Islande : si des infrastructures étaient menacées… // Iceland : if infrastructure were under threat…

Dans le sillage des récentes crises sismiques sur la péninsule de Reykjanes, avec intrusion magmatique et soulèvement du sol au niveau de la centrale de Svartsengi, les autorités islandaises craignent qu’une éruption affecte les infrastructures sur la péninsule. Selon le ministre islandais de la Justice, qui supervise également les questions de protection civile, « les infrastructures de la péninsule de Reykjanes doivent être renforcées et améliorées dès que possible afin d’éviter des perturbations majeures lors d’une éruption volcanique ».
Des représentants de la Protection civile ont assisté à une réunion du conseil des ministres le 27 mai 2022 et ont passé en revue divers scénarios éruptifs. La situation de la centrale électrique de Svartsengi, qui gère la production d’eau chaude et froide, ainsi que d’électricité, pour 30 000 personnes, a été au centre des débats.
La terre autour du Mt Þorbjörn s’est soulevée de quatre centimètres depuis la fin avril, et il est clair que la centrale électrique pourrait être en danger en cas d’éruption dans la région. En conséquence, il est important d’avoir en réserve des sources d’eau alternatives pour les habitants. Il est urgent de chercher de nouvelles sources, et un nouveau système d’échange de chaleur doit être construit ailleurs, afin qu’une quantité suffisante d’eau chaude puisse être fournie. Le ministre de la Justice pense que l’Islande doit également accélérer la construction de Suðurneslína 2, une ligne électrique dont on parle depuis longtemps et qui irait des environs de Grindavík jusqu’à la périphérie de Hafnarfjörður.
De tels projets doivent généralement être examinés conformément à un ensemble de procédures, à savoir l’acceptation de plusieurs appels d’offre et la réalisation d’une évaluation environnementale. Suðurneslína 2 est débattue depuis au moins dix ans, mais c’est aujourd’hui une question urgente. Il serait souhaitable de mettre de côté les procédures compliquées et de donner la priorité à la construction d’infrastructures et de sources supplémentaires qui pourraient ensuite être intégrées dans les systèmes de services publics du pays si Svartsengi cessait de fonctionner.
Après l’éruption de Fagradalsfjall, des scientifiques de l’Université d’Islande, du Met Office et de la société d’ingénierie Efla ont été chargés d’évaluer les infrastructure sur la péninsule de Reykjanes et de proposer des mesures de protection contre les coulées de lave près de Grindavík et Svartsengi. Selon la conclusion du rapport, de nouvelles infrastructures, de nouveaux systèmes de services publics et de nouveaux systèmes de transport sont nécessaires dans la région. On sait que si une éruption devait avoir lieu, il y aurait très peu de temps pour mettre en place des mesures de protection. En effet, il existe de nombreux sites éruptifs potentiels qui sont très proches d’importantes infrastructures existantes.
Source : Iceland Review.

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Following the recent seismic crises on the Reykjanes Peninsula, the magma intrusion and the ground uplift at Svartsengi power plant, there are fears that an eruption might affect infrastructure on the peninsula. According to Iceland’s Minister of Justice, who also oversees Civil Defense issues, « infrastructure on the Reykjanes peninsula needs to undergo significant reinforcement and expansion as soon as possible in order to preclude major disruptions during a potential volcanic eruption, »

Civil Defense representatives attended a meeting of the council of ministers on May 27th, 2022 and reviewed various eruption scenarios. Of particular concern is the Svartsengi power station that manages the production of hot and cold water, as well as electricity, for 30,000 people.

Land around Þorbjörn has risen four centimetres since the end of April, and it is clear that the power plant could be in danger if there was an eruption in the area. As a consequence, it is important to have alternative sources of water ready for residents in the area. New water sources should be looked for and a new heat exchange system should be built somewhere else, so that enough hot water could be supplied. The Minister of Justice thinks Iceland needs to speed up the construction of Suðurneslína 2, a long-debated powerline that would run from around Grindavík to the outskirts of Hafnarfjörður.

Construction projects such as these usually have to proceed according to a set of standing regulations, namely the acceptance of multiple project bids and the conducting of an environmental assessment. Suðurneslína 2 has been debated for at least ten years, but it is nowan urgent matter. It might be advisable to push regulations aside and prioritize the construction of additional infrastructure and wellsprings that can then de integrated into the country’s utility systems if something were to happen at Svartsengi to hinder its operations.

