Nouvelle éruption en Islande ! J’avais vu juste ! // New eruption in Iceland ! My prediction was right !

21 novembre 2024 – 7h00 (heure française) : Une éruption (la 7ème en un an) a commencé près de la chaîne de cratères de Sundhnúksgígaröð sur la péninsule de Reykjanes le 20 novembre, à 23h14 (heure locale), suite à une activité sismique dans la région. L’éruption semble être nettement moins intense que l’événement précédent (du 22 août au 5 septembre) dans la région. La police a mis en place des barrages routiers sur la Reykjanesbraut, et l’accès à Grindavík a été fermé. Cependant, la lave ne devrait pas couler vers la ville. Elle se dirige vers l’ouest en direction de la Grindavíkurvegur, mais on ne connaît pas encore sa vitesse de progression. Les infrastructures ne sont pas en danger immédiat. Grindavík, le Blue Lagoon et la centrale électrique de Svartsengi ont tous été évacués.
Il y a quelques jours, le Met Office écrivait qu’il était « peu probable que suffisamment de pression se soit accumulée pour déclencher une éruption en novembre ». En ce qui me concerne, dans mon bilan de l’activité volcanique dans le monde du 1er novembre 2024, je prévoyais une éruption… le 20 novembre !!  J’écrivais : « Il est très intéressant de regarder les graphiques illustrant l’inflation dans la région de Svartsengi (Islande). Ils montrent que les dernières éruptions sur la péninsule de Reykjanes ont suivi un scénario répétitif. Le magma s’accumule dans la même zone sous Svartsengi et l’inflation suit la même trajectoire avant les éruptions. On peut remarquer que l’espace temporel entre les éruptions s’allonge. On peut en conclure que des volumes de magma de plus en plus importants s’accumulent entre les événements. La dernière éruption s’est terminée le 6 septembre 2024. Elle a duré deux semaines et a été la troisième plus longue des six qui se sont produites le long de la chaîne de cratères de Sundhnúkagígar depuis décembre 2023. Les volcanologues islandais pensent que la situation devrait rester calme jusqu’à la mi-novembre. Selon mes calculs personnels, une éruption pourrait se produire vers le 20 novembre. Mais j’ai peut-être tout faux… ! » Pas tant que ça…!!!
Un vol en hélicoptère des garde-côtes permettra de mieux apprécier l’étendue de l’éruption et la direction prise par la lave, qui semble s’écouler vers l’ouest. La fissure éruptive semble s’étendre vers le nord-est et mesure environ deux kilomètres de long, entre le mont Sýlingarfell et le mont Stóra Skógfell.
Source : Iceland Review.

Vue de l’éruption (Crédit photo : Protection Civile)

Dans sa dernière mise à jour (2h10 le 21 novembre), le Met Office indique que l’activité éruptive semble avoir atteint son pic. La fissure semble avoir cessé de s’étendre et rien n’indique que l’activité va augmenter. La longueur de la fissure éruptive est estimée à environ 3 km. La lave se propage à la fois vers l’est et vers l’ouest. Au moment de la mise à jour, le front de lave se trouvait à environ 500 mètres de la Grindavíkurvegur à l’ouest.
Comme indiqué précédemment, cette éruption est nettement moins intense que la dernière éruption. Le débit de lave estimé est actuellement d’environ 1 300 m³/s, contre environ 2 500 m³/s lors de l’éruption d’août. La quantité de magma accumulée sous Svartsengi était semblable à celle d’avant la dernière éruption. Jusqu’à présent, la tendance montrait que des volumes de magma de plus en plus importants étaient nécessaires pour déclencher l’événement suivant. Il se pourrait donc que le processus éruptif soit en train de changer.

