Stromboli (Sicile) : retour au calme mais Ginostra gronde

Rien de très nouveau sur le Stromboli ce matin. Après avoir vidé sa bile, le volcan a retrouvé un comportement normal. Malgré cela, les restrictions d’accès aux visiteurs restent bien sûr en place.

Comme je l’ai indiqué précédemment, l’épisode éruptif du 19 juillet 2020 était moins intense que celui observé en 2019, avec le décès d’un randonneur. Le maire de Lipari se veut rassurant et explique à qui veut l’entendre (les touristes en particulier) que de telles explosions font partie du comportement du volcan et qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter. D’ailleurs, cette fois-ci, les sirènes d’alerte ne se sont pas déclenchées.

Tout le monde sur l’île ne partage pas cet optimisme et les habitants – en particulier ceux de Ginostra – attirent l’attention sur le manque de sécurité volcanique. Ils indiquent que depuis des semaines le volcan montre une activité plus intense, mais aucun signal d’alerte précoce n’est venu des autorités. Ils trouvent inconcevable qu’après plus de sept ans et un prêt de 880 mille euros, la municipalité de Lipari n’ait même pas réussi à démarrer les travaux de sécurisation de la jetée qui représente le principal moyen d’évacuation rapide des habitants de Ginostra. D’autres promesses sont restées sur le papier, comme la consolidation de la crête rocheuse sur laquelle repose le village et qui surplombe la voie d’accès à l’embarcadère, ou encore l’amélioration de la ligne téléphonique, la mise en place d’une signalisation adéquate indiquant les comportements à suivre et les points de rassemblement en cas d’éruption, la rénovation de l’église, la restauration et l’entretien programmé des rues et des chemins.
Source : La Sicilia.

Ginostra et son port (Photos: C. Grandpey)

Islande: Message de sécurité // Iceland: Safety message

Voici un message de sécurité très important à l’attention des personnes qui ont l’intention de se rendre en Islande. De nombreux touristes visitent la plage de Reynisfjara sur la côte sud. L’endroit est célèbre pour son sable noir et les orgues basaltiques sur les falaises, mais la plage est extrêmement dangereuse à cause des vagues puissantes qui y déferlent. Plusieurs touristes ont perdu la vie par manque de prudence et pour ne pas avoir tenu compte des mises en garde affichées sur les panneaux installés sur la plage.
Dernier exemple du danger causé par les vagues, un Chinois d’une trentaine d’années a été surpris par l’une de ces vagues impressionnantes sur la plage de Reynisfjara. Les journaux islandais expliquent que l’homme était fort et qu’il a réussi à sauver sa peau en s’accrochant à quelque chose de stable. Il s’est toutefois blessé à l’épaule et a dû être conduit à l’hôpital.
Voici une courte vidéo montrant les vagues en train de déferler sur la plage :
https://icelandmonitor.mbl.is/news/nature_and_travel/2019/11/12/close_call_on_reynisfjara_beach_video/

On voit à quelle vitesse l’eau monte sur la plage. Si vous vous trouvez trop près de l’eau lorsque les vagues se retirent, vous êtes sûr de vous faire surprendre au moment où elle remonte. Vous n’aurez pas le temps de fuir et d’échapper au danger. Ne pas oublier non plus que l’eau est très froide et qu’il y a un risque d’hypothermie rapide si vous tombez dedans.

——————————————-

Here is a very important safety message to the attention of the persons who intend to go to Iceland. Many tourists visit Reynisfjara Beach on the south coast. The place is famous for its black sand and the basaltic organs on the cliffs, but the beach is extremely dangerous because of the powerful waves. Several tourists have lost their lives because they were not cautious enough despite the warnings on the signposts that have been set up on the beach.

Last example of the danger caused by the waves, a Chinese man in his thirties was caught in one of these impressive waves on Reynisfjara beach. The Icelandic newspapers say he was strong and managed to save himself and hold on to something steady, but in doing so, he injured his shoulder and had to be taken to hospital.

Here is a short video showing the waves breaking onto the beach.

https://icelandmonitor.mbl.is/news/nature_and_travel/2019/11/12/close_call_on_reynisfjara_beach_video/

One can see how fast the water comes up on to the beach. If you go to close to the water when the waves are retreating, you are sure to be caught when they come up again. You won’t have time to flee and escape the danger. Just remember as well that the water is very cold and there is a danger of rapid hypothermia if you fall in it.