After the eruption at Fagradalsfjall, experts at the University of Iceland, the Met Office, and engineering firm Efla were commissioned to assess the infrastructure on Reykjanes and propose measures to protect it from lava flow near Grindavík and Svartsengi. According to the final report’s main conclusion, new infrastructure, utilities systems, and transportation systems are needed in the area. This conclusion is underpinned by the knowledge that if an eruption was to start in the specified areas, there would be very little time to enact protection measures, as there are many possible eruption sites that are very close to important existing infrastructure.

Source: Iceland Review.

Il serait dommage qu’une éruption fasse disparaître le site de Svartsengi… (Photo: C. Grandpey)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Au Kamtchatka, une nouvelle éruption a eu lieu sur le Bezymianny le 23 mai 2022. Selon le VAAC de Tokyo, le panache de cendres s’est élevé jusqu’à 5,2 km d’altitude. En conséquence, le KVERT a fait passer la couleur de l’alerte aérienne à l’Orange.
Dans le même temps, l’activité explosive se poursuit sur le Karymsky, avec des colonnes de cendres atteignant une hauteur de 8 km et 6,7 km au-dessus du niveau de la mer. La couleur de l’alerte aérienne est maintenue à l’Orange.
Source : KVERT.

Eruption du Bezymianny (Source: KVERT)

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Au cours des dernières heures, une augmentation progressive de l’activité strombolienne a été observée au sommet du Cratère sud-est de l’Etna (Sicile). Les panaches de cendres peuvent atteindre une altitude d’environ 5 000 mètres. Au vu de cette nouvelle phase éruptive, l’INGV a mis en place une alerte Rouge pour l’aviation, même si les cendres n’ont eu aucun impact sur le fonctionnement de l’aéroport international Vincenzo Bellini de Catane. Dans le même temps, la lave continue à être émise par les deux bouches qui se sont ouvertes les 12 et 20 mai. Les fronts de coulée les plus avancés se situent à une altitude comprise entre 2 800 et 2 700 mètres dans la Valle del Leone.
Source : INGV.

L’Etna le 22 mai 2022 (capture image webcam)

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La sismicité a diminué sur la péninsule de Reykjanes (Islande) au cours des derniers jours, mais personne ne sait comment la situation est susceptible d’évoluer. Fin de l’essaim sismique ? Nouvelle inflation du sol à cause d’une intrusion magmatique ? Nouvelle éruption, en espérant qu’elle ne se produise pas dans la zone de la centrale géothermique?

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L’éruption sommitale du Kilauea (Hawaï) se poursuit. Elle reste confinée dans le cratère de l’Halemaʻumaʻu. Selon le HVO, les données actuelles indiquent que ce scénario est susceptible de se poursuivre. Les mesures effectuées le 10 mai 2022 ont révélé que le fond du cratère s’était élevé d’environ 106 mètres et que 77 millions de mètres cubes de lave avaient été émis depuis le début de cette éruption le 29 septembre 2021.
Source : HVO.

Crédit photo; HVO

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L’activité est table sur le Sabancaya (Pérou) avec une moyenne de 21 explosions quotidiennes. Elles génèrent des panaches de cendres qui s’élèvent généralement à environ 2,3 km au-dessus du sommet. La situation ne devrait pas changer dans les prochains jours.
Source : IGP.

Source : IGP

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À Vulcano (îles Éoliennes), tout le monde attend les résultats des analyses des échantillons de gaz et d’eau prélevés après l’événement du 23 mai 2022, lorsque l’eau le long de la plage de Levante a soudainement pris une couleur d’abord blanc laiteux puis sombre, avec des odeurs nauséabondes.

Photo: C. Grandpey

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Le niveau d’activité reste élevé sur le Ruapehu (Nouvelle-Zélande), mais on observe une baisse. Le tremor volcanique a diminué, mais reste au-dessus de la normale. La température de l’eau du lac a diminué d’un pic de 41°C le 8 mai à 30°C aujourd’hui. Les émissions de gaz sont toujours élevées, mais à des valeurs inférieures à celles mesurées il y a deux semaines. Les émissions de SO2 et de CO2 s’élèvent respectivement à 179 et 1 658 tonnes par jour. Le niveau d’alerte volcanique reste à 2 (sur une échelle de 0 à 5) et la couleur de l’alerte aérienne est maintenue au Jaune.
Source : GeoNet.

