Les habitants de Puna sont-ils assurés en cas d’éruption? // Are Puna residents insured in the event of an eruption ?

C’est toujours quand des catastrophes se produisent que les gens se posent des questions sur la couverture de leur police d’assurance. Les habitants de Puna se posent la question en ce moment alors que des fractures éruptives avancent dans la subdivision de Leilani, menaçant de détruire d’autres maisons. 26 d’entre elles ont déjà été avalées par les flammes. En fait, peu de propriétaires sur la Grande Ile sont assurés contre des activités sismiques ou volcaniques. Une amie qui vit sur la côte ouest m’a dit qu’elle n’était pas assurée contre les séismes parce que les polices d’assurance sont trop chères. Les dernières secousses ont laissé des fissures dans les murs de sa maison.
Un agent d’assurance de la compagnie Allstate, qui a neuf clients dans des zones menacées par la lave sur la Grande Ile, a déclaré: « En ce qui concerne les séismes ou les éruptions volcaniques – à condition que ces dernières soiet nommées spécifiquement – la plupart des gens ne possèdent pas ce genre de couverture. » Cependant, si la maison brûle à cause de la lave, les dégâts peuvent être couverts. Ils le seront à condition que la maison soit restée sur ses fondations.
Il convient de noter que le gouvernement fédéral ou l’État sont susceptibles d’intervenir lors de catastrophes naturelles comme l’éruption actuelle. Si une situation d’urgence est décrétée et qu’il existe des fonds d’urgence, les personnes peuvent recevoir des prêts à faible taux de la Federal Emergency Management Agency (FEMA).
Pour les familles qui ont peur d’être victimes de la lave, les experts recommandent de contacter leur agent d’assurance pour s’assurer qu’ils sont correctement couverts. Ils conseillent également de faire un inventaire des effets personnels et d’avoir un kit d’évacuation qui comprend une copie de la police d’assurance.
Les gens doivent s’inquiéter de la couverture de leur police d’assurance avant que survienne un problème. Une fois que le problème arrive, on ne peut plus adapter la police d’assurance à la nouvelle situation.
Source: WalbNews.

L’éruption actuelle dans le district de Lower Puna a détruit environ 30 maisons. Cependant, aussi étrange que cela puisse paraître, la région ne semble pas avoir encore atteint un niveau de dégâts suffisant d’un point de vue financier pour être éligible à une déclaration de catastrophe fédérale. Le gouverneur de l’État d’Hawaï étudie la possibilité d’obtenir l’état de catastrophe naturelle en faisant état d’«un danger imminent pour la communauté».
La Maison Blanche a expliqué que, dans la mesure où beaucoup de propriétaires peuvent être indemnisés par les assurance privées (à condition que les compagnies d’assurance acceptent la destruction par le feu et non par la lave!), le seuil financier pour une déclaration de catastrophe fédérale pour l’île n’a pas été atteint pour le moemnt.
Lors de la dernière réunion de la population à la cafétéria la High School de Pahoa le 7 mai, le gouverneur a conseillé aux personnes présentes d’entrer en contact avec les agents d’assurance afin d’être indemnisés, surtout s’ils ont une police incendie. Le gouverneur a déclaré: « Ne leur parlez pas de la lave. Demandez leur si vous avez une couverture pour l’incendie. Si c’est le cas, vous devriez obtenir quelque chose en retour.  »
Au cours de la même réunion, Steve Brantley du HVO a déclaré que l’éruption n’était pas près de se terminer et qu’«il faut s’attendre à une reprise d’activité. Nous ne savons pas où et quand apparaîtront les nouvelles fractures. »

Source: Honolulu Star Advertiser.

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It’s always when disasters happen that you ask questions about the coverage of your insurance policy. Residents of Lower Puna are currently asking this question as eruptive fissures are moving into the Leilani subdivision, threatening to destroy more homes. 26 of them have already been eaten up by the flames. Actually, few Big Island property owners are insured for seismic or volcanic activity. A friend of mine who lives on the western coast told me she is not insured against earthquakes as the policies are too expensive. The latest tremor left fissures in the walls of her home.

