc, destiné à capter et conduire l’eau d’un lieu à un autre de la cité. Malheureusement, le canal construit en forme de labyrinthe est aujourd’hui quasiment à sec, en raison d’une sécheresse sans précédent.

Pour endiguer cette pénurie d’eau, la Sicile a opté dès le mois de février pour des mesures de restriction. Plus d’un million de personnes réparties dans 93 communes sont soumises à des mesures de rationnement. Il est parfois demandé de réduire la consommation d’eau jusqu’à 45 %, en respectant un calendrier précis. Ainsi, l’approvisionnement est parfois interrompu pendant la nuit en certains endroits.

Plusieurs établissements touristiques mettent en garde les vacanciers contre d’éventuelles pénuries et les aident à réserver ailleurs sur l’île, où les restrictions sont moins sévères ou ne sont pas en vigueur.

À côté de la pénurie d’eau, la Sicile – où les températures ont déjà dépassé les 40°C ces dernières semaines – doit faire face aux incendies de forêts. En 2023, plusieurs massifs forestiers sont partis en fumée, ce qui a entraîné l’évacuation de milliers de touristes.

L’agriculture sicilienne est, elle aussi, durement touchée par cette sécheresse persistante. Face au manque d’eau, les agriculteurs sont parfois confrontés à un choix terrible : tuer leurs troupeaux ou les laisser mourir de faim ou de déshydratation. Avec les fortes températures, les producteurs d’agrumes voient les fruits se dessécher sur les arbres. Les réservoirs utilisés pour l’irrigation autour de l’Etna, où sont cultivées les oranges, ne contiennent plus que la moitié de la quantité d’eau habituelle. S’il n’y a pas de pluie pendant l’été, ils ne seront plus qu’à 25 % de leur capacité.

Pour essayer de soulager un peu la population, un navire-citerne devrait ravitailler en eau les régions d’Agrigente et de Gela. Le navire, amarré à Augusta, peut transporter jusqu’à 1 200 mètres cubes d’eau et est prêt à appareiller en fonction des indications d’urgence qui arriveront de la Région.

Les autorités siciliennes sont en train de mettre en place le financement de mesures destinées à améliorer la distribution de l’eau sur l’île. Des améliorations ont déjà été apportées au réseau, mais ce n’est pas suffisant. Parmi les mesures, on note la réactivation des usines de dessalement de Gela, Trapani et Porto Empedocle.

Source : Presse italienne.