White Island (Nouvelle Zélande // New Zealand)

Voici une annonce assez surprenante de GeoNET à propos de la surveillance du volcan de White Iskand (Nouvelle Zélande) :

« La récente perte d’accès aux données en continu pour Whakaari / White Island signifie que nous sommes absolument incapables de faire la distinction en temps quasi réel entre VAL 1 (activité volcanique mineure) et VAL 2 (activité modérée à forte). En conséquence, le niveau d’alerte volcanique pour Whakaari / White Island a été relevé à 2, non pas suite à l’observation d’une hausse de l’activité volcanique, mais en raison de notre niveau d’incertitude pour interpréter actuellement la situation par manque de données en temps réel. »

Depuis l’explosion du 9 décembre 2019, l’accès à White Island est interdit au public. L’île se situant à une cinquantaine de km de la côte de l’Ile du Nord, le risque pour les populations est faible.

—————————————

Here is a rather surprising announcement from GeoNET about the monitoring of the White Iskand volcano (New Zealand):

« The recent loss of access to continuous data from Whakaari/White Island means we are effectively unable to distinguish in near real-time between VAL 1 (minor volcanic unrest) and VAL 2 (moderate to heightened unrest). As a result, the Volcanic Alert Level for Whakaari/White Island has been raised to Level 2, not as an indication of a noticed increase in volcanic activity, but as a reflection of the increased level of uncertainty in our interpretation due to the current lack of real-time data. »

Since the explosion of December 9th, 2019, access to White Island has been prohibited to the public. As the island is located about fifty kilometers from the coast of the North Island, the risk for the populations is low.

Photo: C. Grandpey

NASA : des drones au service de la volcanologie // Drones to help volcanology

La NASA est bien connue pour ses projets spatiaux comme l’envoi d’hommes sur la Lune. Cependant, l’agence participe également à des projets de surveillance sur Terre, notamment ceux liés au climat. Actuellement, les scientifiques de la NASA travaillent sur un projet visant à utiliser des drones pour surveiller les volcans actifs et avertir de la possibilité d’éruption.
La NASA collabore avec la société Black Swift Technologies qui crée des systèmes d’aéronefs sans pilote (UAS) – ou drones – capables de faire face aux conditions difficiles au-dessus des volcans. La société a mis au point un module d’analyse de gaz installé à bord des drones pour détecter des signes d’activité volcanique.
Une première version de ce nouveau drone a été testée sur un volcan au Costa Rica en 2018. J’avais écrit une note à ce sujet le 14 mars 2018:

Des drones pour mesurer les gaz volcaniques // Drones to measure volcanic gases

Une version plus récente de l’engin a récemment été testée au-dessus du volcan Makushin dans les îles Aléoutiennes en Alaska. Le drone peut voler même lorsqu’il est hors de portée visuelle des pilotes. Il utilise pour cela des systèmes autonomes combinés à un plan de vol prédéfini permettant d’atteindre le sommet du volcan où il peut collecter des informations visuelles et thermiques sur l’activité volcanique.
L’objectif de Black Swift Technologies est d’améliorer encore davantage la capacité des drones à fournir des informations précieuses sur les phénomènes naturels. Le but ultime est de développer cette technologie afin qu’elle puisse surveiller régulièrement les volcans et agir comme système d’alerte précoce si une éruption est imminente. En conséquence, les drones pourraient être utilisés pour aider les autorités à avertir les populations d’un début d’éruption et de nombreux autres dangers qui prennent souvent les scientifiques par surprise. Avec cet outil, les volcanologues pourraient surveiller régulièrement l’activité de volcans, même éloignés, et réagir plus rapidement quand une éruption se produit.
Source: digitaltrends.

—————————————–

NASA is well known for its space projects like sending men on the Moon. However, the agency also takes part in Earth-monitoring projects, particularly those related to the climate. Currently, it is working on a plan to use drones to monitor active volcanoes and give warnings of potential eruptions.

NASA is collaborating with the company Black Swift Technologies, which creates unmanned aircraft systems (UASs) – or drones – which can withstand the tough environments above volcanoes. The company also developed a gas-sensing payload the UAS could carry to look for signs of volcanic unrest.

A first version of the UAS was tested for monitoring a volcano in Costa Rica in 2018. I had written a post about this mission on March 14th, 2018 (see above).

A newer version of the craft has recently been tested with flights at Makushin Volcano in the Aleutian Islands in Alaska. The drone can fly even when it is out of visual range of the pilots, by using autonomous systems combined with a pre-set flight plan to reach the volcano’s summit. From there, it can collect visual and thermal information on volcanic activity.