An Allstate insurance agent who represents nine households in the lava danger zone on the Big Island said: « As far as earthquake coverage or specifically named like a volcanic eruption, no, most people would not have that kind of coverage. » However, if the house burns down due to the lava, then the damage may be covered.

It should be noted that the federal or state government could step in during natural disasters like this one. If it declares an emergency and there are emergency funds available, then there is a potential where individuals can receive low interest loans from the Federal Emergency Management Agency (FEMA).

For families who are worried about the potential lava threat, experts recommend contacting their insurance agent to make sure that they are properly covered. They also suggest taking an inventory of personal belongings and having an evacuation kit that includes a copy of the insurance policy.

People should talk about their insurance coverage before something happens; once it happens you can’t make any changes to adjust for what just happened.

Source: WalbNews.

The current eruption in Lower Puna has destroyed about 30 houses. However, strange as it may seem, it does not yet appear to reach the financial threshold for a federal disaster declaration. The Governor for the State of Hawaii is exploring whether a disaster can be declared for presenting “an imminent danger to the community.”

The White House explained that, because many property owners may be compensated through private insurance (provided their insurance companies accept the destruction by fire and not by lava!), the financial threshold for a federal disaster declaration for the island has not been reached,

During the last community meeting at Pahoa High School’s cafeteria on May 7th, the Governor told the packed crowd to speak carefully to insurance agents in order to get compensated, especially if they have “fire” coverage. Said the Governor: “Don’t ask them about lava. Ask if you have coverage for fire. If so, we believe you should get some return for your insurance.”

During the same meeting, HVO Steve Brantley said that there is no immediate end to the eruption and that “more activity can be expected in the future. We just don’t know where or when those new fissures will arrive,” he said.

Source: Honolulu Star Advertiser.

La lave détruit une maison et en menace une autre dans les Leilani Estates (Crédit photo: Paradise Helicopters)

Le risque sismique n’intéresse pas le Conseil Régional de Nouvelle-Aquitaine

En lisant Le Populaire du Centre ce dimanche 8 avril 2018, on apprend que le Conseil Régional de Nouvelle-Aquitaine a « rejeté à deux reprises un projet innovant dans le domaine de la prévention des catastrophes naturelles ». L’ONG Les Pompiers de l’Urgence Internationale (PUI) – basée à Limoges – a besoin de 500 000 euros pour équiper un véhicule d’un simulateur de séismes. Selon Philippe Besson, président des PUI, cette innovation, unique en Europe, permettrait d’aller au plus près des populations pour mener des opérations de sensibilisation dans les zones à risques.

Il semble que les autorités en charge de la région Nouvelle-Aquitaine aient la mémoire courte et oublient un peu vite que plusieurs régions de France sont exposées au risque sismique. Il y a quelques mois, le Bureau central sismologique français a publié une liste des séismes les plus significatifs, de magnitude supérieure à M 5, enregistrés en France métropolitaine depuis 1900 :

– Séisme de Lambesc (Bouches-du-Rhône) en 1909. D’une magnitude M 6,2 sur l’échelle de Richter, il a causé la mort de 46 personnes et 250 ont été blessées.

– Séisme d’Arette (Pyrénées-Atlantiques) en 1967. Aucune victime directe n’est à déplorer, mais l’événement de  magnitude M 5,1, a causé d’énormes dégâts matériels et il a fallu plusieurs années pour tout reconstruire.

– Séisme d’Annecy (Haute-Savoie) en 1996. Malgré une magnitude de M 5,2, le séisme n’a fait aucune victime, bien qu’il ait eu lieu pendant la nuit du 14 juillet..

– Perpignan (Pyrénées-Orientales) en 1996. Séisme de magnitude M 5,6. Aucune victime. Quelques dégâts matériels.