Image webcam de l’éruption

Localisation de la fracture éruptive (Source: Met Office)

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21 novembre 2024 : (10h30, heure française) : L’éruption qui a débuté le 20 novembre au soir se poursuit. L’activité a considérablement diminué pendant la nuit, même si la lave ait traversé la Grindavíkurvegur dans la matinée du 21 novembre. La lave a également circulé sur le conduit de Njarðvíkur, qui transporte l’eau chaude de la centrale de Svartsengi à Fitjar et alimente en eau chaude tout Suðurnes. En ce moment, l’eau chaude continue toutefois de couler dans la conduite.
L’activité a diminué aux extrémités nord et sud de la fissure «éruptive qui s’étire entre le mont Sýlingarfell et le mont Stóra Skógfell. Selon le Met Office islandais, le pic de l’activité éruptive s’est probablement produit vers 1h00 du matin le 21 novembre. Cependant, un regain d’activité ne peut être exclu.
Source : Iceland Review.

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21 novembre, 16h00 (heure française) : L’éruption se poursuit. Cependant, l’activité le long de la fissure éruptive s’est réduite d’environ 600 mètres à partir de son extrémité sud. C’est ce que révèlent les mesures effectuées par des drones. La zone la plus active se situe désormais autour de la partie centrale de la fissure, entre Stóri-Skógfell et Sýlingarfell. Comme je l’ai écrit précédemment, la lave a traversé la route de Grindavík vers 04h30 ce matin. Peu avant 08h00, elle a également atteint la conduite d’eau chaude de Njarðvík.
L’activité sismique a diminué de manière significative peu après le début de l’éruption, et seuls quelques événements mineurs ont été enregistrés depuis. Des déformations ont été détectées dans les premières heures suivant l’éruption mais sont désormais minimes à proximité de la fissure.
Source : Met Office.

En rouge, la surface occupée par la lave de la dernière éruption (Source: Met Office)

Bien que l’éruption soit moins intense que la précédente, elle est au moins aussi destructrice. L’ensemble du parking du Blue Lagoon est désormais recouvert de lave, à l’exception de quelques lampadaires., et un bâtiment de service a été détruit. La lave semble s’être ensuite un peu étalée et vient notamment de passer sur un panneau indiquant aux visiteurs l’accès au parking.
La lave continue d’avancer le long de la digue de terre à l’ouest du Blue Lagoon. Elle avançait à la vitesse de 100 mètres par heure entre 12h09 et 13h35. Jamais elle n’était allée aussi loin vers l’ouest au cours des éruptions précédentes. La zone impactée est le parking principal du Blue Lagoon où il y a des places de stationnement pour environ 350 voitures ainsi que des places de stationnement pour les bus. L’accès au Blue Lagoon devra être évalué le moment venu pour voir s’il existe des possibilités d’utiliser d’autres voies d’accès pour les véhicules.
Source : Iceland Monitor.

Crédit photo: Iceland Monitor

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21 novembre 2024 – 22h00 (heure française) : Ce soir, le Met Office indique que l’éruption est en déclin. Toute l’activité se limite à trois cratères isolés, l’activité la plus importante se produisant dans le cratère central. Cependant, une coulée de lave active est toujours présente le long de celle qui a atteint le Blue Lagoon. Elle continue de se déplacer légèrement vers l’ouest, non plus le long de la digue de terre, mais en suivant une arrête de lave naturelle.
Selon le Met Office, on ne sait pas combien de temps durera l’éruption. Il existe toujours un risque que la lave recouvre la Norðurljósavegur, le long de laquelle elle avance actuellement.

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November 21st, 2024 – 7:00 am (French time) : An eruption (the 7th in a year) began near the Sundhnúksgígaröð crater row on the Reykjanes peninsula on November 20th, at 11:14 PM (local time), following seismic activity in the area. The eruption appears to be significantly smaller than the previous event (August 22nd – September 5th) in the area. The police have set up roadblocks at Reykjanesbraut, and Grindavík has been closed. However, lava is not expected to flow towards the town. It is flowing west toward Grindavíkurvegur, although the speed of the advance is unclear. Infrastructure is not in immediate danger. Grindavík, the Blue Lagoon, and the Svartsengi Power Station have all been successfully evacuated.