Photo: C. Grandpey

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

In Kamchatka, a new eruption took place at Bezymianny on May 23rd, 2022. According to the Tokyo VAAC, the ash plume rose up to 5.2 km above sea level. As a result, KVERT raised the Aviation Color Code from Yellow to Orange.

Meatime, explosive activity continues at Karymsky, with ash columns reaching a height of 8 km and 6.7 km above sea level. The Aviation Color Code remains Orange.

Source: KVERT.

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Over the past few hours, a gradual increase in Strombolian activity has been observed at the summit of Mt Etna’s Southeast Crater. Ash plumes may reach an altitude of about 5,000 meters. In view of this new eruptive phase, INGV issued a red alert for aviation, even if the ash had no impact on the operation of the Vincenzo Bellini international airport in Catania. At the same time, lava is still coming out of the two vents that opened on May 12th and 20.th The most advanced flow fronts are at an altitude between 2,800 and 2,700 meters in the Valle del Leone.

Source: INGV.

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Seismicity has been declining on the Reykjanes Peninsula (Iceland) during the past days, but nobody knows what might happen next. End of the seismic swarm? New ground inflation because of magma intrusion? A new eruption, hoping it does not happen in the area of the geothermal plant?

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The summit eruption of Kilauea (Hawaii) continues. It remains confined within Halemaʻumaʻu crater. According to HVO, current data indicate that this scenario is likely to continue. Overflight measurements on May 10th, 2022 indicated that the crater floor had risen by about 106 meters and that 77 million cubic meters of lava had been effused since the beginning of this eruption on September 29th, 2021.

Source: HVO.

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Activity is table at Sabancaya (Peru) with an everage of 21 daily explosions. They generate ash plumes that usually rise about 2.3 km above the summit. The situation is unlikely to change in the coming days.

Source: IGP.

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At Vulcano (Aeolian Islands), everybody is waiting for the results of the analyses of gas and water samples collected after the event of May 23rd, 2022, when the water along the coast at Levante beach suddenly took on a colour that was first milky white and then dark, with foul odours.

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Elevated unrest continues at Ruapehu (New Zealand), though at reduced levels. The levels of volcanic tremor have declined, but remain above normal. The lake water temperature has decreased from a peak of 41°C on May 8th to 30°C. Yhere are still high levels of gas emissions, though at values lower than measured two weeks before. SO2 and CO2 emission rates were at 179 and 1,658 tonnes per day, respectively. The volcanic alert level remains at 2 (on a scale from 0-5) and the aviation colour code is kept at Yellow.

Source: GeoNet.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

São Jorge (Açores), Vulcano (Sicile), péninsule de Reykjanes (Islande) : les difficultés de la prévision éruptive

S’agissant des volcans actifs, deux mots revêtent à mes yeux une importance particulière: prévision et prévention. Autrement dit, prévoir pour protéger. Ces deux mots prennent vraiment leur sens quand des populations sont menacées par une éruption, et beaucoup moins lorsque l’événement se déroule dans une zone désertique. Ainsi, il ne faut pas se rater dans la prévision éruptive des volcans indonésiens ou philippins où cultures et villages grimpent très haut sur leurs pentes. Inversement, une éruption dans les zones désertiques de l’Islande ou dans l’Enclos du Piton de la Fournaise sur l’île le la Réunion n’a qu’un caractère menaçant très limité. Prévision et prévention perdent donc de leur intérêt.

Aujourd’hui, je me rends compte que la prévision éruptive n’a guère progressé depuis les années 1980, époque où je commençais à faire des observations sur le terrain. En dépit de progrès techniques indéniables – en particulier avec les données satellitaires – les volcans continuent de tuer au Guatemala ou en Indonésie. Faute de prévisions fiables, les autorités préfèrent avoir recours au principe de précaution quand la menace devient trop grande. Mieux vaut évacuer des populations que de les envoyer au casse-pipe. C’est ce qui s’est passé à La Palma (Iles Canaries) où les autorités ont eu raison d’évacuer la population susceptible d’être menacée par l’éruption.

