Les geysers de Yellowstone (Etats Unis) // Yellowstone geysers (United States)

Dès que quelque chose d’inhabituel se produit dans le Parc National de Yellowstone, les articles de presse deviennent de plus en plus nombreux et ils font immédiatement allusion au risque d’éruption de ce « super volcan ». C’est ce qui s’est passé ces derniers mois avec une augmentation de l’activité de certains geysers – pas tous – dans le Parc. Le plus célèbre est le Vieux Fidèle en raison de sa ponctualité, tandis que la plupart des autres sont beaucoup plus imprévisibles. Parmi tous les geysers de Yellowstone, certains peuvent être très paresseux et ne se manifester qu’une fois de temps en temps, parfois tous les cinquante ans.
À la fin de l’année 2018, un geyser endormi – Ear Spring, ainsi appelé en raison de sa forme – a vomi les déchets qu’il avait ingurgité pendant 80 ans. Sa dernière grande éruption remontait à 1957. La gerbe d’eau bouillante a atteint une hauteur de 9 mètres au mois de septembre et les rangers ont passé plusieurs jours à ramasser de vieilles pièces de monnaie, des canettes de bière et même une poupée des années 1930 ! L’éruption a offert aux géologues ce qu’il appellent « une capsule temporelle intéressante. »

Le Steamboat Geyser, autre attraction touristique du parc, avait l’habitude de se manifester de manière irrégulière, parfois après des pauses de seulement quatre jours, d’autres fois avec des intervalles de 50 ans. De façon surprenante, il a récemment envoyé des jets d’eau bouillante à 90 mètres de hauteur à raison de une fois par semaine. Le Yellowstone Volcano Observatory indique qu’il s’est manifesté 32 fois en 2018. On a recensé quatre autres éruptions en février 2019.
Malgré ce réveil de certains geysers, les géologues de l’USGS et les responsables du Parc ont répété ces derniers mois qu’il n’y avait aucun signe de reprise de l’activité volcanique. On peut lire dans l’un des rapports de l’Observatoire que «les modifications qui interviennent dans les systèmes hydrothermaux de Yellowstone sont fréquentes et ne sont pas la conséquence de changements de l’activité volcanique». Il convient de garder à l’esprit que le système hydrothermal de Yellowstone se limite à une trentaine de mètres de profondeur alors que le magma qui provoque l’activité volcanique se trouve à plusieurs kilomètres sous la surface.
On n’observe pas d’augmentation de la sismicité ni de déformation significative du sol dans la région de Yellowstone. La sismicité au mois de février 2019 a inclus un essaim de 17 événements le 20 février. Les secousses avaient une magnitude comprise entre M 0,1 et M 1,7  et se situaient à 8 km au nord de West Yellowstone. L’événement le plus important en février 2019 avait une magnitude de M 3,1. De tels essaims sismiques sont courants et représentent environ 50% de la sismicité dans la région de Yellowstone.
Source: Geology In, Observatoire du volcan Yellowstone.

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As soon as something unusual occurs in Yellowstone National Park, press articles get more and more numerous and there are immediately allusions to the risk on an eruption of the so-called “super volcano”. This is what happened in recent months with an increase in activity of some of the geysers – by no means all of them – in the Park. The most famous of all is Old Faithful because of its predictability, while most others are much more inscrutable. Among all the geysers at Yellowstone, some may be very lazy and erupt only once in a while, sometimes every half century.
Late in 2018, one slumbering geyser – Ear Spring, so called because of its shape – vomited up 80 years worth of trash. The spring’s last big eruption was in 1957. So, when it blew to a height of some 9 metres in September, National Parks rangers spent days collecting old coins, beer cans, and even a 1930s baby dummy from its surroundings. While the eruption offered what geologists call “an interesting time capsule.”

The Steamboat Geyser used to erupt erratically, sometimes after a duration as short as four days or as long as 50 years. However, it recently sent spouts of steaming water 90 metres high into the air once every week. The Yellowstone Volcano Observatory says it erupted 32 times in 2018. There were four more eruptions in February 2019.

USGS geologists and park officials kept repeating in recent months that there was no signs of renewed volcanic activity. One can read in one of the Yellowstone Observatory’s statements that “changes in Yellowstone’s hydrothermal features are common occurrences and do not reflect changes in activity of the Yellowstone volcano.” One should keep in mind that the hydrothermal system of Yellowstone is limited to mainly just the top 30 metres or so whereas the magma that triggers volcanic activity resides several kilometres deeper.

Until now, there has been no significant increase in seismicity and no significant ground deformation has been detected. February 2019 seismicity in Yellowstone included a swarm of 17 located earthquakes on February 20th. The swarm events ranged in magnitude from M 0.1 to M 1.7 and were located 8 kilometres north of West Yellowstone. The largest event in February was a minor earthquake of M 3.1. Earthquake swarms like this are common and account for roughly 50% of the total seismicity in the Yellowstone region.
Source: Geology In, Yellowstone Volcano Observatory.