A few days ago, the Met Office wrote it was “unlikely that enough pressure would have built up to trigger an eruption in November.” As far as I am concerned, I predicted an eruption ….on November 20th !!  In a post releasedon November 1st, 2024, I wrote : « Icelandic volcanologists say the situation is likely to be quiet until the middle of November. According to my personal calculations, an eruption might occur arounr November 20th. But I may be completely wrong… ! » Not that much…!

A Coast Guard helicopter flight will allow to gain a clearer understanding of the extent of the eruption and direction of the lava flow, which is believed to be flowing west. The eruptive fissure appears to be extending northeast and is approximately two kilometres long, stretching between Mt. Sýlingarfell and Mt. Stóra Skógfell.

Source : Iceland Review.

In its latest update (2:10 am on November 21st) the Met Office indicates that activity in the eruption appears to have peaked. The fissure seems to have stopped expanding, and there are no indications that the activity will increase. The length of the eruption fissure is estimated to be about 3 km. The lava flow is spreading both eastward and westward. At this point, the lava front is approximately 500 meters away from Grindavíkurvegur to the west.

This eruption is significantly smaller than the last eruption. The estimated lava flow rate at present is about 1,300 m³/s, compared to approximately 2,500 m³/s during the August eruption. The amount of magma that had accumulated beneath Svartsengi was similar to the amount prior to the last eruption. However, the recent trend indicates that increasingly larger volumes of magma are required to trigger the next event. This suggests that the pattern observed in earlier eruptions may be changing.

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21 November 2024 : (11:00, French time) : The eruption that started on November 20th in the evening is going on. Volcanic activity has decreased significantly overnight, although lava crossed Grindavíkurvegur Road in the morning of November 21st. Lava has also flowed over the Njarðvíkur conduit, which transports hot water from the Svartsengi Power Station to Fitjar and supplies hot water to Suðurnes, although hot water continues to flow along the pipeline.

Activity has subsided at both the northern and southern ends of the fissure, situated between Mt. Sýlingarfell to Mt. Stóra Skógfell. According to the Icelandic Meteorological Office, the peak of the eruptive activity likely occurred around 1:00 AM this morning. However, a resurgence of activity cannot be ruled out.

Source : Iceland Review.

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21 november, 16:00 (French time) : The eruption is ongoing. However, activity along the eruptive fissure has contracted by approximately 600 meters from its southern end, according to drone measurements. The most active area is now around the central part of the fissure, between Stóri-Skógfell and Sýlingarfell. As I put it before, lava crossed the Grindavík road around 04:30 this morning. Shortly before 08:00, it also reached the hot water pipeline, the Njarðvík Line.

Seismic activity decreased significantly shortly after the eruption began, and only a few minor earthquakes have been recorded since. Deformation was detected in the first few hours following the eruption but is now minimal in the vicinity of the fissure.

Source : Met Office.

Although the eruption that started on November 20th is less intense than the previous one, it is more destructive. The entire parking lot of the Blue Lagoon is now under lava, except for a few street lamps that stand at the end of what used to be a parking lot. A service building was also destroyed. Then the lava seems to have spread a little and, among other things, just now passed over a sign directing visitors to the car park.

The lava continues to flow along the defense wall west of the Blue Lagoon. The rate of advancement was measured to be over 100 meters per hour between 12:09 and 13:35. It had never travelled so far to the west during the past eruptions.

This is the main parking lot of the Blue Lagoon and there are parking spaces for around 350 cars as well as bus parking. Access to the Blue Lagoon needs to be assessed when the time comes to see whether there are possibilities to use other access routes for vehicles.

Source : Iceland Monitor.

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November 21st, 2024 – 10:00 pm (French time) : Tonight, the Met Office indicates that the eruption has been waning. All activity is limited to three isolated craters, with the most significant activity occurring in the central one. However, there is still an active lava flow along the tongue that reached the Blue Lagoon. It continues moving slightly westward, no longer along the protective barrier, but instead following a natural lava ridge.
According to the Met Office, it remains uncertain how long the eruption will last. There is still a risk that the lava could cause damage to Norðurljósavegur, alongside which it is currently flowing.

 

 

 

Islande : des éruptions plus difficiles à prévoir ? // Iceland : eruptions more difficult to predict ?