– Sud-est de Bonifacio (Corse) en 2000. Localisé à une quinzaine de kilomètres à l’est des côtes de la Sardaigne et à une cinquantaine des côtes corses, ce séisme de magnitude M 5,3 n’a pas provoqué de dégâts.

– Hennebont (Bretage) en 2002. L’activité sismique est relativement faible dans cette région, mais elle reste constante. C’est pourquoi le séisme de magnitude M 5,4 reste un événement rare, mais non négligeable.

– Rambervillers (Vosges) en 2003.  Près de 40 départements ainsi que des secteurs de la Suisse et de l’Allemagne ont ressenti la secousse de magnitude M 5,4. Le séisme a causé de gros dégâts matériels mais aucun à la centrale nucléaire de Fessenheim, pourtant proche de l’épicentre…

– Roulans (Doubs) en 2004. Bien que ressenti dans un rayon de 300 kilomètres, ce séisme de magnitude M 5,1n’a fait aucun blessé mais a causé de nombreux dégâts matériels avec des fissurations de façades

– Barcelonette (Alpes-de-Haute-Provence) en 2014. Magnitude de M 5,3. Plusieurs départements ont subi de violentes vibrations : de la Savoie au Var, en passant par le Rhône, l’Isère, les Bouches-du-Rhône et les Alpes-Maritimes. Il n’a fait aucune victime.

Ces différents événements montrent la nécessité d’informer les populations, en particulier dans les régions les plus menacées par les séismes. Les simulateurs fixes connaissent un gros succès. Il serait fort dommage que la Région Nouvelle-Aquitaine n’accède pas à la demande des PUI. Ne pas oublier que c’est après une catastrophe que l’on exprime des regrets.

A noter que les Japonais sont en avance sur la France. Ils possèdent des camions avec des simulateurs à leur bord. Il est vrai que le pays est particulièrement exposé au risque sismique.

Si les séismes vous intéressent, je vous conseille fortement de visiter le site AZURSEISME géré par mon ami André Laurenti: https://www.azurseisme.com/

Signal produit par le séisme de M 4,9 en Méditerranée le 7 juillet 2011, à environ 107 km à l’ouest d’Ajaccio et à 175 km au sud-sud-est de Cavalaire dans le Var. (Source: Azurséisme)

Le nouvel aéroport de Yogyakarta (Indonésie) // Yogyakarta’s new airport (Indonesia)

Le nouvel aéroport international de Kulon Progo est en construction à Yogyakarta. Il devrait être opérationnel d’ici à mars 2019 et remplacera l’ancien aéroport international Adisutjipto qui est maintenant en surcapacité. Le nouvel aéroport devrait accueillir 50 millions de passagers par an. Dans un premier temps, la piste mesurera 3 250 mètres, avant d’être prolongée de 350 mètres. L’aéroport sera relié au centre-ville de Yogyakarta par une route à péage et une ligne de chemin de fer.
La pose de la première pierre a eu lieu en janvier 2017. L’aéroport est conçu pour résister aux séismes jusqu’à M 8,8. Les structures parasismiques étaient indispensables car la zone est sujette aux tremblements de terre. Il sera également équipé d’installations permettant de faire face aux tsunamis.
Le Ministre des Transports a déclaré qu’il n’y avait pas lieu de s’inquiéter des séismes et des tsunamis car Java ne connaît pas de séismes d’une magnitude de M 8,8. Il a également déclaré que l’aéroport était prêt à faire face aux tsunamis. Six scénarios possibles ont été imaginés. Le scénario choisi présente trois niveaux: un rempart de sable, une ceinture verte (mangrove et pins) et une tranchée située à 200 mètres du littoral. Selon le scénario, 1,1% seulement de l’impact d’un tsunami affecterait l’aéroport.
Tout le monde n’est pas d’accord avec le nouvel aéroport. Il y a eu des manifestations d’habitants de la région et d’étudiants qui protestent contre l’impact et les nuisances que le nouvel aéroport va générer.
Source: The Jakarta Post.