 

Quelques geysers à Yellowstone (Photos: C. Grandpey)

 

Mayotte : Missions en cours pour connaître la cause de la sismicité // Missions in progress to know the cause of seismicity

On va peut-être ENFIN connaître la cause de la sismicité qui affecte l’île de Mayotte depuis le mois de mai 2018. Les autorités françaises ont mis du temps à réagir, mais il semblerait qu’elles aient pris conscience de la gravité de la situation et de l’angoisse des habitants.

De récents relevés indiquent que Mayotte est victime d’un phénomène de subsidence. Autrement dit, l’île s’affaisse tout doucement vers l’est, en direction de l’essaim sismique qui sévit depuis mai 2018. Ce n’est pas vraiment un scoop car on sait depuis longtemps que Mayotte glisse naturellement dans l’océan à raison de 0,19 millimètres par an. Au vu de l’analyse de données GPS, il semblerait toutefois que la subsidence connaisse actuellement une accélération et pourrait être en moyenne de l’ordre de 8 centimètres si les dernières mesures sont confirmées. Ainsi, depuis le début de l’essaim sismique, Mtsangamouji se serait enfoncé de 6 cm, Bandrelé de 10 cm et Petite-Terre de 12 cm. Le mouvement de subsidence n’est pas uniforme car la partie orientale de l’île s’enfonce deux fois plus vite que la partie occidentale.

Le phénomène pourrait bien s’expliquer par la vidange d’une chambre magmatique située à une cinquantaine de kilomètres à l’est de Petite-Terre, à une profondeur d’une trentaine de kilomètres. Selon un chercheur du CNRS, « si l’éruption dure un an (ce qui est possible) la subsidence moyenne de l’île de Mayotte pourrait être de l’ordre de 8 cm. Si la nature volcanique du phénomène est confirmée par d’autres données et si le débit est aussi élevé que ce que prédit notre modèle, le volume évacué de la chambre magmatique au bout d’un an pourrait avoisiner trois kilomètres cubes et il faudrait attacher une attention particulière aux déformations du sol en fond de mer dans la zone de la crise. »

Cette hypothèse devrait être vérifiée assez rapidement. Comme je l’indiquais dans une note précédente, plusieurs missions à terre et en mer ont été lancées à la fin du mois de février 2019. Elles étaient coordonnées par le CNRS, avec le soutien du BRGM, de l’IPGP, de l’IGN, de l’Ifremer et du Ministère de la Transition écologique et solidaire. Au cours de ces missions, les scientifiques vont tenter de découvrir les causes de l’activité sismique qui empoisonne la vie des Mahorais depuis plusieurs mois. Six balises ont été immergées et les résultats sont attendus d’ici six mois. L’État a débloqué un budget de 420 000 euros pour financer une opération en trois phases sur les côtes de Mayotte, mais aussi en métropole et sur les Îles Glorieuses.

Source : http://www.ipreunion.com/

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We may AT LAST know the cause of the seismicity that has affected the island of Mayotte since May 2018. The French authorities have been slow to react, but it seems that they have become aware of the seriousness of the situation and the anxiety of the inhabitants.
Recent surveys indicate that Mayotte is suffering from subsidence. In other words, the island is gently sinking towards the east, towards the source of the seismic swarm that has been felt since May 2018. This is not really a scoop because we have known for a long time that Mayotte is sliding naturally in the ocean at a rate of 0.19 millimetres a year. In the light of GPS data analysis, however, it appears that the subsidence is currently accelerating and could average about 8 centimetres if the latest measurements are confirmed. Thus, since the beginning of the seismic swarm, Mtsangamouji has sunk by 6 cm, Bandrele by 10 cm and Petite-Terre by 12 cm. The subsidence is not uniform because the eastern part of the island sinks twice as fast as the western part.
The phenomenon could well be explained by the drainage of a magma chamber located about fifty kilometres east of Petite-Terre, at a depth of about thirty kilometres. According to a CNRS researcher, « if the eruption lasts one year (which is possible) the average subsidence of the island of Mayotte could be of the order of 8 centimetres. If the volcanic nature of the phenomenon is confirmed by other data and if the lava output is as high as predicted by our model, the volume evacuated from the magma chamber after one year could be around three cubic kilometres and special attention should be paid to seabed deformations in the area where the crisis occurred.  »
This hypothesis will probably be verified fairly quickly. As I indicated in a previous note, several missions on land and at sea were launched at the end of February 2019. They were coordinated by CNRS, with the support of BRGM, IPGP, IGN, Ifremer and the Environment Ministry. During these missions, scientists will try to discover the causes of the seismic activity that has plagued the lives of the inhabitants of Mayotte for several months. Six beacons have been submerged and the results are expected within six months. The French government has granted a budget of 420,000 euros to finance a three-phase operation on the coast of Mayotte, but also in mainland France and the Glorious Islands.
Source: http://www.ipreunion.com/

Sismicité à Mayotte et dans toute la région (Source: BRGM)

Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) : Une histoire de fou ! // A crazy story !