En ce moment, il suffit de prendre l’exemple des Açores, de l’Islande et de la Sicile pour se rendre compte que le niveau de la prévision éruptive est faible.

Le 27 mars 2022, j’indiquais que les 8400 habitants de São Jorge (Açores) étaient inquiets devant la sismicité qui agitait l’île depuis le 19 mars 2022. Ils craignaient une éruption volcanique ou un puissant séisme. Le 23 mars, le CIVISA a fait passer le niveau d’alerte volcanique à 4, signe qu’il y avait la »possibilité réelle » que le volcan entre en éruption pour la première fois depuis 1808. Toutefois, le Centre s’est empressé d’ajouter qu’il n’y avait « aucune preuve qu’une éruption volcanique était imminente », mais qu’un tel scénario ne pouvait être écarté. En d’autres termes, les scientifiques ne savaient pas comment la situation était susceptible d’évoluer et la prévision était nulle, tant au niveau volcanique que sismique. Un plan d’urgence a été activé et les autorités indiquent que tout est prêt pour évacuer les gens si nécessaire. Même si aucune évacuation n’a officiellement été décrétée, quelque 1250 personnes ont quitté l’île de leur propre gré.

Crédit photo : CIVISA

En Islande, on observe depuis plusieurs semaines sur la péninsule de Reykjanes des épisodes de hausse de la sismicité auxquels est venue s’ajouter une inflation significative du sol, en particulier dans le secteur de la centrale géothermique de Svartsengi. Les habitants de Grindavík ont ​​​​été invités à une réunion publique le 19 mai pour discuter de l’activité géologique et leur rappeler les mesures à prendre en cas d’éruption. A noter que les Islandais disposent sur leurs smartphones d’une application qui les alerterait en cas d’urgence immédiate. Le géophysicien qui intervenait a indiqué qu’il était impossible de dire quel type d’éruption se produirait, si éruption il y a. Il a également reconnu qi’il était impossible de prévoir le début d’une éruption.

Photo : C. Grandpey

Cela fait plusieurs semaines que l’on observe une hausse de l’activité dans le cratère de la Fossa sur l’île éolienne de Vulcano. On a observé une augmentation de la température des gaz et une modification de leur composition chimique. L’augmentation des émissions de CO2 sur l’île proprement dite a entraîné des évacuations. Cerise sur le gâteau, une décoloration de l’eau de mer vient d’être observée sur le littoral de la plage de Levante. La saison touristiques ne va pas tarder à battre son plein. Des simulations d’évacuation ont eu lieu il y a quelques semaines, mais personne ne peut dire comment la situation va évoluer. Il suffit de lire la conclusion du dernier rapport de l’INGV pour s’en rendre compte : « Une possible évolution vers des émissions de gaz dangereuses pourrait donc avoir lieu à court terme en cas de réactivation de l’activité du cratère de La Fossa.. » On ne sait pas.

Photo: C. Grandpey

Inquiétude sur la péninsule de Reykjanes (Islande) // Anxiety on the Reykjanes Peninsula (Iceland)

Les scientifiques islandais informent le public qu’à la suite du récent essaim sismique sur la péninsule de Reykjanes, le sol autour de Svartsengi s’est soulevé de 4 centimètres depuis le 21 avril 2022. Le soulèvement est très probablement dû à une intrusion magmatique à 4-5 km sous la surface. Les images satellite publiées par le Met Office islandais montrent que l’intrusion mesure 7 à 8 km de long et s’étend à l’ouest de la montagne de Þorbjörn et sous la centrale de Svartsengi. Le Met Office ajoute qu’un essaim sismique est en cours sur le site, mais il n’y a aucun signe d’activité volcanique.
Les géologues islandais disent que ces événements rappellent le soulèvement du sol dans la région en 2020. À l’époque, le magma qui s’était accumulé sous terre n’a jamais atteint la surface, mais une éruption s’est produite à proximité, à Fagradalsfjall, en 2021. L »éruption de 2021 a eu lieu loin des infrastructures, mais cette fois l’intrusion magmatique se produit sous une centrale géothermique, avec des conséquences faciles à imaginer si le magma atteint la surface.