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Kulon Progo International Airport is an airport under construction in Yogyakarta. It is expected to commence operation by March 2019 and will replace Adisutjipto International Airport, which currently serves over capacity.The new airport is expected to accommodate 50 million passengers annually. In the first phase the runway will be 3,250 metres long and will later be extended by 350 metres. The airport will be connected to Yogyakarta city centre via a toll road and railway line.

The new airport’s groundbreaking ceremony was held in January 2017. The structure is designed to be resistant to earthquakes measuring up to M 8.8 as it was constructed in an earthquake-prone area. The airport will also be equipped with tsunami mitigation facilities.

The Transportation Minister said that there is no need to worry about earthquakes and tsunamis as Java does not experience earthquakes as strong as M 8.8. He also said that the airport is prepared to face tsunamis. Six possible scenarios have been imagined, with the chosen scenario consisting of three layers – sand mound, green belt (mangrove and pine trees) and a trench located 200 metres from the coastline. Under the scenario, only 1.1 percent of a tsunami’s impact would affect the airport.

Not everybody agrees with the new airport. There have been demonstrations of local residents and students who protest against the impact and the nuisances the new airport will generate.

Source: The Jakarta Post.

Plan de masse du nouvel aéroport de Yogyakarta

Grande confusion en Papouasie-Nouvelle-Guinée // Great confusion in Papua-New-Guinea

Il y a en ce moment une grande confusion en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Comme je l’ai écrit précédemment, un séisme de magnitude M 7,5 a secoué la province des Southern Highlands le 25 février 2018. Il a été suivi d’une réplique de magnitude M 6.0 le 4 mars. C’est le quatrième événement supérieur ou égal à M6.0 dans la région. Un bilan non officiel fait état d’au moins 156 morts.
Dans le même temps, des rumeurs se sont répandues, en particulier sur lesréseaux sociaux, selon lesquelles le Mont Bosavi présentait des signes significatifs de réveil et que des gens avaient vu de la fumée sortir du cratère. Suite à ces rumeurs, beaucoup d’habitants ont fui la région autour du volcan et sont allés se réfugier dans les vallées loin de la montagne.
Des scientifiques ont été héliportés pour étudier le Bosavi. Ils ont déclaré qu’il n’y avait pas de danger d’éruption et ont parlé aux gens dans les villages.
Les agences d’aide humanitaire sont inquiètes pour deux raisons. D’une part, il y a un réel danger d’inondation dans les vallées en ce moment. D’autre part, les hélicoptères apportent de la nourriture, de l’eau et des médicaments dans les villages ; si les gens quittent les villages, ils ne pourront pas avoir accès à tous ces biens. Il est donc demandé aux gens de rester près de leur village afin qu’on puisse les repérer. .
Source: The Watchers.

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There is a great confusion in Papua New Guinea at the moment. As I put it before, an M 7.5 earthquake shook the Southern Highlands province on February 25th, 2018. It was followed by an M 6.0 aftershock on March 4th.  This was the fourth event above in M6.0 in the region. Unofficial reports received March 3 mention at least 156 deaths.

In the meantime, there have been rumours, mostly on social media, that Mount Bosavi was showing significant signs of unrest and that people had seen smoke coming out of the crater. As a consequence of these rumours, many people have fled the area around the volcano and have gone to the valleys away from the mountain.

Scientists have been helicoptered to study the volcano. They have declared that there is no danger of an eruption and have spoken to people in the villages.

Aid agencies are worried for two reasons. First, there is a great danger of flooding in the valleys right now. Secondly, helicopters are bringing food, water and medical aid to the villages and if people leave the villages, they will miss all these goods. All aid agencies are requesting people to stay near their village so they can be found.

Source: The Watchers.