Depuis le mois de décembre 2023, la prévision éruptive le long de la chaîne de cratères Sundhnúkagígar sur la péninsule de Reykjanes est relativement bonne. En s’appuyant sur les données de soulèvement du sol dans le secteur de Svatseengi, qui correspondent à l’accumulation de magma sous la surface, les scientifiques du Met Office ont pu dire, avec une marge d’erreur relativement faible, à quel moment une éruption était susceptible de se produire.
Cependant, selon une étude récente effectuée par des scientifiques de l’Institut des sciences de la Terre de l’Université d’Islande en collaboration avec le Met Office islandais, la prévision des prochaines éruptions pourrait devenir plus difficile.
La composition chimique du magma émis lors des quatre premières éruptions de Sundhnúkagígar révèle qu’il provient de plusieurs chambres ou sources magmatiques proches les unes des autres, à une profondeur d’environ cinq kilomètres. L’étude se base sur les données des quatre premières éruptions, en décembre 2023 et en janvier, février et mars 2024.
L’objectif de l’étude était de mieux comprendre l’accumulation de magma pour chaque éruption en examinant la composition chimique du magma émis. Si cette composition change à chaque éruption, cela montre que le magma provient de plusieurs chambres magmatiques.
La méthodologie de l’étude comprenait le prélèvement d’un certain nombre d’échantillons de lave à différents endroits au cours des quatre éruptions, ainsi que l’étude des différentes compositions chimiques du magma. Au total, 161 échantillons ont été collectés ; leur analyse a été réalisée à l’Institut des sciences de ta Terre de l’Université d’Islande et au Laboratoire Magmas et Volcans de Clermont-Ferrand.
Le résultat des analyses révèle que la composition chimique du magma est très variable, ce qui laisse supposer qu’il provient de chambres magmatiques différentes à une profondeur d’environ cinq kilomètres sous la chaîne de cratères. De plus, la composition chimique varie également d’une éruption à l’autre, ce qui indique des changements dans les chambres magmatiques à mesure que l’activité volcanique progresse sur la péninsule de Reykjanes.
Selon la conclusion de l’étude, comme il existe probablement plus d’une chambre magmatique sous Svartsengi, il peut être difficile de prévoir quand les prochaines éruptions auront lieu. Le comportement des éruptions peut également changer. Il peut être difficile de prévoir la quantité de magma émise par chaque éruption et la durée de l’éruption, en fonction de la chambre d’où provient ce magma.
On savait déjà que le magma est susceptible de s’accumuler dans plusieurs chambres magmatiques proches les unes des autres, mais c’est la première fois que cela est confirmé, grâce à l’analyse détaillée du magma émis sur la chaîne de cratères Sundhnúkagígar.

L’étude souligne également que l’analyse de la composition chimique du magma fournit des informations permettant l’interprétation des données géophysiques ; cela pourrait conduire à une meilleure compréhension du comportement des volcans.
Source ; Icelandic Met Office, Iceland Monitor.

Image webcam de la dernière éruption

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Since December 2023, the prediction of eruptions along the Sundhnúkagígar crater row on the Reykjanes Peninsula has been quite good. Relying on ground uplift in the Svatseengi area that corresponded with magma accumulation beneath the surface, scientists at the Met Office were able to say, with a relatively small margin of error, when the next eruption would occur.

However, according to a recent study by scientists at the Earth Sciences Institute of the University of Iceland in collaboration with the Icelandic Meteorological Office, eruptive prediction might become more difficult in the future.

The chemical composition of the magma in the first four eruptions in the Sundhnúkagígar crater row suggests that the magma comes from several magma chambers or vents that are close to each other at a depth of about five kilometers.The study is based on data from the first four eruptions, in December 2023 and January, February and March 2024.

The goal of the study was to gain a better understanding of magma accumulation for each eruption by examining the chemical composition of the magma that emerged. If it turned out to change in each eruption, it would be an indication that the magma came from more than one magma chamber.