8h30 (heure métropole): C’est une histoire de fou ! Alors que le Piton de la Fournaise semblait parti pour une éruption qui allait durer, avec le risque d’ouverture de nouvelles fissures, patatras! l’OVPF indique ce matin que l’activité éruptive de surface s’est arrêtée aux alentours de 6h28 (heure locale). Le tremor montre effectivement un baroud d’honneur avant une chute brutale à une valeur basse. Suite à l’arrêt des émissions de lave en surface, la sismicité a fortement ralenti elle aussi. L’OVPF précise qu’un tremor résiduel est toujours enregistré. Connaissant le comportement fantasque du Piton, aucune hypothèse n’est écartée quant à l’évolution de la situation. Est-ce le signe d’un arrêt définitif ou juste une pause? Y aura-t-il une reprise de l’activité sur le même site ou ailleurs ? Bien malin serait celui qui pourrait apporter une réponse à ces questions !

Ce matin, mon épouse a qualifié le Piton de la Fournaise de «Rantanplan de la volcanologie» ! C’est vrai qu’à l’image du chien dessiné par Michel Janvier (lui aussi Creusois natif de La Souterraine et que je salue ici), le volcan réunionnais est un peu fou…

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20 heures (heure métropole) : Dans un bulletin émis ce soir à 19h30 (heure locale), l’OVPF indique qu’une sismicité est toujours enregistrée sous la zone sommitale du Piton de la Fournaise. 26 séismes sommitaux superficiels et 1 événement profond ont été enregistré depuis la fin de l’éruption. Comme indiqué précédemment, aucune hypothèse n’est écartée quant à l’évolution de la situation. L’OVPF rappelle que les arrêts brutaux d’éruptions ne sont pas inhabituels au Piton de la Fournaise et se produisent en général pour 50% des éruptions.

Beaucoup se hasardent à des pronostics et affirment que l’activité éruptive va reprendre. Connaissant l’inconstance de ce volcan, je pense qu’il est dangereux de formuler de telles affirmations. Il n’est pas impossible que le sursaut du tremor avant la fin de l’éruption corresponde à la libération brutale d’une poche de gaz annonçant la fin de l’événement. Il se peut aussi que la sismicité enregistrée au cours des dernières heures corresponde à des réajustements à l’intérieur de cette chambre superficielle. Quoi qu’il en soit, seule Madame Fournaise est capable d’apporte une réponse à toutes ces questions. Le volcan réunionnais nous confirme toute simplement la fragilité et la difficulté de la prévision éruptive.

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8:30 (Paris time): It’s a crazy story! While Piton de la Fournaise seemed to have gone for an eruption that would last some time, with the risk of the opening of new fissures, OVPF indicated this morning that surface eruptive activity had stopped at about 6:28 am (local time). The tremor actually showed a sharp rise before dropping to a low value. Following the stopping of surface activity, seismicity dropped as well. OVPF specifies that a residual tremor is still recorded. As everybody knows the whimsical behaviour of the Piton, no hypothesis is discarded as to the evolution of the situation. Is this the sign of a definitive stop or just a pause. Will there be a resumption of activity on the same site or elsewhere? I’m not sure somebody is able to answer these questions!

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20:00 (Paris time): In a bulletin released tonight at 19:30 (local time), OVPF indicates that some seismicity is still recorded under the summit area of ​​Piton de la Fournaise. 26 shallow earthquakes and 1 deep event have been recorded since the end of the eruption. As previously stated, no prediction can be made about the evolution of the situation. OVPF recalls that brutal eruption stops are not unusual at Piton de la Fournaise and generally occur for 50% of eruptions.
Many people give their own predictions and claim that eruptive activity will resume. Knowing the inconstancy of this volcano, I think it is dangerous to formulate such claims. It is not impossible that the burst of tremor before the end of the eruption corresponds to the sudden release of a pocket of gas that announced the end of the event. It is also possible that the seismicity recorded during the last hours corresponds to readjustments within this shallow chamber. Anyway, only Madame Fournaise is able to answer all these questions. The Reunion volcano simply confirms the difficulty of eruptive prediction.