Un séisme de magnitude M 3,8 a été enregistré le 21 mai à 18h33 à proximité de la pointe de la péninsule de Reykjanes, à 6,6 km de profondeur. La secousse a été ressentie à Grindavik et dans les environs.
Les habitants de Grindavík ont ​​​​été invités à une réunion publique le 19 mai dans la soirée pour discuter de l’activité géologique et leur rappeler les mesures à prendre en cas d’éruption. Le géophysicien qui intervenait a indiqué qu’il était impossible de dire quel type d’éruption se produirait, si éruption il y a. Très honnêtement, il a dit qi’il était impossible de prévoir le début d’une éruption. D’autres scientifiques disent qu’il est trop tôt pour dire si l’activité actuelle débouchera sur une éruption. On se rend compte que la prévision se complique lorsque des infrastructures sont menacées.

Comme je l’ai déjà écrit, une phase de Vigilance (Uncertainty Phase) a été mise en place dans le secteur et la couleur de l’alerte aérienne a été élevée au Jaune..
Source : OMI, Iceland Review.

Si une éruption devait se produire dans le secteur de la centrale électrique de Svartsengi, ce serait un vrai problème. L’usine est située à environ quatre kilomètres au nord de Grindavík, à environ 20 km au SE de l’aéroport international de Keflavík et à 45 km de Reykjavík. Elle a été construite en 1976 et à l’époque c’était la première centrale géothermique au monde pour la production d’électricité et d’eau chaude pour le chauffage urbain.
La centrale a été construite en six phases successives et achevée en 2008. La capacité de production est passée à 150 Méga watts thermiques (MWth) pour le chauffage urbain et à 75 MW pour l’électricité.
La centrale de Svartsengi produit non seulement de l’eau chaude et de l’énergie, mais c’est aussi un centre de soins grâce à l’exploitation de l’eau rejetée. Beaucoup de personnes souffrant de psoriasis et autres maladies de peau viennent se plonger dans l’eau riche en silice et en algues du Blue Lagoon,

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Icelandic scientists inform the public that following the recent seismic swarm on the Reykjanes Peninsula, the land around Svartsengi has risen 4 centimetres since April 21st, 2022. The uplift is most likely due to a magma intrusion 4-5 km below the surface. Satellite images published by the Icelandic Met Office indicate the intrusion is 7-8 km long and stretches west of Þorbjörn mountain and underneath Svartsengi Power Station. The Met Office adds that an earthquake swarm is ongoing at the site, but there is no sign of volcanic unrest.

Icelandic geologists say that these events are reminiscent of landrise that occurred in the area in 2020. By that time, the magma that was collecting underground never reached the surface, but a volcanic eruption did occur nearby on the peninsula in 2021, at Fagradalsfjall. While the 2021 eruption was far from infrastructure, this time the magma intrusion is located underneath a geothermal power plant, which is at risk of damage if magma reaches the surface.

An M 3.8 earthquake was recorded at 18:33 on May 20th close to the tip of the Reyanes peninsula, at a depth of 6.6 km. It was clearly felt in Grindavik and surrounding areas.

Residents of the nearby town of Grindavík were invited to a town hall meeting on May 19th in the evening to discuss the geological activity and go over preparedness in the case of an eruption. The geophysicist at the meeting pointed out that it is impossible to predict what kind of an eruption would come about. He also said it was impossible to predict when an eruption starts. Other experts say that it is too early to say whether the activity will result in an eruption. It is clear that volcanic prediction becomes more difficult when infrastructure is under threat.

As I put it before, an uncertainty phase has been declared in the area and the aviation code has been changed to Yellow.

Source: IMO, Iceland Review.

Should an eruption start at the Svartsengi Power Station, it would be a real problem. The plant is located about four km north of Grindavík, approximately 20 km SE of Keflavík International Airport and 45 km from Reykjavík. The electric power station was built in 1976 and it was the world´s first geothermal power plant for electric power generation and hot water production for district heating.

The power station was constructed in six sequent phases and completed in 2008. the generation capacity increased to 150 MWth for the district heating and 75 MW for electricity power.

The Svartsengi Power Station not only produces hot water and energy. One of the side products is one of Iceland’s most popular bathing resorts, the Blue Lagoon whose water, silica- and algae-rich is appreciated by people suffering from psoriasis and other skin diseases.

Source: IMO

Photos : C. Grandpey