The methodology of the study included that the researchers collected a number of lava samples in many places in the eruption areas during the four eruptions and investigated the different chemical composition of the magma. They took a total of 161 samples whose analysis was carried out at the Institute of Geosciences of the University of Iceland and the Laboratoire Magmas et Volcans in Clermont-Ferrand.

The result of the analysis was that the chemical composition of the magma is very variable, which suggests that it comes from several different magma chambers at a depth of about five kilometers below the series of craters. In addition, the chemical composition also varies from one eruption to another, which indicates changes in the magma chambers as the volcanic activity progresses on the Reykjanes Peninsula.

The conclusion of the study is that since there is possibly more than one magma chamber under Svartsengi, it may be difficult to predict when the next eruptions will occur. Then the behaviour of the volcanic eruptions can also change. It may be difficult to predict how much magma will be produced by each eruption and how long the eruption will last, depending on which chamber the magma comes from.

We know that it is probably common for magma to accumulate in more than one magma chamber that are close to each other in volcanoes, but this is the first time it has been confirmed, thanks to the detailed analysis of the magma from the Sundhnúkagígar crater row. The study also emphasizes that the analysis of the chemical composition of magma provides more accurate information that helps in the interpretation of geophysical data and will lead to a better understanding of the behaviour of volcanoes.

Source ; Icelandic Met Office, Iceland Monitor.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde :

Dans une mise à jour publiée le 14 septembre 2024, le HVO indiquait que le Kilauea (Hawaï) n’était pas en éruption. L’activité sismique avait augmenté dans la Middle East Rift Zone, près du cratère Makaopuhi. Les modélisations de déformation du sol en amont du Pu’uO’o laissaient supposer qu’une nouvelle intrusion magmatique pourrait se produire dans cette région, comme pour les événements survenus en juillet et août 2024. Le HVO surveillait étroitement la situation et émettrait des messages supplémentaires si nécessaire. Il n’y avait aucun signe d’éruption imminente ; cependant, les conditions peuvent changer rapidement.
Le niveau d’alerte volcanique restait à Advisory (surveillance conseillée) et la couleur de l’alerte aérienne était maintenue au Jaune.
Source : HVO.

Dans une nouvelle mise à jour publiée le 16 septembre 2024, le HVO a indiqué que l’intrusion magmatique qui a commencé le 14 septembre dans la Middle East Rift Zone du Kīlauea s’est poursuivie, avec un risque de plus en plus fort d’éruption dans cette zone. En conséquence, le niveau d’alerte volcanique a été relevé de Advisory à WATCH (Vigilance) et lla couleur de l’alerte aérienne est passée du Jaune à l’ORANGE.
L’activité actuelle se déroule dans une zone reculée de la Middle East Rift Zone du Kīlauea, dans le Parc national des volcans d’Hawaï. Aucun changement n’a été détecté dans la Lower East Rift Zone, pas plus que dans la zone de rift sud-ouest.
Source : HVO.

Dans un nouveau message envoyé le 16 septembre 2024, le HVO a indiqué que « le Kīlauea est entré brièvement en éruption le 15 septembre 2024, entre 21h00 et 22h00 (heure locale) sur la Middle East Rift Zone, dans le Parc national des volcans d’Hawaï. De petites émissions de lave sont sorties de deux segments de fissures sur quelques centaines de mètres. La lave a parcouru une cinquantaine de mètres. Le niveau d’alerte volcanique reste à WATCH (Vigilance) pour le moment. La sismicité et la déformation du sol sous le sommet, le long de la Lower East Rift Zone et la zone de rift sud-ouest restent faibles. L’activité actuelle se limite à l’Upper et à la Middle East Rift Zone du Kīlauea. »

La mise à jour du HVO du 19 septembre 2024 indique que l’éruption se poursuit. LaCrater webcam et l’imagerie thermique par satellite montrent que l’activité éruptive à l’intérieur du Nāpau Crater a probablement cessé tandis que l’activité sur la lèvre ouest du cratère semble avoir repris. La lave tombe actuellement en cascade en bordure nord-ouest due Nāpau Crater. Il n’y a pas de menace immédiate pour les infrastructures.