Source: OVPF

La lave dans le Grand Brûlé, environ deux heures avant l’arrêt de l’éruption

(Photo: Christian Holveck)

Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) : Le volcan inquiète l’Observatoire // OVPF worries about the volcano

Suite à la forte augmentation observée au cours des dernières heures, l’intensité du tremor éruptif reste très élevée, ce qui est à mettre en relation avec l’ouverture des deux nouvelles fissures les 5 et 7 mars dernier. Le débit de surface a lui aussi augmenté de manière significative avec une moyenne sur les dernières 24 heures se situant aux alentours de 20-25 mètres cubes par seconde. Ces augmentations de débit de surface ont favorisé une progression rapide des coulées. D’après les observations visuelles depuis la RN2 et les images de la webcam du Piton des Cascades, le front de coulée actif a pu être estimé à 650 – 700 mètres d’altitude le 9 mars 2019 à 8h. Le front de coulée a ainsi parcouru environ 1 km en 24heures et se situait ce matin entre 2,5 et 3 km de la RN 2.

Les stations de l’OVPF situées sur le pourtour de l’Enclos Fouqué ont détecté pour la journée du 8 mars des émissions de SO2 dans l’air 3 à 4 fois plus importantes que celles enregistrées au début de l’éruption.

Les concentrations en CO2 dans le sol en champ proche (secteur Gîte du Volcan) semblent chuter depuis le 9 mars au matin, ce qui indiquerait une accélération du transfert du magma entre le réservoir profond et la surface.

Aucune déformation significative de l’édifice volcanique n’a été enregistrée. .

Sur les dernières 36 heures, plus d’une centaine de séismes volcano-tectoniques superficiels (à moins de 2,5 km de profondeur) ont été enregistrés sous la zone sommitale, mais ce nombre est largement sous estimé du fait de la difficulté à les comptabiliser compte tenu de l’intensité du tremor.

A noter que cette forte sismicité sous la zone sommitale ne cesse d’augmenter depuis 48 heures avec souvent des mécanismes en compression à la source, qui pourraient correspondre à des effondrements du toit de la chambre magmatique superficielle due à sa vidange importante. Cette sismicité est suivie de près par l’OVPF ; en effet, en cas de propagation de cette sismicité vers la surface (ce qui n’est pas le cas actuellement), cela pourrait engendrer la formation d’un pit-crater, comme cela a déjà été observé par le passé au Piton de la Fournaise, par exemple en Décembre 2002.

L’OVPF conclut son derner bulletin en expliquant que, compte tenu de l’ensemble des paramètres développés ci-dessus, l’ouverture de nouvelles fissures éruptives au niveau du site éruptif actuel ou ailleurs, à l’intérieur ou à l’extérieur de l’Enclos, n’est pas exclue.

La situation doit donc être surveillée très attentivement.

Source : OVPF.

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Following the strong increase observed during the last hours, the intensity of the eruptive tremor remains very high, which is related to the opening of the two new fissures on March 5th and 7th. The surface flow output has also increased significantly with an average of about 20-25 cubic metres per second over the last 24 hours. This increase of the surface flow output favoured a rapid progression of the flows. Based on visual observations from RN2 and images provided by the Piton des Cascades webcam, the active flow front was estimated at 650-700 metres a.s.l. on 9 March 2019 at 8 am. The flow front travelled about 1 km in 24 hours and was this morning between 2.5 and 3 km from the RN 2.
For the day of March 8th, OVPF stations located around the Enclos Fouqué have detected SO2 emissions in the air 3 to 4 times greater than those recorded at the beginning of the eruption.
CO2 concentrations in the near-field soil (Gîte du Volcan area) appear to have dropped since the morning of 9 March, indicating an acceleration of magma transfer between the deep reservoir and the surface.
No significant deformation of the volcanic edifice has been recorded. .
Over the past 36 hours, more than 100 shallow volcano-tectonic earthquakes (less than 2.5 km deep) have been recorded under the summit area, but this number is largely underestimated because of the intensity of the tremor.
It should be noted that this strong seismicity under the summit area has been increasing for 48 hours, often with mechanisms in compression at the source, which could correspond to a collapses of the roof of the shallow magma chamber due to a significant drainage. This seismicity is followed monitored by OVPF; indeed, in the event of a propagation of this seismicity towards the surface (which is not currently the case), this could lead to the formation of a pit-crater, as has already been observed in the past at Piton de la Furnace, for example in December 2002.
OVPF concludes its latest bulletin by explaining that, considering all the above-mentioned parameters, the opening of new eruptive fissures at the current eruptive site or elsewhere, inside or outside the Enclos, is not excluded.
The situation must therefore be monitored very carefully.
Source: OVPF.

La hausse significative du tremor montre que le Piton de la Fournaise n’a pas dit son dernier mot. Vigilance! (Source: OVPF)

L’éruption est visible sur quatre webcams ce soir!