Black Swift Technologies’ goal is to continue to push the capabilities of UASs to provide valuable insight into natural phenomena.

The hope is to develop this technology so that it can routinely monitor volcanoes and act as an early-warning system if an eruption is imminent. As a result, UASs could be used to help authorities warn communities about the onset of dangerous volcanic eruptions, and many other hazards that now take scientists by surprise. With this tool, they could routinely monitor even remote volcanoes for activity and respond to eruption events.

Source: digitaltrends.

Vue du sommet du Makushin (Alaska) capturée par une caméra installée sur l’aile d’un drone S2 qui a volé en autonomie jusqu’à plus de 20 km, donc au-delà de la portée de la vue de son pilote, et à une altitude de 1800 m. Démonstration de vol réalisée en septembre 2021 (Source: Black Swift Technologies).

Caméra thermique à La Fossa di Vulcano (Iles Eoliennes) // Thermal camera at Vulcano’s La Fossa (Aeolian Islands)

Suite à l’intensification d’activité observée ces derniers temps sur l’île de Vulcano, l’INGV a installé une caméra thermique orientée vers l’intérieur du cratère de la Fossa. Elle vient donc s’ajouter aux caméras existantes dans les Iles Eoliennes.

https://www.ct.ingv.it/index.php/monitoraggio-e-sorveglianza/segnali-in-tempo-reale/video-sorveglianza-vulcanica-isole-eolie

Les images de la caméra thermique ne montrent pas de températures alarmantes à l’intérieur du cratère. Je peux me tromper, mais je pense que la montée en chaleur observée au cours des semaines écoulées ressemble fort à celle déjà mesurée dans les années 1990 et ne sera pas suivie d’une crise éruptive majeure.

——————————————

Following the intensification of activity recently observed on the island of Vulcano, INGV has installed a thermal camera oriented towards the interior of La Fossa crater of. It is therefore added to the existing cameras in the Aeolian Islands.

https://www.ct.ingv.it/index.php/monitoraggio-e-sorveglianza/segnali-in-tempo-reale/video-sorveglianza-vulcanica-isole-eolie

The thermal camera images do not show alarming temperatures inside the crater. I could be wrong, but I think the increase observed over the past weeks bears a strong resemblance to that already measured in the 1990s and will not be followed by a major eruptive crisis.

L’Askja (Islande) sous haute surveillance // Askja Volcano (Iceland) closely monitored

Le Met Office islandais surveille de près la situation sur l’Askja, au nord du Vatnajökull. L’inflation continue et les scientifiques islandais disent que la possibilité d’une éruption ne peut être exclue. Depuis le début du mois d’août 2021, l’inflation atteint 15 cm, soit une augmentation de 7 cm depuis un mois. Elle est relativement stable, mais semble ralentir.
Les scientifiques du Met Office expliquent qu’il est beaucoup trop tôt pour dire s’il faut s’attendre à une éruption. Cependant, l’inflation signifie que le magma s’accumule, très probablement à une profondeur de deux ou trois kilomètres.
Si une éruption devait se produire, il y aurait des signes avant-coureurs. L’inflation se poursuivrait, avec une hausse de l’activité sismique, et il y aurait des indications de chaleur géothermale.
Des scientifiques du Met Office islandais ont récemment effectué deux expéditions sur l’Askja pour installer de nouvelles stations GPS, des stations sismiques et des caméras. L’objectif principal des expéditions était de permettre la surveillance du volcan pendant l’hiver.
Source : Iceland Monitor.

——————————————–

The Icelandic Met Office is closely monitoring the situation at Askja volcano, north of Vatnajökull. Inflation continues, and Icelandic scientists say the possibility of an eruption cannot be ruled out. Since the beginning of August 2021, inflation has amounted to 15 cm, an increase of 7 cm since a month ago. The inflation is relatively steady, but is probably slowing down.

Met Office scientists explain it is much too early to tell whether an eruption should be expected. However, the inflation means that magma is accumulating, most likely at a depth of two to three kilometers.

Should an eruption occur, there would be clear signs announcing it. Inflation would continue, together with, more seismic activity, and there would be more signs of geothermal heat.

Specialists from the Icelandic Met Office recently made two expeditions to Askja to install new GPS stations, seismic stations and cameras. The main goal of the expeditions was to make it possible to continue monitoring the volcano during the winter.

Source: Iceland Monitor.

L’Oskjuvatn et le Viti occupent la caldeira de l’Askja (Photo: C. Grandpey)