Dans une nouvelle mise à jour publiée le 20 septembre 2024, le HVO indique que l’éruption près du Nāpau Crater diminue actuellement de manière significative. Le tremor éruptif a décliné au cours des dernières heures et les images de la webcam montrent que la lave qui descendait dans le Nāpau Crater s’est probablement recouverte d’une croûte. Le HVO prévient toutefois que de nouveaux épisodes d’activité éruptive sont possibles et peuvent survenir sans prévenir. Le niveau d’alerte volcanique reste à WATCH (Vigilance).

Crédit photo : HVO

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La dernière éruption sur la péninsule de Reykjanes (Islande) s’est terminée le 6 septembre 2024 et a duré deux semaines. C’était la troisième plus longue des six éruptions qui se sont produites sur la chaîne de cratères Sundhnúkagígar depuis décembre 2023. Le magma s’accumule à nouveau dans la même zone que précédemment sous Svartsengi et l’inflation se comporte comme lors des deux dernières éruptions. On peut remarquer que l’espace de temps s’allonge entre les événements. Selon le Met Office, la situation sur la péninsule de Reykjanes sera probablement calme jusqu’à la mi-novembre,

Image drone de la dernière éruption

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Une forte sismicité et des émissions de SO2 qui ont atteint un niveau record le 11 septembre 2024 sont observées sur le Kanlaon (Philippines). Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 0 à 5) et le PHIVO conseille aux pilotes de ne pas voler à proximité du volcan. 2 298 personnes se trouvaient toujours dans des centres d’évacuation le 16 septembre 2024.
Source : PHIVOLCS.

Crédit photo: Phivolcs

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Une éruption de faible intensité est en cours à White Island (Nouvelle-Zélande). Cette situation est confirmée par les webcams, des survols et les images satellites. Les émissions de SO2 enregistrées lors d’un survol le 5 septembre 2024 étaient parmi les plus élevées des 20 dernières années. La bouche éruptive semblait légèrement plus grande le 11 septembre.
Selon le VAAC de Wellington, les panaches de cendres et de gaz s’élevaient à environ 1 km au-dessus du niveau de la mer du 13 au 14 septembre. Le niveau d’alerte volcanique reste à 3 (sur une échelle de 0 à 5) et la couleur de l’alerte aérienne reste à l’Orange (niveau 2 sur une échelle de quatre couleurs).
Source : GeoNet.

Photo: C. Grandpey

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ». .
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

In a first update released on 14 September 2024, HVO indicatee that Kilauea (Hawaii) was  not erupting. Seismic activity had increased in the Middle East Rift Zone, near Makaopuhi Crater. Ground deformation patterns uprift of Puʻuʻōʻō suggested that another intrusive event could be occurring in this region, similar to events that occurred in July and August 2024. The HVO was watching the situation closely and would issue additional messages as needed. There were no signs of an imminent eruption; however, conditions could change quickly.

The Volcano Alert Level/Aviation Color Code for Kilauea remained at Advisory / Yellow.

Source : HVO.

In another update released on 16 September 2024, HVO indicated that the magma intrusion that began on September 14th, in Kīlauea’s Middle East Rift Zone, continued, increasing the potential of an eruption in this region. Accordingly, the Volcano Alert Level was raised from ADVISORY to WATCH and the Aviation Color Code from YELLOW to ORANGE.

Current activity is taking place in a remote area of Kīlauea’s Middle East Rift Zone, within Hawaiʻi Volcanoes National Park. No changes have been detected in the Lower East Rift Zone, or Southwest Rift Zone.

Source : HVO.