Image extraite de la vidéo

Volcan de boue de Piparo (Trinité & Tobago) // Piparo mud volcano (Trinidad & Tobago)

Le Ministère de la Sécurité Nationale a averti la population que la zone du volcan de boue de Piparo est maintenant interdite d’accès aux véhicules et de piétons. Elle est considérée comme une zone de catastrophe naturelle.  Les habitants sont instamment priés de rester à l’écart de la zone car le volcan peut entrer en éruption à tout moment. La zone a été bouclée avec du ruban de sécurité. Les autorités locales ont également multiplié les patrouilles dans le secteur.
Les géologues ont effectué de nombreuses analyses  sur le site ainsi que des relevés à l’aide de drones pour établir une cartographie 3D du site. La population a également été consultée à propos du regain d’activité du volcan de boue. Une personne a indiqué que des fissures se sont formées sur la route principale de Piparo et que sa maison a été endommagée. Comme je l’ai écrit précédemment, une forte odeur de soufre a envahi la zone du volcan.
Source: Trinidad Daily Express.

———————————————

The Ministry of National Security has warned the population that the Piparo mud volcano is now closed to vehicular and pedestrian traffic. It is considered as a disaster zone. Residents are strongly asked to stay away from the area as the volcano could erupt at any time. The area has been cordoned off with caution tape. Local authorities have also increased patrols in the area.

Geologists have conducted numerous tests at the site as well as drone surveys to produce a 3D mapping of the area. Residents have also been consulted on the increased activity. One person reported cracks forming on the Piparo Main Road which also caused damage to her home. As I put it before, a strong sulphur odour has invaded the area.

Source: Trinidad Daily Express.

On trouve des volcans de boue dans plusieurs régions du monde, comme les Maccalube di Aragona en Sicile. (Photo : C. Grandpey)

Volcanisme et sécurité en Ethiopie

Il y a quelques jours, un visiteur de mon blog me demandait si le lac de lave de l’Erta Ale était remonté dans le cratère et quelles étaient les conditions de sécurité dans la région.

S’agissant de l’activité volcanique, l’agence Volcano Discovery indiquait le 19 août que de nouvelles coulées de lave étaient visibles sur les images satellitaires à 3 ou 4 km de la caldeira sommitale. De son côté, l’agence Aventure et Volcans fait état d’un « regain d’activité dans le pit crater sud de l’Erta Ale depuis quelques jours », là aussi au vu des images satellitaires. Il semble malgré tout que le lac de lave n’ait pas encore retrouvé sa splendeur passée

S’agissant de la sécurité, quand je ne dispose pas d’informations fiables, je renvoie les visiteurs potentiels de cette région aux recommandations des différents gouvernements.

Les autorités canadiennes indiquent qu’il faut « éviter tout voyage dans les régions suivantes en raison d’opérations militaires, de rébellions armées et d’actes de banditisme :

– à moins de 10 km de la frontière avec l’Érythrée;

– dans le désert Danakil (y compris Dallol);

– à proximité du volcan Erta Ale dans la région Afar;

– dans la région Somali. »

De son côté, le Ministère des Affaires Etrangères français est plus nuancé et consacre un paragraphe au « cas particulier du Dallol et de l’Erta Ale. »

Voici l’intégralité du texte validé le 31 août 2019 par le Ministère :
« Il est possible de visiter le Dallol et l’Erta Ale en respectant strictement les prescriptions des autorités locales : accompagnement obligatoire par des forces de sécurité locales ou des militaires en charge de la sécurisation des deux sites, visite dans le cadre d’un voyage organisé par des professionnels expérimentés.
Les voyageurs doivent aussi signaler leurs itinéraires aux autorités locales à Berhale et s’assurer que les agences de voyage qui les prennent en charge ont bien déposé leur feuille de route auprès du bureau du tourisme Afar.
Avant son départ, et au regard des conditions climatiques extrêmes, il est également recommandé de s’assurer auprès de son médecin traitant que son état de santé permet l’excursion. Elle est formellement déconseillée aux enfants de moins de 15 ans et aux personnes âgées ou cardiaques.
Même parmi les agences spécialisées dans les voyages « extrêmes », en France comme en Éthiopie, les services offerts sont de qualité inégale. En tout état de cause, il est déconseillé de recourir aux agences qui démarchent les touristes à l’aéroport de Makalé. Parmi les critères de référence qui peuvent servir de repères pour sélectionner les agences, il paraît impératif de retenir au moins les points suivants :
o déplacement avec au moins deux véhicules en bon état et emport de pièces mécaniques de rechange ;
o avoir à disposition un téléphone satellitaire, garantissant une liaison sûre avec la base de départ ou l’ambassade (la zone du Erta Ale ne bénéficie d’aucune couverture téléphonique à moins de 15 km) ;
o ressources suffisantes en vivres, en eau et en carburant ;
o emport d’un nécessaire médical approprié à la zone (cachets de sel, vitamines, anti-diarrhéiques…) ;
o un encadrement professionnel des touristes impliquant un temps de séjour sur le site limité à quelques heures et des itinéraires de visite sécurisés. »

Le lac de lave dans le cratère de l’Erta Ale il y a quelques années (Crédit photo: Wikipedia)