In a new message sent on September 16th, 2024, HVO indicated that « Kīlauea volcano erupted briefly on September 15, 2024, between approximately 9:00 and 10:00 p.m. HST, on the Middle East Rift Zone in Hawaiʻi Volcanoes National Park. Small lava pads erupted from two fissure segments in a couple hundred meters.  The lava extended 50 or so meters from the fissure vents,Thé Volcano Alert Level remains at WATCH at this time. Rates of seismicity and ground deformation beneath the summit, lower East Rift Zone, and Southwest Rift Zone remain low. Current activity is restricted to Kīlaueaʻs Upper-to-Middle East Rift Zone. »

HVO’s update on September 19th, 2024 indicates that the eruption continues. Webcam and satellite thermal imagery show that eruptive activity within Nāpau Crater likely ceased while eruptive activity on the west edge of the crater appears to have restarted. Lava is currently cascading into Nāpau Crater on the northwest rim. There is no immediate threat to infrastructure.

In a new update released on September 20th, 2024, HVO indicates that the eruption near Nāpau Crater is currently decreasing significantly. The eruptive tremor has declined over the past hours and thewebcam images show that lava falls into Nāpau Crater have likely crusted over. HVO warns that renewed episodes of unrest or eruption in this region are possible and could occur with little warning. The Volcano Alert Level remains at WATCH.

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The last eruption on the Reykjanes Peninsula (Iceland) came to an end on September 6th, 2024 and lassted two weeks. It was the third longest of the six that have occurred in the Sundhnúkagígar crater row since December 2023. Magma is again accumulating in the same area as before under Svartsengi and inflation behaves as it did for the last two eruptions. One can notice that the time scale is getting longer between events. According to the <met Office, the situation on the Reykjanes Peninsula will be likely quiet until the middle of November,

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Elevated seismicity and SO2 emissions that reached a record high on 11 September 2024 have been obsered at Kanlaon (Philippines). The Alert Level remains at 2 (on a scale of 0-5) and PHIVOLCS reminds the public to remain outside of the 4-km-radius Permanent Danger Zone. Pilots are advised not to fly close to the volcano. There were a total of 2,298 people in evacuation centers as of 16 September 2024..

Source : PHIVOLCS.

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A low-level eruption is going on at White Island (New Zealand. This is confirmed by data from webcams, overflights, and satellite images. SO2 emissions recorded during a 5 September 2024 overflight were some of the highest during the previous 20 years. The eruptive vent area appeared slightly larger on 11 September.
According to the Wellington VAAC ash-and-gas plumes rose about 1 km a.s.l. during 13-14 September. The Volcanic Alert Level remains at 3 (on a scale of 0-5) and the Aviation Color Code remains at Orange (level 2 on a four-color scale).

Source : GeoNet.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ». .

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Prévention éruptive en Islande // Eruptive prevention in Iceland

Le 2 septembre 2024, plus de 200 personnes ont participé à une simulation d’intervention à grande échelle suite à une éruption volcanique. L’exercice faisait partie de manoeuvres militaires incluant 1200 personnes qui se sont déroulées pendant quelques jours et se sont terminées le 3 septembre 2024.
15 personnes ont joué le rôle de blessés pendant une éruption volcanique et des installations ont été mises en place pour les accueillir. En plus du personnel médical de l’armée américaine, l’exercice comportait six personnes de l’équipe d’intervention de l’hôpital de Reykjavik et six personnes de l’Institut de Santé de la région du Suðurnes.
Parmi les blessés, une personne avait été frappée au visage par une bombe volcanique et avait été gravement blessée à la tête. Une autre personne avait reçu en pleine figure un jet de vapeur et de gaz provenant de l’éruption et était sévèrement intoxiquée.
Des installations étaient disponibles pour les personnes nécessitant une intervention chirurgicale et des chirurgiens de l’armée américaine étaient sur place. L’un des participants à l’exercice a joué le rôle d’un patient décédé des suites de ses blessures.
Il ne fait aucun doute que les professionnels de santé ont tiré profit de cet exercice. Ils ont pu voir l’équipement mis à leur disposition et se faire une idée des améliorations pouvant y être apportées. L’équipe d’intervention doit en effet pouvoir disposer d’un bon équipement pour faire face à ce type de situation. L’un des médecins était habitué à travailler à bord d’un hélicoptère ; il a donc pu voir ce qui pouvait être amélioré sur l’appareil.
Un soutien militaire serait nécessaire en cas de très nombreuses victimes. À partir de 2020, les plans de situation de catastrophe ont été réactualisés en raison des éruptions sur la péninsule de Reykjanes. Au cours de l’exercice, il a été possible de voir comment se comporteraient les intervenants en cas de pertes humaines dues aux éruptions. Dans le cas d’un nombre important de victimes dans le pays, l’aide des soldats serait nécessaire. Il y avait 1 300 personnes dans le Blue Lagoon lorsque la dernière éruption a commencé. Si la situation était devenue périlleuse, les sauveteurs locaux n’auraient pas pu à eux seuls prendre en charge simultanément autant de monde et il aurait été très important d’obtenir l’aide de l’armée pour mettre en place un hôpital de campagne.
Au final, l’exercice s’est bien déroulé et il a été intéressant d’observer le comportement de l’armée. Des équipes de l’hôpital de Reykjavik, de l’Institut de santé du Suðurnes (HSS), de la brigade métropolitaine de pompiers, de la Protection Civile et des garde-côtes ont participé à l’exercice avec l’armée américaine. Il s’est déroulé sur la base d’un accord bilatéral entre l’Islande et les États-Unis signé en 1951 et qui doit normalement avoir lieu tous les deux ans.
Source : Médias d’information islandais.

Capture image webcam de la dernière éruption

Cet exercice de prévention est intéressant, même si l’Islande n’est pas la terre volcanique la plus exposée à une catastrophe majeure en cas d’éruption volcanique. D’autres régions du monde sont davantage menacées. Je pense en particulier aux Champs Phlégréens (Campanie / Italie) où il serait intéressant et utile – pour ne pas dire indispensable – de procéder régulièrement à de tels exercices. La population est beaucoup plus dense qu’en Islande et le risque éruptif est d’un autre niveau.

Photo: C. Grandpey

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On September 2nd, 2024, over 200 people took part in a defense exercise where the response to a group accident due to a volcanic eruption was practiced. The exercise was part of a 1,200-person military exercise that has been going on for the past few days and was to end on September 3rd, 2024.

15 people played patients who had received injuries due to a volcanic eruption and facilities were set up to receive them. In addition to medical personnel from the US Army, there were six from the Reykjavik hospital response team and six from the Suðurnes Health Institute.

Among the injured people, there was one who got hit in the face by a rock and had a serious head injury as a result. Another person had got a plume of steam and gas from the eruption in his face and therefore got serious poisoning.

Facilities were available for the people requiring surgery and there were surgeons on site from the US Army. One of the participants in the exercise played a patient who died from his injuries.

Health care workers benefit from defensive exercises. They can see the equipment they have and get ideas on how it is possible to improve this equipment. Especially the response team needs to be able to have good equipment to do what it has to do on site. One of the doctors is a helicopter doctor, so he can look at what can be improved on the helicopter.

Military support would be necessary in a large mass casualty. From 2020 onwards, group disaster plans have been reviewed again due to the volcanic eruptions on the Reykjanes Peninsula and it has been seen how the response would be if there were losses to people due to volcanic eruptions. If there was a major mass casualty in the country, the help of soldiers would be needed. There were 1,300 people in the Blue Lagoon when the eruption started. If it had become serious there, local rescuers alone wouldn’t have been able to handle 1,300 people at once, and then it would have been very important to get help from the army to set up an on-the-field hospital

In the end, the exercise went well and it was interesting to observe how the army behaves. People from Landspítali, Suðurnes Health Institute (HSS), the Metropolitan Fire Brigade, Civil Defense and the Coast Guard came to the exercise together with the US Army. The defensive exercise is held on the basis of the bilateral defense agreement between Iceland and the United States from 1951 and normally takes place every two years.

Source : Icelandic news media.

This prevention exercise is interesting, even if Iceland is not the volcanic land most exposed to a major disaster in the event of a volcanic eruption. Other regions of the world are more threatened. I am thinking in particular of the Phlegraean Fields (Campania / Italy) where it would be interesting and useful – not to say essential – to carry out such exercises regularly. The population is much denser than in Iceland and the eruption risk is much higher.